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[EUROPE] «En Belgique, un point de non-retour a été franchi»

 
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Ccil
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MessagePosté le: Lun 12 Nov 2007 - 09:34    Sujet du message: [EUROPE] «En Belgique, un point de non-retour a été franchi» Répondre en citant

«En Belgique, un point de non-retour a été franchi»
-9 novembre 2007-

Mercredi, tous les partis flamands, de l’extrême droite du Vlaams Belang aux socialistes de SPA-spirit, à l’exception des Verts (Groen!), ont voté, en commission parlementaire, en faveur de la scission de l’arrondissement électoral et judiciaire de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV). Les députés francophones, eux, ont quitté la salle avant le vote sous les quolibets de leurs collègues.

Cet arrondissement permet à environ 120 000 à 150 000 francophones vivant en Flandre, mais en périphérie de la région de Bruxelles capitale (seule région officiellement bilingue mais en réalité francophone à 85 ou 90 %), de voter pour des partis francophones et d’être jugés dans leur langue. Les Flamands veulent ainsi assurer l’unité linguistique et politique de leur région et, pour ce faire, ils n’ont pas hésité à imposer, pour la première fois, leur volonté à la minorité francophone du pays (40 %).

Au 152e jour de la crise politique la plus longue qu’ait connue la Belgique, le politologue Vincent de Coorebyter, directeur général du Centre de recherche et d’information socio-politiques (Crisp), analyse la portée de ce vote.

Un tabou a-t-il été brisé ?

Ce vote, bloc flamand contre bloc francophone, est une première. Même si la scission ne sera pas effective en l’état, car il existe des mécanismes constitutionnels permettant d’éviter qu’une majorité flamande adopte des lois grâce à sa seule majorité numérique contre la volonté de la minorité francophone. Mais un tabou a été brisé et un point de non-retour franchi du point de vue de la mémoire collective. Les conséquences peuvent aussi être politiques : si, après cette démonstration de force, les Flamands obtiennent, par la négociation, un résultat satisfaisant sur BHV, ils pourraient être tentés d’utiliser le chantage à la survie de la Belgique dans d’autres circonstances.Car le chantage est là : si les Francophones ne passent pas par les conditions flamandes, il n’y aura plus de fédération belge.

Pourquoi les Flamands veulent-ils absolument scinder BHV ?

Les Flamands n’ont jamais accepté la présence de plus en plus grande de francophones, à la fois dans la région de Bruxelles-capitale, mais aussi autour de la capitale, dans des communes flamandes. C’est ce que les Flamands appellent la «tâche d’huile» francophone qui, à partir de Bruxelles, grignote le territoire de la Flandre. Tous les droits que la minorité francophone possède dans cette périphérie sont interprétés comme un encouragement à rester et à s’y installer. D’où la lutte flamande pour restreindre ces droits.

Le but est d’obtenir une homogénéité linguistique du territoire. Mais il y a un autre enjeu dans cette affaire : en cas de scission de la Belgique, un scénario présent dans l’esprit d’un certain nombre de Flamands, il faudra tracer une frontière. En droit international, lorsqu’un Etat se scinde, a priori les nouvelles frontières sont calquées sur les frontières administratives internes. Or, s’il y a bien une région flamande et une frontière linguistique, cette dernière est traversée, avec BHV, par une circonscription électorale et judiciaire bilingue qui couvre une partie de la Flandre.

Dans l’état actuel du droit, il ne va pas de soi que BHV et surtout les six communes de la périphérie où les francophones sont globalement majoritaires appartiendraient automatiquement à la Flandre. Si on scinde BHV, la frontière électorale et judiciaire épousera la frontière de la région flamande. C’est aussi pour cela que les francophones résistent.

La formation d’un gouvernement est-elle compromise ?

Personne, parmi les quatre partis, flamands et francophones, qui négocient actuellement, n’a tiré la conclusion qu’il fallait arrêter de négocier après le vote de mercredi. Mais cela va prendre du temps. Cette majorité entre démocrates-chrétiens et libéraux, si elle voit le jour, ne sera pas née sous les meilleurs auspices. Personne ne peut exclure des élections anticipées en juin 2009, date des prochaines régionales. Ce qui s’est passé mercredi fragilise, en tous les cas, l’avenir de la Belgique.


