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[AFRIQUE] "L'Arche de Zoé" au Tchad
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MessagePosté le: Dim 28 Oct 2007 - 19:15    Sujet du message: [AFRIQUE] "L'Arche de Zoé" au Tchad Répondre en citant

Les neuf de "L'Arche de Zoé" répondront de leurs actes au Tchad
-28 octobre 2007-

ABECHE, Tchad (Reuters) - L'ambassadeur de France à N'Djamena, Bruno Foucher, a déclaré dimanche que les neuf Français détenus au Tchad pour avoir tenté de faire sortir 103 enfants du pays auraient à répondre de leurs actes devant la justice tchadienne.

Ces membres de l'association "L'Arche de Zoé" ont été arrêtés jeudi par la police tchadienne, en compagnie des sept membres d'équipage espagnols de l'avion affrété pour emmener les enfants en Europe.

"Je pense que cette situation est scandaleuse. Nos efforts et ceux du gouvernement français se sont concentrés sur ces enfants emmenés de leurs villages et visent à ce que ceci ne se reproduise plus. C'était une opération totalement illégale", a déclaré Foucher à des journalistes à Abéché.

"Les membres de l'association Children Rescue (nom utilisé par l'Arche de Zoé au Tchad) qui ont participé à toute cette manipulation illégale répondront de leurs actes au Tchad", a-t-il dit.

L'Arche de Zoé affirme avoir voulu offrir une meilleure vie à des orphelins soudanais de la province en guerre du Darfour.

Selon les ONG qui ont pris en charge les enfants depuis jeudi, il est toutefois incertain qu'ils viennent effectivement du Darfour ou qu'ils soient mêmes orphelins.

Certains enfants ont affirmé avoir été enlevés dans leurs villages de la frontière entre le Soudan et le Tchad et assuré que leurs parents étaient bien vivants.

FRIANDISES

"Mes parents étaient partis travailler dans les champs. Nous étions en train de jouer quand des Tchadiens sont venus et nous ont dit 'voilà des friandises, suis-nous jusqu'à Adré et nous te ramènerons à la maison'. On nous a emmenés à l'hôpital d'Adré", a raconté un jeune garçon du nom d'Osmane.

Adré se trouve au Tchad, près de la frontière avec le Soudan.

"Nous avons passé sept jours à Adré et je suis ici à Abéché depuis plus d'un mois. Les blancs nous ont bien nourris, il y avait toujours à manger. Je voudrais aller retrouver mes parents", a-t-il dit, à l'orphelinat d'Abéché où les travailleurs humanitaires locaux et internationaux s'occupent des enfants.

Âgée de dix ans, Mariam se trouve dans le groupe en compagnie de sa petite soeur. Elle a dit que leur mère était morte mais que leur père était toujours vivant.

"Une voiture est venue avec deux Blancs et un Noir qui parlait arabe. Le conducteur a dit 'viens avec moi, je te donnerai de l'argent et des gâteaux puis je te ramènerai chez toi'", a-t-elle raconté.

"On nous a emmenées dans la maison des Blancs et on nous a donné des médicaments, des petites pilules blanches, alors que je n'étais pas malade. Tous les enfants ont eu des médicaments. Ils nous ont dit que nous ne pourrions plus rentrer à la maison."

Lui aussi âgé de dix ans, Hamsa Brahim a dit avoir quitté le village d'Adikoum, proche d'Adré, avec la permission de son père après que des visiteurs ont promis de le scolariser.

"Les blancs sont venus, ils ont dit qu'ils nous inscriraient à l'école. Ils sont venus quatre fois prendre des enfants de notre village, beaucoup sont partis avec eux."

Source : lemonde.fr
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MessagePosté le: Dim 28 Oct 2007 - 19:23    Sujet du message: [AFRIQUE] "L'Arche de Zoé" au Tchad Répondre en citant

Contacts diplomatiques français avec le Tchad dans l'affaire des enfants
-28 octobre 2007-


Le ministre "a attiré l'attention du président Deby sur la situation des personnes détenues et a exprimé, par ailleurs, sa disponibilité et celle de Mme Rama Yade à se rendre au Tchad".

ABÉCHÉ (AFP) - Paris a amorcé une série de contacts diplomatiques avec le Tchad, où 9 Français et 7 Espagnols arrêtés jeudi à Abéché (est), alors que l'association Arche de Zoé tentait d'emmener en France 103 enfants de la région, attendaient une éventuelle inculpation.

Les responsables de l'opération controversée et avortée visant à emmener en France 103 enfants depuis le Tchad "répondront de leurs actes" dans ce pays, a déclaré dimanche à Abéché (est) l'ambassadeur de France à N'Djamena, Bruno Foucher.

"C'est une opération complètement illégale", a affirmé le diplomate lors d'une visite dans la principale ville de l'est du Tchad, au sujet du projet "Children Rescue" monté par l'association française Arche de Zoé pour "évacuer" ces enfants. "Les membres de Children Rescue qui ont participé à l'ensemble de cette manipulation illégale répondront de leurs actes au Tchad", a-t-il ajouté.

Le ministère français des Affaires étrangères a mis en place une "cellule de crise" sous la houlette de la secrétaire d'Etat Rama Yade, chargée de "suivre les conséquences humanitaires de l'opération montée par l'association" française, et notamment "la situation sanitaire et l'état psychologique des 103 enfants qui devaient être transportés en France en toute illégalité".

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a eu "un entretien téléphonique" avec le président tchadien Idriss Deby Itno, "auquel il a exprimé sa solidarité avec les enfants", a annoncé le Quai d'Orsay.

Le ministre "a attiré l'attention du président Deby sur la situation des personnes détenues et a exprimé, par ailleurs, sa disponibilité et celle de Mme Rama Yade à se rendre au Tchad".

Neuf Français -- des membres de l'Arche de Zoé et trois journalistes -- ainsi que l'équipage espagnol de l'avion affrété par l'association pour emmener les enfants en France, étaient toujours dimanche au commissariat central d'Abéché, la principale ville de l'est du Tchad.

Leur garde a vue a été prolongée samedi soir de 48 heures. Le Parquet d'Abéché devrait donc décider, au plus tard lundi, d'une éventuelle inculpation formelle.

Dimanche, le pilote belge qui a acheminé des enfants depuis la frontière tchado-soudanaise vers Abéché, dans l'est du Tchad, a été interpellé à N'Djamena, a déclaré à l'AFP un haut responsable tchadien.

Au total, dix sept Européens sont donc en garde à vue.

Les autorités tchadiennes ont accusé verbalement les responsables de l' opération avortée d'"enlèvement" et "trafic" d'enfants. Le président Deby, qui a promis de les sanctionner "sévèrement", s'est même demandé s'ils avaient l'intention de "vendre" les enfants ou de "les tuer et enlever leurs organes".

Le sort qui sera réservé aux personnes arrêtées n'a pas été évoqué publiquement par Paris, qui se borne à rappeler que le consul de France au Tchad "s'est rendu à Abéché" pour apporter "la protection consulaire" aux ressortissants français.

L'ambassadeur de France à N'Djamena Bruno Foucher est arrivé dimanche à Abéché. En compagnie d'une délégation de diplomates, dont un émissaire espagnol, et de hauts responsables tchadiens, il s'est rendu à l'orphelinat où ont été accueillis les 81 garçons et 22 fillettes âgés d'un à dix ans.

En revanche, le programme du déplacement ne prévoyait pas de visite aux gardés à vue.

Dès le début de l'affaire, jeudi, la plupart des organisations humanitaires internationales présentes dans l'est du Tchad pour assister quelque 236.000 réfugiés du Darfour et 173.000 déplacés tchadiens se sont désolidarisées avec l'opération très controversée de l'Arche de Zoé.

La France a aussi pris ses distances avec ce projet, qualifié d'"illégal" et "irresponsable", assurant avoir tout fait pour "interdire" cette opération.

Les dirigeants de l'association affirment le contraire.

Ils expliquent en outre avoir monté l'opération pour "sauver de la mort" des "orphelins" affectés par la guerre civile au Darfour (ouest du Soudan) où le conflit a fait, selon l'ONU, 200.000 morts et 2,1 millions de déplacés.

Les autorités soudanaises ont d'ailleurs annoncé dimanche la constitution d'une commission d'enquête officielle sur cette affaire.

L'Unicef a assuré pour sa part que les enfants étaient en "excellente santé", que la plupart étaient originaires du Tchad et que rien ne prouvait qu'ils étaient orphelins.

Les enfants devaient être "accueillis" par des familles en France, moyennant finances selon une source diplomatique.

