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[AMERIQUE] CUBA • Le commandant en chef rend les armes

 
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Ccil
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MessagePosté le: Mer 20 Fév 2008 - 10:35    Sujet du message: [AMERIQUE] CUBA • Le commandant en chef rend les armes Répondre en citant

CUBA • Le commandant en chef rend les armes
-19 février 2008-


La dernière apparition publique de Fidel Castro, en juillet 2006

Dans cette lettre adressée aux Cubains, le "líder máximo" annonce qu'il abandonne ses fonctions à la tête du pays. Eloigné de la présidence depuis dix-neuf mois, Fidel Castro confirme ainsi son désir de passer le relais notamment à son frère cadet Raúl, qui assume déjà une grande partie de la charge.

Mes chers compatriotes,

Je vous ai promis vendredi dernier, le 15 février, que ma prochaine réflexion porterait sur une question qui intéresse bon nombre d'entre vous. Cette fois-ci, elle prendra la forme d'un message.

Le moment est venu de présenter et d'élire le président, les vice-présidents et le secrétaire du Conseil d'Etat.

J'ai assumé la charge de président durant de nombreuses années. Le 15 février 1976, la Constitution socialiste a été adoptée dans le cadre d'élections libres et directes, par scrutin secret. Plus de 95 % des citoyens ayant le droit de vote avaient participé à ces élections. La première Assemblée nationale avait été constituée le 2 décembre, puis elle avait élu le Conseil d'Etat et sa présidence. Auparavant, j'avais exercé les fonctions de Premier ministre pendant près de dix-huit ans. J'ai toujours ainsi disposé des prérogatives nécessaires pour mener le travail révolutionnaire avec l'appui de l'immense majorité du peuple.

Connaissant mon état de santé, beaucoup, à l'étranger, pensaient que j'avais cédé mes fonctions de président du Conseil d'Etat le 31 juillet 2006 au premier vice-président, Raúl Castro Ruz, non pas à titre provisoire, mais définitif. Raúl lui-même, qui occupe en outre le poste de ministre des Forces armées révolutionnaires pour son mérite personnel, et les autres camarades de la direction du parti et de l'Etat, se refusaient à considérer que j'avais abandonné mes fonctions malgré mon état de santé précaire. Ma position était délicate face à un adversaire qui a tout mis en œuvre pour me terrasser et ce n'est pas de gaîté de cœur que je lui ai laissé marquer des points.

Puis, j'ai pu retrouver le plein exercice de mes facultés, la possibilité de lire et de méditer, du fait de ce repos forcé. J'étais de nouveau en état d'écrire pendant de longues heures, une partie de mon temps étant consacrée aux séances de rééducation et de traitement. Le bon sens le plus élémentaire m'indiquait que cette activité était à ma portée. Par ailleurs, j'ai toujours veillé, en parlant de ma santé, à éviter d'entretenir de faux espoirs, car, en cas de dénouement malheureux, mon peuple recevrait des nouvelles traumatisantes au plus fort de la bataille. Le préparer à mon absence, psychologiquement et politiquement, était ma première obligation après tant d'années de lutte. Je n'ai jamais cessé de rappeler que mon rétablissement n'était "pas exempt de risques". Mon désir a toujours été d'accomplir mon devoir jusqu'à mon dernier souffle. Je m'y tiendrai.

Mes très chers compatriotes, vous qui m'avez fait l'immense honneur de m'élire récemment comme membre d'un Parlement au sein duquel doivent être adoptés des textes importants pour le destin de notre révolution, sachez que je ne briguerai pas et n'accepterai pas – je répète –, je ne briguerai pas et n'accepterai pas la charge de président du Conseil d'Etat et de commandant en chef. Dans de brèves lettres adressées à Randy Alonso, directeur de l'émission Table ronde, à la Télévision nationale, lettres qui ont été divulguées à ma demande, j'avais introduit discrètement des éléments du message que j'écris aujourd'hui, et pourtant le destinataire des missives en question ne connaissait pas mes intentions.

