TANTRIK BANGKOK - Forum du collectif Tantrik Bangkok

TANTRIK BANGKOK Index du Forum
 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil    Se connecter pour vérifier ses messages privés    ConnexionConnexion 

[MOYEN ORIENT] 11 SEPTEMBRE 2001-2006 : VU DU MONDE ARABE

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    TANTRIK BANGKOK Index du Forum :: <<< BANGKOK CAFE >>> :: Autour d'une bière :: Niouzes Internationales
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Ccil
Tantrik Family

Hors ligne

Inscrit le: 02 Juil 2007
Messages: 9 394
Localisation: new orleans
Féminin

MessagePosté le: Mar 11 Sep 2007 - 17:14    Sujet du message: [MOYEN ORIENT] 11 SEPTEMBRE 2001-2006 : VU DU MONDE ARABE Répondre en citant

11 SEPTEMBRE 2001-2006 : VU DU MONDE ARABE • Si les Américains avaient réagi autrement aux attentats du 11 septembre… ça n'aurait rien changé
-11 septembre 2007-

Les Etats-Unis ont commis de terribles erreurs depuis le 11 septembre 2001, qui expliquent en partie la poussée du terrorisme. Mais même sans l'aveuglement de l'administration Bush, les conditions politiques, sociologiques et culturelles du monde musulman ne pouvaient que favoriser l'émergence d'un mouvement comme Al-Qaïda, explique le quotidien jordanien Al-Ghad.


La vidéo "sixième anniversaire" envoyée par Al-Qaida - AFP

Six années ont passé depuis le 11 septembre 2001, six années durant lesquelles beaucoup de choses ont été dites. Arrêtons-nous ici sur un aspect précis : la guerre des idées. Depuis un certain temps, il est de bon ton de dire qu'elle a été perdue par George Bush, et avec lui par les Etats-Unis, voire par l'Occident tout entier. Bush avait déclaré la guerre dans le but de "gagner les cœurs et les esprits". Disons d'emblée qu'il a tout fait, volontairement ou involontairement, pour la perdre.

Pour la gagner, il aurait fallu être inattaquable sur le plan moral. Or il y a eu le camp de Guantanamo et diverses violations des droits de l'homme, surtout de l'homme musulman, aux Etats-Unis. Ensuite, la guerre contre l'Irak a été fondée sur des mensonges, n'a eu ni appui international, ni bases juridiques, et a donné lieu à divers scandales comme celui de la prison d'Abou Ghraïb. Bref, la situation en Irak et, dans une moindre mesure, en Afghanistan ne témoigne pas en faveur des Etats-Unis. Quant aux idées elles-mêmes, Washington n'a pas cessé durant toutes ces années de pérorer sur la démocratie, présentée comme la recette miracle qui sortira le monde musulman de son sous-développement, de ses crises et de sa propension à la violence comme par un coup de baguette magique.

Toutes ces critiques sont justifiées, certes. Mais posons la question autrement : que se serait-il passé si les Américains avaient réagi autrement aux attentats du 11 septembre ? Est-ce que cela aurait changé quelque chose aux actes de ceux qui ont été gagnés par les idées d'Oussama ben Laden ? A première vue, la réponse est oui. Or, à y regarder de plus près, les résultats n'auraient pas été si fondamentalement différents.

Premièrement, parce que l'antioccidentalisme a été et reste la clef de la politique pour la majorité des peuples arabes et musulmans. Cela s'explique par le colonialisme, par la création de l'Etat d'Israël et par des structures sociologiques, culturelles et religieuses, ainsi que par l'histoire des conflits entre ce monde arabo-musulman et l'Europe. Ce n'est pas pour rien que tous les mouvements politiques de masse qu'a connus notre région ont été des mouvements antioccidentaux, du nassérisme à l'islamisme.

Deuxièmement, l'antiaméricanisme est, au moins depuis la guerre de 1967, la pierre angulaire de notre conscience politique. On remarque ainsi que les régimes qui sont alliés à Washington pour des raisons géopolitiques n'ont pas le courage d'assumer ces liens mais font tout, au contraire, pour s'en démarquer culturellement.