Source : AFP.com
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MessagePosté le: Dim 28 Oct 2007 - 20:53    Sujet du message: [AFRIQUE] "L'Arche de Zoé" au Tchad Répondre en citant

L'Arche de Zoé: la France se défend d'avoir commis des erreurs
-28 octobre 2007-


La police tchadienne a arrêté jeudi dans l'est du Tchad neuf Français, accusés d'avoir "enlevé" une centaine d'enfants originaires de ce pays et du Darfour, région soudanaise frontalière en proie à une guerre civile, pour les faire "accueillir" en France moyennant finances.

PARIS - La France se défend de toute erreur dans l'affaire de L'Arche de Zoé. Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères et aux droits de l'Homme, a assuré dimanche que Paris veut "collaborer avec les autorités tchadiennes pour obtenir le fin mot" de cette tentative d'évacuation d'une centaine d'enfants présentés aux familles d'accueil françaises comme étant des orphelins du Darfour.

"On a fait le maximum de ce qui pouvait être fait" et "nous avons prévenu tous ceux qui devaient être prévenus", y compris les autorités tchadiennes dès juillet, a déclaré Mme Yade lors d'un point de presse. Selon elle, "l'ambassade de France ne peut absolument pas être mise en cause dans cette affaire". "Cette opération était illégale, irresponsable" et Paris est "complètement en accord avec le président (tchadien Idriss) Déby pour dire qu'(elle) n'avait pas lieu d'être", a-t-elle répété.

Neuf Français et sept membres de l'équipage de l'avion de la compagnie charter espagnole Girjet qui devait rapatrier les enfants ont été placés en détention jeudi à Abéché, dans l'est du Tchad. Leur garde à vue de 48 heures a été prolongée et doit s'achever lundi soir, précisait-on de sources diplomatique française et au ministère tchadien de la Justice.

Tous les détenus, qui ont reçu la visite de médecins et du consul de France, "sont en bonne santé", a fait savoir le ministère des Affaires étrangères, qui espère que le cas des trois journalistes français sera examiné séparément dans la mesure où ces personnes participaient à l'opération dans le cadre de leur travail.

"Il est trop tôt" pour dire si Paris demandera l'extradition des Français ou s'ils seront jugés au Tchad, a déclaré Rama Yade, ajoutant que, en plus des enquêtes tchadienne et française, une autre allait être ouverte au Soudan.

La secrétaire d'Etat, qui dirige la cellule de crise française créée vendredi, s'est refusée à tout commentaire sur les intentions réelles ou supposées de L'Arche de Zoé, qui se faisait appeler Children Rescue au Tchad, mais a dénoncé "des procédés évidents de dissimulation". "Pourquoi tant de dissimulation si tout était aussi transparent qu'ils le disent?".

Le président Déby qui s'est rendu à Abéché a pour sa part crié à l'opération "pédophile", au "trafic d'organes" et à la traite d'enfants possédant encore des parents. Il a promis que "tous ceux qui sont impliqués de loin ou de près seront poursuivis par la justice".

On ignore encore si les 103 enfants de un à douze ans, d'un âge moyen de trois à huit ans, sont soudanais ou tchadiens et quelle est leur situation familiale, a reconnu Rama Yade. Ils ont été placés sous la protection du Haut commissariat aux réfugiés (HCR), de l'UNICEF et de la Croix-Rouge internationale (CICR).

La secrétaire d'Etat a réaffirmé qu'elle et le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, étaient prêts à se rendre au Tchad, mais "on ne nous a rien demandé pour l'instant". M. Kouchner s'est entretenu au téléphone samedi soir avec Idriss Déby, et l'ambassadeur de France Bruno Foucher a rencontré le président tchadien dimanche à Biltine (est). "Les membres de l'association Children Rescue qui ont participé à l'ensemble de cette manipulation illégale répondront de leurs actes au Tchad", a déclaré le diplomate aux journalistes.

"Les choses se passent très bien entre la France et le Tchad", a de son côté assuré Mme Yade, qui devait réunir lundi les organisations humanitaires intervenant au Tchad et au Darfour pour "faire le point sur la situation" et voir "comment les aider à faire leur travail du mieux possible".

La France est intervenue militairement l'an dernier pour défendre le régime de N'Djamena contre des groupes rebelles, et le président Déby a accepté le déploiement, dans le cadre de la résolution onusienne du 25 septembre soutenue par Paris, d'une force militaire de l'Union européenne pour sécuriser les zones parcourues par les milices armées dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique, aux frontières du Darfour.

Source : AP.com
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MessagePosté le: Mar 30 Oct 2007 - 09:35    Sujet du message: [AFRIQUE] "L'Arche de Zoé" au Tchad Répondre en citant

Tchad : les neuf Français de l'Arche de Zoé inculpés d'enlèvement
-30 octobre 2007-



Les autorités tchadiennes ont décidé d'inculper les neuf Français de l'ONG l'Arche de Zoé pour enlèvement et escroquerie. Les sept Espagnols de l'équipage de l'avion qui devait transporter les enfants du Tchad vers la France, ainsi que deux Tchadiens, sont soupçonnés de complicité. Aucune charge n'a encore été retenue contre le 17è Européen, un pilote belge. "On nous a dit que nous devrions faire confiance au gouvernement tchadien. Petit à petit la situation va s'éclaircir, et nous espérons que très bientôt nos collègues seront chez eux avec leur familles en Espagne" explique Antonio Cajal de la compagnie aérienne.

Le père de l'un des copilotes n'est en revanche pas aussi optimiste : "On ne comprend pas vraiment ce qui se passe. On essaye, mais quand on voit notre fils à la télé dans ces conditions... c'est horrible".

Tous les inculpés vont être transférés d'Abeché vers la capitale N'Djamena, une décision prise pour des raisons de sécurité.
Ils ont été arrêtés alors qu'ils s'apprêtaient à évacuer par avion 103 enfants présentés comme des "orphelins du Darfour". Les autorités tchadiennes les accusent de "trafic d'enfants" et les menacent de "sanctions sévères".

Source : euronews.net
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MessagePosté le: Mer 31 Oct 2007 - 09:42    Sujet du message: [AFRIQUE] "L'Arche de Zoé" au Tchad Répondre en citant

Paris condamne ce qu'a fait "L'Arche de Zoé" mais reste vigilant
-30 octobre 2007-

PARIS (Reuters) - La France a prévenu qu'elle serait "extrêmement vigilante" sur le respect des droits de ses neuf ressortissants détenus au Tchad dans le cadre de l'affaire de "L'Arche de Zoé" tout en condamnant fermement une opération "qui jette le discrédit sur les ONG" en Afrique.

"Le Tchad est un Etat souverain dont nous respectons les lois mais je veux dire que nous serons extrêmement vigilants sur le respect des droits de nos ressortissants", a dit François Fillon lors des questions d'actualité à l'Assemblée.

"Cette affaire ne doit pas conduire à jeter le discrédit sur les ONG qui font un travail remarquable au Tchad et au Darfour et qui aujourd'hui essuient la suspicion, des caillassages et des violences", a ajouté le Premier ministre.

En déplacement en Corse, le président Nicolas Sarkozy a déclaré, sans plus de précisions, que les autorités françaises tenteraient "de trouver des accords pour que personne dans cette affaire ne perde la face".

"J'ai eu le président (tchadien Idriss) Déby au téléphone et je l'ai assuré du fait qu'on condamnait ces activités. (...) Ils ont eu tort de faire ce qu'ils ont fait", a-t-il martelé.

Les Français arrêtés jeudi dernier à Abéché, dans l'est du Tchad, alors qu'ils tentaient d'emmener par avion 103 enfants présentés comme des "orphelins du Darfour", ont été inculpés lundi d'"enlèvement de mineurs tendant à compromettre leur état civil et escroquerie".

Ils risquent 20 ans de travaux forcés s'ils sont reconnus coupables.

Les sept membres d'équipage espagnols ont été inculpés de complicité, ainsi que deux Tchadiens. Aucune charge n'a encore été formulée à l'encontre du pilote belge de l'appareil, détenu séparément à N'Djamena.

Les seize Européens devaient être conduits à N'Djamena, la capitale.

Devant le palais de justice d'Abéché, un petit groupe d'habitants en colère ont demandé que les Européens impliqués soient jugés au Tchad. "La traite des Noirs a été abolie, n'est-ce-pas ? Le trafic d'enfants n'est donc pas acceptable au XXIe siècle", a lancé un homme, qui a requis l'anonymat.

Deux journalistes français, qui étaient en reportage, figurent au nombre des inculpés. Le ministère des Affaires étrangères est intervenu auprès des autorités tchadiennes pour qu'elles prennent en compte leur qualité dans leurs décisions, a précisé la porte-parole du Quai d'Orsay, Pascale Andreani.