Voici des passages extraits de la lettre que j'ai envoyée à Randy le 17 décembre 2007 : "Mon devoir élémentaire est de ne pas m'accrocher à des fonctions, et encore moins de barrer la route à des personnes plus jeunes, mais bien d'apporter des expériences et des idées dont la modeste valeur tient à l'époque exceptionnelle qu'il m'a été donné de vivre." "Je pense comme l'architecte Niemeyer qu'il faut être cohérent jusqu'à la fin."

Ce serait donc trahir ma conscience que d'exercer une responsabilité qui exige une grande mobilité et un dévouement sans faille, ce que je ne suis pas en état d'assumer physiquement. Je le dis sans pathos.

Heureusement, notre processus compte toujours des cadres de la vieille garde, ainsi que d'autres qui étaient très jeunes quand la révolution est entrée dans sa première étape. Certains étaient presque encore des enfants quand ils ont rejoint les combattants des montagnes et ensuite, par leur héroïsme et leurs missions internationalistes, ils ont couvert leur pays de gloire. Ils ont toute l'autorité et l'expérience requises pour assurer la relève. Notre processus dispose également d'une génération intermédiaire, qui a acquis à nos côtés les rudiments de cet art complexe et presque inaccessible consistant à organiser et à diriger une révolution. Le chemin sera toujours escarpé et demandera l'effort intelligent de tous. Je ne crois pas à ces voies de la facilité apparente que sont l'apologétique ou l'autoflagellation comme antithèse. Il faut toujours se préparer à la pire des solutions. Etre aussi prudents dans le succès que fermes dans l'adversité, tel est un principe qu'on ne saurait oublier. L'adversaire à vaincre est de première force, mais nous l'avons tenu en respect pendant un demi-siècle.

Je ne vous fais pas mes adieux. Je veux seulement combattre comme un soldat des idées. Je continuerai à écrire sous le titre Réflexions du camarade Fidel. Ce sera une arme de plus dans notre arsenal avec laquelle on pourra compter.

Merci,

Fidel Castro Ruz
18 février 2008
17 h 30

Source : courrierinternational.com
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MessagePosté le: Jeu 21 Fév 2008 - 11:03    Sujet du message: [AMERIQUE] CUBA • Le commandant en chef rend les armes Répondre en citant

Les Cubains entre scepticisme et espoir sur l'après-Fidel
-20 février 2008-

Figure historique de la dissidence cubaine, Elizardo Sanchez Santa Cruz semble, pour une fois, d'accord avec le président vénézuélien, Hugo Chavez, à propos de la décision de Fidel Castro de ne plus diriger Cuba. "Quelle renonciation ? s'est exclamé M. Chavez, fidèle allié, Fidel n'a renoncé à rien."

Joint par téléphone à La Havane, mardi 19 février, quelques heures après l'annonce du retrait du Lider Maximo, Elizardo Sanchez en relativise la portée. "Fidel Castro n'accepte plus d'exercer la présidence du Conseil d'Etat, c'est-à-dire qu'il renonce à cinq ans supplémentaires de pouvoir formel, mais il garde la main", estime le président de la Commission cubaine pour les droits de l'homme et la réconciliation nationale (non reconnue par les autorités). "Fidel Castro n'a pas renoncé à la direction du Parti communiste cubain, dont le rôle dirigeant, inscrit dans la Constitution, le place au-dessus de l'Etat et de la société", ajoute-t-il.

"Nous connaîtrons des changements à Cuba, comme ceux prônés par le personnage du fameux roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, Le Guépard, pour que tout continue pareillement", poursuit Elizardo Sanchez. "Dans ce régime totalitaire, la succession reste en famille, comme dans les monarchies absolutistes", dit-il. Depuis que Fidel Castro a délégué ses pouvoirs à son frère Raul, le 31 juillet 2006, la répression est plus discrète, mais la police politique, la "sécurité de l'Etat", reste le principal instrument du pouvoir.

