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2012-2013 - Apocalypse en Péruvie !

 
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Ccil
Tantrik Family

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MessagePosté le: Mar 29 Jan 2013 - 12:48    Sujet du message: 2012-2013 - Apocalypse en Péruvie ! Répondre en citant

Voilà un report de notre voyage au Pérou ; j’espère qu’il ne sera pas trop fastidieux à lire mais j’ai tenté de compiler toutes les anecdotes et souvenirs de ce voyage kilétébo.

J’avais débuté un carnet de voyage mais je me suis arrêtée à J+3, pas vraiment une réussite. Alors, hOp, sans filet, tout dans la tête.

Nous partîmes à 10 et nous revinrent à .. 5 ! Une fabuleuse histoire pleine de rebondissements, de suspense et imagée (mais sans musique).



Nous nous retrouvons à Orly dans l’après-midi du 15 décembre. Après avoir enregistré les bagages, on a tout de suite été déçu en constatant qu’il n’y avait pas de duty free après avoir passé la douane. What’s the fuck ? L’avion nous emmenant à Madrid nous a amené au fameux graal : des clopes et du sky pas chers ! Avec 5h d’attente + 2h30 de retard sur notre prochain avion, nous avons eu le temps de retourner tout l’aéroport (je passerai sur Angel qui imitait le poisson, Yogui Vomito, l’enfumage spectaculaire des chiottes, les verres renversés sur le sol, le douanier qui ne voulait pas faire passer Jeff pour alcoolémie notoire, etc..). Et 2 amis de plus dans l’biniou : Nekey et K-mi !





Le trajet fut calme après que l’hôtesse ait confisquée la bouteille de Pédro dès les 1ères minutes. J’avais une dalle sévère, on ne fut servi qu’1h30 + tard, mes yeux noirs à l’hôtesse n’ont pas servi à qu’elle se speed.. on dort tant bien que mal, et 11h + tard, arrivée à l’aéroport de Lima, ça y est, ça commence !
On passe un système de douane très étrange : en appuyant sur un bouton, la machine décide si tu passes ou non par les douaniers.. fair trade ! C’est donc k-mi qui s’y est collée mais rien d’outrageant !



La putain de clope est putain de bienvenue après ce trajet long, ennuyeux avec un service très médiocre ! On fait nos premières rencontres (mis à part les taxis oppressants) : Maéva et Quentin, un couple de Poitiers pour 2 semaines en vacances, sans étape bien définie.. Allez, viendez avec nous !
On se fait balader par les taxis pour nous envoyer dans un hôtel de Miraflores où ils touchent une commission (vu le prix de la chambre !) avec piscine siouplé ! En 10 minutes, on se rince dans l’eau, super agréable !





Et c’est parti pour une visite de ce quartier paisible, assez sécurisé mais super charmant.
On teste notre 1er resto, une réussite mis à part l’erreur d’avoir testé l’Inca Cola, un vrai produit chimique 100% Hardcore ! Enfin ça nous fait une expérience de + dans notre petite vie d’explorateurs !













On atteint le littoral et l’océan Pacifique ! Impossible de trouver un chemin accessible pour y descendre, on opte pour le supermercado et on rentre à l’hôtel, heure du rituel apéro.

Plusieurs godets plus tard, la faim se fit sentir dans plusieurs estomacs dont le « manger liquide » appelait sa phase solide. Toute le monde (même les presqu’endormis) se motivent pour trouver l’auberge péruvienne nous offrant quelques pitances mal méritées. BEMBOS, ce seul mot suffit à me remémorer cette scène étrange où des personnes se sont faites happées par les jeux pour enfants (toboggan, piscine à boules), armés de leur bière et d’un humour des + fins à gambader des heures dans ce joyeux bordel et en ressortir au final avec un téléphone en moins.. Pédro a apparemment le cul bordé de nouilles pour l’avoir retrouvé le lendemain, collé par la bière sur une paroi de toboggan (enfin là je brode.. le reste) : ce fut un retour des plus remarquables entre ceux qui chantaient ou ne marchaient pas droit, et vice et versaaaa !