Source : liberation.fr
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MessagePosté le: Lun 19 Nov 2007 - 14:36    Sujet du message: [EUROPE] «En Belgique, un point de non-retour a été franchi» Répondre en citant

Les Belges manifestent en masse pour sauver leur pays
-18 novembre 2007-

BRUXELLES (Reuters) - Des dizaines de milliers de Belges ont manifesté dans les rues de Bruxelles pour démontrer leur attachement à la Belgique au moment où une profonde crise politique menace la pérennité du royaume.

Un forêt de drapeaux belges ont envahi la capitale 161 jours après les élections du 10 juin dernier, qui n'ont pas encore débouché sur la formation d'un gouvernement, tant Flamands et francophones sont divisés sur la gestion du pays.

Trente-cinq mille personnes selon la police - bien plus selon les organisateurs - ont pris part à cette marche bon enfant, un exploit dans la mesure où l'initiative émane d'une simple citoyenne, Marie-Claire Houart, fonctionnaire liégeoise qui a lancé une pétition sur signée par 140.000 personnes.

"C'est formidable", a déclaré cette petite femme ronde de 45 ans qui n'était appuyée ni par les syndicats, ni par les partis politiques, avant de remettre les signatures de sa pétition pour le maintien de l'unité de la Belgique au président du Sénat.

Une quinzaine de contre-manifestants nationalistes flamands, qui avaient pénétré dans la "zone neutre" près du palais royal et du parlement sans autorisation, ont été arrêtés, ont annoncé les autorités de la police de Bruxelles.

Les slogans de la manifestation étaient clairs et clamés par une foule majoritairement jeune, ce qui contraste avec les traditionnelles manifestations d'attachement à la Belgique qui rassemblent souvent une poignée de vieux "Belgicains".

"België best!", pouvait-on lire sur un calicot en référence au mot d'ordre "België barst!" ("Belgique crève!") du parti d'extrême-droite flamand Vlaams Belang, qui, fort de ses 25% de voix dans sa région, réclame l'indépendance de la Flandre.

"L'UNION FAIT LA FORCE"

"L'Union fait la force", la devise du pays, était également déclinée dans les trois langues nationales, tandis que "Touche pas à ma Belgique!" remportait un franc succès et que l'hymne national, la Brabançonne, était - pour une fois - chanté.

Un service d'ordre débonnaire contribuait à donner une impression de fête, ce qui était d'ailleurs le cas puisque, Belgique oblige, la manifestation s'est terminée entre les "baraques à frites" et les pompes à bière disséminées dans le parc du Cinquantenaire, où la manifestation s'est disloquée.

Les marcheurs ont exprimé leur angoisse devant la situation de blocage total qui prévaut sur l'échiquier politique.

Les négociations entre démocrates-chrétiens et libéraux du Nord et du Sud du pays pour la formation d'un gouvernement "Orange bleue", le mélange de leurs couleurs politiques, ont dû été interrompues le 7 novembre dernier au plus haut de la tension entre les partis flamands et francophones.

Si le programme socio-économique du futur gouvernement est pratiquement prêt, les Flamands demandent que l'on déshabille l'Etat fédéral de pratiquement toutes ses compétences, la sécurité sociale et la fiscalité étant gérée par les régions.

La satisfaction de ces revendications ferait de la Belgique une simple confédération aux liens très lâches.

Les francophones qui, à Bruxelles et en Wallonie, sont dans une situation économique difficile avec un taux de chômage de 20%, ne veulent pas de cette réforme de l'Etat qui les obligerait à gérer des compétences sans en avoir les moyens.

Le climat s'est encore assombri ces dernières semaines.

Alors que les francophones veulent botter en touche et demander à des "sages" d'examiner les revendications flamandes, ces derniers demandent une garantie de résultat avant de reprendre les négociations pour la formation d'un gouvernement.

