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[FRANCE] En Algérie, Sarkozy dénonce le système colonial...

 
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Ccil
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MessagePosté le: Mar 4 Déc 2007 - 10:39    Sujet du message: [FRANCE] En Algérie, Sarkozy dénonce le système colonial... Répondre en citant

En Algérie, Sarkozy dénonce le système colonial et annonce des contrats
-4 décembre 2007-


Arrivée de Nicolas Sarkozy à Alger.

ALGER (AFP) - Le président français Nicolas Sarkozy poursuit sa visite de trois jours en Algérie où il a dénoncé lundi le système colonial et appelé à combattre à la fois l'antisémitisme et l'islamophobie, dans une intervention devant des chefs d'entreprises algériens et français.

La condamnation par Nicolas Sarkozy du système colonial "va dans le bon sens, mais ce n'est pas assez quand nous plaçons ces paroles dans leur contexte", a déclaré mardi le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni,un proche du président Abdelaziz Bouteflika, dans la première réaction officielle algérienne au discours du président français.

"Je ne sais pas les excuses sont nécessaires, mais utiles elles le seront toujours", a-t-il ajouté en marge de la visite que le chef de l'Etat français doit effectuer au site archéologique de Tipaza. L'absence d'excuses "n'empêchera pas d'avoir une vision nouvelle de nos relations. En France comme en Algérie, nous sommes condamnés à croire à une amitié possible", a-t-il poursuivi.

Arrivé lundi en milieu d'après-midi à Alger pour sa première visite d'Etat en Algérie, M. Sarkozy avait été accueilli par son hôte algérien Abdelaziz Bouteflika, avec lequel il a immédiatement eu un premier entretien à la résidence d'Etat de Zeralda, avant d'assister à un forum des chefs d'entreprises algériens et français.

Le président Sarkozy a confirmé devant les patrons français et algériens que des sociétés françaises allaient signer pour plus de 5 milliards d'euros de contrats. "Il s'agit pour l'essentiel d'équipements structurants pour la modernisation de l'Algérie" dans les transports, la pétrochimie, l'énergie et l'eau, a-t-il dit. Il a souhaité aussi que l'Algérie achète à l'avenir à la France des TGV (trains à grande vitesse), des Airbus et des centrales nucléaires.

M. Sarkozy a également annoncé que la France et l'Algérie allaient signer mardi un "accord de partenariat" dans le secteur de l'énergie nucléaire civile. Cet accord, qui sera signé en présence des deux chefs d'Etat, porterait, dans un premier temps, sur la formation et des échanges d'expérience notamment dans le domaine de la sécurité nucléaire.

Outre ces contrats, le groupe pétrolier français Total va investir 1,5 milliard de dollars dans la construction d'un vapocraqueur, tandis que Gaz de France (GDF) va investir 1 milliard de dollars dans un champ gazier et reconduire ses contrats d'approvisionnement en gaz algérien jusqu'en 2019. L'Algérie est le 3e fournisseur de gaz de la France.

Le président Sarkozy, qui aura un deuxième entretien avec le président Bouteflika, se rendra mardi matin à Tipaza, un site archéologique situé sur la côte ouest d'Alger. Il déposera une gerbe devant le Sanctuaire des Martyrs de la guerre d'Indépendance (1954-62) et s'adressera, en début de soirée, à la communauté française d'Algérie

M. Bouteflika avait désavoué son ministre et M. Sarkozy avait calmé le jeu en maintenant sa visite en Algérie où, a-t-il dit, il se rendait "en ami. "Oui, le système colonial a été profondément injuste, contraire aux trois mots fondateurs de notre République: liberté, égalité, fraternité", a déclaré M. Sarkozy, quelques heures après son arrivée à Alger.

"Mais il est aussi juste de dire qu'à l'intérieur de ce système, il y avait beaucoup d'hommes et de femmes qui ont aimé l'Algérie, avant de devoir la quitter. Oui, des crimes terribles ont été commis tout au long de la guerre d'indépendance, qui a fait d'innombrables victimes des deux côtés", en soulignant que "c'est toutes les victimes que je veux honorer".