Lendemain, ambiance « on s’bouge d’ici », certains sont chauds pour Ica et sa lagune, d’autres veulent voir de l’éléphant d’mer et du cormoran mordoré aux îles ballestas. On se sépare après un copieux repas au terminal terrestre pour, de notre côté, faire 4h30 de bus dans la pampa banlieusarde de Lima (pas très choli), de l’aride, du désertique.. rien de très exaltant pour ma part!







Après 2 films bas de gamme et un hamburger sucré + tard, nous arrivons à Ica. La nuit commence à tomber, nous sommes tous d’accord pour aller à Huacachina, beaucoup plus accueillant pour notre nuitée ! Les challenges ne font pas peur aux taxis : une mini-boite de conserve arrive à poster nos 5 sacs sur le toit et en avant Guingamp !



En 10 minutes, on discerne entre les dunes de sable, un plan d’eau paradisiaque entouré de palmiers. Un hôtel, vite ! Nous rencontrons Elisa, une fille bien sympa qui nous conseille celui où elle dort. Prix abordable, petite piscine charmante, dortoir à notre convenance. Sans oublier ce petit pied de cannabis poussant paisiblement à l’ombre d’un banc, nonchalamment, en ne se demandant rien de ce que serait demain.. !
Nous faisons la rencontre à l’heure de l’apéro de petits artisans vendant leurs bijoux dans la rue. Après plusieurs heures de palabres, on se rend compte que nous avions beaucoup de choses à Echanger ! La nuit sera courte..



Nous décidons d’aller faire une balade nocturne en haut des dunes, admirer la vue éclairante de la lagune. Après quelques temps, 3 mecs se ramènent prétendant être des keufs, voulant voir nos passeports. Jeff récupère sa carte en rigolant qu’elle est en plastique, c’est des BIDONS ! A moitié sûr de rien, on les vanne en leur disant que ce ne sont pas des vrais flics, qu’on ne leur donnera rien et que d’accord, on redescend à notre hôtel si apparemment trainer dans les dunes est dangereux.. Au final le lendemain, il serait vrai que pour des affaires de délinquance et de narcotrafic, ils fassent appel à des mecs jeunes pour gérer ce genre de choses. Bref, on ne saura jamais !

Après cette petite nuit, on se retrouve autour d’un petit déjeuner ou nous fîmes connaissance avec le fameux concentré de café dilué à l’eau.. infâme. Cependant la découverte de la lagune sous le soleil a vite atténué nos ronchonnements de mecs français en vacances au Pérou.. Allez petite balade..













Une tempête de sable nous sort un peu de notre léthargie, c’est pas chose commune dans le coin apparemment. On teste tout de même le pisco libre à l’apéro, c’est dégueulasse, on se rabat sur quelques verres de vin, faut pas s’laisser abattre tout de même !



Certains d’entre nous décident d’aller visiter le musée du fils du mec ayant découvert + de 12 000 pierres gravées sur un site proche de Nazca. Ces pierres décrivent le passage d’êtres extra-terrestre ayant apportés énergie, vie et connaissance sur notre bonne vieille planète. Tout est représenté, des dinosaures à la petite maison avec fenêtre, de quoi se poser de bonnes questions, farfelues certes mais avec la merveilleuse idée du « on ne sait pas tout ». Selon lui, les lignes de nazca furent dessinées par ces extra-terrestres, qui portaient en eux de l’énergie pure et qui avec leurs vaisseaux, ont survolé Nazca en inversant la polarité de la magnétite du sol, ce qui a produit ces lignes et leur capacité à s’auto-nettoyer. Waouw ! Ils ont même des pierres gravées sur la sodomie, ils savaient s’éclater aussi !









Je précise tout de même que certaines parties des pierres ont été cirées pour contraster avec la couleur naturelle.
On rentre en fin de journée, on décide de se payer un petit aller en buggy pour admirer le coucher de soleil entre les dunes de sable.



