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[ASIE] Plusieurs moines tués en Birmanie
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Ccil
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MessagePosté le: Ven 28 Sep 2007 - 08:35    Sujet du message: [ASIE] Plusieurs moines tués en Birmanie Répondre en citant

Plusieurs moines tués en Birmanie
-28 septembre 2007-


Les moines bouddhistes qui ont pris la tête du soulèvement populaire en Birmanie ont été attqués hier.

Le sang vient de couler en Birmanie. Les forces de l'ordre ont répondu hier aux manifestations pacifiques par les plus violentes mesures de répression depuis le début de la «révolution safran».


Les moines bouddhistes qui ont pris la tête du soulèvement populaire ont été attaqués hier. Plusieurs d'entre eux - jusqu'à sept, selon certaines sources - ont été tués. À la suite de ces violences, le Conseil de sécurité de l'ONU a été convoqué d'urgence.

«Je ne sais pas exactement combien de personnes sont mortes, mais il y en a eu au moins six», affirme le directeur des politiques de l'organisme U.S. Campaign for Burma, Aung Din.

M. Din est en contact de façon régulière avec des leaders du mouvement de protestation sur le terrain, en Birmanie. Il a été joint à Washington par La Presse.

«La police antiémeutes et les soldats ont battu des manifestants, utilisé des gaz lacrymogènes et ont tiré en l'air», rapporte ce porte-parole de la dissidence.

«Des bonzes qui ont vu leur chemin bloqué par des soldats se sont agenouillés et ont baissé la tête dans le but de leur céder le passage. Ils ont alors été brutalement battus», ajoute-t-il.

Selon un responsable birman cité par l'AFP, un bonze aurait été tué alors qu'il tentait de désarmer un soldat. Deux autres auraient été battus à mort, indique l'agence de presse, qui estime à «au moins quatre» le nombre de décès et à 100 le nombre de blessés. Des centaines d'arrestations auraient été faites.

Les accrochages se seraient déroulés à proximité de la pagode Shwedagon, point de départ des manifestations des derniers jours.

Plusieurs pays, ayant exhorté ces derniers jours le régime militaire à faire preuve de retenue, ont manifesté hier leur consternation. Washington et l'Union européenne, dans un communiqué, ont sommé la junte de faire cesser les violences.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a annoncé l'envoi dans la région de son émissaire spécial pour la Birmanie, Ibrahim Gambari. Il se rendra dans le pays dès qu'il obtiendra son visa.

Le président français Nicolas Sarkozy a pour sa part demandé le gel de tous les investissements des entreprises de son pays en Birmanie, incluant la société pétrolière Total.

Rangoon et Mandalay, respectivement capitale et seconde ville en importance du pays, demeurent depuis mardi soir sous un «régime d'accès restreint» similaire à l'état d'urgence. En plus d'avoir instauré un couvre-feu, le régime a interdit les rassemblements de plus de cinq personnes.

«Est-ce que les moines boud-dhistes et le public vont encore oser retourner dans la rue? C'est la question que tout le monde se pose», lance Chris Lewa, qui se penche depuis 13 ans, de la Thaïlande, sur le sort des réfugiés birmans.

Interrogée au sujet des exactions qui ont poussé des centaines de milliers de Birmans à fuir le pays, elle cite entre autres l'oppression et l'absence de libertés politiques ainsi que les attaques contre les minorités ethniques.

Sans oublier le travail forcé, omniprésent en Birmanie et parfois mortel. «Des gens sont par exemple recrutés dans des villages par l'armée pour aller sur le champ de bataille en tant que détecteurs de mines», raconte Mme Lewa.

La révolution birmane

15 août: Le régime militaire au pouvoir fait grimper le prix des carburants, ce qui a un impact majeur dans ce pays notoirement pauvre. 19 août: Première manifestation, qui rassemble quelques centaines de personnes.

28 août: Des centaines de moines bouddhistes se joignent au mouvement de protestation, dans la localité de Sittwe, dans l'ouest du pays.

5 septembre: Des moines bouddhistes sont frappés par des miliciens favorables à la junte lors d'un rassemblement à Pakokku, au nord de la capitale, Rangoon.

6 septembre: Plusieurs centaines de moines retiennent pendant six heures en otage 20 responsables locaux à Pakokku.

18 septembre: Les manifestations menées par les moines bouddhistes prennent de l'ampleur. Des milliers de bonzes marchent dans plusieurs villes de Birmanie.

24 septembre: Le soulèvement populaire se transforme progressivement en mouvement d'opposition politique. Plus de 100 000 personnes manifestent à Rangoon.

25 septembre: Quelque 100 000 manifestants marchent de nouveau sur Rangoon. Des membres des forces de l'ordre sont déployés, un couvre-feu est décrété et les rassemblements de plus de cinq personnes sont interdits.

26 septembre: Le régime militaire passe à l'attaque.

Source : cyberpresse.ca
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MessagePosté le: Ven 28 Sep 2007 - 08:38    Sujet du message: [ASIE] Plusieurs moines tués en Birmanie Répondre en citant

MYANMAR • Seuls les voisins peuvent influencer le régime
-28 septembre 2007-

Le Conseil de Sécurité des Nations unies a appelé la junte birmane à la "retenue". Mais les intérêts économiques de la Chine, la Thaïlande et l'Inde sont tels que ces pays sont les seuls à pouvoir réellement peser sur la situation.


Devant l'ambassade du Myanmar à Bangkok, le 27 septembre - AFP


Beaucoup plus que de nouvelles sanctions économiques imposées par les Etats-Unis ou l'Union européenne, c'est l'inquiétude des voisins du Myanmar pour leurs énormes intérêts économiques qui peuvent d'influencer la situation dans le pays. C'est ce qu'affirment des observateurs régionaux. La Chine, l'Inde et la Thaïlande ont tous trois intérêt à tenter d'éviter l'escalade dans la répression des manifestations.

La Chine ne tient pas à ce qu'un bain de sang se produise à ses frontières. L'Inde rêve de mettre la main sur le gaz birman afin d'alimenter le développement de ses Etats du Nord. Quant à la Thaïlande, elle a besoin du gaz birman pour faire tourner ses centrales électriques. D'après les chiffres du régime de Naypyidaw, la nouvelle capitale du pays, la Chine aurait été le principal partenaire économique du pays en 2006, avec un volume d'échanges de 721 millions de dollars. Mais nombreux observateurs doutent de l'exactitude de ces données. En termes d'échanges, c'est la Thaïlande qui reste le principal partenaire du pays, avec près de 2,65 milliards de dollars d'achats, principalement de gaz. Il faut y ajouter le projet de construction d'un immense barrage hydroélectrique dans l'Etat karen, près de la frontière thaïlandaise, d'un montant de 1 milliard de dollars, projet auquel la Chine participe également.

Répondant aux appels de l'Occident, qui l'enjoignait d'user de son influence, Pékin a ressorti cette semaine ses habituelles platitudes sur le fait qu'il n'intervenait pas dans les affaires internes d'un Etat souverain. Rares sont ceux qui le croient. "Non seulement le Myanmar représente une source essentielle d'énergie [pour la Chine], mais en outre, en lui offrant un marché facilement exploitable presque sans production industrielle autonome, il occupe une place majeure dans la stratégie de développement des provinces chinoises de l'Ouest, comme le Yunnan", déclare Sean Turnell, de l'université Macquarie de Sydney.

La stabilité et l'ordre au Myanmar sont également des éléments clés pour les projets de Pékin, qui souhaite développer un port de transit sur le littoral birman de la baie du Bengale, pour décharger le pétrole du Moyen-Orient et le transporter par oléoduc le long de la vallée de l'Irrawady jusque dans la province du Yunnan et le centre de la Chine. D'après de nombreux observateurs, les Jeux olympiques de 2008 revêtent aussi une grande importance aux yeux du Parti communiste chinois qui espère ainsi montrer un visage humain au reste du monde. De graves violations des droits de l'homme dans un pays voisin sur lequel la Chine exerce une influence avérée feraient tache. Une opinion battue en brèche par d'autres observateurs qui font remarquer qu'à long terme, la sécurité énergétique est beaucoup plus importante pour la Chine qu'un simple événement sportif ponctuel.

William Boot
The Irrawaddy

Source : courrierinternational.com
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MessagePosté le: Ven 28 Sep 2007 - 16:52    Sujet du message: [ASIE] Plusieurs moines tués en Birmanie Répondre en citant

putain moi cette histoire me rend ouf!!!!
je comprends pas qu'on puisse taper et tuer de moines qui sont peut etre les gens sur terre les plus pacifistes!!!

en+ je ne pense pas que leurs revendications ne soient pas légitimes, bien au contraire!!!
leur problème c'est juste un pauvre gouvernement de merde qui fait la sourde oreille et qui est influencé par les pays proches qui cherchent à leur piquer leurs ressources naturelles

en tout cas vraiment ça me dépasse qu'on puisse faire ça à des moines...

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MessagePosté le: Ven 28 Sep 2007 - 19:19    Sujet du message: [ASIE] Plusieurs moines tués en Birmanie Répondre en citant

MYANMAR • Internet, cauchemar de la junte
-28 septembre 2007-

Les généraux birmans tentent de bloquer les connections Internet du pays. Signe du rôle crucial qu'ont joué les nouveaux moyens de communication pour diffuser informations et images des manifestations, explique le magazine birman en exil The Irrawaddy.