"ILS ONT ETE LÂCHES"

Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, a dit espérer que ses compatriotes seraient rapidement relâchés "car ils ne sont responsables de rien".

Des journalistes ont été autorisés à voir les détenus et à les filmer au tribunal d'Abéché, mais n'ont pu leur parler. Ils ont déclaré que les prisonniers avaient les traits tirés.

L'un des Français a fait mine de se frapper le visage du poing, comme pour faire comprendre qu'il avait été frappé. Un autre était étendu sur une natte, apparemment souffrant, tandis qu'un de ses collègues l'examinait.

L'affaire, qui pèse sur les relations diplomatiques entre Paris et N'Djamena à la veille du déploiement de la force européenne Eufor à la frontière du Darfour, embarrasse les autorités françaises au plus haut point.

Elle a pris mardi un tour politique, l'opposition de gauche imputant au gouvernement un "fiasco" et réclamant le rapatriement des neuf Français.

Jean-Louis Bianco, député PS des Alpes-de-Haute-Provence, a interpellé le Premier ministre lors d'une séance houleuse des questions d'actualité au cours de laquelle la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme Rama Yade, en première ligne en l'absence du chef de la diplomatie Bernard Kouchner, a été chahutée.

"Depuis le début, on le sentiment qu'ils ont été lâchés", déplore l'ancien secrétaire général de l'Elysée.

Un accord de coopération judiciaire lie la France au Tchad mais la ministre française de la Justice, Rachida Dati, a déclaré mardi sur Europe 1 que la justice tchadienne était "souveraine".

Une information judiciaire a été ouverte en France le 24 octobre contre "L'Arche de Zoé", rebaptisée "Children Rescue" au Tchad, pour "exercice illégal de la profession d'intermédiaire en vue de l'adoption ou du placement d'un enfant".

Rama Yade a déclaré mardi à l'Assemblée que son président, Eric Breteau, devait assumer "la responsabilité de ses actes".

Selon les informations qui commencent à parvenir du Tchad, les 103 enfants seraient en fait majoritairement d'origine tchadienne et "il y en aurait beaucoup qui ne sont pas orphelins", a rapporté Pascale Andreani.

Source : lemonde.fr
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MessagePosté le: Mer 31 Oct 2007 - 11:31    Sujet du message: [AFRIQUE] "L'Arche de Zoé" au Tchad Répondre en citant

ils l'ont pas volé..
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MessagePosté le: Jeu 1 Nov 2007 - 19:20    Sujet du message: [AFRIQUE] "L'Arche de Zoé" au Tchad Répondre en citant

Tu sais M4x, pour ma part, je me garde de porter un jugement pour le moment puisqu'ils subsistent encore des zones d'ombre sur cette affaire.
Vu la situation au tchad, proche du darfour, la désinformation et la manipulation des faits sont monnaies courantes et certains en abusent à des fins politiques (personnelles).
Donc attendons d'y voir clair dans cette histoire
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MessagePosté le: Jeu 1 Nov 2007 - 19:25    Sujet du message: [AFRIQUE] "L'Arche de Zoé" au Tchad Répondre en citant

Arche de Zoé: 91 des 103 enfants ne sont pas orphelins
-1er novembre 2007-

ABECHE, Tchad (Reuters) - Quatre-vingt onze des 103 enfants que l'ONG française "L'Arche de Zoé" voulait conduire en Europe en les présentant comme des orphelins ont encore au moins un de leurs parents, selon un rapport de l'Onu et de la Croix-Rouge.

L'Unicef, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) précisent dans ce document que la grande majorité des 21 filles et des 82 garçons âgés de un à dix ans sont originaires de villages à la frontière entre le Tchad et le Soudan.

"Ce ne sont pas des orphelins et ils ne se trouvaient pas tout seuls dans le désert au Tchad: ils vivaient avec leur famille", a déclaré à Reuters Annette Rehrl, membre de l'équipe du HCR au Tchad.

Neuf Français, dont sept membres de l'Arche de Zoé, arrêtés jeudi dernier à Abéché, dans l'est du Tchad, alors qu'ils tentaient d'emmener par avion les enfants présentés comme des "orphelins du Darfour", risquent de cinq à 20 ans de travaux forcés s'ils sont reconnus coupables d'enlèvement et fraude.

Deux des Français détenus sont des journalistes qui effectuaient un reportage sur l'association.

Sept Espagnols, membres d'équipage de l'avion affrété par l'Arche de Zoé, un pilote belge et au moins deux Tchadiens ont aussi été arrêtés et inculpés de complicité.

Tous devraient être transférés sous peu vers la capitale, N'Djamena.

Interrogés à l'orphelinat d'Abéché où ils ont été accueillis, 91 des 103 enfants ont dit qu'ils vivaient en famille, avec au moins un adulte qu'ils considèrent comme leur parent, indique la version anglaise du rapport de l'Onu et de la Croix-Rouge.

Une première version, en français, laissait planer le doute dans la mesure où le mot "parent" peut aussi signifier "membre de la famille". Mais Rehrl a confirmé que, dans ce cas, il s'agissait d'un adulte considéré par l'enfant comme son père ou sa mère.

INFORMATION JUDICIAIRE

Certains enfants ont dit à des journalistes que leurs parents étaient vivants et qu'ils avaient été attirés avec des friandises ou des biscuits hors de leur village, à la frontière entre le Tchad et le Soudan.

Selon le rapport, 85 des enfants proviennent de villages dans les zones d'Adré et de Tiné, frontalières de la région soudanaise du Darfour. Il n'est pas précisé s'ils sont tchadiens ou soudanais.

Leur état de santé ne donne, pour le moment, aucune inquiétude, indique le rapport, ajoutant que certains d'entre eux ont été soignés pour des blessures sans gravité.

L'Unicef, le HCR et la Croix-Rouge ont souligné que le jeune âge des enfants avait rendu l'enquête difficile mais qu'ils poursuivraient leurs efforts.

L'affaire a suscité l'indignation au Tchad, où de nombreux habitants de la région déshéritée frontalière avec le Soudan s'interrogent sur les motivations des dizaines d'ONG étrangères travaillant avec les réfugiés du Darfour.

Le président français Nicolas Sarkozy s'est entretenu mercredi soir au téléphone avec son homologue tchadien Idriss Déby et il lui a demandé "la libération dans les meilleurs délais des journalistes français, dans le respect de la législation tchadienne".

"Le président Déby lui a indiqué qu'il ferait tout son possible pour les libérer", a dit le porte-parole de la présidence française.

Les membres de l'association française ont été inculpés par la justice tchadienne d'"enlèvements de mineurs tendant à compromettre leur état civil" et d'"escroquerie".

Une information judiciaire a été ouverte en France le 24 octobre contre "L'Arche de Zoé" pour "exercice illégal de la profession d'intermédiaire en vue de l'adoption ou du placement d'un enfant".

Source : lemonde.fr
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MessagePosté le: Jeu 1 Nov 2007 - 19:27    Sujet du message: [AFRIQUE] "L'Arche de Zoé" au Tchad Répondre en citant

Arche de Zoé: quand Kouchner jouait avec le feu
-1er novembre 2007-

C’était inévitable, l’équipée de l’Arche de Zoé au Tchad relance un débat récurrent sur l’action humanitaire, ses limites, ses contours, et son instrumentalisation par les politiques. Les acteurs de ce débat se connaissent depuis très longtemps, puisqu’ils ont été à l’origine même de l’idée des ONG humanitaires, ce mouvement des "French Doctors", parti de France pour essaimer dans le monde entier.

L’un deux, Bernard Kouchner, est devenu ministre des Affaires étrangères d’un président de droite, et incarne le principe de l’ingérence humanitaire -désormais dans un cadre étatique; L’autre, Rony Brauman, ancien Président de Médecins sans frontières, garde sa liberté d’intellectuel et de médecin engagé depuis trois décennies dans cette action. Il se montre de plus en plus critique d’un interventionnisme politique qui se cache derrière le concept humanitaire et plaide pour un retur aux sources.

L’affaire de l’Arche de Zoé a ravivé leurs divergences. Depuis des mois, Rony Brauman critique ceux qui agitent le mot de "génocide" au Darfour, -il vise bien sûr Bernard Kouchner- et estime qu’une intervention militaire ne règlera rien. Aujourd’hui il va un cran plus loin, en dénonçant la responsabilité morale de ceux qui, à force de parler de génocide, ont poussé des humanitaires amateurs comme l’Arche de Zoé, à cette action contestable au Tchad et au Soudan qui provoque aujourd’hui une crise complexe.