Est-ce la vue ou l’exercice physique pour arriver au sommet de la + haute dune, c’est à couper le souffle.







Nous avions décidé de partir tôt le lendemain pour Nazca, tout avait été organisé par Elisa, départ 6h30 demain, fait-on la fête ?
Bonne ou mauvaise pioche, on se retrouver pour certains avec une toute petite nuit dans la gueule pour arriver à l’aéroport de Nazca. Chacun se pèse pour déterminer les places dans les petits coucous de 4 ou 6 places. Et qui veut gagner un vomi ? Ce sera Mlle K-mi qui se fera la joie d’honorer un des sacs plastique de l’avion lors du vol. Un vrai régal de la vue et de l’esprit : on ne saura jamais comment ont été tracées ces putain de lignes, ça nous laisse un goût de mystère et de haut-le-cœur.. chacun a pris son temps pour s’en remettre !










l'astronaute


le singe


le colibri


le condor


l'arbre et les mains


La meilleure des solutions ! une bonne bouffe précédée et suivie d’un apéro sur la longueur, notre bus n’est qu’à 22h30 pour Cuzco, le temps de retrouver nos amis partis aux îles ballestas, de raconter nos multiples anecdotes de ces 2 jours, recroiser un couple de parisiens, Margo et Xavier, en route pour 9 mois d’Amérique du Sud. Beaucoup de verres plus tard et un retard conséquent du bus, on se retrouve à vivre nos premières routes en lacet de la cordillère. Cuzco, 16h de bus REPRESENT !

Je m’endors avec le mp3 dans les oreilles et je me réveille pour une pause matinale : montagnes, pâturages verts, oreilles bouchées.. pouah c’est beau !



Un jus d’orange pressé et quelques clopes + tard, la route continue mais ça commence à faire long ! Enfin nous arrivons à Cuzco et ses environs chargés d’empreintes historiques, pour moi l’aventure prend d’la gueule ici !





C’est sous la pluie que nous décidons de rejoindre les copains qui avaient géré un hôtel dans la ville. L’altitude nous prend aux poumons, on décide tout de même de braver cette épreuve en sortant bouteilles d’alcool et plus si affinités, c’est Nous ou c’est pas Nous ?

L’hôtel ressemble à un de ceux de Bagdad, ça pue la pisse dans notre chambre, la douche est décorée à la mode Electrique : disjoncteur juste à côté, coups de jus en touchant le mur.. on a fait nos Cloclo et on n’est pas crevé !









Le soir, petite balade pour ceux encore vaillants, on teste notre 1er pisco sour et steack d’alpaga, malgré la fatigue, on se tracte jusqu’au Nomade, petit bar tenu par des français dont la spécialité est le mètre de rhums arrangés (merci le Routard !). ça remet une PATATE ! bonne adresse musicale soit dit en passant. Parfait pour finir la soirée.





Le lendemain, jour du 21 décembre, apocalypse prévue à 11h15, l’heure où nous étions en train de chercher un déposito inexistant dans la ville pour gérer notre départ pour Pisac. On les pose sur la Plaza de Armas, on tente une organisation en plusieurs groupes pour gérer différentes choses. On croise mon pote Léo de la Gouache, en partance pour l’incatek, ça fait plaisir.. on croise après Maudule, en perdition ! .. non en grande organisation pour choper des potes, bref, on se retrouvera là-bas.



On passe un certain temps au marché San Pedro pour déjeuner et faire des courses. On croise beaucoup de français qui annoncent déjà la couleur de l’incatek : noir kaka.. ah ouai ?

Vamos a Pisac, petite bourgade à 1h de bus de Cuzco. On n’avait rien réservé, on a pu malgré tout trouver une chambre dans un petit hôtel pratiquant l’élevage de cochons d’inde (el cuy !) Quasiment que des mecs venus pour l’incatek, ça a du les changer des traditionnels touristes du dimanche venus pour le marché ! Qu’importe, le mélange des genres est important !