AFP


Malgré les similitudes entre les manifestations [réprimées dans le sang] de 1988 et celles d'aujourd'hui, une différence de taille les sépare. Les progrès considérables enregistrés par les technologies de l'information ces dix-neuf dernières années permettent au monde horrifié d'assister en temps réel à ce qui se déroule actuellement dans les rues de Rangoon. Malgré les efforts du régime pour isoler sa population du reste du monde, des preuves en images des crimes actuellement commis par la junte parviennent à sortir du pays, essentiellement grâce à l'ingéniosité d'une jeunesse birmane qui, forte de sa modernité, parvient à déjouer les tentatives de bâillonnement du pouvoir.

Des médias du monde entier, comme la BBC, CNN ou Al-Jazira illustrent leurs reportages d'images et de vidéos clandestines qui confirment l'étendue de la tragédie que vit en ce moment le Myanmar. Nous-mêmes fournissons à de nombreux organes de presse et chaînes de télévision des données provenant de nos propres sources. "Nous recevons par courriel des photos prises sur des téléphones portables et des appareils numériques, précise notre directeur de rédaction Kyaw Zwa Moe. Elles nous sont envoyées par des gens qui possèdent des messageries en nom propre, souvent sur Skype ou Gmail. Ils ne se préoccupent pas des risques qu'ils prennent : tout ce qu'ils veulent, c'est que le reste du monde sache ce qui se passe." Nombre des cybercafés de Rangoon sont restés fermés jeudi, au deuxième jour de la violente répression des manifestations pacifiques. Dans le centre de la capitale, toutes les chambres du Traders Hotel, fréquenté par les journalistes et les milieux d'affaires étrangers, ont été fouillées à la recherche de preuves d'utilisation d'Internet.

The Irrawaddy

Source : courrierinternational.com
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MessagePosté le: Sam 29 Sep 2007 - 16:09    Sujet du message: [ASIE] Plusieurs moines tués en Birmanie Répondre en citant

L'émissaire de l'Onu est au Myanmar, en route pour Naypyidaw
-29 septembre 2007-


Un calme inquiétant règne dans Rangoun, la plus grande ville du Myanmar avec ses cinq millions d'habitants, dans le centre de laquelle les forces de sécurité ont érigé des barrages pour parer à de nouvelles manifestations. /Photo prise le 28 septembre 2007/REUTERS/Aung Hla Tun

RANGOUN (Reuters) - L'émissaire des Nations unies Ibrahim Gambari est arrivé au Myanmar, afin de tenter de persuader le gouvernement militaire de mettre un terme aux violences par la négociation plutôt que par les armes.

"C'est le plus grand espoir que nous ayons. Les deux parties lui font confiance", a dit de Gambari le ministre singapourien des Affaires étrangères George Yeo. "S'il échoue, la situation risque de devenir épouvantable."

A son arrivée à Rangoun, Gambari n'a pas fait de déclaration, s'embarquant immédiatement à bord d'un vol spécial pour Naypyidaw, la capitale créée de toutes pièces par la junte dans la jungle à 400 km au nord de Rangoun.

A Singapour, Gambari avait annoncé qu'il s'apprêtait à "remettre aux dirigeants un message de la part du secrétaire général, un message qui est essentiellement l'oeuvre du Conseil de sécurité".

"J'attends de cette visite qu'elle soit fructueuse, afin que je puisse faire état de progrès sur tous les fronts", a ajouté l'ancien ministre nigérian des Affaires étrangères.

A la question de savoir s'il s'attendait à rencontrer la dissidente Aung San Suu Kyi, assignée à résidence, Gambari a répondu: "Je compte rencontrer toutes les personnes que j'aurai besoin de rencontrer."

On ignore si Gambari sera reçu par le chef de la junte birmane, Than Shwe.

Le représentant de l'Onu devra notamment évoquer les restrictions imposées par la junte aux livraisons de nourriture du Programme alimentaire mondial (PAM), bloquées par le régime dans la ville de Mandalay.

"Nous négocions avec les autorités chaque fois que nous pouvons les joindre", a déclaré Chris Kaye, coordinateur du PAM au Myanmar. "Le professeur Gambari a un programme chargé, mais je pense que nous pourrons aborder cette question avec eux."

ATTAQUE INFORMATIQUE

Samedi matin, l'accès à Internet a été brièvement rétabli, après avoir été coupé à plusieurs reprises, et les usagers à l'intérieur du Myanmar ont pu se connecter aux sites locaux et envoyer des courriels à l'étranger.

Mais les connections ont été à nouveau coupées au bout de quelques heures. Le site internet d'un journal dissident basé en Thaïlande, Irrawady Magazine, a fait l'objet d'attaques informatiques d'origine inconnue.

"Nous sommes attaqués et nous tentons de sauver nos archives et nos données", a déclaré un porte-parole du journal, l'un des principaux moyens d'information sur le Myanmar.

Le site www.irrawady.org a reçu 22 millions de connexions en deux semaines avant d'être mis hors service, a-t-il ajouté.

Le journal a continué de publier photos et articles sur un site temporaire, www.irrawadymedia.org.

Le gouvernement militaire ignore pour l'instant les appels de la communauté internationale à abandonner la violence contre les manifestants.

Samedi, l'armée et la police anti-émeutes gardaient des barricades dans les rues de Rangoun où les manifestations s'étaient déroulées. Le calme est pour l'essentiel revenu dans la ville.

De petits groupes de protestataires se rassemblaient brièvement pour invectiver les forces de l'ordre, avant de se disperser face aux charges.

La police a tiré des coups de semonce pour disperser une centaine d'étudiants qui criaient des slogans en brandissant des drapeaux rouges frappé d'un paon doré, l'emblème des syndicats étudiants qui avaient emmenés le soulèvement de 1988.

Les forces de l'ordre ont barré l'accès à deux pagodes de la ville, qui marquaient les points de départ et d'arrivée des cortèges.

MOINES ENCERCLÉS

Les moines bouddhistes, qui menaient initialement les manifestations, se sont peu montrés vendredi et samedi, après l'arrestation de centaines d'entre eux par les forces de sécurité, intervenues mercredi.

Leurs monastères encerclés, seul un petit nombre d'entre eux sont sortis samedi matin pour demander l'aumône, dont ils dépendent au quotidien, ont rapporté des habitants de Rangoun.

Les monastères de Mandalay, deuxième ville du pays qui abrite la plus forte communauté de moines, étaient également encerclés, a rapporté un diplomate chinois.

"Dans l'ensemble, la situation est calme. Des policiers armés montent la garde le long des axes principaux et aux carrefours", a-t-il déclaré.

Les moines ont rapporté la mort de six d'entre eux depuis le début des répressions. Les médias officiels font état de dix morts, parmi lesquels un journaliste japonais, apparemment tué à bout portant par un militaire lors d'une charge.

La Maison blanche a qualifié la répression de "barbare", tandis que le Premier ministre britannique Gordon Brown craint que le nombre de victimes ne soit bien plus élevé que le chiffre annoncé.

Principal allié de la junte, la Chine a pour la première fois jeudi appelé publiquement à la modération. Aux Nations unies, Pékin a toutefois refusé d'apporter son soutien à d'éventuelles sanctions et à une condamnation de l'usage de la force par le régime militaire.

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a déclaré à Brown que la Chine coopérerait avec la communauté internationale pour aider à trouver "une solution appropriée" à la crise, a fait savoir le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué.

Source : reuters.com
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MessagePosté le: Sam 29 Sep 2007 - 16:42    Sujet du message: [ASIE] Plusieurs moines tués en Birmanie Répondre en citant

Quelques photos :


Des milliers de bonzes dans la rue en Birmanie. Centre de Rangoun - lundi


l'armée patrouilledans les rues en ordonnant aux manifestants de rentrer chez eux (27.09)


commerces ferlés à Rangoun. les policiers et l'armée quadrillent la ville (27.09)


les manifstants brave encore la junte à rangoun (27.09)


L'armée disperse les opposants avec des tirs de grenade (27.09)


Un policier birman charge les opposants (27.09)


Un vidéo reporter japonais a été tué vendredi (28.09)


Les forces de sécurité birmanes ont recours à la force contre plusiers milliers de manifestants dans le centre d Rangoun (27.09)

Source : liberation.fr


Mercredi 26 septembre, la junte militaire birmane a fait charger à coups de matraque et de gaz lacrymogène des dizaines de milliers de manifestants à travers les rues de Rangoun pour tenter de stopper le mouvement de protestation mené par des bonzes.
Source : REUTERS


Selon un premier bilan très provisoire, au moins quatre personnes dont trois moines ont été tués lors de ces affrontements. Une centaine de blessés est également à déplorer. Source : REUTERS (26.09)


Dès l'aube, le régime birman avait déployé des centaines de policiers et de militaires près de monastères et de temples dans la ville afin de tenter d'empêcher de nouvelles manifestations. (26.09)