UNE MANIFESTATION A DOUBLE TRANCHANT

Pour la première fois dans l'histoire du pays, les Flamands ont par ailleurs utilisé le 7 novembre la majorité automatique dont ils disposent à la Chambre des représentants pour voter la scission du grand arrondissement électoral autour de Bruxelles.

L'existence de cet arrondissement permet aux quelque 120.000 à 150.000 francophones qui vivent dans la périphérie flamande de Bruxelles de voter pour des listes francophones.

En outre, la région flamande a refusé de nommer les bourgmestres (maires) francophones de trois communes flamandes où habitent une majorité de locuteurs de la langue de Voltaire sous le prétexte qu'ils avaient envoyé les convocations électorales en français à leurs administrés.

Les partis francophones ont pris ces deux décisions comme des gifles et exigent un "geste" sur ces points de la part de leurs collègues flamands avant de recommencer les négociations, mais leur appel a été balayé d'un revers de la main.

La mobilisation de dimanche peut-elle changer la donne?

Il est permis d'en douter, dans la mesure où il s'agissait d'une manifestation essentiellement francophone qui illustre le fossé qui s'est créé entre les deux parties du pays.

Certes, les organisateurs démentaient cette perception et le président du PS francophone, Elio di Rupo, pensait que l'on "sous-estime le nombre de néerlandophones".

Mais en remontant le cortège, si on trouvait bien quelque personnes criant "Vlamingen voor België!" ("Les Flamands pour la Belgique!"), il y avait dans ce pâté d'alouette un cheval de trait francophone pour une maigre alouette flamande.

Aucun homme politique flamand ne s'était d'ailleurs dérangé pour participer au cortège, contrairement à leurs homologues francophones, qui étaient presque tous présents.

"Rien à attendre, ni gouvernés, ni gouvernables", affirmait un graffiti pessimiste peint sur le sol.

Source : lemonde.fr
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MessagePosté le: Ven 23 Nov 2007 - 11:11    Sujet du message: [EUROPE] «En Belgique, un point de non-retour a été franchi» Répondre en citant

Députés flamands et wallons à l'unisson contre la partition du pays
-23 novembre 2007-

Le parlement a refusé de discuter d'un projet de loi du Vlaams Belang sur la partition de la Belgique. Flamands et Wallons ont uni leur forces pour faire barrage à cette proposition. Cinq mois après les législatives, la Belgique n'a toujours pas de gouvernement. Les négociations pour la formation du gouvernement restent au point mort.

"On a évité de nouveau un geste qui n'aurait certainement pas été dans la bonne direction. bon il n'y a rien d'extraordinaire à ça. Il est normal qu'on ne vote pas la prise en considération un texte qui envisage la fin de la Belgique" a déclaré Didier Reynders, président du mouvement réformateur.

Le socialiste Yvan Mayeur a salué le geste mais il estime que cela ne répare pas les revers déjà subi.

"C'est parce qu'ici on éviterait de justesse une gifle supplémentaire que nécessairement le mal qui a été commis serait réparé. Début novembre, les députés flamands ont voté en commission la scission de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Une décision prise comme un affront par les francophones. Dimanche 35.000 personnes ont défilé à Bruxelles pour défendre l'unité du pays.

Source : euronews.com
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MessagePosté le: Mer 28 Nov 2007 - 13:36    Sujet du message: [EUROPE] «En Belgique, un point de non-retour a été franchi» Répondre en citant

Les négociations à nouveau dans l'impasse en Belgique
-27 novembre 2007-


Bart De Wever, président du parti nationaliste flamand NV-A. Cette petite formation nationaliste alliée aux démocrates-chrétiens flamands (CD&V), a rejeté mardi un compromis auquel les quatre principaux partis en négociation avaient donné un accord de principe, en posant des exigences jugées inacceptables par les francophones.

BRUXELLES (Reuters) - Après 170 jours de crise, les négociations pour la formation d'un gouvernement belge sont dans un état critique après qu'un parti nationaliste flamand a posé des exigences jugées inacceptables par les francophones.

