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[ASIE] Pervez Musharraf réélu à la présidence du Pakistan

 
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Ccil
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MessagePosté le: Jeu 11 Oct 2007 - 11:02    Sujet du message: [ASIE] Pervez Musharraf réélu à la présidence du Pakistan Répondre en citant

Pervez Musharraf réélu à la présidence du Pakistan
-8 octobre 2007-



L'incertitude sur la validation du scrutin par la Cour suprême n'a pas empêché les partisans de M. Musharraf de crier victoire et de se féliciter d'avoir réussi à diviser les partis d'opposition, qui n'ont pas été capables d'élaborer une stratégie commune contre le régime militaire.

En l'absence des parlementaires de l'opposition qui avaient démissionné ou boycotté le scrutin, le général-président Pervez Musharraf a facilement remporté, samedi 6 octobre, l'élection présidentielle pakistanaise. Mais son sort reste suspendu à une décision de la Cour suprême, qui doit se prononcer sur la validité de sa candidature, M. Musharraf n'ayant pas renoncé à ses fonctions de chef d'état-major des armées. Même si la plupart des analystes s'accordent pour penser que la Cour ne va pas recaler le général, son élection ne pourra être validée, au mieux, que dans une dizaine de jours.

Cette incertitude n'a pas empêché les partisans de M. Musharraf de crier victoire et de se féliciter d'avoir réussi à diviser les partis d'opposition, qui n'ont pas été capables d'élaborer une stratégie commune contre le régime militaire.

"Nous avons pris des mesures politiques intelligentes et la division de l'opposition est un succès de notre stratégie", a affirmé, dimanche, le premier ministre, Shaukat Aziz. Celui-ci faisait allusion à "l'ordonnance de réconciliation nationale" taillée sur mesure pour satisfaire l'ex-premier ministre Benazir Bhutto et séparer son parti, le Parti du peuple pakistanais (PPP), des autres formations de l'opposition. Cette ordonnance prévoit l'amnistie pour tous les cas de corruption et blanchiment d'argent impliquant Mme Bhutto et son mari, Asif Zardari.

La réélection en pointillé du général Musharraf, qui a promis d'abandonner son uniforme de chef de l'armée avant le 15 novembre, date de l'expiration de son mandat actuel, est loin de mettre fin à la crise que traverse le pays. Même si, comme le général s'en est vanté samedi, "démocratie signifie majorité, que l'opposition soit là ou pas", son élection manque cruellement de légitimité.

"L'élection n'a pas de valeur morale ou constitutionnelle", affirme Raja Zafar ul-Haq, un des leaders de l'Alliance pour la restauration de la démocratie et fidèle de l'ex-premier ministre Nawaz Sharif. "Ni constitutionnellement ni selon les traditions et valeurs politiques, il n'était éligible pour être candidat ou être élu dans une élection présidentielle", affirme Iqbal Haider, secrétaire général de la commission indépendante des droits de l'homme.

Le désintérêt quasi total de la population pour cette élection est aussi un indice de l'écart grandissant entre la classe dirigeante et au moins la moitié des 160 millions de Pakistanais qui luttent quotidiennement pour survivre. Cet écart joue en faveur des partis religieux et ceci d'autant plus que le pouvoir a joué l'apaisement vis-à-vis des militants islamistes. "Le gouvernement a choisi de regarder ailleurs quand les militants ont dynamité des écoles de filles et des boutiques de vidéos, ont menacé des professeurs, des étudiants, des docteurs, des infirmiers, des travailleurs humanitaires et des barbiers", dénonce l'avocate très respectée des droits de l'homme Asma Jehangir.

Les incidents très violents qui ont opposé, samedi et dimanche, dans la zone tribale du Waziristan, frontalière de l'Afghanistan, les islamistes et l'armée montrent l'étendue de la présence et la force de ces talibans pakistanais qui ont longtemps bénéficié du soutien tacite des autorités. Selon les différents bilans, près de 100 personnes, dont au moins 20 soldats, des dizaines de civils et une cinquantaine d'islamistes ont été tués dans ces affrontements où l'armée est intervenue avec des chasseurs bombardiers et des hélicoptères de combat. Les actions des talibans, dont l'influence dépasse les seules zones tribales, font planer une ombre sur la tenue des élections législatives qui doivent avoir lieu au plus tard au début de l'année 2008.

Sur le plan politique, l'alliance voulue, sinon imposée, par les Etats-Unis entre le général Musharraf et Mme Bhutto risque d'être de courte durée. Les deux personnages se méprisent et ont dit par le passé pis que pendre l'un de l'autre. Mme Bhutto espère regagner son poste de premier ministre à l'occasion des élections législatives qu'elle veut "libres et honnêtes". Le général Musharraf, qui sait sa popularité en perte de vitesse, à l'image de son parti, divisé et miné par les ambitions personnelles, va certainement, une fois de plus, tout faire pour obtenir le résultat qu'il souhaite au risque d'aggraver le désenchantement de la population vis-à-vis du système.