Après avoir bloqué avec des barbelés une avenue proche de la célèbre pagode Shwedagon, les forces de sécurité ont chargé plusieurs centaines de personnes qui commençaient à se rassembler. Les manifestants ont été frappés à coups de matraque. (26.09)


Un peu plus tard, dans le quartier de la pagode Sule, des policiers et des soldats ont tiré en l'air et ont fait usage de gaz lacrymogène. (26.09)


Au même moment, des civils ovationnaient un millier de moines qui arrivaient sur les lieux. Les policiers et les militaires présents ont alors procédé à des tirs de sommation. (26.09)


En début de journée, des responsables gouvernementaux, juchés sur des camions sillonnant la capitale birmane, avaient d'abord annoncé un couvre-feu. (26.09)


Une heure plus tard, des dizaines de milliers de personnes, dont des bonzes, se regroupaient dans le centre-ville. (26.09)


Confrontés à une montée en puissance des manifestations menées par des moines bouddhistes, les généraux ont profité de la nuit de mardi à mercredi pour prendre des mesures intimidatrices. (26.09)


Les deux premières villes de Birmanie, Rangoun et Mandalay sont désormais placées sous un régime d'accès restreint, proche de l'état d'urgence. (26.09)

Source : 20minutes.fr
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MessagePosté le: Dim 30 Sep 2007 - 11:18    Sujet du message: [ASIE] Plusieurs moines tués en Birmanie Répondre en citant

Nouvelles arrestations en Birmanie, le quadrillage par l'armée se renforce
-30 septembre 2007-

RANGOON - Des milliers de policiers et soldats étaient déployés dimanche dans les grandes villes de Birmanie, empêchant même les plus convaincus des manifestants de descendre dans les rues. De nombreuses arrestations ont eu lieu dans la nuit, démoralisant encore un peu plus ceux qui tentent de lutter contre la dictature militaire.

Quant à l'émissaire de l'ONU Ibrahim Gambari, il a regagné Rangoon dimanche, selon un diplomate, après avoir rencontrer les dirigeants militaires. Il a été conduit à la résidence d'Etat pour les hôtes, qui se trouve également sur University Avenue, où vit Aung San Suu Kyi, aux arrêts chez elle. On ne savait pas si Gambari passerait la nuit à la résidence d'Etat, ou s'il doit rencontrer la figure de proue de l'opposition démocratique: l'ONU n'a publié aucun communiqué dans l'immédiat sur son programme, ni sur le résultat de ses entretiens de samedi.

Un impressionnant dispositif de policiers anti-émeute et de soldats armés de fusils-mitrailleurs barraient l'accès à la résidence officielle des hôtes du régime, et même les ruelles menant à University Avenue étaient bouclées par des barbelés et barrières en bois.

Arrivé samedi en Birmanie, le Nigérian représentant le secrétaire général Ban Ki-moon était immédiatement parti pour Naypyidaw, la nouvelle capitale-bunker des généraux birmans.

Avec l'arrivée de renforts dans la nuit de samedi à dimanche, le nombre de soldats dans les rues de Rangoon, première ville du pays, est passé à 20.000, selon un diplomate asiatique s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

Toujours à Rangoon, les pagodes de Shwedagon et Sule, coeur de la contestation menée par les moines bouddhistes, étaient encerclées par l'armée, et les routes principales menant au sanctuaire de Shwedagon, le plus sacré du pays, étaient également bouclées. Deux adolescents passant près des temples de Sule ont été embarqués pour interrogatoire par les soldats.

"Les forces de sécurité font une démonstration de force. Je crois que la probabilité que des manifestants descendent dans la rue et mobilisent assez de gens pour renverser la junte est de zéro", a jugé le diplomate asiatique.

Il a en outre estimé le nombre des arrestations à un millier de personnes. Et, la prison principale de Rangoon étant désormais bondée, les gens sont désormais détenus dans des locaux universitaires ou des écoles, a-t-il ajouté.

"Nous n'avons pas beaucoup d'espoir, mais c'est notre meilleure chance", soupirait à New York le chef de la diplomatie de Singapour George Yeo en parlant de cette mission.

"A moins que Pékin, Delhi et Moscou s'unissent pour faire pression sur la junte, pas grand-chose ne changera", estimait Thitinan Pongsudhirak, politologue de l'université Chulalongkorn de Bangkok, en Thaïlande. AP

Source : ap.org
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MessagePosté le: Dim 30 Sep 2007 - 11:20    Sujet du message: [ASIE] Plusieurs moines tués en Birmanie Répondre en citant

Une junte birmane hermétique, richissime et sans pitié
-30 septembre 2007-

BANGKOK - Derrière le vert olive, le billet vert. La haute caste militaire qui dirige la Birmanie depuis près d'un demi-siècle, notamment la génération au pouvoir depuis les émeutes de 1988, n'a eu de cesse de s'assurer le contrôle des ressources naturelles du pays et de pans entiers de l'économie.

Dans un pays où il n'est pas rare de voir un colonel à l'allure débonnaire diriger un petit hôtel, où certaines livraisons de teck vers la Thaïlande et la Chine se font à bord de camions de la Tatmadaw (armée) et où des commerçants doivent verser, mensuellement ou hebdomadairement, une dîme aux officiers supérieurs de leur district, le mariage entre le glaive et l'écu est solide.

Un mariage qui n'étonne pas si l'on sait que les militaires birmans ont longtemps été des admirateurs de leurs homologues indonésiens. Sous le long régime du général Mohamed Suharto, ces derniers ont théorisé le "pancasila", un système de gouvernement accordant un rôle à la fois politique et militaire aux forces armées.

Ceux qui connaissent de près les généraux birmans les décrivent comme sans pitié et corrompus, mais aussi pragmatiques, disciplinés et charmants en privé. S'ils n'accordent presque jamais d'interviews, ils apparaissent en tout cas longuement chaque soir dans les journaux de la télévision d'Etat, qui signant un contrat, qui visitant une pagode devant une assemblée de bonzes recueillis.

Le Conseil d'Etat pour la restauration de la loi et de l'ordre (SLORC) -qui se rebaptisera plus pacifiquement Conseil d'Etat pour la paix et le développement (SPDC) neuf ans plus tard- a pris en septembre 1988 le relais de la junte précédente, dirigée par le général Ne Win depuis 1962. Ce dernier avait détruit ce qui avait été l'une des économies les plus dynamiques d'Asie du Sud-Est, fermant le pays au tourisme et refusant les investissements étrangers au nom de sa "Voie birmane vers le socialisme".

Dans un pays au peuple profondément bouddhiste, mais qui croit aussi toujours aux esprits (les nats), Ne Win, féru d'astrologie et de numérologie, avait plongé l'économie dans le chaos pour avoir introduit des billets de banque de 45 et 90 kyats parce qu'ils étaient des multiples du 9, son chiffre fétiche... L'écrivain Bertil Lintner, jugeant sa fortune personnelle équivalente à celle du dictateur philippin Ferdinand Marcos, avait écrit: "Ne Win n'a jamais fait de différence entre bien privé et public. Ce qui appartenait à la Birmanie lui appartenait".

Beaucoup plus discrets, les membres de la junte ont ouvert le pays aux investissements étrangers et au tourisme. Riche de ses ressources naturelles, la Birmanie des généraux vit grâce à la manne gazière, minière et forestière, à ses réserves potentielles et à sa situation stratégique, que se disputent l'Inde, la Thaïlande et la Chine, Pékin étant le principal allié et partenaire commercial du régime.

L'actuel No1 de la junte est le général Than Shwe, 74 ans. Considéré comme pétri de superstitions, il a pour image publique celle d'un homme taciturne. Après avoir écarté en avril 1992 Saw Maung, artisan de la répression de 1988, jugé encore trop proche de Ne Win, Than Shwe s'est distingué en libérant immédiatement plus de 2.000 prisonniers politiques, avant que la répression contre l'opposition ne reprenne de plus belle.

Le No2, le général Maung Aye, 69 ans, est considéré comme encore plus dur et sanguinaire, en raison de sa plus grande expérience de combat sur le terrain, artisan de la répression des rébellions ethniques du pays.

Ce dernier a pris la place autrefois occupée par le général Khin Nyunt, chef des renseignements militaires. Evincé en octobre 2004 officiellement pour corruption et placé en résidence surveillée depuis, cet homme à la réputation d'ascète aurait oeuvré lors des manifestations du printemps 88 pour vider les prisons et fomenter ainsi une situation anarchique justifiant l'intervention militaire.

Mais il a aussi été l'artisan d'une quinzaine d'accords de cessez-le-feu avec les ethnies rebelles. Khin Nyunt est considéré comme le plus intelligent des quatre dirigeants historiques du SLORC, à savoir lui, Than Shwe, Maung Aye et le général Tin U, mort dans un accident d'hélicoptère en février 2001.