L'optimisme est monté de plusieurs crans lundi lorsque les libéraux et les démocrates-chrétiens ont semblé enfin sortir de l'impasse sur l'organisation future de la Belgique, qui bloque les pourparlers depuis les élections du 10 juin dernier.

Si le programme socio-économique du futur gouvernement est pratiquement prêt, les Flamands demandent que l'on déshabille l'Etat fédéral de nombre de toutes ses compétences, la sécurité sociale et la fiscalité devant selon eux être gérées par les régions. La Belgique deviendrait une simple confédération.

Mais les francophones, qui à Bruxelles et en Wallonie sont dans une situation économique difficile avec un taux de chômage de 20%, ne veulent pas de cette réforme de l'Etat qui les obligerait à gérer des compétences sans en avoir les moyens.

Ils étaient d'ailleurs 35.000 à manifester il y a dix jours dans les rues de Bruxelles leur attachement à la Belgique unie lors d'une marche où les Flamands étaient très minoritaires.

Plusieurs réunions secrètes semblent pourtant avoir débouché sur une percée et les quatre principaux partis en négociation avaient donné lundi leur accord de principe aux propositions faites par le "formateur", le démocrate-flamand Yves Leterme.

Une Convention calquée sur le modèle du forum qui a rédigé la Constitution européenne devait être mise sur pied pour faire en 2008 des propositions sur le fonctionnement futur de l'Etat.

SURENCHÈRE NATIONALISTE

Pour rassurer les francophones, l'objectif est le renforcement de l'Etat fédéral et le maintien de la solidarité Nord-Sud indispensable à une Wallonie appauvrie.

En outre, la parité linguistique y régnerait, ce qui garantit que les Flamands ne pourront utiliser leur majorité démographique pour imposer une réforme aux francophones.

Pour rassurer les Flamands, le texte prévoit dans l'autre sens qu'il y aura bien une réforme de l'Etat et des pistes sont évoquées sur la dévolution aux régions de compétences comme la politique de l'emploi ou certains pans de la fiscalité.

Ce château de cartes s'est effondré lundi soir lorsque la NV-A, un petit parti nationaliste allié aux démocrates-chrétiens flamands (CD&V), a rejeté ce "compromis à la belge".

Cette formation, qui prône à terme l'indépendance de la Flandre, refuse l'allusion au maintien de l'Etat fédéral belge et réclame l'autonomie fiscale des régions ainsi que la scission des allocations familiales et de la sécurité sociale.

Si ces revendications, qui sont totalement inacceptables pour les partis francophones, sont refusées, "nous ne pourrions pas participer au prochain gouvernement", a dit la NV-A.

La réaction de la presse francophone est virulente.

"La Belgique est désormais l'otage d'un groupe d'hommes politiques (...), séparatistes pour la plupart, qui n'ont d'autre mission politique que de faire exploser ce pays", écrit ainsi La Libre Belgique. "Chaque jour de crise accroît leur plaisir: ils veulent démontrer que la Belgique, cet 'accident de l'histoire', sera bientôt ingouvernable."

"LES WALLONS, C'EST DU CACA!"

Le blocage est total pour plusieurs raisons.

Tout d'abord parce que les démocrates-chrétiens flamands ne veulent pas briser le "cartel" qui les lie aux nationalistes.

"Les deux formations n'ont aucun intérêt à briser leur alliance", explique Vincent de Correbyter, directeur du Centre de recherche et d'information socio-politiques (Crisp).

Même si les nationalistes ne représentent que cinq sièges sur les 150 que compte la Chambre des représentants, ils permettent au cartel de constituer la première force politique du pays: sans eux, les chrétiens-démocrates retomberaient au niveau de l'extrême droite flamande du Vlaams Belang.

Dans ce cas, ils ne pourraient plus prétendre au poste de Premier ministre, ce qui est leur principal objectif.

Une rupture du cartel risquerait aussi de provoquer un regroupement du Vlaams Belang, de la NV-A et d'un parti populiste qui, tous, réclament l'indépendance de la Flandre.