M. Sarkozy a aussi appelé à combattre "avec une détermination sans faille toute forme de racisme, d'islamophobie et d'antisémitisme".

Ces déclarations interviennent dans un contexte ma rqué par une vive polémique déclenchée par les propos du ministre algérien des Moudjahidine (Anciens Combattants) Mohammed-Chérif Abbas, sur les origines juives du chef de l'Etat français et sur le soutien que lui apporterait un prétendu "lobby juif", qui serait, selon lui, le "véritable architecte de l'ascension (de M. Sarkozy) au pouvoir".

"Le racisme, l'islamophobie et l'antisémitisme ne s'expliquent pas, ils se combattent. Ce qui vaut pour la France vaut partout ailleurs. Il n'y a rien de plus semblable à un antisémite qu'un islamophobe. Tous deux ont le même visage, celui de la bêtise et de la haine", a ajouté le président français.

Source : AFP.com
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MessagePosté le: Mer 5 Déc 2007 - 09:27    Sujet du message: [FRANCE] En Algérie, Sarkozy dénonce le système colonial... Répondre en citant

Algérie: au 3e jour de sa visite, Nicolas Sarkozy se rend à Constantine
-5 décembre 2007-

ALGER (AFP) - Nicolas Sarkozy poursuit sa visite d'Etat de trois jours en Algérie en se rendant à Constantine où il doit à nouveau évoquer les questions d'histoire et de mémoire ce mercredi matin devant les étudiants mais, selon l'Elysée, il ne s'excusera pas.

"C'est une question d'honnêteté et de lucidité", a commenté un haut responsable de la présidence, "quand vous circulez dans Alger, vous voyez bien qu'il n'y a pas que matière à excuses".

Mardi, le président français a consacré mardi l'essentiel de la deuxième journée de sa visite en Algérie à la signature d'une série d'accords entre les deux pays, dans un climat toujours perturbé par la controverse sur la passé colonial de la France.

Le plus spectaculaire de ces textes, paraphés dans le cadre solennel du palais de la Culture à Alger, ouvre à l'Algérie les portes de l'énergie nucléaire civile. Il couvre la recherche, la production d'électricité et la formation, ainsi que la prospection et l'exploitation de gisements d'uranium algériens.

"C'est la première fois que la France signe un tel accord avec un pays arabo-musulman", s'est-on réjoui côté français, estimant qu'il allait "beaucoup plus loin" que celui signé par Alger avec les Etats-Unis en juin. "Cet accord va beaucoup plus loin que l'accord signé par Paris avec la Libye (en juillet). Là, c'est toute une filière que l'on va installer", a précisé à la presse un haut responsable de l'Elysée. Il permet également de "prendre en compte l'exigence algérienne de préparer l'après-pétrole", a-t-il ajouté.

Outre une nouvelle convention de partenariat, saluée comme "la première depuis plus de vingt ans", la visite du président français a également été l'occasion pour les entreprises françaises de finaliser pour plus de 5 milliards d'euros (BIEN euros) de contrats et d'investissements.

Le plus gros chiffre de la moisson du jour, 2 milliards d'euros, concerne la construction par Total et la société nationale des hydrocarbures algérienne (Sonatrach) d'une usine pétrochimique à Arzew (ouest de l'Algérie). Le groupe pétrolier français doit financer à lui seul 51% de ce projet.

Juste derrière, Alstom a paraphé pour 1,7 milliard d'euros, selon Paris, pour la construction d'une centrale thermique dans la région de Terga (ouest). Ce même groupe a en outre signé pour 720 millions d'euros pour la construction de tramways à Oran et Constantine. Comme l'a souligné Nicolas Sarkozy, ces accords constituent une première réponse au président Abdelaziz Bouteflika, qui lui avait demandé en juillet "d'aider l'Algérie à entrer dans le club des pays émergents". "Cinq milliards de contrats, c'est spectaculaire", s'est pour sa part réjoui un haut responsable de la présidence française.