Aujourd'hui, les généraux sont enfermés dans leur nouvelle capitale-bunker, Naypiydaw, construite de toutes pièces dans la jungle à 400km au nord de l'ancienne capitale, Rangoon. Ils se reposent sur une armée forte de 400.000 hommes, contre 185.000 en 1988. Pour la plupart membres de l'ethnie bamar, majoritaire dans le pays, les soldats vivent à l'écart des civils, dans des casernes isolées de la population, tout comme leurs familles. Mais à la simple prononciation du mot "tatmadaw", un Birman se détournera immédiatement de son interlocuteur, la peur dans les yeux

Source : ap.org
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MessagePosté le: Lun 1 Oct 2007 - 19:08    Sujet du message: [ASIE] Plusieurs moines tués en Birmanie Répondre en citant

Birmanie : la chasse aux journalistes étrangers
-1er octobre 2007-

La chaîne de télévision japonaise Fuji TV a diffusé une vidéo ce vendredi montrant Kenji Nagai, un journaliste japonais assassiné par un soldat de la junte militaire birmane. Le journaliste a été retrouvé mort jeudi, lors du deuxième jour de répression en Myanmar (nom officiel de la Birmanie). Et selon les images, il aurait été tué à bout portant, d’une balle en plein coeur.




Les images de Fuji TV montrent tout d’abord des soldats chargeant contre des manifestants dans les rues de Rangoon. Puis lors d’un zoom de la caméra, on aperçoit un militaire qui pousse un homme à terre - le journaliste japonais portant un bermuda et des sandales - avant que l’image ne soit masquée par les arbres. Bien qu’étalé sur le sol, le journaliste tente de récupérer sa caméra, mais un soldat pointe son arme vers lui, puis une détonation retentit. Kenji Nagai est tué froidement. Le militaire repart ensuite à la poursuite de manifestants.

Une balle dans le cœur, ressortie par le dos

Selon la chaîne nippone, la vidéo prouve que Kenji Nagai n’a pas été victime d’une balle perdue, mais d’un assassinat. Le médecin de l’ambassade du Japon en Birmanie a par ailleurs affirmé que la balle qui l’a tué lui avait transpercé le coeur avant de sortir par le dos.



Kenji Nagai, 50 ans, était un photojournaliste employé par l’agence audiovisuelle japonaise APF News. Habitué des zones de conflit comme le Moyen-Orient, il était arrivé en Birmanie deux jours avant que la junte militaire birmane n’attaque les manifestants. Professionnel jusqu’au bout et bien qu’à terre et grièvement blessé, Nagai a semble-t-il continué à prendre des photos avec son appareil jusqu’à son dernier souffle.

Reporters Sans Frontières (R.S.F.) a évidemment condamné le meurtre de Nagai affirmant que, parce qu’il avait un appareil photo dans les main au moment de l’attaque, il s’était identifié comme étant un journaliste. L’organisation et la Burma Media Association ont par ailleurs demandé au nouveau nouveau Premier ministre japonais, Yasuo Fukuda, d’imposer des sanctions au régime militaire tant que les auteurs de cet assassinat n’auront pas été jugés. Ce dernier, s’il a également condamné cet assassinat et demandé des explications au gouvernement birman, qui a lui affirmé que Nagai avait été victime d’une simple balle perdue, a écarté la mise en place de sanctions.

Black out et chasse aux journalistes étrangers

R.S.F. a par ailleurs fait savoir que selon ses sources, “tous les cafés Internet ont été fermés et les militaires chassent les journalistes étrangers qui continuent à travailler sur le terrain. Au moins l’un d’entre eux a été contraint de se réfugier dans une ambassade et un autre d’entrer dans la clandestinité”. L’organisation a également ajouté que “des journalistes présents à Rangoon ont expliqué qu’il était pratiquement impossible d’accéder au centre-ville. Certains ont été témoins de plusieurs arrestations et de violences contre des civils. Toujours selon ces témoignages, de nombreux groupes de manifestants continuent de se former”.

Ce 30 septembre, le correspondant birman du quotidien japonais Tokyo Shimbun et trois jeunes journalistes birmans ont été arrêtés par les forces de sécurité de la junte militaire. Des arrestations portant maintenant à dix le nombre de journalistes emprisonnés en Birmanie. Au total, depuis le début des manifestations il y a un mois, plus de mille personnes ont été arrêtées, dont les moines pacifistes qui furent à l’origine des événements.

Pour comprendre ô combien la Birmanie respecte les droits de l’Homme et la liberté d’expression, dans ce pays un journaliste peut écoper de sept ans de prison pour le simple fait de posséder, sans autorisation, un fax, une caméra vidéo, un modem ou un exemplaire d’une publication interdite...

Source : agoravox.fr
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MessagePosté le: Mar 2 Oct 2007 - 12:30    Sujet du message: [ASIE] Plusieurs moines tués en Birmanie Répondre en citant

Journaliste tué à Rangoun: Tokyo exige la restitution de sa caméra
-2 octobre 2007-

Le gouvernement japonais exige de la junte militaire birmane la restitution de la caméra vidéo utilisée par le journaliste japonais tué la semaine dernière lors de la répression violente par l'armée des manifestations à Rangoun, a annoncé mardi le ministère des Affaires étrangères.

Cette demande a été transmise par l'envoyé spécial du gouvernement japonais, Mitoji Yabunaka, à des responsables de la junte, au cours d'une rencontre lundi dans la nouvelle capitale birmane Naypyidaw.

M. Yabunaka, qui est vice-ministre des Affaires étrangères, a également exigé des éclaircissements des autorités birmanes sur les circonstances de la mort, jeudi, du journaliste-caméraman Kenji Nagai, 50 ans, qui selon les premiers témoignages aurait été tué à bout portant par un soldat birman et non par une balle perdue.

Le journaliste, qui travaillait pour l'agence japonaise APF, utilisait apparemment une caméra Sony lors des manifestations, mais ses effets personnels restitués par les autorités birmanes ne contenaient qu'une caméra Canon, utilisée en secours, selon son employeur.

Le vice-ministre birman des Affaires étrangères Maung Myint a promis de transmettre la demande japonaise aux autorités concernées, a indiqué le communiqué du ministère japonais.

M. Yabunaka a également sollicité une entrevue avec l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, assignée à résidence, mais la junte n'a pas encore donné son accord.

Le Japon, l'un des principaux pourvoyeurs d'aide à la Birmanie, a refusé jusqu'à maintenant de s'associer à des sanctions imposées par les Etats-Unis et l'Union Européenne, notamment, mais n'exclut pas de prendre "des mesures sévères" à la suite de la mort du journaliste japonais.

Les médias japonais affirment que Tokyo pourrait rappeler son ambassadeur à Rangoun, refuser des visas aux responsables birmans ou encore décider d'un embargo sur les investissements en Birmanie, au cas où il ne jugerait pas satisfaisante la réponse de la junte à ses requêtes.

De leur côté, dix réseaux de télévision privés japonais, y compris les géants NTV, TBS et TV Asahi, ont publié un communiqué conjoint pour déplorer la mort de leur confrère et dénoncer une atteinte à la liberté d'expression.

"Nous demandons fermement au gouvernement de Birmanie de s'abstenir de bloquer ou de porter atteinte à tout journaliste de quelque nationalité que ce soit dans sa quête de la vérité", affirme ce communiqué.


Source : lemonde.fr
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MessagePosté le: Mer 3 Oct 2007 - 08:35    Sujet du message: [ASIE] Plusieurs moines tués en Birmanie Répondre en citant

Fin de la mission d'Ibrahim Gambari, qui reviendra au Myanmar
-2 octobre 2007-
Par Aung Hla Tun

RANGOUN (Reuters) - L'émissaire de l'Onu Ibrahim Gambari a quitté mardi le Myanmar après une entrevue avec le général Than Shwe, chef de la junte, et deux rencontres avec l'opposante Aung San Suu Kyi.

Le diplomate nigérian a ainsi mis fin à une mission de quatre jours destinée à convaincre la junte militaire de cesser de réprimer dans la violence les manifestations pour la démocratie.

On ignore cependant si son unique entretien avec le généralissime aura convaincu le chef de la junte, guère soucieux apparemment de l'opinion internationale, d'engager des pourparlers avec Suu Kyi.

Le diplomate nigérian a toutefois été invité par le gouvernement birman à retourner au Myanmar le mois prochain, a-t-on appris mardi de source onusienne. D'après ces sources, il a remis à la junte militaire un message de la lauréate du Nobel de la paix dont le contenu n'a pas été divulgué.

Selon des témoins, la présence militaire dans les rues de Rangoun a été allégée, mais des groupes à la solde de la junte fouillent des appartements à la recherche d'opposants, faisant craindre que les démarches diplomatiques de Gambari n'aient pas été d'une grande utilité.

"Ils vont d'appartement en appartement, ils renversent des objets et menacent les gens. Toute la ville connaît un climat de terreur", a déclaré un spécialiste du Myanmar basé à Bangkok et disposant de nombreux contacts à Rangoun.

Contactée par téléphone, la chargée d'affaires des Etats-Unis, Shari Villarosa, a déclaré à Reuters que les arrestations s'étaient poursuivies tout au long du séjour de Gambari.

"On nous a dit que les arrestations se poursuivaient de nuit, même à deux heures du matin. On nous a dit que c'étaient les militaires. Je ne sais pas qui est derrière cela, mais des individus parcourent la ville et emmènent des gens", a-t-elle rapporté.

"Les gens sont terrifiés. Ce gouvernement se maintient au pouvoir par la peur et l'intimidation. Ils essaient de faire peur aux gens pour les empêcher de redescendre dans la rue."