Jeff ne se sent pas bien, apparemment il a un bon coup de « mou ».. allez, on va retrouver tous les copains partis depuis novembre ! Les retrouvailles furent fumeuses et piquantes, qu’est ce que ça fait plaisir de transposer tout ce petit monde à l’autre bout ! je m’en retrouvais même un peu perdue..

La nuit tombe, on se retrouve tous sur le chemin de l’Incatek. La question est : que va-t’on y trouver ? En arrivant sur le site, on distingue un seul sound system. Quelques bâches écrites à la peinture pour nous indiquer que nous rentrons dans un eco-festival (plait-il ?) des bâches à l’arrache pour nous protéger légèrement de la pluie, des lights inexistantes, une ambiance « fout ta cape de pluie sinon tu mouilles », easy pour reconnaitre tes potes.. On distingue une ferme au loin qui vendrait bouffe et boissons et après quelques dizaines de mètres, le son des ZMK qui ont tout de même réussi à offrir quelque chose de bon aux participants. Sincèrement, ce fut une vaste Fumisterie ! Beaucoup de gens ont sombré dans la facilité du mode Teknival.. moi la 1ère.. !

On décide de rentrer autour de 4h du mat’, Jeff était malade, Yogui avait plusieurs fois perdu le contenu de son estomac en route et les autres, trop humides, n’attendaient pas de voir apparaitre des champignons sur leurs fringues. Le retour fut cocasse, la glissade dans les flaques, les arrêts pipi sous la cape de pluie, l’attente de voir enfin les lumières de Pisac.. les anecdotes burlesques accompagnées de quelques verres nous tiennent jusqu’à 6h, on continue d’entendre la pluie qui nous a suivi depuis notre départ du site. Grosse pensée pour les gens en tente !!

Le lendemain, la grosse fringale d’après-teuf nous pousse à la facilité : le blue lama, c’est cher-mais c’est bon ! on vaque un peu dans le marché de la place, quelques achats plus tard, on retrouve mon pote JC de Perpi, viens mon copain, viens discuter avec nous à l’hôtel ! Il repart quelques heures plus tard à sa tente, on retrouve les derniers survivors de l’incatek autours d’une brochette de viande : rien ne sert d’y retourner, ça descend à point là-bas ! On décide donc de finir la journée dans le patio d’un de nos hôtels, l’alcool y est doux, ou alors nous ne sentons plus rien..

Lendemain, grand jour ! première rando du Pérou, les ruines de Pisac ! nous avons abandonné l’idée de se lever à 5h du mat’ pour éviter les contrôles, on paie pour un pass 4 sites-2 jours, sur la route du Macchu ! On retrouve donc une partie de la troupe fraiche et vaillante, 1 coup de bus pour nous monter + tard, on regarde enfin ces paysages de cartes postales.































Ce ne sont que des ruines mais qui nous renvoie tout de même cette énergie et puissance de cette civilisation qui n’avait pas froid aux yeux quand il s’agissait de construire.. instant psycho : suis-je fainéante ???

Il m’a fallu tout de même beaucoup d’énergie pour venir à bout des 3-4h de marche nécessaire à faire le tour du site. Je revoie encore ces marches qui descendaient.. descendaient.. et mes jambes qui me lâchaient.. lâchaient..



















Après mangé au marché de Pisac, on se met en route pour Chinchero, 2ème site du pass à visiter.





2 bus + tard, on atterri dans un hôtel où nous accueille José, un célibataire endurci avec qui il n’est pas facile de négocier, même seuls dans l’hôtel. On retrouve l’autre partie de la troupe pour diner, tout le monde est crevé, on se retrouve demain après la visite du site pour faire 3 nouveaux sites : chaud patate !

8h, levée douloureux mais réparateur malgré les courbatures aux mollets, on atteind le site de Chinchero et sa vue brumeuse camouflant les multiples terrasses agricoles de la vallée. Nous sommes seuls, il y règne un atmosphère de recueillement.. sauf avec nous qui déconnons sur le moindre caillou que nous voyons !

