Or, tous les partis sont déjà en pré-campagne pour les élections régionales de 2009: les nationalistes flamands ont donc tout intérêt à se montrer intransigeants sur ce dossier.

Enfin, la NV-A est indispensable à la future coalition.

Sans eux, l'Orange bleue ne dispose que de 76 sièges sur 150 et plusieurs démocrates-chrétiens flamands risquent de quitter le navire si les nationalistes brisent le cartel.

Les partis francophones en sont donc réduits à attendre que les Flamands proposent une porte de sortie qui pourrait prendre la forme d'un gouvernement de crise constamment menacé d'être mis en minorité, notamment par l'opposition socialiste.

L'économie belge commence en effet à pâtir de la situation et le patronat s'inquiète d'une envolée de l'inflation.

Le climat entre les communautés a également tendance à se détériorer, comme l'illustre un événement qui s'est passé samedi dernier à Genk, un club de football flamand qui rencontrait en Coupe de Belgique les Wallons de l'Olympic Charleroi.

L'arbitre a interrompu la rencontre lorsque les supporters locaux ont commencé à chanter: "Les Wallons, c'est du caca!".

Source : reuters.com
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MessagePosté le: Mar 4 Déc 2007 - 10:20    Sujet du message: [EUROPE] «En Belgique, un point de non-retour a été franchi» Répondre en citant

Le roi appelle Guy Verhofstadt à la rescousse en Belgique
-3 décembre 2007-

BRUXELLES (Reuters) - Le roi Albert II de Belgique a chargé lundi le Premier ministre sortant, Guy Verhofstadt, chargé d'expédier les affaires courantes, d'une mission d'information pour sortir de la crise politique.

Le libéral flamand, qui dirige depuis 1999 une coalition composée de sa famille politique et des socialistes - les grands perdants des élections du 10 juin -, se voit donc investi d'un rôle totalement inédit qui illustre le désarroi des dirigeants du royaume 176 jours après le scrutin.

Dans un bref communiqué publié lundi soir, le palais annonce que le roi a demandé à Verhofstadt "de l'informer à très court terme sur la manière de sortir de l'impasse actuelle, et de prendre tous les contacts nécessaires à cet effet".

Samedi, le démocrate-chrétien flamand Yves Leterme, qui avait été chargé de former un gouvernement entre sa famille politique et les libéraux, a donné sa démission au roi après avoir estimé qu'il était impossible de mettre d'accord Flamands et Wallons sur une nouvelle réforme de l'Etat.

"Cette situation ne peut plus durer trop longtemps", a déclaré l'informateur en qualifiant la situation de "noire" et en soulignant qu'il avait hésité à accepté sa mission.

Il s'agit d'une belle revanche pour l'actuel Premier ministre qui, malgré une très bonne image personnelle dans l'opinion - particulièrement dans la partie francophone du pays -, n'a pas pu empêcher la défaite électorale de son parti.

"UN HOMME D'ETAT"

Pendant huit ans, Verhofstadt s'est ingénié à apaiser les tensions entre les deux communautés, mettant entre parenthèses les revendications de la Flandre pour plus d'autonomie, ce qui explique aussi son piètre score dans sa région.

Pour le quotidien "Le Soir", c'est un "homme d'Etat (...) car il a démontré qu'il ne roule pas que pour la seule Flandre et qu'il n'avait pas comme programme la constitution d'un gouvernement de destruction nationale".

Verhofstadt a dit vouloir d'abord "régler certains dossiers urgents qui dépassent le cadre des affaires courantes": il devrait demander que son gouvernement, qui ne dispose pas des pleins pouvoirs, puisse prendre les mesures qui s'imposent, comme l'adoption d'un budget pour 2008.

Il devra bénéficier de l'appui extérieur d'autres partis, puisqu'il ne dispose pas d'une majorité à la Chambre et les écologistes n'ont pas exclu lundi de faire l'appoint.

L'équipe sortante pourrait également préparer le terrain à la réforme de l'Etat voulue par les Flamands, par exemple par la mise en place d'une Convention chargée d'y réfléchir.