La Ligue nationale pour la démocratie, fondée par Suu Kyi, a affirmé que 130 de ses membres avaient été emprisonnés.

Le Conseil des droits de l'homme de l'Onu, basée à Genève, a condamné mardi la "répression violente" au Myanmar et appelé la junte à autoriser une enquête sur ces événements.

"La lumière doit être faite sur ce qui s'est passé", a lancé Paulo Sergio Pinheiro, rapporteur spécial de l'Onu sur les droits de l'homme au Myanmar, devant les 47 pays membres du Conseil réunis en session extraordinaire.

Visiblement persuadée d'avoir réprimé la plus sérieuse menace à laquelle elle ait eu à faire face depuis les manifestations de 1988, l'armée birmane a réduit de deux heures le couvre-feu imposé la semaine dernière.

L'armée a également retiré ses barricades des deux pagodes de Rangoun qui servaient de points de rassemblement des manifestants, emmenés par les moins bouddhistes.

UN BILAN INCERTAIN

Gambari s'était rendu samedi à Naypyidaw, capitale du pays, afin de faire directement part aux dirigeants de l'ex-Birmanie de la désapprobation de la communauté internationale.

Après avoir, durant le week-end, rencontré trois ministres ainsi que Suu Kyi, assignée à résidence, l'ancien ministre nigérian des Affaires étrangères a dû attendre jusqu'à mardi pour pouvoir rencontrer Than Shwe.

Il s'est ensuite entretenu une nouvelle fois avec Suu Kyi avant de quitter le pays.

Les gouvernements occidentaux craignent que le bilan de la répression dépasse les dix morts officiellement annoncés par les médias d'Etat après les coups de feu tirés par l'armée sur les manifestants de Rangoun, ancienne capitale et plus grande ville du pays.

Il semble en réalité que personne ne sache combien de personnes ont péri dans ces affrontements, pas même les généraux, estime un observateur des droits de l'homme au Myanmar, installé à Hong Kong.

Les moines bouddhistes rapportent que six d'entre eux ont été tués pendant les affrontements avec les forces de sécurité et lors des raids menés contre leurs monastères. Des centaines de moines ont été emmenés dans des camions, et de nombreux autres ont été battus à coup de pied et de matraque, ont rapporté des témoins habitant près des monastères.

Dans un discours prononcé lundi au siège des Nations unies à New York, le ministre birman des Affaires étrangères Nyan Win a accusé les "opportunistes politiques" d'avoir voulu se livrer à une démonstration de force avec l'aide d'étrangers afin de profiter du chaos qui en résulterait.

Il a ajouté que la situation était redevenue "normale" et appelé la communauté internationale à ne pas prendre de mesures qui, selon lui, ne feraient qu'attiser la crise.

Les manifestations avaient commencé à la mi-août en réaction à la hausse des prix du pétrole, puis s'étaient intensifiées lorsque l'armée avait tiré des coups de semonce contre des moines, déclenchant ainsi la mobilisation des monastères.

Source lemonde.fr
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MessagePosté le: Jeu 4 Oct 2007 - 10:34    Sujet du message: [ASIE] Plusieurs moines tués en Birmanie Répondre en citant

L'UE prête à adopter de nouvelles sanctions contre le Myanmar
-3 octobre 2007-

BRUXELLES (Reuters) - L'Union européenne est parvenue à un accord de principe sur l'adoption de nouvelles sanctions contre la junte militaire au pouvoir au Myanmar après la répression de manifestations d'opposants.

"En gros, il y a accord pour durcir les sanctions", a dit un diplomate après une réunion des ambassadeurs des Vingt-Sept en soulignant que les ministres des Affaires étrangères de l'UE en débattraient le 15 octobre prochain à Luxembourg.

De nouveaux noms de responsables de la junte seront ajoutés à la liste des personnalités interdites de visa d'entrée dans l'Union européenne et de nouvelles entreprises d'Etat birmanes seront également affectées par ces mesures.

Tout en s'associant au consensus, la Suède a émis une réserve en insistant sur le fait que ces mesures devaient être ciblées pour ne pas aggraver la situation de la population.

La Commission européenne a été chargé d'étudier une augmentation de son aide humanitaire au peuple birman.

Les premières sanctions européennes ont été prises en 1990 avec un embargo sur les armes à destinations de l'ex-Birmanie et une interdiction de visa pour les hauts responsables gouvernementaux et militaires ainsi que leurs familles.

En 1991, elles ont été étendues à toute la coopération militaire et en 1997 le libre-accès des produits birmans au marché européen a été supprimé par l'Union.

GEL DES AVOIRS

L'UE a décrété en 2000 un gel des avoirs des responsables liées économiquement ou politiquement à la junte et, depuis 2004, les entreprises européennes ne peuvent plus octroyer des prêt aux entreprises d'Etat birmanes.

Ces mesures sont déjà importantes, puisqu'elles touchent 400 responsables birmans, mais la relative faiblesse des exportations birmanes vers l'UE - 300 millions de dollars par an - limite la capacité d'action de l'UE.

Le président français Nicolas Sarkozy a demandé fin septembre que des sanctions européennes supplémentaires soient prises "sans tarder" et a demandé aux sociétés françaises présentes au Myanmar, notamment le groupe pétrolier Total, de cesser tout investissement au niveau local.

Il a lancé l'idée d'envoyer au Myanmar une délégation de l'Union européenne, où la France serait représentée par la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, Rama Yade.

Son ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a déclaré mardi que les mesures envisagées pour faire plier la junte birmane pourraient concerner des sociétés comme Total. Mais il s'est déclaré dubitatif quant à l'efficacité d'un gel des investissements pour faire cesser la répression.

Pour le chef de la diplomatie française, il est primordial de s'adresser aux pays voisins du Myanmar - le Viêtnam, l'Inde, la Chine et tous les pays de l'Asean (Association des nations de l'Asie du Sud-Est) pour faire pression sur Rangoun.

Total exploite au Myanmar le champ gazier de Yadana, dans le sud du pays, où il produit du gaz destiné aux centrales électriques en Thaïlande. Le groupe pétrolier affirme ne pas faire d'investissements "lourds" et n'avoir aucun nouveau projet dans le pays.

Source : lemonde.fr
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MessagePosté le: Jeu 4 Oct 2007 - 10:38    Sujet du message: [ASIE] Plusieurs moines tués en Birmanie Répondre en citant

Dans Rangoun, la junte effectue des interpellations nocturnes
-4 octobre 2007-


"Visuellement, Rangoun revient à la normale mais je pense que les tensions sous-jacentes et la peur sont encore là", indique Charles Petrie, le plus haut représentant de l'ONU en Birmanie.

Les forces de sécurité birmanes ont procédé à des dizaines de nouvelles interpellations dans la nuit de mercredi 3 à jeudi 4 octobre, à Rangoun. Comme les nuits précédentes, elles ont ratissé certains quartiers pendant les heures de couvre-feu, notamment le secteur de la pagode Shwedagon qui avait été le point de départ d'importants défilés emmenés par des moines bouddhistes, ont ajouté des sources, sous couvert d'anonymat.

Les forces de sécurité semblent disposer de listes de suspects, photographiés ou filmés pendant de grandes manifestations les 24 et 25 septembre, et procèdent systématiquement depuis à des arrestations ciblées dans la plus grande ville de Birmanie. "De nombreuses personnes ont été interpellées dans la nuit mais il est impossible de dire combien avec précision", a déclaré un habitant de Rangoun à l'AFP, ajoutant que certains des marchands ambulants habituels autour de la pagode Shwedagon ne sont plus visibles.

Des militaires circulant dans des véhicules équipés de haut-parleur ont prévenu les habitants que les protestataires étaient connus et qu'ils seraient bientôt arrêtés. "Vous devez rester chez vous. Ne sortez pas. Nous avons les photos des personnes que nous recherchons. Nous allons les arrêter", ont dit les soldats dans la plus grande ville de Birmanie.

IMPRESSION DE NORMALISATION

La junte militaire birmane aurait libéré au cours des dernières 24 heures 80 moines et 149 femmes présumées être des religieuses bouddhistes arrêtés la semaine dernière lors de la répression des manifestations anti-gouvernementales. "Nous devons nous cacher. Nous nous sommes joints aux manifestations de manière très pacifique pour prier en faveur de la population. Je ne sais pas ce qui s'est passé mais nous devons nous cacher. J'espère que les choses redeviendront normales bientôt", a déclaré un moine à l'AFP.

Pendant la journée, soldats et policiers se font généralement plus discrets dans les rues. "Visuellement, Rangoun revient à la normale mais je pense que les tensions sous-jacentes et la peur sont encore là", a indiqué Charles Petrie, le plus haut représentant de l'ONU en Birmanie. "Nous essayons de localiser un certain nombre de personnes qui n'ont pas été libérées", a-t-il dit. Selon des diplomates occidentaux, les arrestations se compteraient par milliers, tandis que le nombre de personnes tuées lors de la répression des 26 et 27 septembre est bien supérieur aux treize morts admis de sources officielles et officieuses birmanes.