On retourne sur nos pas et nous rentrons dans une boutique de souvenirs où le petit papi nous apprend pleins de choses au niveau agricole dans la région : les variétés cultivées, les croisements variétaux originels..et nous montre l’atelier de démonstration de tissage. Il ne résiste pas à déguiser Yogui et Angélique de costumes traditionnels au bonheur de nos foutages de gueule ! Ce fut bieau !





Un petit dej’ et un rangement de sacs plus tard, on se retrouve tous pour gérer un bus qui puissent nous déposer et nous attendre à nos 3 sites de la journée : Morey, les Salines et Ollantaytambo !

Morey est un laboratoire agronomique Inca : L’idée était d’étudier des espèces agricoles se comportant selon l’étage des terrasses, le degré d’hygrométrie, l’ensoleillement.. un vrai labo à taille quasi industrielle. Super impressionnant en taille et en ingénierie.. balèze les mecs !













1h de route et quelques détours plus tard, nous arrivons aux salines. Un paysage digne de science-fiction où + de 10 000 bassins s’accrochent à flan de la montagne où coulent une eau chaude et salée. Ce sel est donc issu de ce paysage lunaire inexploité pendant la saison des pluies mais qui garde toutefois ses marques de noblesse comme on peut le voir dans les pays du maghreb. Le sel de la vie !











Il nous reste peu de temps pour visiter le dernier site alors nous repartons direction Ollantaytambo pour visiter cette forteresse qui a vu une des dernières batailles inca contre espagnols ; qui s’est soldée par une première victoire inca mais qui a subit par la suite l’inondation de la vallée par les espagnols.. game over.. enfin pas totalement puisque ce site a été pour pas mal d’entre nous, la plus belle visite de la vallée sacrée.





















Hé ! nous sommes le 24 décembre, c’est Nawel et son lot de festivités bien connues de part le monde ! On retrouve même nekey et k-mi qui étaient en partance pour le macchu mais qui nous ont fait l’honneur de partager le repas avec nous !
nous étions une quinzaine sur la plaza de armas pour déguster de bons cocktails et plats aux saveurs locales. Combien de temps sommes-nous rester à savourer ces moments ensemble ? Un sacré bout de temps pour que les serveurs nous prient gentiment de payer la note… qu’est ce qu’on en a chié pour l’addition ! Certains se couchent, (certains font péter des pétards dans les yeux de leurs copains :clown: ) certains continuent jusqu’au petit matin, jour de départ pour Agua Calientes, point de départ du Macchu Picchu !

Après avoir remarqué que peu de bus se rendaient là-bas, on opte pour le bus privatif, au nombre que l’on était, c’était envisageable. Nous trouvons un premier conducteur qui, pour 40 soles chacun, nous amenait à la centrale hydroélectrique, point de départ des 3h de marche jusqu’à la ville. Malheureusement, il avait eu un accrochage et était en train de faire un constat au commissariat. Une belle blague à l’image des gendarmes qui allaient et venaient passer un doigt sur la rayure, revenaient d’un air satisfait ou dubitatif dans les locaux.. mouai.. le mec nous renvoyait tout le temps à « dans 10 minutes ».. les autres chauffeurs nous voyant attendre nous proposait des tarifs nettement + élevés.. ça commence à fondre dans les cerveaux qui n’ont pas dormi.. vite qu’on se cale pour nos 6h de trajet !