"IMAGE DÉSASTREUSE"

Certains évoquent même la possibilité que Verhofstadt gère le pays jusqu'aux élections régionales de 2009, qui n'incitent pas les partis à faire des concessions à l'autre communauté.

Mais l'actuel Premier ministre ne pourra se contenter de s'accrocher à son poste et sa mission d'informateur l'obligera à écouter tous les points de vue pour sortir de la crise, quitte à s'effacer s'il trouve une porte de sortie.

Une bonne partie de la classe politique ne goûte guère une solution qui verrait les socialistes prolonger leur bail au gouvernement malgré leur défaite électorale et Verhofstadt a lui-même dit qu'il faudrait une réforme de l'Etat.

Pour les libéraux et les démocrates-chrétiens, la piste privilégiée reste une coalition "Orange bleue", mélange des couleurs traditionnelles de ces deux familles politiques.

Le président des libéraux francophones, Didier Reynders, a jugé possible lundi de former rapidement une coalition de ce type axée sur le socio-économique tout en mettant la Convention en place. "C'est tout à fait possible", a-t-il déclaré à la télévision publique RTBF. "Il faut mettre fin à cette crise (...) qui donne une image désastreuse du pays."

Son parti a en effet répondu positivement aux dernières propositions de Leterme afin de débattre "sans tabou" des revendications flamandes dans le cadre de la Convention.

Mais les démocrates-chrétiens francophones (CDH) les ont rejetées, estimant qu'il n'y avait pas assez de garanties. Le CDH craint que le mécanisme proposé, qui permettrait d'adopter les réformes exigées par les Flamands même si une majorité de députés francophones s'y opposent, n'aboutisse à un coup de force flamand dommageable aux intérêts wallons.

Les revendications du Nord du pays - scission partielle de la Sécurité sociale, des allocations familiales et régionalisation de la fiscalité - aboutiraient selon eux à un appauvrissement encore plus marqué du Sud, qui serait incapable de financer des paquets de compétences aussi importantes.

Les libéraux francophones, qui veulent chasser les socialistes du pouvoir, envisagent clairement de se séparer du CDH puisque Reynders a déclaré qu'il faudrait explorer "d'autres formules" si les démocrates-chrétiens calent.

Source : lemonde.fr
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MessagePosté le: Mar 11 Déc 2007 - 11:39    Sujet du message: [EUROPE] «En Belgique, un point de non-retour a été franchi» Répondre en citant

Guy Verhofstadt devra former un gouvernement belge d'urgence
-10 décembre 2007-

BRUXELLES (Reuters) - Après six mois de crise, le roi Albert II de Belgique a chargé le Premier ministre sortant, Guy Verhofstadt, de mettre sur pied un gouvernement d'urgence et de trouver un accord entre Flamands et Wallons.

Le souverain belge a ainsi pris un risque politique important dans la mesure où les démocrates-chrétiens flamands, grand vainqueurs du scrutin du 10 juin dernier, craignent d'être privés des fruits de leur victoire dans l'opération.

Verhofstadt, qui dirige depuis 1999 une coalition entre sa famille politique, les libéraux, et les socialistes avait déjà été chargé d'une mission d'information par le palais, il y a une semaine, et s'est vu investi lundi d'une mission inédite.

"Le roi a chargé Monsieur Verhofstadt de l'informer sur la mise sur pied rapide d'un gouvernement intérimaire, chargé des affaires urgentes et d'entamer des négociations qui doivent conduire à une réforme des institutions", peut-on lire dans un communiqué publié par les services d'informations royaux.

Cette décision illustre l'impasse dans laquelle le pays est plongé depuis exactement six mois et qui semble inextricable.

Le démocrate-chrétien flamand Yves Leterme, qui avait été chargé de former un gouvernement entre sa famille politique et les libéraux, a donné sa démission au roi, il y a deux semaines, après avoir estimé qu'il était impossible de mettre d'accord Flamands et Wallons sur une nouvelle réforme de l'État.