Un reporter photographe francophone, qui a couvert la répression de manifestations populaires en Birmanie, a relaté jeudi comment les forces de sécurité avaient ouvert le feu, le 27 septembre, sur une foule de protestataires, dont des religieux bouddhistes. Il affirme avoir appris d'une source fiable proche de l'état-major que les forces de sécurité ont reçu l'ordre, le 26 septembre, de tirer sur toute personne portant une caméra ou un appareil photo.

PAS "DE SUCCÈS"

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a déclaré mercredi que son envoyé spécial en Birmanie, Ibrahim Gambari, avait délivré un "message fort" à la junte militaire au pouvoir concernant sa répression des manifestations pro-démocratiques. Mais "on ne peut pas parler (...) de succès'', a déploré M. Ban, toutefois ''relativement soulagé'' que son envoyé ait pu rencontrer les chefs de la junte et Aung San Suu Kyi. Selon lui, M. Gambari a reçu l'assurance du régime qu'il pourrait revenir en Birmanie en novembre.

L'Union européenne est parvenue mercredi à un accord de principe sur l'adoption de nouvelles sanctions contre la junte militaire au pouvoir au Myanmar, après la répression de manifestations d'opposants. "En gros, il y a accord pour durcir les sanctions", a dit un diplomate après une réunion des ambassadeurs des Vingt-Sept en soulignant que les ministres des affaires étrangères de l'UE en débattraient, le 15 octobre, à Luxembourg. Les autorités ont, elles, campé sur leurs positions, accusant des éléments ''néocolonialistes'' de vouloir déstabiliser le pays.

Source : lemonde.fr
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MessagePosté le: Ven 5 Oct 2007 - 09:45    Sujet du message: [ASIE] Plusieurs moines tués en Birmanie Répondre en citant

L'ouverture selon la junte
-5 octobre 2007-

Jeudi, pour la première fois depuis le début des événements qui secouent la Birmanie, le généralissime Than Shwe est sorti de son mutisme. Dans des propos rapportés par les médias officiels, l'homme fort de la junte au pouvoir envisage de rencontrer l'opposante Aung San Suu Kyi. Un signe d'ouverture en trompe-l'oeil, conditionné à l'abandon de toute sanction.


Aung San Suu Kyi pourrait revenir dans le jeu politique birman. (Reuters)

La Birmanie balade son mondeOn en sait un peu plus sur l'échange qui s'est tenu mardi entre le numéro 1 de la junte birmane, Than Shwe et l'émissaire des Nations unies, Ibrahim Gambari, censé lui délivrer "un message fort" de la part de la communauté internationale. Jeudi, les médias officiels birmans, à la botte du régime, ont rapporté que le généralissime avait l'intention de rencontrer Aung San Suu Kyi, symbole du vent démocratique qui souffle dans le pays depuis la fin du mois d'août. C'est en tout cas ce qu'il a confié à l'envoyé de l'ONU. Reste que si ce geste en direction de l'opposition politique peut paraître réconfortant, il a, dans les faits, peu de chances de déboucher sur un apaisement des tensions.

En cause, les conditions préalables à cette rencontre posées par Than Shwe. Accusant le prix Nobel de la paix 1991 de céder à des "pratiques obstructionnistes" ou encore de prôner la "dévastation totale" du pays, le généralissime lui demande avant tout de cesser de réclamer des sanctions contre le régime en place. "Si elle renonce à ces appels, le général Than Shwe a dit à M. Gambari qu'il rencontrerait personnellement Aung San Suu Kyi", laquelle, faut-il le rappeler, se trouve assignée à résidence depuis 2003, a déclaré la télévision d'Etat. La rencontre, si elle a lieu, serait une première entre la dissidente et la junte depuis cinq ans.

2093 interpellations

En attendant, dans les rues de Rangoun et des grandes agglomérations de Birmanie, la répression se poursuit. Selon un décompte de la presse officielle, 2093 personnes ont été arrêtées dont 692 ont été relâchées. C'est la première fois que le pouvoir se risque à établir un bilan des interpellations de l'armée et de la police. Censés faire taire les critiques des ONG, les chiffres ne font qu'illustrer le décalage entre ceux-ci et les estimations des organisations de protection des droits de l'Homme. Dans la nuit de mercredi à jeudi, des témoins sur place ont affirmé avoir assisté à de nouvelles arrestations. Quant aux moines interpellés la semaine passée, la plus violente, si certains ont été effectivement relâchés, d'autres manquent à l'appel.

La situation birmane apparaît encore confuse et oblige plus que jamais la communauté internationale à maintenir sa vigilance. Vendredi, Ban Ki-moon doit consulter certains des quinze membres du Conseil de sécurité des Nations unies. Ibrahim Gambari a pour sa part reçu l'assurance qu'il pourrait à nouveau se rendre en Birmanie dans le courant du mois de novembre. Au niveau européen, à l'issue d'un entretien avec François Fillon, Javier Solana, le haut représentant pour la politique étrangère et de sécurité commune de l'Union, a émis jeudi, au lendemain du renforcement des sanctions contre la junte, l'hypothèse d'envoyer un émissaire à Rangoun. Celui-ci pourrait bien être Français. La semaine dernière, Nicolas Sarkozy avait avancé la possibilité d'une délégation européenne comprenant la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, Rama Yade. Et ce jeudi, Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères, a annoncé qu'il se rendrait prochainement dans la région. Jusqu'à Rangoun ?

Source : jdd.fr
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MessagePosté le: Ven 5 Oct 2007 - 16:42    Sujet du message: [ASIE] Plusieurs moines tués en Birmanie Répondre en citant

THAN SHWE • Un dictateur et rien d’autre
-5 octobre 2007-

Than Shwe, 64 ans, chef de la junte birmane. Réputé pour être introverti et superstitieux, ce général a gravi tous les échelons de la hiérarchie militaire sans hésiter à faire couler le sang. Plus rétrograde encore que ses prédécesseurs, il dirige le pays d’une main de fer et est hostile à tout dialogue avec l’opposition.


AFP


Le monde a les yeux braqués sur le Myanmar. Mais le dictateur qui dirige le pays d’une poigne de fer, Than Shwe, un général de 74 ans au visage souvent dissimulé derrière d’inquiétantes lunettes noires et vêtu d’un uniforme couvert de médailles, reste un personnage mal connu. A l’intérieur du pays et à l’étranger, il est largement considéré comme le principal obstacle à la réconciliation nationale et au retour de la démocratie.
La télévision gouvernementale montre périodiquement le général, dont les bajoues encadrent un visage grassouillet et renfrogné, passer en revue les puissantes forces armées du pays à l’occasion de défilés et autres cérémonies officielles. On sait qu’il souffre de problèmes de santé, pour lesquels il va régulièrement se faire traiter à Singapour, et certains analystes se demandent s’il jouit encore des facultés intellectuelles et du jugement politique nécessaires pour faire face à la crise qui secoue son régime.
Than Shwe, qui n’a jamais achevé ses études secondaires, n’est pas d’origine aristocratique. Il est né en 1933, à une époque où le Myanmar, qui s’appelait encore Birmanie, était une colonie britannique. Dans les années 1950, il fait ses classes au Département des opérations psychologiques de l’armée. Les talents de tueur dont il fait preuve au cours des campagnes contre la guérilla de la minorité ethnique karen lui valent en 1960 de devenir capitaine. Il se fait rapidement apprécier des hauts gradés de l’armée en aidant en 1962 le général Ne Win à s’emparer du pouvoir par un coup d’Etat militaire qui met un terme brutal à la brève expérience démocratique postcoloniale.
Than Shwe a ensuite gravi un à un les échelons qui l’ont mené à la tête de l’Etat. A la suite des dissensions internes dans l’armée consécutives au puissant mouvement de protestation populaire de 1988, Ne Win a été chassé à son tour par un coup d’Etat. Il mourra en résidence surveillée en 2002. Than Shwe prend en 1992 la direction du nouveau régime militaire et fixe une ligne encore plus dure. Il s’oppose au plan de route vers la démocratie proposé par le Premier ministre de l’époque, Khin Nyunt. Après avoir été vu comme la figure montante modérée du régime, Khin Nyunt est brutalement limogé et placé en résidence surveillée en 2004.
Reste à savoir si un nouvel officier ambitieux prendra pour prétexte le chaos actuel pour mettre Than Shwe sur la touche et s’emparer du pouvoir. Parmi les titres officiels ronflants que s’est attribués Than Shwe figurent ceux de commandant en chef de l’armée et de président de l’organe dirigeant de la junte, dont il a modifié le nom, passant du martial Conseil pour la restauration de la loi et de l’ordre étatiques (SLORC) au plus anodin Conseil d’Etat pour la paix et le développement (SPDC).
L’année dernière, son régime a été entaché par un scandale digne des meilleurs magazine people. Than Shwe avait organisé une fête particulièrement éclatante pour le mariage de sa fille. Une vidéo de dix minutes, filmée à Rangoon pendant la réception et diffusée sur Internet, montre la jeune mariée, Thandar Shwe, en train d’exhiber des diamants offerts au jeune couple – révélant ainsi l’énorme disparité existant entre l’aisance arrogante de l’élite militaire et la pauvreté du reste de la population. Les flots de champagne, le luxe cinq-étoiles et l’étalage d’opulence déployés lors de cette fête ont provoqué l’indignation parmi les dissidents en exil et suscité maintes railleries sur l’insistance avec laquelle Than Shwe et sa junte jurent que le régime militaire n’est pas corrompu. Malgré leur servilité actuelle, il est probable que les médias officiels changeraient rapidement de ton à l’égard du dictateur vieillissant au cas où il serait renversé par le mouvement populaire qui conteste aujourd’hui sa mainmise sur le pouvoir politique au Myanmar.