Troisièmement, la démocratie n'a jamais été une demande populaire dans cette partie du monde, tout comme les concepts politiques dits "importés" : socialisme, libéralisme…

Quatrièmement, la surenchère contre l'Occident (et contre Israël) constitue l'exutoire de nos frustrations politiques et le défouloir de notre liberté d'expression muselée. Il va sans dire que les régimes arabo-musulmans y trouvent leur compte et n'hésitent pas à canaliser les frustrations de leurs peuples dans cette surenchère.

Cinquièmement, ces dernières décennies, nos sociétés ont subi d'énormes mutations démographiques sans les accompagner par une politique urbaine appropriée ni par la construction de logements et d'établissements scolaires. Cela a crée une large population de déshérités réceptive aux slogans simplistes qui résument la complexité politique en haine contre les uns et en fidélité aveugle aux autres.

Sixièmement, l'importance de la religion et des liens de proximité familiale joue plus en faveur d'un Ben Laden "musulman" que d'un Occidental lointain qui n'est ni musulman, ni cousin, ni fils du voisin. Avec une culture politique aussi déficiente, comment pourrions-nous ne pas croire que Ben Laden (ou Saddam Hussein, ou un autre) pourra humilier l'intrus étranger et rétablir notre dignité humiliée ? Inutile de dire que Ben Laden est mieux à même de remporter la guerre des idées que n'importe quel Américain, fût-il de l'envergure d'un Roosevelt. Cela dit, une personne d'envergure aurait pu compliquer un peu la tâche de Ben Laden et de ses amis. Cela n'aurait déjà pas été si mal.



Al-Ghad



Source : courrierinternational.com
_________________
Je ne suis ni pour, ni contre, bien au contraire..!
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Publicité






MessagePosté le: Mar 11 Sep 2007 - 17:14    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Ccil
Tantrik Family

Hors ligne

Inscrit le: 02 Juil 2007
Messages: 9 394
Localisation: new orleans
Féminin

MessagePosté le: Mar 11 Sep 2007 - 17:16    Sujet du message: [MOYEN ORIENT] 11 SEPTEMBRE 2001-2006 : VU DU MONDE ARABE Répondre en citant

Une menace occultée par le chaos irakien

Après six ans de guerre sans relâche contre le terrorisme, l’administration américaine vient d’admettre qu’Al-Qaida était plus en forme que jamais. L’analyse de l’expert Bruce Hoffman.

Al-Qaida est en déroute”, avait assuré le président Bush en octobre dernier. Les extrémistes, avait-il poursuivi, ont “joué toutes leurs cartes”. Et les cerveaux de l’organisation ont été “traduits en justice”. Nous avions sous-estimé le pouvoir d’Al-Qaida avant les attentats du 11 septembre [2001] et nous sommes sur le point de reproduire la même erreur. On parle souvent d’Al-Qaida comme d’une organisation en repli, incapable d’organiser des attentats d’envergure, privée de commandement, dont les membres se terrent dans des grottes reculées du Waziristan [zone tribale du Pakistan, frontalière de l’Afghanistan]. Or la réalité est tout autre : loin d’être en déroute, Al-Qaida est en plein essor. Après les revers subis lors des premières phases de la guerre contre le terrorisme, elle s’est reconstituée et réorganisée, et elle rassemble actuellement ses forces, bien décidée à poursuivre le combat épique qu’elle a commencé il y a plus de dix ans.

Elle est loin d’être affaiblie au point de devoir se rabattre sur des cibles plus accessibles comme les hôtels et les transports en commun ; bien au contraire, Al-Qaida reste fidèle à son mode opératoire habituel : des attentats simultanés et spectaculaires contre des objectifs toujours plus protégés.