Pendant longtemps, Brauman comme Kouchner s’accordaient à penser qu’il fallait soigner les victimes là où elles se trouvaient. L’actuel chef de la diplomatie a sans doute illégalement franchi pas mal de frontières internationales et violé les lois de nombreux pays, pour venir en aide aux Kurdes, Cambodgiens ou Ethiopiens en danger. Il a théorisé le droit d’ingérence, qui fait fi des frontières et de la souveraineté lorsque des peuples sont en danger.

Là où le débat s’enflamme, c’est quand Rony Brauman soupçonne Bernard Kouchner de s’être laissé séduire par le discours néoconservateur américain qui brandit l’étendard démocratique pour intervenir aux quatre coins du globe. La guerre en Irak a servi de révélateur du fossé entre les deux courants, ressurgissant avec le cas du Darfour.

Les membres de l’Arche de Zoé détenus au Tchad servent aujourd’hui de prétexte à cette querelle récurrente. L’ancien French Doctor devenu ministre défend désormais la souveraineté des Etats. Il cherche aussi à sauver la force européenne, à forte composante française, qui doit bientôt se déployer dans l'est du Tchad. Mais Rony Brauman lui rappelle qu’hier il a joué avec le feu.

Qu’il s’agisse des querelles idéologiques ou de l’action plus que discutable des amateurs de l’Arche de Zoé, le risque est fort de dégrader durablement l’image des acteurs humanitaires qui, depuis trente ans, ont construit leur légitimité sur le terrain. Personne –et surtout pas Kouchner- ne devrait avoir intérêt à discréditer cet acteur important de la société civile.

Pierre Haski

Source : rue89.com
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MessagePosté le: Jeu 1 Nov 2007 - 19:34    Sujet du message: [AFRIQUE] "L'Arche de Zoé" au Tchad Répondre en citant

Arche de Zoé: Idriss Déby laisse espérer certaines libérations
-1er novembre 2007-


Le président tchadien Idriss Déby (au centre, lors d'une visite aux 103 enfants) dit espérer la libération prochaine de deux journalistes français et des hôtesses de l'air espagnoles arrêtés au Tchad à la suite d'une tentative de transfert en Europe d'enfants africains.

ABECHE, Tchad (Reuters) - Le président tchadien Idriss Déby a dit espérer la libération prochaine de deux journalistes français et des hôtesses de l'air espagnoles arrêtés au Tchad à la suite d'une tentative de transfert en Europe d'enfants africains.

Par ailleurs, l'Onu et de la Croix-Rouge ont fait savoir que, d'après leur enquête, 91 des 103 enfants que l'ONG française "L'Arche de Zoé" voulait conduire en Europe en les présentant comme des orphelins du Darfour avaient encore au moins un de leurs parents.

L'Unicef, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) précisent dans un rapport que la grande majorité des 21 filles et des 82 garçons âgés de un à dix ans sont originaires de villages à la frontière entre le Tchad et le Soudan.

"Ce ne sont pas des orphelins et ils ne se trouvaient pas tout seuls dans le désert au Tchad: ils vivaient avec leur famille", a déclaré à Reuters Annette Rehrl, membre de l'équipe du HCR au Tchad.

"L'Arche de Zoé", qui a assuré n'avoir rien à se reprocher et avoir agi conformément au droit international, n'a pas réagi dans l'immédiat. Certaines familles en Europe ont affirmé avoir versé à l'ONG 2.000 euros ou davantage.

Neuf Français, dont sept membres de "L'Arche de Zoé", ont été arrêtés jeudi dernier à Abéché, dans l'est du Tchad, alors qu'ils tentaient d'emmener en avion les 103 enfants.

Ils ont été inculpés d'enlèvement et d'escroquerie et ils risquent de cinq à 20 ans de travaux forcés s'ils sont reconnus coupables.

Un pilote espagnol, un pilote belge et six Espagnols, membres d'équipage de l'avion, ainsi qu'au moins deux Tchadiens, ont aussi été arrêtés et inculpés de complicité.

PAS D'INCIDENCE SUR LES RELATIONS FRANCO-TCHADIENNES

Deux des Français détenus sont des journalistes qui effectuaient un reportage sur l'association.

"Je souhaite pour ma part que la justice tchadienne fasse très rapidement la lumière et que les journalistes (et) les hôtesses soit libérés. Mais je n'ai pas à forcer la main de la justice tchadienne. Il y a une procédure", a déclaré Déby à des journalistes à Abéché.

Le chef de l'Etat tchadien a confirmé s'être entretenu mercredi par téléphone avec son homologue français Nicolas Sarkozy qui a demandé la libération des journalistes.

Déby s'est montré moins optimiste quant à une possible libération rapide du pilote espagnol en disant qu'il croyait, en ce qui le concerne à une "complicité", ajoutant cependant que "c'est à la justice tchadienne de faire la lumière sur son cas".

Le président tchadien a exclu une responsabilité éventuelle de la France et a assuré que cette affaire n'aurait "aucune incidence sur les relations entre le Tchad et la France".

L'ancienne puissance coloniale dispose de troupes stationnées au Tchad et elle se prépare à fournir une grande partie des effectifs de la force de maintien de la paix de l'Union européenne qui doit être prochainement déployée dans l'Est.

Nicolas Sarkozy avait laissé entendre mercredi qu'il plaiderait pour le jugement en France des membres de "L'Arche de Zoé", rebaptisée au Tchad "Children Rescue", mais le communiqué de la présidence française diffusé après la conversation téléphonique entre les deux chefs d'Etat n'y faisait pas allusion.

Idriss Déby a semblé exclure jeudi un jugement en France en déclarant à propos de ce qui est reproché à l'ONG: "Il s'agit évidemment d'enlèvement des enfants. Il s'agit de la violation des droits des enfants. Je crois que c'est un problème purement judiciaire et que la justice tchadienne fera la lumière le plus rapidement possible sur cette affaire".

INFORMATION JUDICIAIRE EN FRANCE

Interrogés à l'orphelinat d'Abéché où ils ont été accueillis, 91 des 103 enfants ont dit qu'ils vivaient en famille, avec au moins un adulte qu'ils considèrent comme leur parent.

Certains enfants ont dit à des journalistes que leurs parents étaient vivants et qu'ils avaient été attirés avec des friandises ou des biscuits hors de leur village, à la frontière entre le Tchad et le Soudan.

Selon le rapport, 85 des enfants proviennent de villages dans les zones d'Adré et de Tiné, frontalières de la région soudanaise du Darfour. Il n'est pas précisé s'ils sont tchadiens ou soudanais.

Leur état de santé ne donne, pour le moment, aucune inquiétude, indique le rapport, ajoutant que certains d'entre eux ont été soignés pour des blessures sans gravité.

L'affaire a suscité l'indignation au Tchad, où de nombreux habitants de la région déshéritée frontalière avec le Soudan s'interrogent sur les motivations des dizaines d'ONG étrangères travaillant avec les réfugiés du Darfour.

Les membres de l'association française ont été inculpés par la justice tchadienne d'"enlèvements de mineurs tendant à compromettre leur état civil" et d'"escroquerie".

Une information judiciaire a été ouverte en France le 24 octobre contre "L'Arche de Zoé" pour "exercice illégal de la profession d'intermédiaire en vue de l'adoption ou du placement d'un enfant".

Source : reuters.com
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MessagePosté le: Jeu 1 Nov 2007 - 19:51    Sujet du message: [AFRIQUE] "L'Arche de Zoé" au Tchad Répondre en citant

Arche de Zoé: Deby souhaite la libération des journalistes et des hôtesses de l'air
-1er novembre 2007-

ABÉCHÉ (AFP) - Le président tchadien Idriss Deby a souhaité jeudi à Abéché que "les journalistes" et "les hôtesses" de l'avion espagnol incarcérés dans l'affaire de l'Arche de Zoé "soient libérés", tout en affirmant que "la justice tchadienne" devait faire "très rapidement la lumière".

"Il est bien vrai que nous devrions faire la différence entre les journalistes qui font leur travail d'information et de communication avec les responsables de cette ONG Children Rescue (l'Arche de Zoé au Tchad opérait sous cette appellation, ndlr)", a souligné le président tchadien.

Le président était venu s'entretenir avec les responsables de la sécurité et de la justice à Abéché, la ville la plus importante de l'est du Tchad, proche de la province soudanaise du Darfour.

Dans cette ville sont incarcérés neuf Français - des membres de l'Arche de Zoé et trois journalistes - et sept Espagnols de l'équipage de l'avion qui devait emmener les 103 enfants de la région que cette association française entendait faire accueillir en France.

L'opération avait été stoppée le 25 octobre sur l'aérodrome de la ville par les autorités tchadiennes.