Le pays devant être géré, Verhofstadt, un libéral flamand, est donc la seule carte dont dispose le roi Albert.

Il s'agit d'une belle revanche pour l'actuel Premier ministre qui, malgré une très bonne image personnelle dans l'opinion - particulièrement dans la partie francophone du pays -, n'a pas pu empêcher la défaite électorale de son parti.

Pendant huit ans, Verhofstadt s'est ingénié à apaiser les tensions entre les deux communautés, mettant entre parenthèses les revendications de la Flandre pour plus d'autonomie, ce qui explique aussi son piètre score dans sa région.

DOSSIERS URGENTS

Il devra d'abord régler certains dossiers urgents, comme le budget 2008, qui dépassent le cadre des affaires courantes. Or, la coalition sortante ne bénéficie pas d'une majorité à la Chambre des représentants et devra obtenir des appuis extérieurs pour les adopter.

Il a également été invité à préparer le terrain à la réforme de l'État voulue par les Flamands, qui exigent un transfert de pouvoirs vers la Flandre, notamment dans le domaine de la fiscalité et de la sécurité sociale, que les francophones, plus pauvres, envisagent avec beaucoup de méfiance. Il aura fort à faire pour s'imposer.

Une bonne partie de la classe politique ne goûte guère une solution qui voit les socialistes prolonger leur bail au gouvernement, malgré leur défaite électorale, et Yves Leterme continue à revendiquer le poste de Premier ministre.

Mais les libéraux et les démocrates-chrétiens, qui ont tenté pendant six mois de créer une coalition "Orange bleue", couleurs traditionnelles de ces deux familles politiques, ont échoué et l'heure est aux solutions imaginatives.

Sans les démocrates-chrétiens flamands, alliés à une petite formation nationaliste qui prône l'indépendance, d'où la difficulté des négociations, aucun gouvernement n'aura en outre la majorité en Flandre sans l'extrême-droite.

La solution envisagée serait une formule tripartite associant toutes les grandes formations politiques, mais une telle coalition serait difficilement gouvernable, tant les intérêts sont divergents, surtout avant les élections régionales de 2009.

Si aucune de ces solutions ne s'impose, il n'y aura pas d'autre choix que de retourner aux urnes, mais le pari serait risqué puisqu'il est douteux que les Belges changent radicalement leur vote par rapport au 10 juin dernier.

Source : lemonde.fr
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MessagePosté le: Mer 19 Déc 2007 - 10:43    Sujet du message: [EUROPE] «En Belgique, un point de non-retour a été franchi» Répondre en citant

En Belgique, Guy Verhofstadt réussit à former un gouvernement
-19 décembre 2007-

Il aura fallu toute la sagacité de Guy Verhofstadt pour résoudre la crise politique belge. Mardi 18 décembre, le premier ministre sortant est parvenu à convaincre cinq partis de former une coalition. Les libéraux et les chrétiens-démocrates flamands et francophones, ainsi que le Parti socialiste francophone, composeront un gouvernement intérimaire, ou "de transition". Selon un communiqué du palais royal diffusé lundi, il sera "chargé des affaires urgentes et entamera les négociations qui doivent conduire à une réforme des institutions".

M. Verhofstadt, qui dirigeait une équipe chargée des "affaires courantes" depuis les élections de juin, devrait rester en fonction jusqu'en mars 2008. Il passera alors la main à Yves Leterme, leader des chrétiens-démocrates flamands (CD & V), qui sera, d'ici là, vice-premier ministre, et supervisera le début d'une réforme des institutions. Pour réaliser celle-ci, le nouveau gouvernement devait disposer d'une majorité des deux tiers.

Objectif atteint de justesse : cette première coalition "asymétrique" de l'histoire du pays – son aile flamande n'est pas identique à son aile francophone – réunira 101 sièges sur les 150 de la Chambre des députés.