"Nous avons maintenant une répression de faible intensité, qui adopte un profil bas et manie les menaces et les arrestations de courte durée plutôt que les condamnations à de lourdes peines de prison, note Elizardo Sanchez, mais un régime totalitaire en phase terminale peut durer plusieurs années. Pendant un an et demi, Raul Castro, représentant de la minorité ultrarépressive qui détient le pouvoir, a appliqué au pied de la lettre les consignes de son frère, qui continuait à tirer les ficelles." Raul Castro a néanmoins stimulé l'expression des doléances des Cubains lors de multiples réunions publiques. "Le régime a suscité ce genre de catharsis de manière récurrente, sans que cela se traduise par des réformes, alors que la majorité de la nomenklatura est elle-même favorable à des changements", répond le dissident.

L'autre figure de l'opposition cubaine, le démocrate-chrétien Oswaldo Paya, Prix Sakharov du Parlement européen, exprime un point de vue différent. A son avis, la nouvelle du retrait de Fidel Castro "a une importance historique pour la vie de tous les Cubains, qu'ils résident dans l'île ou à l'étranger". Au moment où "s'achèvent presque cinq décennies du pouvoir d'un homme", M. Paya renoue avec l'esprit de son initiative, le "Projet Varela", qui avait recueilli, en 2002, plus de 25 000 signatures pour un référendum sur les réformes nécessaires à Cuba. "L'Assemblée nationale et tous ceux qui remplacent Fidel Castro au pouvoir doivent travailler immédiatement pour transformer la législation, pour que les citoyens aient le droit d'expression et d'association, le droit de changer la loi électorale, de convoquer des élections libres, de libérer les prisonniers politiques pacifiques et pour que le peuple cubain puisse commencer une nouvelle étape dans une ambiance d'ordre, de paix et de réconciliation", prône M. Paya.

L'Assemblée nationale, dont la nouvelle session est fixée au dimanche 24 février, doit justement désigner le successeur de Fidel Castro à la présidence du Conseil d'Etat, instance suprême du pouvoir. Le président de l'Assemblée, Ricardo Alarcon, a été le premier dignitaire de La Havane à réagir en public au retrait du Lider Maximo. "Nous devons nous engager à maintenir notre unité, maintenant et toujours, pour assurer la dignité d'une patrie toujours plus juste, libre, souveraine et indépendante", a-t-il déclaré, pour conjurer les divisions.

"La révolution cubaine ne dépend pas d'un seul homme", a assuré Hugo Chavez, disposé à reprendre le flambeau de la gauche radicale en Amérique latine. "Fidel est le seul mythe vivant de l'histoire de l'humanité", a affirmé, de son côté, le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, représentant de la gauche réformiste ou social-démocrate. "Il était important pour l'Amérique latine que ce processus se déroule de manière tranquille", a-t-il ajouté à propos de la succession de Fidel Castro.

Une issue pacifique semble bien le seul point capable de mettre d'accord les acteurs et observateurs de la transition cubaine.

Source : lemonde.fr
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MessagePosté le: Mer 27 Fév 2008 - 11:23    Sujet du message: [AMERIQUE] CUBA • Le commandant en chef rend les armes Répondre en citant

Raul Castro entre en scène
-26 février 2008-

Cuba . Élu président dimanche, et homme de la continuité, le frère de Fidel entend mettre en oeuvre des réformes « structurelles » pour répondre aux attentes des Cubains.

Après dix-huit mois de présidence intérimaire, Raul Castro a succédé dimanche à son frère Fidel. Il a été élu à la tête de l’État cubain par l’Assemblée nationale, renouvelée le mois dernier, pour un mandat de cinq ans. Dans son discours le nouveau président cubain a conféré une autorité morale au commandant - « Fidel est Fidel, (…) Fidel est irremplaçable » - et lui a attribué un rôle d’arbitre dans les grandes orientations stratégiques concernant Cuba en matière d’économie, de politique extérieure et de défense. Proposition approuvée par l’Assemblée sous les applaudissements.

Si la confirmation de Raul Castro était attendue, la désignation du numéro deux de l’exécutif cubain annoncée par le président de l’Assemblée, Ricardo Alarcon, l’était un peu moins.