"Je souhaite (...) que la justice tchadienne fasse très rapidement la lumière et que les journalistes, y compris les hôtesses (4 de l'avion espagnol) soient libérés".

Il a confirmé qu'il avait eu un entretien téléphonique mercredi soir avec le président français Nicolas Sarkozy, soulignant toutefois qu'il n'avait pas "à forcer la main à la justice tchadienne".

Il a également dégagé la responsabilité de la France dans cette tentative avortée en expliquant que "la France officielle n'y est pour rien (dans cette affaire). Et ça n'a aucune incidence sur les relations entre le Tchad et la France."

Le président Sarkozy avait clairement demandé à M. Deby "la libération dans les meilleurs délais des journalistes français détenus à Abéché dans le respect de la législation tchadienne", selon la présidence française, qui avait indiqué que "le président Deby (...) ferait tout son possible pour les libérer".

Les journalistes arrêtés sont Marc Garmirian de l'agence Capa et Jean-Daniel Guillou, photographe de l'agence Synchro X et Marie-Agnès Peleran, de la télévision France 3 Méditerranée qui était en "congé humanitaire de solidarité" au moment de son arrestation.

Ils ont été inculpés avec six autres Français bénévoles de l'association d'"enlèvement de mineurs" et "d'escroquerie".

Les sept Espagnols de l'équipage de l'avion, un pilote belge qui a acheminé les enfants à Abéché depuis la frontière tchado-soudanaise, et deux responsables tchadiens, également sous mandat de dépôt, sont poursuivis pour "complicité".

Les organisations humanitaires ont, pour leur part, annoncé jeudi que la quasi-totalité des 103 enfants disent avoir au moins un adulte "qu'ils considèrent comme un parent" et venir de villages tchadiens frontaliers du Soudan, ont annoncé jeudi des organisations humanitaires.

"Les entretiens menés pendant plusieurs jours avec ces 21 filles et 82 garçons âgés de 1 à 10 ans (...) suggéreraient que 85 d'entre eux proviennent de villages de la région frontalière entre le Tchad et le Soudan, situés dans les zones de Adré et Tiné (localités frontalières)", ont affirmé le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et l'Unicef à Abéché (est du Tchad).

La porte-parole du HCR à Abéché Annette Rehrl a précisé qu'il s'agissait de villages situés "côté tchadien", "ce qui ne signifie pas pour autant qu'ils sont forcément de nationalité tchadienne".

"Au cours des conversations que les travailleurs humanitaires ont eu avec eux, 91 des enfants se sont référés à un environnement familial constitué d'au moins une personne adulte qu'ils considèrent comme un parent", ajoutent les organisations dans le communiqué.

L'Arche de Zoé affirme que les enfants sont des "orphelins" du Darfour, région de l'ouest du Soudan frontalière du Tchad, en proie à une guerre civile.

Source : AFP.com
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MessagePosté le: Ven 2 Nov 2007 - 10:38    Sujet du message: [AFRIQUE] "L'Arche de Zoé" au Tchad Répondre en citant

Arche de Zoé: le profil des "orphelins" se fait jour
-1er novembre 2007-

Une semaine après l'arrestation des six membres de l'Arche de Zoé à Abéché (Tchad), quelques informations commencent à remonter sur l'épopée de l'association. Dans un communiqué conjoint, la Croix-Rouge, le HCR (Haut commissariat aux réfugiés) et l'Unicef ont dressé un premier état des lieux de la situation familiale des 103 enfants récupérés.

Première surprise: il y a "21 filles et 82 garçons", précise Jean-François Basse, le représentant local de l'Unicef. Les trois ONG ont eu du mal à recouper les témoignages d'enfants qui, pour certains, sont très jeunes, âgés de 1 à 10 ans.

Mais il semble que la plupart d'entre eux ne sont pas orphelins. D'après les récits recueillis par les humanitaires, 85 déclarent avoir "un environnement familial constitué d'au moins une personne adulte qu'ils considèrent comme un parent". Comme l'explique Jean-François Basse, cette notion de "parent" est large au Tchad: elle peut inclure un oncle, une tante voire un parent plus lointain.

Logés et nourris à l'orphelinat d'Abéché, tous sont en bonne santé, avec parfois des blessures bénignes. Ils vont faire l'objet d'une vaccination, car les humanitaires redoutent la multiplication de cas de rougeole.

Originaires de la zone frontalière

Deuxième information importante pour la suite de l'affaire: leur village d'origine. D'après les récits des plus âgés, ces enfants viendraient tous de la zone frontalière qui sépare le Tchad et le Soudan, du côté des villages d'Adré et Tiné. Et vraisemblablement pas du Darfour, ainsi que le prévoyait le projet d'évacuation de l'association française. Même si la question de leur nationalité reste aléatoire dans cette zone "très poreuse". Ils peuvent parfaitement être tchadien ou soudanais... Les précisions de Jean-François Basse:

Des Tchadiens ont aussi participé à l'opération

Ces propos des enfants sont essentiels pour la suite de l'enquête, car ils tendent à mettre en évidence deux points:

1/ Les responsables de l'Arche de Zoé ont eu recours à des intermédiaires tchadiens qui, seuls, sont allés chercher les enfants dans leurs villages. Pourquoi? Dans quel but? Les Français ont-ils été abusés par ces relais locaux? Ou bien est-ce l'inverse?

2/ Toujours selon les enfants, dans le "projet éducatif" présenté aux familles, il n'a apparemment jamais été question de la France. Mais plutôt d'un enseignement "dans une école coranique" à Abéché, promesse qui aurait convaincu les parents de confier leurs enfants à ces intermédiaires. Là aussi, le degré de connaissance de ce projet pourrait entraîner de nouvelles arrestations... dans les villages concernés. Jean-François Basse:

Le représentant de l'Unicef, ainsi que ceux de la Croix-Rouge et de l'Unicef vont tenter, "en début de semaine prochaine", de recouper l'ensemble des informations récoltées pour assurer le meilleur avenir à ces 103 enfants.

Pour ces associations poids lourds de l'action humanitaire, l'enjeu n'est pas seulement symbolique. En contribuant à établir la vérité, elles espèrent aussi pouvoir continuer à agir dans les meilleures conditions possibles, avec l'appui de la population.

Enfin, les journalistes accompagnant l'association française et l'équipage espagnol de l'avion affrété pour l'occasion pourraient bientôt être libérés. Le président tchadien, Idriss Déby, s'est prononcé en faveur de cet élargissement, après une conversation téléphonique, mercredi soir, avec le président Sarkozy.

Source : rue89.com
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MessagePosté le: Ven 2 Nov 2007 - 10:42    Sujet du message: [AFRIQUE] "L'Arche de Zoé" au Tchad Répondre en citant

L'Arche de Zoé aurait menti sur ses objectifs, selon un document
-2 novembre 2007-

PARIS (Reuters) - Les membres de l'association L'Arche de Zoé, inculpés au Tchad pour enlèvement, auraient menti aux autorités locales en cachant qu'ils voulaient évacuer des enfants vers la France, selon un document publié vendredi dans Le Parisien.

Ce document à en-tête de "Children Rescue", nom adopté par l'association au Tchad, est un "ordre de mission" non daté, signé par le président de l'association Eric Breteau et qui précise à l'intention des autorités tchadiennes la nature de l'opération entreprise.

"Cette opération a pour objectif de créer dans la région est du Tchad en août/septembre 2007 et pour une durée minimum de deux ans un Children Center comprenant un centre d'hébergement d'urgence pour les enfants isolés, un poste médical avancé", dit ce document.

Il n'est pas question d'évacuation. "Les transports sont effectués sur les vols Transall de l'armée française et l'hébergement se fera à Abéché sur la base médicale de Children Rescue", précise le texte.

Le gouvernement tchadien juge donc avoir été trompé.

La version des autorités françaises est différente. Le ministère des Affaires étrangères admet avoir été informé dès l'été du projet d'évacuation et a déclaré avoir informé en juillet le parquet de Paris qui a ouvert une enquête préliminaire de police.

On ignore pourquoi cette enquête n'a pas permis de stopper le projet de L'Arche de Zoé puisque son fondement juridique, "exercice illégal de la profession d'intermédiaire en vue de l'adoption", permettait a priori d'agir. La secrétaire d'Etat aux droit de l'homme Rama Yade soutient le contraire.

PLAINTE EN FRANCE

Le président tchadien Idriss Déby a dit espérer jeudi la libération prochaine des journalistes français et des hôtesses de l'air espagnoles arrêtés avec les membres de l'ONG française.