Ces jeux politiques, qui vont durer jusqu'au début 2008, risquent de détourner l'attention des vrais problèmes que sont la lutte contre l'extrémisme islamique et contre une pauvreté qui s'accroît. Appelé à succéder au général Musharraf comme chef de l'armée, le général Ashfaq Parvez Kiani devra prouver qu'il sera plus efficace dans la lutte contre les islamistes radicaux qu'il ne l'était lorsqu'il dirigeait, de 2004 à 2007, l'Inter Services Intelligence (ISI), le service de renseignement.

Source : lemonde.fr
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MessagePosté le: Mer 17 Oct 2007 - 11:13    Sujet du message: [ASIE] Pervez Musharraf réélu à la présidence du Pakistan Répondre en citant

Pakistan: Benazir Bhutto confirme son retour jeudi après 8 ans d'exil
-17 octobre 2007-


L'ancien Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto a confirmé mercredi à Dubaï qu'elle rentrerait bien jeudi au Pakistan et mettrait fin à huit ans d'exil volontaire.

DUBAI (AFP) - L'ancien Premier ministre pakistanais Benazir Bhutto a confirmé mercredi à Dubaï qu'elle rentrerait bien jeudi au Pakistan et mettrait fin à huit ans d'exil volontaire.

"Oui, je rentre", a-t-elle déclaré à un groupe de journalistes en réponse à la question de savoir si elle était toujours décidée à quitter Dubaï jeudi matin pour Karachi, la grande ville du sud du pays.

Mme Bhutto, 54 ans, a fait cette brève déclaration à son arrivée dans un grand hôtel de Dubaï où elle a ensuite donné une conférence de presse. "Tandis que je me prépare à partir" pour le Pakistan, "je prie Dieu (...) (pour que je puisse) apporter la démocratie à mon pays et satisfaire les aspirations de mon peuple", a-t-elle déclaré dans la conférence de presse.

Le gouvernement du président Pervez Musharraf a augmenté ces derniers jours ses pressions sur l'ancien Premier ministre pour tenter de la persuader de repousser son retour. Mme Bhutto a, quant à elle, dit craindre un complot contre elle de la part d'anciens officiers de l'armée. Dans une interview à la chaîne britannique Sky News, Mme Bhutto avait mis en garde mardi les autorités pakistanaises contre toute répression visant ses partisans à son retour.

Elle avait aussi estimé qu'une tentative d'assassinat à son encontre était possible à son arrivée à Karachi. Je ne crois pas qu'un musulman authentique puisse m'attaquer. L'islam interdit les attaques suicide", a toutefois répondu Mme Bhutto dans l'hôtel de Dubaï où elle était arrivée avec près d'une heure et demie de retard pour la conférence.

"Je suis un leader du peuple. J'ai donné ma parole au peuple du Pakistan. Rien ne m'est plus important que ma parole. Une fois que j'ai fixé une date, je dois l'honorer", a-t-elle répondu à la question de savoir si elle n'allait pas reporter son retour.

Evoquant l'attente fébrile de milliers de ses partisans du retour de leur icône, le chef du Parti du Peuple Pakistanais (PPP) a déclaré : "je suis fière qu'ils n'aient pas été intimidés. Je les en remercie du fond du coeur". "Nous n'avons pas à être d'accord sur tout. Laissons le peuple décider quelle politique il souhaite", a ajouté Mme Bhutto, dans une allusion à la situation politique au Pakistan où des élections législatives sont prévues à la mi-janvier 2008.

Mme Bhutto a dirigé le Pakistan à deux reprises, de 1988 à 1990 et de 1993 à 1996. Elle fait l'objet, ainsi que son mari, d'accusations portant sur d'énormes détournements de fonds publics pendant ces deux passages au pouvoir, bien que ces détournements n'aient jamais été formellement prouvés. Ces accusations, ainsi que ses longues tractations avec le général Musharraf pour un partage du pouvoir, ont gravement affecté sa popularité dans son pays.

Deux autres gros problèmes rendent très incertain le retour de Mme Bhutto sur la scène politique pakistanaise. D'une part, le décret d'amnistie signé le 5 octobre par M. Musharraf abandonnant les poursuites pour corruption, condition que Mme Bhutto posait à un partage du pouvoir, est contesté devant la Cour suprême pakistanaise, qui pourrait l'invalider après son retour, rendant ainsi possible son arrestation.

D'autre part, tout accord de partage du pouvoir est soumis à l'avenir politique incertain du général Musharraf.

Le chef de l'Etat a très largement remporté l'élection présidentielle au parlement le 6 octobre, mais sa réélection est suspendue à un jugement -attendu dans les prochains jours- de la Cour suprême sur son éligibilité et la validité du scrutin.

Si sa victoire venait à être invalidée, l'entourage du général-président, qui a pris le pouvoir il y a huit ans par un coup d'Etat sans effusion de sang, n'a pas caché qu'il imposerait la loi martiale.

Source : AFP.com
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