« Premier vice-président », José Ramon Machado, autre figure historique de la Révolution, représente la « vieille garde » évoquée dans sa lettre de départ par Fidel Castro. Membre du bureau politique du Parti communiste cubain (PCC), José Ramon Machado, soixante-dix-huit ans, médecin, a combattu dans la Sierra Maestra (1956-1958) et est l’un des derniers « commandant de la Révolution ».

Personnalité la plus souvent citée à ce poste et symbolisant la « génération intermédiaire », Carlos Lage, cinquante-six ans, reste l’un des cinq vice-présidents au Conseil d’État. Son rôle au Conseil des ministres, dont il était jusqu’ici la pièce maîtresse, devrait être prochainement précisé. Mais il est sûr que le resserrement autour de la « vieille garde » paraît plus conforme à la volonté de Raul Castro d’avancer à un rythme mesuré et sous contrôle qu’il ne répond aux aspirations au changement, immédiates, des Cubains.

Raul Castro, général et ministre des forces armées depuis 1959, a cédé sa fonction au profit de son ancien bras droit, le général Julio Casas Regueiro. Impliqués dans l’économie cubaine, notamment dans le secteur touristique, les généraux voient leur rôle conforté. Et au bureau politique du PCC ils sont six sur vingt et un membres, dont Raul Castro. À noter que Felipe Perez Roque, Ricardo Alarcon et Aberlardo Colomé Ibarra ont été reconduits respectivement à la diplomatie, à la présidence de l’Assemblée et à l’Intérieur. Parmi les entrants au Conseil d’État figure Fernando Remirez de Estenoz, chef des relations internationales du PCC.

Homme de la continuité, Raul Castro est partisan des « petits pas » pour répondre à la liste des doléances des Cubains. Dimanche il a annoncé la prochaine levée de certaines « interdictions » pesant sur l’économie, sans préciser s’il s’agissait d’une ouverture plus grande au secteur privé, et une réévaluation « prudente » du peso dans un système monétaire marqué par la confusion. Réputé pragmatique, Raul Castro s’est déjà promis d’oeuvrer à des « changements structurels » dans le socialisme pour « fortifier » une économie asphyxiée par l’embargo américain depuis plus de quarante ans.

Lors de sa première allocution devant l’Assemblée, Raul Castro n’a pas manqué de lancer quelques salves en direction de Washington, estimant « injurieuses » et « d’ouvertement interventionnistes » les déclarations de Condoleezza Rice quelques heures avant sa nomination. La secrétaire d’État américaine a évoqué « l’héritage de cinq décennies de tyrannie », et a appelé La Havane à « entamer un processus de changement démocratique pacifique » et à libérer les prisonniers politiques. Pour sa part, le responsable du département d’État chargé de l’Amérique latine, Tom Shannon, a déclaré dimanche à l’AFP que la nomination de Raul Castro laissait entrevoir « un potentiel de changement » pour Cuba.

Le président du Venezuela Hugo Chavez a été le premier chef d’État à féliciter Raul Castro. Son homologue mexicain, Felipe Calderon, lui a emboîté le pas alors que Mexico et La Havane sont sur le point de normaliser leurs relations après une période de vives tensions sous le précédent gouvernement de Vicente Fox. Preuve qu’une page se tourne…

* Réactions. Le commissaire européen au Développement, Louis Michel, qui s’est dit « disposé à engager un dialogue politique constructif » avec La Havane. Paris a exprimé le souhait « de voir Cuba s’engager sur la voie de la démocratie et du respect des droits de l’homme ».

Source : lhumanite.fr
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MessagePosté le: Mar 1 Avr 2008 - 09:17    Sujet du message: [AMERIQUE] CUBA • Le commandant en chef rend les armes Répondre en citant

Castro desserre (un peu) l’étau
-31 mars 2008-


Boutique de portables à La Havanne.

Simples réformettes ou début d’un changement en profondeur ? Le nouveau chef de l’Etat cubain, Raúl Castro, coopté le 24 février en remplacement de son grand frère Fidel, malade, a pris depuis une série de mesures pour calmer la grogne grandissante de la population. Ainsi, depuis hier, les Cubains ont la permission d’accéder librement aux hôtels de l’île, jusqu’à présent réservés aux seuls étrangers.