Enfin le mec fini son constat, on monte dans le bus, Popo l’affuble d’un « señor, tu es le mejor ! » et c’est parti pour un trajet épique fait de trous et de bosses, de pistes et de routes à flan de précipices. Pas moyen de fermer un œil durant ce ride digne du dakar.. j’exagère à peine. C’était vraiment une expérience de dingue de voir d’un côté une végétation tropicale avec bananiers et manguiers et de l’autre un énorme précipice genre petite route de la mort version péruvienne.
Notre chauffeur a assuré la tranquillité de l’âme en conduisant à la cool, pas comme celui de nos amis Margo et Xav qui nous ont dépassé par hasard dans un passage assez hardu et qui avaient l’air crispé-balais dans l’cul.. enfin nous arrivons au point de départ de la marche qui suit les voies de chemin de fer pour Agua Calientes. Pas de difficultés particulières hormis la marche sous la pluie et la traversée des cours d’eau sur les planches en bois.. presque Into the Wild quoi !!

_________________
Je ne suis ni pour, ni contre, bien au contraire..!


Dernière édition par Ccil le Mar 29 Jan 2013 - 19:09; édité 2 fois
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MessagePosté le: Mar 29 Jan 2013 - 12:49    Sujet du message: 2012-2013 - Apocalypse en Péruvie ! Répondre en citant

La végétation était quasi tropicale, cette rando était belle, bien qu’on n’ait pas dormi de la nuit. L’arrivée à Agua Calientes fut tout de même un réconfort, restait à trouver l’hôtel, changer des tunes, choper les billets d’entrée du Macchu et du retour en bus, manger et enfin se coucher !!

L’ambiance générale de la ville ne nous plait pas du tout. Négociation des prix impossible, tirage de gueule voir mauvaise humeur affichés, taxe de 20% ajoutée à l’addition pour cause de Macchu Picchu.. ? Qué ?!!

On décide avec Jeff de ne pas se lever dès l’aube. Après plusieurs jours successifs de pluies matinales, on se disait que le mieux serait en fin de matinée. En + on tombe de sommeil et c’est l’macchu quoi ! on va pas attaquer ça en vrac !

On se lève vers 9h, on secoue le mec de l’hotel pour un petit dejeuner : la pluie n’a pas cessé depuis ce matin. On pense aux copains (non, on ne se dit pas qu’on a grave assuré par rapport à eux !) et on décide dans un 1er temps d’acheter nos tickets de train retour à Ollantaytambo. Train le + cher du monde au km : 41$ qui font bien mal au cul quand tu sais que les locaux ne paient que 4 NS (quasi 100 fois + cher, y’a tout de même un juste milieu pour ne pas se sentir comme un gros pigeon plumé). On retrouve nos amis Margo et Xav, attablés dans une boulangerie tenue par un français (waa les croissants-les expressos !!) trempés de la tête aux pieds : levée 5h, montée et visite sous la pluie, aucune levée de brumes, grosse cata pour eux.. C’est le moment où le ciel se montre moins capricieux et on se lance à notre tour à la montée des 1700 marches.









L’atmosphère est tropicale et la cape de pluie nous colle à la gueule façon K-Way. Ce n’était pas au final la pire des épreuves que d’arriver là haut. Le pire : c’est de voir affichée la petite bouteille d’eau à 8 NS au lieu de 1 NS.. !! ça fout la rage !





Une bonne partie des gens arrivés tôt le matin sont déjà repartis, ça nous évite les désagréments de la queue leu leu (surtout derrière ces putains d’américains ! Wink. On commence par aller voir le Pont de l’Inca, encore une vaste blague : 3 planches posées le long d’une falaise.. ouai c’est tout.. wouh ! Alors on revient vers cette magnifique vue tant de fois prise en photo.











Je me l’imaginais + grand que ça le Macchu.. enfin on n’a pas été jusqu’à l’autre bout après les terrasses agricoles, au niveau des temples.. dommage.. ! enfin le temps est radieux, le tout bien dégagé, ça vaut vraiment le coup d’œil ! on retrouve une partie des copains qui ont résisté aux averses, dont Jess affublé de sa nouvelle peinture de guerre : une joue rapée sur la roche du macchu pour cause d’hypoglycémie.. la classe ! On en rigole mais sur le coup, ça a failli être bien pire..