Les enquêtes en cours indiquent que les récentes attaques commises ou manquées – le projet d’attentats suicides simultanés déjoué en 2004 aux Etats-Unis, les attentats de Londres en juillet 2005 et la tentative avortée en août 2006 qui visait à faire exploser dix avions au-dessus de l’Atlantique – ont toutes été coordonnées d’une manière ou d’une autre par Al-Qaida, et non par des groupes terroristes locaux et indépendants.

Sur les attentats de Londres, les autorités britanniques avaient initialement conclu qu’ils avaient été perpétrés par des musulmans britanniques mécontents qui s’étaient radicalisés et opéraient exclusivement au sein du pays. Mais il est apparu par la suite que le chef de la cellule, Mohamed Sidique Khan, et un autre des poseurs de bombe s’étaient rendus dans des camps d’entraînement au Pakistan entre fin 2004 et début 2005, et qu’ils y avaient rencontré des membres d’Al-Qaida. En outre, peu après les attentats de Londres, une source digne de foi travaillant pour les services de sécurité britanniques a reconnu Khan à la télévision et a affirmé l’avoir vu dans un camp d’Al-Qaida en Afghanistan en 1999 ou 2000.

Exactement un an avant les attentats de Londres, les autorités britanniques et américaines avaient déjoué le projet d’une cellule d’Al-Qaida basée à Londres visant à frapper simultanément la Bourse de New York, le Prudential Center de Newark, dans le New Jersey, et les sièges du FMI et de la Banque mondiale à Washington. La piste menait là aussi au Pakistan.

Quant au projet d’explosion simultanée de plusieurs avions de ligne américains durant l’été 2006, il a été déjoué après que des arrestations effectuées au Pakistan eurent conduit les enquêteurs britanniques et américains à une autre cellule terroriste au Royaume-Uni.

En janvier dernier, cette inquiétante résurgence a provoqué un revirement spectaculaire dans l’appréciation faite par l’administration Bush de la menace Al-Qaida. Se démarquant de la ligne maintenue depuis longtemps par la Maison-Blanche, John D. Negroponte, le patron des services secrets sur le départ, a brossé dans son rapport annuel devant la commission du Renseignement du Sénat le tableau inquiétant d’un mouvement extrêmement résistant et ayant renforcé ses liens opérationnels avec des groupes associés au Proche-Orient, en Afrique du Nord et en Europe.

Cette stupéfiante résurrection d’Al-Qaida sous les yeux des forces militaires américaines stationnées le long de la frontière au sud de l’Afghanistan a de quoi étonner. Comment se fait-il que le pays le plus puissant du monde puisse mener depuis six ans une guerre sans concession contre le terrorisme – y engageant des sommes faramineuses et sa réputation internationale – pour s’apercevoir en fin de compte que la principale cible de ces efforts herculéens est toujours en pleine forme ?

Avec le recul, il s’avère que l’Irak nous a empêchés d’envisager l’éventualité d’une renaissance d’Al-Qaida. L’enlisement des Etats-Unis en Irak a accaparé toute l’attention et les ressources de l’armée et du renseignement américains, au moment même où Oussama Ben Laden et les autres dirigeants d’Al-Qaida étaient aux abois et avaient le plus à gagner de l’inattention des Américains. Qui plus est, alors même que le président nous rassurait en affirmant que “nous combattions les terroristes là-bas pour ne pas avoir à les combattre chez nous”, Al-Qaida se reconstituait.


Bruce Hoffman*
Los Angeles Times

* Professeur à l’université Georgetown et chercheur au Combating Terrorism Center de l’académie militaire américaine de West Point, il est l’auteur de La Mécanique terroriste (Calmann-Lévy, 1999).

Source : courrierinternational.com
_________________
Je ne suis ni pour, ni contre, bien au contraire..!
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Ccil
Tantrik Family

Hors ligne

Inscrit le: 02 Juil 2007
Messages: 9 394
Localisation: new orleans
Féminin

MessagePosté le: Mer 13 Fév 2008 - 11:27    Sujet du message: [MOYEN ORIENT] 11 SEPTEMBRE 2001-2006 : VU DU MONDE ARABE Répondre en citant

11-Septembre : peine de mort requise contre six membres d'Al-Qaida
-12 février 2008-


Le Pentagone aura mis six ans pour inculper les premiers prisonniers de Guantanamo - ici, le général Thomas Hartmann lors d'une conférence, le 11 février 2008.