Si les questions économiques ont dominé la journée, le discours prononcé dès son arrivée lundi soir par Nicolas Sarkozy n'a pas suffi à éteindre la controverse sur l'histoire et la mémoire qui agite les deux capitales.

Le président français a condamné sans détour l'"injustice" du système colonial mais il s'est toutefois abstenu de prononcer les excuses exigées par les Algériens s'agissant des crimes imputés à la colonisation (1830-1962), précisant qu'il voulait "honorer toutes les victimes des deux côtés" tombées durant la guerre d'indépendance d'Algérie (1954-62).

"Ca va dans le bon sens, mais ce n'est pas assez. Quand nous plaçons ces paroles dans leur contexte, c'est un progrès", a estimé le ministre de l'Intérieur Yazid Zerhouni, qui a conduit mardi matin à Nicolas Sarkozy une visite guidée dans les ruines du comptoir phénicien et de la colonie romaine de Tipaza , à 70 km à l'ouest d'Alger.

Optimiste, Yazid Zerhouni a précisé que le refus de s'excuser de M. Sarkozy "n'empêchera pas d'avoir une vision nouvelle de nos relations". "Je ne sais pas si les excuses sont nécessaires", a-t-il toutefois poursuivi, "mais utiles elles le seront toujours".

Source : AFP.com
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MessagePosté le: Jeu 6 Déc 2007 - 10:43    Sujet du message: [FRANCE] En Algérie, Sarkozy dénonce le système colonial... Répondre en citant

La presse algérienne partagée sur les résultats de la visite de Nicolas Sarkozy
-6 décembre 2007-

ALGER - A l'image de ses déclarations mitigées à Alger puis Constantine, la visite du président Nicolas Sarkozy est diversement appréciée par la presse algérienne de jeudi.

Si certains journaux se félicitent de sa condamnation du système coloniale "injuste" avait-il dit, d'autres lui reprochent de ne pas être allé au bout de cette condamnation en faisant acte de repentance.

Le quotidien gouvernemental "El Moudjahid", qui reflète généralement les positions officielles de l'Algérie, note dans un commentaire en première page que "la cohabitation algéro-française est née d'un passé que ni les français, ni les algériens ne peuvent occulter. Il en découle pour tous un devoir de mémoire qui se fonde avant tout sur la solidarité des générations qui se succèdent et qui fait que leur fils endossent les dettes de leur pères comme savent exprimer leur reconnaissance à l'égard de tous ceux qui ont contribué au salut de leurs pays".

Le journal "L'Expression" semble plus adhérer à la vision du président français en proposant à Constantine de se tourner vers l'avenir et "dépasser les rancoeurs du passé et ses ressentiments pour en tirer des enseignements utiles qui éclaireront le futur commun"

Pour sa part, "Liberté" dans un article intitulé "le jeu d'équilibre de Sarkozy" note que "des excuses de la France, il faut peut être repasser, du moins de la bouche de Sarkozy cette fois-ci et même ne plus y songer() il est vrai que le président français est revenu avec une certaine insistance sur le système colonial dans un réquisitoire qui met admirablement les distances de la France avec le repentance".

"El Watan" tire, lui, un bilan plutôt négatif de la visite dans un article intitulé "sur goût d'inachevé" et estime que "encore une fois de plus les deux pays ont raté une occasion sérieuse de dépasser les clivages historiques qui pèsent sur leurs relation".

Plus critique la presse arabophone, à l'image du quotidien "Al Bilad" (proche des islamistes) qui qualifie le discours de Sarkozy à Constantine devant les étudiants de "provocation, pour recevoir ensuite en grandes pompes les harkis à l'Elysée".

"Al Khabar" tout en faisant ressortir la dimension économique de cette visite avec "la cagnotte de cinq milliards d'euros de contrats décrochés par les entreprises françaises" reproche au président français de "mettre sur un pied d'égalité dans son discours la victime et le bourreau".

Source : AP.com
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