On finit la visite ensemble, slalomant entre les pierres, les lamas, les touristes, les chinchillas et les mecs du site qui curent les pierres à moitié dans le précipice.. pas le moment de lui faire une blague en lui criant « rattrape ! »


Dédicasse Titi !!






Wayna Picchu surplombant le site du Macchu Picchu

















On revient en milieu d’aprem à Agua Calientes, nous n’avons pas été aux sources d’eau chaude, une belle connerie parce que ça valait le coup et c’était pas cher ! On a plutôt été chercher quelques bouteilles apéritives et on s’est tapé une bonne pizza dans un resto de touristes ! On a même guinché dans la rue avec un groupe qui nous a fait des bonnes reprises comme celles de Compay Segundos.

Et nous voilà dans le train pour revenir à Ollantaytambo, où nous avions laissé nos sacs. On fait la connaissance d’un gros lourd de canadien qui a bien gonflé Loïc au point qu’il lui lance un « ta gueule fuckin’ canadian », de toute beauté. On a pu faire aussi + amples connaissances avec notre ami bolivien Nico, un mec qui mixe hip-hop dans certains bars à La Paz, super gentil mais j’pense qu’il faut pas trop venir le chercher quand il est chez lui !



On rentre à notre hôtel où tout le monde s’endort rapidement, notamment notre ami Pédro, coupeur de bois centenaires, une vraie scierie l’garenne !

Le lendemain, certains décident de rester une journée de plus sur Ollantaytambo, d’autres comme nous veulent revenir sur Cuzco où nous avons maintenant la bonne adresse où aller : le quartier San Blas ! Sur la route, le pont qu’on devait prendre a été endommagé et le tablier commençait tout juste à plier. On va prendre l’autre route merci chauffeur !

Une fois à Cuzco, on se met en recherche d’hôtel, le nouvel an est dans 4 jours, la capitale inca commence à se remplir ! Le 3ème sera le bon : Kya, une gamine de 7 ans, régente déjà l’hôtel d’une main de fer comme sa grand-mère Marta, beaucoup plus casse-couilles et qui elle, n’a pas de patins à roulettes roses.. mais passons ! on investit à 90% l’hôtel et notre décision est prise : ce soir on bouffe du Cuy !! On se retrouve attablé devant un ½ cochon d’inde coupé dans sa longueur, un vrai régal !



On continue la soirée avec Xavier et Margo et on se retrouve fatalement ( !) au Nomade derrière notre mètre de rhum, assistant aux dernières notes jouées par le groupe du soir. Ah merde, on était là pour la musique ! (et le rhum !). Xavier est prof de guitare, la bonne nouvelle ! On négocie avec les gars du groupe pour la guitare.. puis l’ampli.. puis certains se joignent à nos folles mélopées digne des + grands (enfin dans mes souvenirs..) et là, c’est le drame, le ½ m de trop, je tombe dans une torpeur vaporeuse, il est temps de rentrer, je comprends plus rien ! l’altitude fait vraiment des ravages.

Le reste de la troupe restée à Ollantaytambo nous rejoint le lendemain, on va à la conquête du sommet de la ville : le Cristo Blanco surplombe Cuzco de toute sa blancheur et on aperçoit juste à côté le site de Sacshuyaman dont on ne trouvera pas l’entrée cachée non payante.










Site de Sacsahuyaman





On s’enfonce dans la ville jusqu’au marché San Pedro pour acheter notre bouffe du soir. Sur la route, nous avons vu exposé certaines oeuvres d'étudiants aux Beaux Arts de Cuzco.. pas mal !















J’ai adoré tous les marchés que nous avons visité : bien agencés, bien animés où l’on mange à pas cher coudes à coudes. On sent que le 31 se prépare : le jaune est à l’honneur partout : lunettes, chapeaux, culottes, cravates.. y’en a partout ! sans oublier les enfoirés de pétards qui m’auront emmerdée jusqu’au bout !

Mis à part Loïc et Angel qui décident de reprendre la route, tout le monde reste ensemble pour fêter le 31 sur Cuzco. On apprend que les ZMK posent dans un bar à Cuzco et que Bibi et Juju sont en route depuis la Bolivie pour nous rejoindre. Ça va être chaud la tekno !