Richard Ehrlich et Shawn W. Crispin
Asia Times Online


Source : courrierinternational.com
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MessagePosté le: Ven 5 Oct 2007 - 16:53    Sujet du message: [ASIE] Plusieurs moines tués en Birmanie Répondre en citant

L'actualité vues par les dessinateurs de presse :


A Armes égales:

"que le meilleur gagne"



L'exemple :

La Chine à la Birmanie : "Faites ce que je dis, pas ce que je fais."



Surtout, ne pas plomber les exportations :

à propos de jouets chinois...



Zen attitude :

Dernier avertissement, agitateur !



Un point de vue…




Un mauvais moment à passer :

"Regardez dans le tunnel, vous y verrez bientôt une grande lumière…" Sur la pancarte : La démocratie, maintenant !
Sur le char : Junte birmane



Face à face :




La maîtrise des événements ?




S'élever contre la dictature :




Une question brûlante :




Les bonzes en tête des manifestations :



d'autres sur cartoons.courrierinternational.com
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MessagePosté le: Sam 6 Oct 2007 - 11:51    Sujet du message: [ASIE] Plusieurs moines tués en Birmanie Répondre en citant

Birmanie : les Etats-Unis prêts à des sanctions
-6 octobre 2007-


Zalmay Khalilzad, l'ambassadeur américain à l'ONU.


Paris, Londres et Washington font circuler un projet de déclaration condamnant la répression au Conseil de sécurité de l’ONU. Si les Etats-Unis voudraient aller plus loin, la Chine et la Russie s’y refusent.


La France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis ont fait circuler vendredi soir au Conseil de sécurité des Nations unies un projet de déclaration sur la Birmanie, qui condamne la "répression violente" des manifestations pacifiques et appelle à la libération de tous les prisonniers politiques dont la dissidente Aung San Suu Kyi. Ce texte soutient par ailleurs un dialogue "sans conditions" entre le gouvernement birman et l'opposition et salue la mission de l'émissaire de l'ONU, Ibrahim Gambari, qui a achevé en début de semaine une visite de quatre jours en Birmanie. Ce dernier a mis en garde vendredi la junte birmane contre les conséquences que pourrait avoir son refus de reconnaître le "mécontentement profond et largement répandu" de la population.


De son côté, l'ambassadeur des Etats-Unis, Zalmay Khalilzad, a souligné qu'il était prêt à aller plus loin. Si la junte ne répond pas aux appels de la communauté internationale, "les Etats-Unis sont prêts à présenter une résolution au Conseil de sécurité imposant des sanctions", a-t-il averti, citant un possible embargo sur les armes. Mais la Chine et la Russie restent opposées à une action du Conseil de sécurité, estimant que la situation relève des affaires intérieures du pays et ne menace pas la sécurité et la paix internationales.


Une image d’Aung San Suu Kyi à la télévision


Vendredi, les autorités birmanes ont reconnu avoir arrêté plus de 700 moines bouddhistes durant la répression des mouvements de contestation mais a également affirmé que la majeure partie d'entre eux avaient été libérés. 109 moines sont encore détenus tandis que la junte poursuit sa traque contre quatre bonzes qui auraient joué un rôle de meneur.


Tentative d’apporter des signes d’apaisement ? La junte militaire birmane a proposé jeudi de discuter avec l'opposante Aung San Suu Kyi, dont une image de la rencontre avec l’émissaire de l’ONU a été diffusée pour la première fois depuis 2003 à la télévision d’État birmane. Cependant, la Ligue nationale pour la démocratie, le parti d’Aung San Suu Kyi, a estimé que cette offre de dialogue n’était pas sérieuse.


Journée de manifestations samedi


Samedi matin, les liaisons Internet, qui fonctionnaient à nouveau depuis vendredi soir, ont été coupées à l'issue du couvre-feu, ont indiqué des utilisateurs, une semaine après que la junte eut coupé les lignes pour empêcher la diffusion d'informations hors du pays.


Une journée mondiale de manifestations est prévue samedi à l’appel d’Amnesty International pour dénoncer la répression menée par la junte birmane. Des défilés sont prévus dans une dizaine de pays au moins, dont l'Australie, la Thaïlande, la Malaisie, l'Autriche, la Belgique, la France, l'Angleterre, les Etats-Unis et le Canada.


Enfin, d’anciens présidents, premiers ministres et ministres des Affaires étrangères de 20 pays ont appelé la Chine à faire pression sur le régime birman, dont elle est le principal soutien.

Source : lefigaro.fr
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MessagePosté le: Jeu 11 Oct 2007 - 11:07    Sujet du message: [ASIE] Plusieurs moines tués en Birmanie Répondre en citant

Les gestes de la junte à l'égard d'Aung San Suu Kyi sont jugés hypocrites par l'opposition.
-10 octobre 2007-


Jeudi dernier à Kuala Lumpur, des manifestants birmans brûlent une affiche du général Than Shwe devant l'ambassade de Birmanie.

UNE TRISTESSE infinie sur le visage d'Aung San Suu Kyi et une moue disant toute l'irritation du généralissime Than Shwe : les photos officielles de la mission onusienne en Birmanie résument parfaitement la situation. « Aung San Suu Kyi est devenue un outil de chantage », explique le pamphlétaire Lwin Zaw, en exil en Thaïlande. « Quand la pression internationale devient trop forte, Than Shwe laisse entrevoir la perspective d'un dialogue avec sa prisonnière. »

En annonçant qu'il était prêt à rencontrer le Prix Nobel de la paix si elle renonçait à ses « pratiques obstructionnistes » et abandonnait son soutien aux sanctions prises par la communauté internationale, le numéro un de la junte s'est fait violence. L'homme voue à cette femme une haine viscérale. Le protocole exige que le nom de la figure de proue de l'opposition, qui a remporté les élections de 1990, mais qui n'a pas été autorisée à gouverner, ne soit jamais mentionné en sa présence.

Les spécialistes doutent de la portée d'une telle rencontre. Le général à la retraite et actuel ministre adjoint du Travail Aung Kyi, désigné lundi soir par le régime pour assurer la liaison avec la recluse de Rangoun, est certes considéré comme un modéré et un pragmatique. Et en réponse à la nomination de ce «M. Bonnes-Relations », le parti de Mme Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), a convenu, dans un communiqué, que « trouver une solution par le dialogue est le moyen naturel d'aider la population et le pays ». Mais, pour l'universitaire Josef Silverstein, « il n'y a pas une once de sincérité dans l'offre de la junte ». « Maintenant qu'ils ont écrasé la»révolte safran*, pourquoi les généraux s'engageraient-ils dans un vrai dialogue avec l'opposition démocratique ? », s'interroge l'opposante Aye Aye Ma.


«Je suis prête à tourner la page»

Outre deux entrevues protocolaires, lors du décès de sa mère et du dîner qui le suivit le 4 janvier 1989, Aung San Suu Kyi n'a rencontré personnellement le général Than Shwe qu'à deux reprises, en 1994 et en 2002. Sanglé dans son uniforme kaki bardé de décoration, pistolet à la hanche, Than Shwe s'est à chaque fois lancé dans un long monologue.


En mars 2004, alors qu'elle vient d'échapper à une tentative d'assassinat lors d'une tournée dans le nord du pays, « la Dame » écrit à Than Shwe : « Je suis prête à tourner la page, à marcher main dans la main avec vous pour améliorer les conditions de vie de notre peuple et à considérer dans d'éventuels entretiens politiques que la feuille de route est le véhicule approprié. » Elle n'a jamais reçu de réponse. « Aussi peu de contacts directs en l'espace de dix-neuf ans, n'est-ce pas la preuve que les généraux n'ont jamais sérieusement envisagé qu'Aung San Suu Kyi puisse un jour jouer un rôle politique majeur », estime Soe Aung, à la tête d'une coalition d'organisations d'opposition, basées en Thaïlande.


Une armée de privilégiés

Le scepticisme des analystes politiques tient à la nature de la dictature birmane. Tatmadaw, l'armée, est plus que jamais une caste dirigeante, placée au-dessus du reste de la population. Un État dans l'État. Une société isolée de 2 millions de personnes (plus de 400 000 hommes et leur famille), cimentée par les privilèges et la peur. En quarante-cinq ans, l'armée s'est imposée comme la seule institution politique du pays dominant l'ensemble du processus décisionnel. Elle a aussi la mainmise sur l'économie. Les militaires vivent à l'écart, dans des logements subventionnés. Ils ont leurs écoles, leurs hôpitaux et leurs magasins. Une carte militaire assure à son détenteur une place dans les trains et les avions. La contrepartie est une obéissance absolue sous peine d'exécution.