L'équipe ministérielle devrait comporter quinze ministres : cinq CD & V, la plupart réputés pour leur position radicale dans le domaine institutionnel, trois libéraux flamands – dont M. Verhofstadt –, trois libéraux francophones – avec à leur tête le ministre des finances sortant, Didier Reynders, vice-premier ministre, trois PS, dont la ministre de la justice sortante, Laurette Onkelinx, et un centriste francophone (CDH).

FORMULE INÉDITE


Le gouvernement Verhofstadt 3 va s'occuper des questions les plus pressantes : le budget 2008, les prix de l'énergie, l'adaptation des allocations sociales, une éventuelle augmentation des retraites, etc.

La formule est inédite et promise à de nombreuses tensions internes. Au fil des derniers mois, tous les partis avaient formulé de nombreuses exclusives rendant impossible tout accord. Mardi dans la journée, les partis francophones se déchiraient encore, la présidente des centristes annonçant même qu'il "valait mieux" que son parti reste dans l'opposition.

Du côté flamand, on s'interroge sur l'attitude de M. Leterme et de son parti. Tous deux devraient très mal vivre le maintien au pouvoir, même temporaire, de M. Verhofstadt, contre lequel ils avaient axé leur campagne. Lorsque le chef du gouvernement sortant a été chargé de dénouer la crise, après deux échecs de M. Leterme, les chrétiens-démocrates ont continué à revendiquer le poste de premier ministre et souligné que le gouvernement fédéral ne pourrait travailler "contre la Flandre".

Les partis francophones se préparent par ailleurs à des négociations très ardues sur les réformes institutionnelles que M. Leterme compte mener à bien avant les élections régionales de 2009 : pour satisfaire ses alliés séparatistes de la Nouvelle Alliance flamande; pour arriver en vainqueur à ce scrutin plus important pour lui que les élections fédérales.

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MessagePosté le: Mer 16 Juil 2008 - 12:27    Sujet du message: [EUROPE] «En Belgique, un point de non-retour a été franchi» Répondre en citant

La Belgique, en crise, après la démission de son Premier ministre
-16 juillet 2008-

La Belgique a replongé dans la crise, mardi, avec la démission de son Premier ministre, Yves Leterme, qui dirigeait une coalition gouvernementale de cinq partis. Leterme s'est rendu, lundi soir, auprès du roi Albert II, pour lui remettre sa démission.
Le souverain n'a pas encore décidé de l'accepter ou non et il doit consulter, à partir d'aujourd'hui, mardi, les hauts responsables politiques. Le roi Albert II pourrait, soit demander à Leterme de rester en fonction, soit se tourner vers un autre membre de son gouvernement, comme le ministre des Finances, le Wallon, Didier Reynders. En démissionnant quatre mois après son arrivée au pouvoir, Leterme tire les conséquences de son incapacité à faire adopter des mesures attribuant davantage de pouvoirs à la Flandre et à la Wallonie.
Le Premier ministre démissionnaire s'était donné jusqu'au 15 juillet, pour parvenir à un accord entre partis, néerlandophone et francophone, sur une réforme des institutions. M. Leterme, un ancien ministre-Président de la région flamande, qui avait remporté les élections législatives de juin 2007, s'était fixé l'objectif de réconcilier les partis, flamand, représentant 60% des 10,5 millions de Belges, et francophone (40%), sur une réorganisation du paysage institutionnel belge. La Flandre, la région la plus riche du royaume, exige une plus grande autonomie, en matière d'emploi et de sécurité sociale. Les francophones ont accepté la négociation, à condition qu'elle ne mette pas en cause la "solidarité nationale".
Le dossier, qui aura fait capoter les discussions, est, cependant, celui, très symbolique, de l'arrondissement bilingue de Bruxelles. Les Flamands exigent sa scission, pour mettre fin au droit, pour la minorité francophone de la périphérie de Bruxelles (environ 120.000 personnes), de voter pour des candidats bruxellois francophones aux législatives. En échange, les francophones ont proposé l'élargissement de Bruxelles à certaines communes flamandes, à forte population francophone, chose inacceptable pour la Flandre. En tout état de cause, il semblerait que la question communautaire continue de se poser en Belgique.

Source : alterinfo.net
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