L'Onu et la Croix-Rouge ont fait savoir que, d'après leur enquête, 91 des 103 enfants que l'ONG voulait conduire en Europe - en les présentant comme des orphelins du Darfour - avaient encore au moins un de leurs parents.

Certaines familles en Europe ont affirmé avoir versé à L'Arche de Zoé 2.000 euros ou davantage.

Le journal régional L'Indépendant publie vendredi un entretien avec une personne anonyme qui dit vouloir porter plainte car l'association lui aurait pris de l'argent après avoir promis une adoption.

Cette personne raconte une rencontre le 8 septembre à Valence avec les dirigeants de l'association. "Ça faisait grand-messe, le public se levait quand Breteau prenait la parole et applaudissait. Breteau parlait de 'notre grand vaisseau qui allait bientôt s'éloigner vers des contrées lointaines'", dit-elle.

Un courriel envoyé le 15 octobre aux familles candidates à l'adoption par L'Arche de Zoé aurait demandé de garder le secret sur la procédure, selon ce témoin.

Neuf Français, dont trois journalistes, ont été arrêtés il y a huit jours à Abéché, dans l'est du Tchad, alors qu'ils tentaient d'emmener en avion les 103 enfants. Ils ont été inculpés d'enlèvement et d'escroquerie et risquent de cinq à 20 ans de travaux forcés s'ils sont reconnus coupables.

Un pilote espagnol, un pilote belge et six Espagnols, membres d'équipage de l'avion, ainsi que deux Tchadiens, ont été également arrêtés et inculpés de complicité.

Source : lemonde.fr
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MessagePosté le: Sam 3 Nov 2007 - 14:44    Sujet du message: [AFRIQUE] "L'Arche de Zoé" au Tchad Répondre en citant

Premières auditions des inculpés de L'Arche de Zoé
-3 novembre 2007-


Arrivée des membres de l'association "L'Arche de Zoé" à N'Djamena. La justice tchadienne a entamé samedi les auditions des Européens inculpés pour enlèvement et escroquerie.

La justice tchadienne a entamé samedi les auditions des Européens inculpés pour enlèvement et escroquerie dans l'affaire de "L'Arche de Zoé".

Huit des 16 Européens et trois Tchadiens ont été extraits de la maison d'arrêt de N'Djamena et conduits sous forte escorte militaire devant un juge d'instruction, a constaté Reuters.

"Onze détenus ont été présentés devant le magistrat pour des auditions", a confirmé une source judiciaire tenant à garder l'anonymat.

Les 16 Européens - neuf Français et sept Espagnols - ont été interpellés le 25 octobre à Abéché, dans l'est du Tchad proche de la frontière avec le Darfour, alors qu'ils tentaient d'emmener en France 103 enfants africains âgés d'un à dix ans.

Six Français sont membres de l'ONG "L'Arche de Zoé" qui disait vouloir adopter des orphelins du Darfour, vaste région occidentale du Soudan où la guerre bat son plein. Mais les organismes des Nations unies ont relevé, après avoir interrogé les enfants, que l'écrasante majorité d'entre eux affirmait avoir au moins un parent.

Les trois autres Français sont des journalistes, dont l'une est en congé humanitaire de solidarité, et les sept Espagnols sont les membres d'équipage de l'avion qui devait servir au transport des enfants. Les trois Tchadiens sont des responsables locaux inculpés pour complicité.

Le pilote belge de l'appareil a été inculpé et écroué séparément à N'Djamena.

Les prévenus encourent des peines de cinq à 20 ans de travaux forcés.

MENSONGES

L'affaire, outre qu'elle embarrasse Paris dans ses relations avec le Tchad, a pris un tour polémique en France à propos du rôle des autorités, qui étaient au courant des intentions de "L'Arche de Zoé" et l'avaient mise en garde mais ne sont pas intervenues pour interrompre l'opération.

L'association est parallèlement accusée d'avoir abusé des familles françaises se proposant de recueillir les enfants et dont certaines ont versé jusqu'à 2.000 euros pour participer au financement de l'opération.

La nièce de Dominique Aubry, un des Français arrêtés au Tchad, dénonce les mensonges de "L'Arche de Zoé" dans une interview au Figaro.

"Il y a les organisateurs de l'opération et les autres qui, comme mon oncle, se sont fait avoir. On leur a fait croire qu'il s'agissait d'une mission bien cadrée, officielle et parrainée par Cécilia Sarkozy", déclare Anne-Sophie Lagniel.

"On lui a dit qu'il s'agissait d'organiser un camp au Tchad pour soigner les enfants sur place. Et rien d'autre. Il n'a jamais été question d'adoption", ajoute-t-elle.

Certains enfants ont raconté à des journalistes qu'ils avaient été convaincus de quitter leurs villages de la frontière avec le Soudan par des offres de confiserie ou des promesses de scolarisation.

L'épouse du pilote belge Jacques Wilmart déclare que son mari était au Tchad pour une mission humanitaire et pense que le groupe a agi en toute bonne foi.

"Ils avaient la permission de décoller et atterrir", a déclaré Nathalie Wilmart à Reuters Television. "Prendre ces enfants sous l'oeil des médias, ces journalistes qui étaient présents, c'est impossible. Quand on a quelque chose à cacher, on ne veut pas que cela soit raconté. C'est absurde."

Source : lepoint.fr
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MessagePosté le: Sam 3 Nov 2007 - 14:50    Sujet du message: [AFRIQUE] "L'Arche de Zoé" au Tchad Répondre en citant

Marche de soutien aux Européens détenus au Tchad à Marseille
-3 novembre 2007-


Une centaine de personnes ont participé samedi matin à une marche silencieuse à Marseille, en soutien aux ressortissants européens détenus au Tchad dans le cadre de l'affaire de "L'Arche de Zoé."

MARSEILLE (Reuters) - Une centaine de personnes ont participé samedi matin à une marche silencieuse à Marseille, en soutien aux ressortissants européens détenus au Tchad dans le cadre de l'affaire de "L'Arche de Zoé."

Les participants, qui ont défilé de la Canebière jusqu'à la mairie de Marseille, répondaient à l'appel de familles de détenus, dans l'attente d'une autre manifestation dimanche après-midi à Paris.

"Notre message est très neutre, il est simplement humain et non politique. Il s'agit d'une marche de soutien, d'une marche du coeur. Nous ne sommes pas ici pour soutenir 'L'arche de Zoé', mais des Français emprisonnés", explique Souad, soeur d'une infirmière de 'L'Arche de Zoé' actuellement incarcérée.

Réunis derrière la banderole "Soutien aux ressortissants européens détenus au Tchad", des familles d'accueil venues du sud de la France et des sympathisants portant des fleurs ont défilé en silence.

Des manifestants ont évoqué une "machination" des autorités tchadiennes.

"Nos compatriotes sont devenus une monnaie d'échange pour le président tchadien", a déclaré Michel Deydier, coorganisateur de la marche et candidat à l'accueil d'un orphelin du Darfour.

"Nous pensons qu'il y a quelque chose qui ne va pas dans cette histoire. Beaucoup d'enfants qui ont été présentés à la télévision portaient des cheveux longs, alors que ceux qui avaient été pris en charge par l'association avaient été rasés pour des raisons sanitaires. Il est tellement facile de remplacer des enfants sur place", a-t-il dit.

Un avis partagé par Laurence Gudet, candidate à l'accueil d'un orphelin à Marseille.

"Ces gens doivent bénéficier de la présomption d'innocence et doivent être jugés en France pour que la vérité éclate", estime-t-elle.

Michel Deydier a également évoqué la plainte d'une famille d'accueil à l'encontre de "L'Arche de Zoé."

"Ces personnes sont les seules sur 258 familles à engager une telle démarche. Elles ont des difficultés personnelles et sont plus à plaindre qu'à blâmer. Les pratiques sectaires dont ils parlent ne correspondent pas à la réalité", a-t-il estimé.

Source : reuters.com
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MessagePosté le: Lun 5 Nov 2007 - 15:22    Sujet du message: [AFRIQUE] "L'Arche de Zoé" au Tchad Répondre en citant

Les membres de L'Arche de Zoé toujours sûrs de leur bon droit
-5 novembre 2007-

PARIS (Reuters) - Les responsables de "L'Arche de Zoé" restent convaincus de la légitimité de leur tentative de transport d'enfants tchadiens en France, selon Marc Garmirian, l'un des trois journalistes libérés dimanche au Tchad.

"Jusqu'au moment où je suis sorti de la prison, ils restaient convaincus que leur mission était légitime", a-t-il expliqué lundi sur Europe 1 à propos, notamment, du chef de l'opération Eric Breteau et de son amie Emilie Lelouch.