Les Etats-Unis auront mis six ans pour inculper les premiers prisonniers de Guantanamo. Le Pentagone vient d'annoncer, lundi 11 février, que Khalil Cheikh Mohammed, le présumé maître d'oeuvre des attentats du 11 septembre 2001, et cinq autres détenus sont poursuivis pour conspiration, terrorisme et meurtre "en violation des lois de la guerre". Selon le chargé des poursuites judiciaires du département de la défense, Thomas Hartmann, les procureurs militaires ont demandé que les six hommes soient jugés conjointement par un tribunal militaire d'exception et qu'ils soient passibles de la peine capitale.

L'acte d'accusation doit encore être approuvé par Susan Crawford, désignée par le Pentagone pour superviser les procès des "ennemis combattants" détenus sur la base navale américaine. Selon M. Hartmann, les six détenus seraient soumis aux mêmes règles juridiques que les militaires américains accusés de crimes. A charge pour le juge, estime-t-il, d'évaluer les preuves obtenues lors d'interrogatoires par des méthodes controversées comme celle du waterboarding (simulation de noyade), une forme de torture qui aurait été appliquée à l'encontre de plusieurs des six prisonniers.


"PERVERSION DE LA JUSTICE"


Il s'agit du premier acte d'accusation d'un tribunal militaire de Guantanamo portant sur une implication directe de suspects liés aux attentats du 11-Septembre. C'est également le premier à requérir une condamnation à mort. Instaurés en 2002 par le président George Bush pour juger les prisonniers de la "guerre contre le terrorisme", ces tribunaux d'exception avaient été invalidés par la Cour suprême mais rétablis par le Congrès en 2006.

Au cours de ses interrogatoires, Khalid Cheikh Mohammed a déclaré qu'il était responsable de "l'opération du 11-Septembre, de A à Z", selon une transcription de ses propos diffusée par le Pentagone en mars 2007 et dont des passages avaient été rendus illisibles par la censure militaire. Il revendiquait entre autres "l'opération du World Trade Center en 1993" et "l'attentat à la bombe contre une boîte de nuit à Bali", en Indonésie. Il avait également avoué avoir décapité le journaliste américain Daniel Pearl en 2002.

L'annonce du Pentagone a aussitôt suscité de nombreuses réactions. Le Centre pour les droits constitutionnels (CCR), une association de défense des droits de l'homme, a dénoncé les tribunaux militaires comme étant "illégaux et une perversion de la justice". Dans un communiqué, le CCR ajoute : "Le gouvernement veut exécuter des gens en se basant sur des preuves non fiables (...). Des exécutions basées sur des procès secrets et des preuves obtenues sous la torture appartiennent à un autre siècle." L'organisation de défense des libertés ACLU a également dénoncé ces inculpations et la volonté de requérir la peine capitale, "malgré un système de (tribunaux militaires) défaillant qui n'a pas jugé un seul cas à ce jour".

La Cour suprême doit se prononcer dans les prochains mois sur un recours concernant les droits des prisonniers de Guantanamo, ce qui pourrait ouvrir la voie à une multitude de nouvelles plaintes et retarder les procédures. - (AFP, AP.)

Source : lemonde.fr
_________________
Je ne suis ni pour, ni contre, bien au contraire..!
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 03:21    Sujet du message: [MOYEN ORIENT] 11 SEPTEMBRE 2001-2006 : VU DU MONDE ARABE

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    TANTRIK BANGKOK Index du Forum :: <<< BANGKOK CAFE >>> :: Autour d'une bière :: Niouzes Internationales Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | créer forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group Traduction par : phpBB-fr.com - Glass Template Created by DoubleJ(Jan Jaap)