« La démocratie est une menace à l'ordre établi, elle priverait les militaires de leurs privilèges. Ils sont prêts à supprimer tout mouvement prodémocratique comme ils l'ont fait en 1988 et aujourd'hui encore dans les rues de Rangoun », explique Bertil Lintner, auteur de nombreux ouvrages sur la Birmanie.

Les généraux n'ont aucun intérêt à la « réconciliation nationale ». La presse officielle ne parle d'ailleurs que de « reconsolidation nationale ». Bref, de renforcer la loi de la junte. Persuadés qu'eux seuls ont le pouvoir de maintenir l'unité du pays, les militaires ne répètent-ils pas avec lyrisme : « Nous écraserons tous les ennemis sur terre, sous-terre et sur mer. Nous les déracinerons jusqu'au dernier. Nous les décimerons ! »

Avec une junte omniprésente et soudée en temps de crise, persuadée d'être investie d'une mission, tentée par le repli à la moindre contrariété, et qui tire une partie de ses revenus du trafic de l'héroïne, la communication ne peut être que difficile et les sanctions d'une efficacité très relative.

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MessagePosté le: Jeu 11 Oct 2007 - 17:12    Sujet du message: [ASIE] Plusieurs moines tués en Birmanie Répondre en citant

MYANMAR • Une répression plus insidieuse se met en place
-11 octobre 2007-

La vie à Rangoon semble avoir repris son cours “normal”. Mais la peur rôde, les manifestants sont activement recherchés, les arrestations se poursuivent et certains tentent de fuir vers la Thaïlande. Témoignage.


Aung San Suu Kyi

Quarante-huit heures après le début de la répression, la situation dans la rue est retournée à une relative normalité, à Rangoon du moins. Au moment où j’écris ces lignes, beaucoup des barricades en fil barbelé ont été levées, les pagodes ont rouvert et, à l’exception notable du secteur autour de la résidence d’Aung San Suu Kyi, toujours bouclé, on ne sent presque plus la présence de l’armée.

Ce qui reste est impalpable : de la colère, de la frustration, de l’inquiétude pour le sort des personnes arrêtées, l’espoir que la communauté internationale réagira autrement que par des mots, par l’envoi de parachutistes américains ou de casques bleus ou n’importe quel moyen qui puisse restreindre le pouvoir des généraux.
Pour la majorité de la population, la “normalité”, c’est de trouver un moyen, quel qu’il soit, de joindre les deux bouts, de se nourrir, d’envoyer les enfants à l’école, d’acheter des médicaments de base. Car pour un nombre croissant de personnes, tous ces actes banals deviennent peu à peu des luxes inabordables.

On est aujourd’hui bien loin de l’euphorie des premières manifestations. Est-ce la fin du début ou le début de la fin pour cette nouvelle génération de militants prodémocratie ? Dans l’atmosphère étouffante d’intimidation et de crainte qui pèse aujourd’hui sur Rangoon, les habitants ont peur de parler : dans ce plus parfait exemple d’Etat totalitaire, tout le monde est persuadé que les mouchards sont partout. Pourtant, les quelques étudiants militants avec lesquels j’ai réussi à parler cette semaine se disent tous déterminés à continuer à protester d’une façon ou d’une autre. A leurs yeux, l’actuelle répression n’est qu’un début : les premiers affrontements, décrits de façon si tragique par les médias du monde entier, ne sont que le prélude à des formes de répression plus voilées, plus inquiétantes. De jour, la situation semble être revenue à la normale, me disent les étudiants, mais à la nuit tombée, des dizaines de manifestants et autres militants sont traqués et jetés en prison.

La junte a établi une “liste noire” de personnes qui représentent à ses yeux une menace. Un jeune homme qui cherche désespérément un moyen d’échapper aux autorités me dit que sa seule chance est désormais de parvenir à passer en Thaïlande. La veille de notre rencontre, les forces de l’ordre ont fait une descente à son domicile. Depuis, il ne cesse de sillonner Rangoon à la recherche d’une cachette sûre pour la nuit. Il me raconte qu’il a déjà passé sept ans en prison pour avoir participé à des manifestations par le passé et qu’il ne peut supporter l’idée d’y retourner.

Des photos utilisées pour identifier les manifestants

Pour lui, comme pour ses six compagnons eux aussi recherchés par les autorités, le seul et ultime espoir réside dans un long et dangereux voyage à travers tout le pays pour rejoindre la ville thaïlandaise de Mae Sot, de l’autre côté de la frontière. Je lui demande s’il connaît là-bas quelqu’un qui pourra l’aider. Oui, on lui avait donné plusieurs numéros de téléphone qu’il avait mémorisés, au cas où il était arrêté. Mais, avec toute cette confusion, il ne s’en souvient plus. Des larmes embrument ses yeux alors qu’il se lève pour partir : “Je vais tenter le coup.”

Plus tard dans la soirée, je demande l’avis d’une amie en Thaïlande, qui aide depuis longtemps les exilés birmans. “Je ne conseillerais à personne de franchir la frontière en ce moment, me dit-elle. Les contrôles ont été renforcés, et les autorités sont bien décidées à arrêter les gens avant qu’ils aient une possibilité de leur échapper.” C’est pourtant ce que s’apprêtent à faire au péril de leur vie des dizaines d’hommes et de femmes. D’une façon des plus sournoises, les clichés pris lors des manifestations et montrant des moines en robe safran entourés de civils se défendant courageusement contre les balles et les gaz lacrymogènes, des photos dont la junte avait vainement tenté d’empêcher la diffusion, sont aujourd’hui examinés attentivement par les services du renseignement militaire birmans, qui cherchent à tout prix à mettre des noms sur les visages. Dans le plus pur style orwellien, les forces de l’ordre arpentent désormais les rues mal éclairées après le couvre-feu, mégaphone en main, pour annoncer qu’elles savent qui sont les manifestants et que quiconque pris en flagrant délit sera arrêté.

Une jeune fille me raconte que le premier jour des affrontements, elle a vu deux personnes se faire abattre sous ses yeux. Cela se passait près du lycée Numéro 3, sur Racecourse Road, une large avenue qui traverse un quartier du centre de Rangoon. Comme souvent au Myanmar, c’est avec un grand sourire que la jeune fille me raconte ces atrocités. “Quand la fusillade a commencé, la foule a été prise de panique et c’était le chaos, beaucoup de gens ont dû escalader un mur très haut pour s’échapper.”

Des rumeurs circulent affirmant que tous les manifestants n’ont pas eu la chance de pouvoir échapper aux forces de l’ordre et qu’un groupe d’entre eux aurait été encerclé et ses membres abattus. De telles informations doivent être confirmées rapidement pour que la communauté internationale puisse décider de l’ampleur de sa réaction, mais aussi pour que le sort terrible de tous ces manifestants ne soit pas oublié.

Naomi Mann
The Irrawaddy


Source : courrierinternational.com
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MessagePosté le: Ven 12 Oct 2007 - 08:28    Sujet du message: [ASIE] Plusieurs moines tués en Birmanie Répondre en citant

La déclaration du Conseil de sécurité, enfin
-12 octobre 2007-

Après des jours de tergiversations, le Conseil de sécurité de l'Onu vient d'adopter à l'unanimité une déclaration à l'encontre de la Birmanie, qui « déplore fortement » la récente répression des manifestants civils (le terme de « condamne » a dû être retiré), et qui appelle toutes les parties à « oeuvrer ensemble pour une solution pacifique ». C'est la première fois que le Conseil envoie un message unanime et officiel à la junte birmane, qui pourrait entendre le message. Ibrahim Gambari, l'envoyé spécial de l'Onu, devrait retourner à Rangoon dans les prochains jours.


Les Etats-Unis ont accueilli plusieurs manifestations contre la junte birmane ces derniers jours (ici, à San Francisco). Washington presse Rangoon aujourd'hui de libérer les prisonniers politiques et d'engager le dialogue avec l'opposition.

A première vue, la déclaration du Conseil de sécurité n'est pas très musclée.

Les pays occidentaux auraient voulu condamner la répression violente du régime birman, mais la Chine et la Russie ont obtenu que le texte se contente de la « déplorer fortement ».

Les Occidentaux voulaient menacer de sanctions la junte militaire, et demander la libération immédiate de tous les prisonniers politiques, y compris Aung San Suu Kyi, mais Moscou et Pékin ont raturé ces mentions.

Les diplomates français, britanniques et américains ont malgré tout le sentiment d'avoir remporté une petite victoire. C'est la première fois que le Conseil de sécurité envoie un message unanime et officiel au régime birman.

En janvier, la Chine et la Russie avaient utilisé leur veto pour bloquer une résolution américaine de condamnation de la junte, en affirmant que la question birmane ne relevait pas du Conseil de sécurité.

Les deux pays ont donc révisé leur position ; même s'ils restent opposés à toute solution faisant appel à des sanctions, et à des déclarations plus vigoureuses, leur soutien au régime birman s'est infléchi, et le message devrait être reçu dans la capitale birmane.

Alors que les informations se font rares en provenance de Birmanie, l'Onu veut aussi maintenir la pression. L'émissaire onusien Ibrahim Gambari va d'ailleurs retourner dans la région dès ce week-end.

Source : rfi.fr
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