"Ils comprennent ce qui leur arrive mais ils considèrent toujours qu'au nom de la Convention de Genève de 1951, ils étaient dans une action légitime", a-t-il ajouté.

Quatorze personnes, dont six Français, restent emprisonnées au Tchad après le rapatriement par Nicolas Sarkozy de trois journalistes et de quatre hôtesses de l'air espagnoles.

Au total, 21 personnes sont poursuivies par la justice tchadienne et encourent entre cinq et vingt ans de travaux forcés.

Marc Garmirian a estimé que le terme de "Pieds-Nickelés" pouvait s'appliquer aux membres de "L'Arche de Zoé." "On peut considérer que c'est des illuminés, des exaltés", a-t-il dit.

Hervé Chabalier, le "patron" de l'agence Capa pour laquelle travaille le journaliste, a souligné pour sa part "un point" sur lequel les membres de l'opération ont, selon lui, commis "une véritable faute."

"Quand ils ont demandé des enfants aux différents chefs de village qui se trouvent de l'autre côté de la frontière, ils ont dit que c'était pour ramener ces enfants à l'orphelinat d'Abéché", a-t-il expliqué.

"Ils n'ont pas dit à ce moment là que c'était une étape pour les ramener en France."

Selon Le Monde, daté du 6 novembre, des parents en colère affluent de villages de l'est tchadien jusqu'à Abéché et affirment qu'à aucun moment, les humanitaires français ne leur ont proposé d'envoyer les enfants en France.

"Le principal problème était de savoir si ces enfants étaient soudanais ou tchadiens et orphelins ou pas de père et de mère", a souligné Marc Garmirian.

"La manière dont ils ont travaillé sur cette question là pose un certain nombre de problèmes. Il y a une perte d'information entre ce qu'ils ont expliqué aux Tchadiens et ce que les messagers qu'ils ont envoyé dans les villages ont expliqué aux enfants", a-t-il dit.

Interrogé sur les conditions de détention au Tchad des membres de l'association, journalistes et hôtesses espagnoles, le journaliste a précisé qu'elles étaient "au-dessus des normes locales" mais difficiles, en particulier après leur transfert à la prison de N'Djamena.

"On s'est retrouvés là en prison, vraiment, derrière des barreaux et ça a fait un choc pour les hôtesses. La prison prenait une réalité à ce moment-là", a-t-il expliqué.

"Même si les portes des cellules sont restées ouvertes, même si on a eu des conditions bien au-dessus des normes locales, ça a été quand même un peu dificile", a-t-il ajouté.

Source : reuters.com
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MessagePosté le: Mar 6 Nov 2007 - 09:24    Sujet du message: [AFRIQUE] "L'Arche de Zoé" au Tchad Répondre en citant

À N'Djamena, la procédure se poursuit contre dix Européens
-6 novembre 2007-

Le ministre de la Justice, Pahani Padaké, affirme que, contrairement aux souhaits de Nicolas Sarkozy, le procès devrait se tenir au Tchad.

DERRIÈRE les barreaux du tribunal de N'Djamena, on aperçoit brièvement le visage fatigué du copilote espagnol. Dans la cour sablonneuse, sous 40 degrés à l'ombre, une petite foule de plaignants attend son tour assis par terre, indifférente aux caméras de télévision étrangères qui campent à leurs côtés. « On espère que ces voleurs d'enfants vont être jugés ici et pas en France », dit tout de même Mahamat, un commerçant venu plaider une histoire de cadastre.

Au lendemain du départ, dans l'avion de Nicolas Sarkozy, des trois journalistes français et des quatre hôtesses de l'air espagnoles, le juge d'instruction a repris l'enquête et convoqué ceux qui restent : les six membres de l'ONG L'Arche de Zoé, les deux pilotes et le steward de l'avion espagnol, l'ex-pilote de ligne belge Jacques Willemart et quatre Tchadiens.

Les six Français et les trois Espagnols sont inculpés d'escroquerie et d'enlèvement de mineurs, les autres sont poursuivis pour complicité. Ce dernier chef d'accusation pesait toujours hier sur les journalistes et les hôtesses, en liberté provisoire. En ce qui les concerne, des non-lieux pourraient intervenir rapidement.

Deux possibles libérations

On évoquait également hier la libération du steward et du pilote belge. Le premier n'avait pas eu le temps d'être entendu dans l'audience précipitée qui a précédé l'arrivée de Nicolas Sarkozy, explique-t-on à N'Djamena. Le second, qui avait convoyé les enfants dans un petit avion, bénéficie du plaidoyer du président Déby, qui souhaite une libération « humanitaire » en raison de son âge, 75 ans.

Le sort des autres est plus flou. Au cours de sa visite éclair, Nicolas Sarkozy a souhaité qu'ils puissent être jugés en France, dans le cadre des accords judiciaires franco- tchadiens de 1976. Le président Déby a renvoyé le dossier à la justice. Hier, le ministre de la Justice Pahani Padaké n'a pas semblé vouloir céder.

Déclarant n'avoir pas encore reçu de demande d'extradition, le ministre a précisé : « La justice travaille toujours sur un procès au Tchad. » Techniquement, les inculpés devraient d'abord être mis en examen en France avant de pouvoir être extradés. De toute façon, les juges tchadiens pourraient prendre leur temps. Quant au président Idriss Déby Itno, il doit compter avec une opinion publique qui ne verrait pas d'un bon oeil le départ des inculpés pour la France.

Source : lefigaro.fr
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MessagePosté le: Mer 7 Nov 2007 - 09:44    Sujet du message: [AFRIQUE] "L'Arche de Zoé" au Tchad Répondre en citant

Le ton monte entre la France et le Tchad sur l'Arche de Zoé
-7 novembre 2007-

PARIS (Reuters) - Le ton est monté mardi entre la France et le Tchad à la suite de déclarations de Nicolas Sarkozy sur le sort des membres de l'Arche de Zoé poursuivis au Tchad pour enlèvement d'enfants et escroqueries.

Lors d'une étape en Bretagne, en route pour Washington, le président français a déclaré qu'il irait chercher ces six hommes et femmes, comme il l'a fait dimanche pour trois journalistes français et quatre hôtesses de l'air espagnoles.

"J'irai chercher ceux qui restent, quoi qu'ils aient fait", a-t-il dit. "Le rôle du président est de prendre en charge tous les Français."

Une déclaration aussitôt jugée "inopportune" par le ministre tchadien de la Justice, Albert Pahimi Padacket.

"Cette déclaration n'aura aucune conséquence sur la suite du dossier devant le juge", a-t-il déclaré.

Plus tard, le président tchadien Idriss Déby a déclaré à des journalistes qu'il ne jugeait pas nécessaire l'expatriation des membres de l'ONG. "La justice se fera ici au Tchad", a-t-il dit. "Il n'est pas question pour le moment que les juridictions tchadiennes se dessaisissent du dossier. Au contraire, les juridictions tchadiennes vont aller jusqu'au fond.

Il a souligné que l'opinion publique tchadienne était "très sensible à cette question" et qu'il fallait "respecter la souveraineté" et la justice du Tchad.

"Les faits ont été commis au Tchad. C'est pourquoi ces bandits doivent être jugés et condamnés ici. Ils doivent aussi purger leur peine dans le pays", a pour sa part fait valoir le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique tchadien Ahmat Mahamat Bachir, dans un entretien publié par Le Parisien.

MISE AU POINT DE L'ELYSEE

A la suite de ces déclarations, le porte-parole de l'Elysée, David Martinon, a fait une mise au point à Washington, où il accompagne Nicolas Sarkozy.

"Le président a redit ce qu'il a dit à N'Djamena, à savoir que sa préférence allait à ce que les détenus, notamment français, soit jugés plutôt en France", a déclaré David Martinon. "Pour autant, ce qu'il a dit à N'Djamena, et c'est ce qu'il a sous-entendu aujourd'hui, c'est que, bien évidemment, tout cela dépend d'une décision des autorités judiciaires tchadiennes. Ça ne peut pas se comprendre autrement."

Prié de dire si Nicolas Sarkozy irait chercher les membres de l'ONG au Tchad si les autorités tchadiennes donnaient leur feu vert, il a répondu : "Pas nécessairement. Mais ce que nous souhaitons c'est que le dialogue qui s'est engagé entre la justice tchadienne et la justice française se prolonge dans les meilleures conditions, en application des accords bilatéraux passés, pour que la lumière puisse être faite sur cette affaire entre deux justices indépendantes."

Au total, dix Européens - les six membres français de l'Arche de Zoé, trois membres d'équipage espagnols et le pilote belge qui devait ramener en France 103 enfants africains - sont inculpés et écroués au Tchad.