Krach.

«Se reserva el derecho de admisión» («Le droit d’entrée est limité»), le petit panneau à l’entrée de tous les bars, restaurants et hôtels de l’île qui excluait d’office les Cubains devrait peu à peu disparaître. L’interdiction d’accès aux hôtels - exception faite d’une nuit de lune de miel, ou d’une autre récompensant les employés modèles - était vécue comme un véritable apartheid par nombre d’habitants. Même les touristes n’avaient pas le droit d’inviter, à leurs frais, des amis ou de la famille proche à passer une nuit, par exemple, dans le complexe hôtelier de Varadero, intégralement réservé aux étrangers. Quand la dictature a choisi de développer le tourisme, dans les années 90, pour tenter de pallier le krach économique après la chute du bloc soviétique, cette activité ne devait être tournée que vers le client extérieur pour rapporter des devises. Même les employés cubains des hôtels ont été laissés à l’écart du boum économique touristique : alors que les entreprises mixtes, appuyées sur de grands groupes hôteliers espagnols ou français paient des rémunérations en devises, l’Etat, qui touche ces salaires, ne reverse aux employés que des pesos cubains, soit 25 fois moins. Cuba vit sur ce système de double monnaie : la quasi-totalité des habitants sont payés par l’Etat en pesos cubains (400 pesos de salaire en moyenne, soit l’équivalent de 17 dollars), mais tout ce qui est importé - y compris des produits de première nécessité comme l’huile, les détergents, les chaussures etc. - est vendu en «pesos convertibles», 25 fois plus forts. Différence qui explique qu’une seule nuit dans un hôtel moyen de La Havane pèse trois mois de salaire de l’employé qui y fait les lits…

Malgré la réforme d’hier, ces prix ne changeront pas. La mesure est donc très symbolique : très peu de Cubains pourront se payer des nuits d’hôtels. C’est malgré tout un début d’ouverture du tourisme au marché intérieur. Trois jours plus tôt, le régime avait mis fin à une autre des absurdités de l’économie étatisée cubaine : l’interdiction des téléphones portables. Présente sur l’île depuis les années 90, la téléphonie mobile était réservée aux dirigeants d’entreprises d’Etat, à certains fonctionnaires et membres de la nomenklatura ainsi qu’aux étrangers. Beaucoup de Cubains, notamment à La Havane, possèdent cependant un portable au nom d’un étranger de passage ou vivant sur l’île. L’Etat le sait bien et l’entreprise nationale de télécoms Etecsa a annoncé qu’elle autoriserait la régularisation de ces contrats faits «par voie indirecte» . Mais il en ira de même que pour les hôtels : les prix ne varieront pas, toujours fixés en pesos «forts». Soit environ cinq mois de salaire moyen pour l’ouverture d’une ligne, plus l’équivalent d’un demi-dollar la minute (un peu moins pour la réception des appels, qui est aussi payante !). Bref, l’Etat continuera de s’engraisser, mais désormais avec des contrats en bonne et due forme…

Enfin, La Havane a également annoncé la libéralisation de la vente d’ordinateurs, de lecteurs vidéo et DVD, que l’on ne pouvait se procurer jusqu’à présent qu’au marché noir. Mais là encore, les prix de ces produits importés resteront ceux du marché international, donc difficilement abordables pour nombre de Cubains. Certains ont cependant quelques facilités, notamment ceux qui reçoivent l’aide financière de leur famille exilée à l’étranger. Ces remesas ou «migra-dollars», fortement taxés par l’Etat cubain, représentent une des principales ressources financières de l’île, avec le tourisme.

«Réévaluation».

Mais la principale plainte de la population vise le système de double monnaie. Dans son discours d’investiture, le 24 février (lire ci-contre), Raúl Castro avait promis d’étudier une «réévaluation progressive et prudente du peso cubain» , pour le rapprocher du peso «fort». Et augmenter ainsi, enfin, le niveau de vie.

Source : liberation.fr
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