Nicolas Sarkozy et la secrétaire d'Etat aux Droits de l'homme, Rama Yade, avaient déjà exprimé leur préférence pour un procès en France, ce qui est techniquement possible aux termes d'une convention bilatérale.

"Nous avons une justice compétente et un procès en France constituerait une insulte pour le peuple tchadien", réplique Ahmat Mahamat Bachir. "Quand nos délinquants se font arrêter chez vous, ils ne sont pas amenés ici. Soyons sérieux, ces inculpés doivent être jugés au Tchad."

NOUVEAUX ELEMENTS A CHARGE

La justice française, qui a ouvert fin octobre une information judiciaire pour "exercice illégal de la profession d'intermédiaire en vue de l'adoption", possède aussi des éléments à charge contre les membres de l'Arche de Zoé.

Alors qu'il est déjà établi que l'association a caché au Tchad son projet d'emmener les enfants en France, il apparaît que son président, Eric Breteau, a menti à la police française, a-t-on appris de source judiciaire à Paris.

Interrogé le 10 août par la Brigade de protection des mineurs de Paris sur son projet de ramener des orphelins du Darfour en France, il a assuré bénéficier du soutien de l'Unicef, ce qui était faux. Il a aussi invoqué l'appui d'une ONG américaine dont il a donné le nom, "Children Rescue".

Ce nom était en fait celui adopté au Tchad par les membres de l'Arche de Zoé. Par ailleurs, Eric Breteau s'est vu lors de cette audition de police adresser une mise en garde officielle contre l'exécution de son projet, mise en garde mentionnée sur le procès-verbal qu'il a signé.

L'information judiciaire a été confiée à deux juges d'instruction de Paris, qui vont centraliser les plaintes déposées partout en France par les familles qui avaient financé l'Arche de Zoé en vue de l'accueil d'un enfant.

Eric Breteau clame son innocence dans un entretien au journal Sud-Ouest publié mardi. "La seule chose que j'aie faite, c'est que j'ai voulu sauver des enfants qui sont dans la détresse. Aujourd'hui, on parle de moi comme d'un criminel, alors que je suis le seul à avoir essayé de faire quelque chose pour le Darfour", dit-il au journaliste qui l'a rencontré lundi après-midi dans sa cellule.

L'enquête menée par les organisations internationales montre que les enfants que l'association a tenté de ramener en France n'étaient pas soudanais mais tchadiens et que la grande majorité d'entre eux n'étaient pas orphelins.

Source : lemonde.fr
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MessagePosté le: Jeu 8 Nov 2007 - 16:33    Sujet du message: [AFRIQUE] "L'Arche de Zoé" au Tchad Répondre en citant

Arche de Zoé : 36 ONG internationales du Darfour condamnent l’association
-8 novembre 2007-

36 ONG internationales travaillant au Darfour, dont plusieurs ONG membres de Coordination SUD, ont signé une déclaration pour condamner l’action de l’association française l’Arche de Zoé.

Les ONG Internationales qui travaillent au Darfour condamnent la tentative récente d’une organisation d’évacuer des enfants du Tchad. Cette activité n’est pas représentative du travail réalisé par les ONG Internationales au Darfour et par nos collègues au Tchad.

Les ONG Internationales au Darfour se sont toujours pleinement engagées à travailler en accord avec les principes humanitaires et dans le respect des droits de l’homme et du droit international pour que leur travail reste neutre, impartial et responsable vis à vis des communautés locales. De plus, notre travail vise à respecter les droits de l’enfant, de l’individu et des familles.

En tant que communauté, nous sommes sérieusement concernés par toute altération aux principes humanitaires et nous travaillons ensemble, en collaboration avec les populations et les autorités locales du Darfour pour mettre en place nos programmes.
Actuellement, 85% de l’aide humanitaire apportée au Darfour provient de la communauté des ONG Internationales.

Cette déclaration a été signée par 36 ONG Internationales dont :
Save the Children US, Save the Children UK, Oxfam, World Vision, Concern, Care, Tearfund, International Rescue Committee, Action contre la Faim, Norwegian Church Aid, ZOA refugee Council, International Medical Corps, War Child Holland, FAR, Save the Children Sweden, Medair, Terre Des Hommes, Action on Disability and Development, Solidarité, Acted, IAS, Merlin.


Source : coordinationsud.org
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MessagePosté le: Jeu 8 Nov 2007 - 16:38    Sujet du message: [AFRIQUE] "L'Arche de Zoé" au Tchad Répondre en citant

L'affaire de l'Arche de Zoé ravive le sentiment antifrançais au Tchad
-8 novembre 2007-


La population tchadienne manifeste contre l'Arche de Zoé, près de la cour du palais de justice à N'Djamena.

On est indépendants depuis le 11 août 1960 !" Ce cri lancé, mardi 6 novembre, dans la cour du palais de justice de N'Djamena, résume bien les sentiments mêlés d'agacement et d'indignation qu'éprouve une grande partie de la population tchadienne.

L'opération de libération des journalistes français et des hôtesses de l'air espagnoles, incarcérés dans le cadre de l'affaire de L'Arche de Zoé, menée par Nicolas Sarkozy, puis ses déclarations selon lesquelles "quoi qu'ils aient fait" il irait chercher les six autres Français détenus au Tchad, ont été ressenties dans le pays comme des atteintes à l'indépendance, donc comme des vexations.

L'affaire de L'Arche de Zoé a ravivé d'anciennes blessures. Les mots de "néocolonialisme" ou de "Françafrique" ont resurgi dans les commentaires de certains médias tchadiens, mais aussi dans les conversations.

L'homme de la rue, lui, ne se préoccupe guère des subtilités du dossier. Ce qu'il retient, c'est qu'un groupe de Blancs, Français de surcroît, a tenté d'embarquer illégalement dans un avion pour la France 103 enfants africains. Le fait qu'il s'agisse de musulmans susceptibles d'être christianisés constitue une circonstance aggravante. "Il s'agit d'une tentative d'enlèvement d'enfants, c'est vraiment trop grave, ça !", s'indigne Samba Kalibou, un commerçant de 38 ans. "On débarque dans un pays, on choisit des gosses et on les expédie en France comme de la marchandise. On est revenu au temps de l'esclavage ou quoi ?", se demande-t-il.

A N'Djamena, l'affront a été cinglant pour les magistrats de la cour d'appel, contraints de se livrer à un simulacre de procédure afin de pouvoir libérer les détenus au moment de l'arrivée du président français. Le substitut du procureur, qui avait résisté aux injonctions du pouvoir, en a payé le prix : il a été relevé de ses fonctions.


SENSIBILITÉS À VIF


A N'Djamena, "Les Blancs, voleurs d'enfants !" est une invective qui fuse parfois sur le passage d'un Européen. Quelques coups de poing ou de ceinture ont été portés, mardi matin, contre le fourgon transportant les inculpés, mais aucune de ces petites manifestations ne laisse présager de débordements populaires.

Le président Idriss Déby semble néanmoins inquiet. Après son entrevue avec M. Sarkozy, le chef de l'Etat tchadien aurait glissé à Robert Ménard, président de Reporters sans frontières : "Maintenant, c'est moi qui me retrouve dans la merde..."

A Abéché, les sensibilités sont davantage à vif. Des cailloux ont volé sur le véhicule d'une équipe de journalistes, et le couvre-feu, de 18 h 30 à 6 heures, doit être plus que jamais respecté. Le général Touka Ramadane Koré, gouverneur de la région du Ouaddaï, a lancé un appel à la population l'incitant à faire une distinction entre l'association incriminée et toutes les ONG qui assurent "un travail considérable, largement apprécié".

"Un réflexe antiblanc ou antifrançais risque de se manifester, notamment pour les petites ONG qui travaillent ici", observe Annette Rehrl, du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), avant d'ajouter : "Pour le CICR (Comité international de la Croix-Rouge), l'Unicef (Fonds des Nations unies pour l'enfance) ou le HCR, il y aura peut-être un léger flottement, mais rien de grave, car nous sommes parfaitement identifiés. Il faudra regagner de la confiance." Un autre représentant du HCR reconnaît que les grandes agences de l'humanitaire créent des frustrations en même temps que des emplois : "Là où elles s'implantent, les prix des loyers et des denrées alimentaires augmentent, les gros 4 x 4 blancs accusent le contraste avec la misère noire."

Samia Ahmed Mohammad, ministre des affaires sociales du Soudan, venue à Abéché, redoute que cette affaire ne provoque dans l'opinion publique "un changement de point de vue" sur la France. "Nos sociétés sont certes pauvres, ajoute la ministre, mais elles sont riches des sentiments d'amour qu'elles portent à leurs enfants."

Source : lemonde.fr
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