Arrive le jour J, tout n’est que provisions : bouffe, alcool, pétards, rien n’est oublié ! D’autres compagnons de route nous rejoignent pour l’apéro, dont Rosa et Gaspart avec leurs 2 enfants. Ça se sent que l’ambiance chauffe sa maman !























Après le repas, on s’active pour aller voir le bar des ZMK, l’ambiance y est déjà bonne, il y a une grosse piniata au plafond, on reconnait quelques gens de l’Incatek, on danse à 3200 m d’altitude.. ça se sent !

Pourquoi ne pas aller faire un tour sur la plaza de armas avant minuit ? Moi je ne le sentais pas du tout, mon aversion pour les pétards me disait bien de ne pas y aller. La place était déjà noire de monde, ça pétait déjà dans tous les sens, mes doigts suaient dans mes oreilles.. j’aime paaaas !
Du coup mon preu chevalier servant et moi retournons au bar où les décibels me convenaient beaucoup mieux. Il est minuit : pétage de piniata et de la gueule du type placé derrière et en avant le Hardcore ! Je revoie la tête du gérant péruvien qui n’a rien compris à ce qui arrivait, son plancher bougeait dans tous les sens, les enceintes ont même du être rabaissées car elles ne tenaient plus à cause des vibrations.. terrible !

La nuit se passe, on finit par tous se retrouver à l’hôtel et c’est parti pour des barres de rire de folie, je ne peux même pas retranscrire tout ce qui s’est passé ou dit : juste que nous avions un Jeff et Pédro en pleine forme qui ont fini à errer en toge jaune à travers Cuzco, proposant des massages et lançant à tout le monde « féliz ano nuevo ! ».. on s’en souviendra.. !

Je ne sais pas si il reste des photos à des gens pour étayer un peu mes propos. Sinon disons que tout ce qui se passe au Pérou.. reste au Pérou !
mais quand même... on ne résiste pas à :



Le 1er se passe donc sous le soleil et l’alcool, contente d’être réunie avec toutes ces personnes que je commence à connaitre de + en + … tous des gros connards.

On décide de partir pour Puno avec Jeff, d’autres continuent vers Lima, d’autres vers Arequipa. Vogue la vie ! Pour ma part, l’année ne commençait pas si bien : blocage d’un nerf, micro-douleurs continues, impossible de dormir convenablement, même les cachets de Kat n’y feront pas grand-chose.
On repart donc difficilement à notre bus pour Puno qui partait en milieu d’aprem pour 5h de trajet. On arrive de nuit à Puno, on fait confiance au Routard pour nous conduire au Duque Inn, perché dans les hauteurs de la ville. On s’endort rapidement pour attaquer la visite de la ville et aller à Sillustani visiter les chullpas (tombeaux).





On prend le petit déjeuner dans une verrière sur la terrasse de l’hôtel ; le soleil est tellement rayonnant qu’on doit mettre nos lunettes de soleil. On se renseigne afin de prendre 2 bus pour aller sur le site de Sillustani.
On se rend bien compte que nous sommes en basse saison : le site est déserté par les touristes et seulement quelques vendeuses nous présentent leur artisanat déjà vu de nombreuses fois. La visite est donc super agréable à tourner autours de ces tombeaux de 12m de haut pour le + grand, la vue sur le lac est apaisante, ça fait du bien un peu de calme après les tumultes de nos virées à Cuzco !

















De retour à Puno on décide de tester le resto chinois, service express dans la minute, quantité toujours aussi pantagruélique (oh putain j’l’ai placé !) mais + fournie en légumes.. ça change ! Puis on opte pour le fameux tuk-tuk à moteur pour nous conduire au terminal terrestre afin de prendre nos billets de bus pour Arequipa. On remonte doucement à notre hôtel (on ne peut pas faire mieux vu la fuckin’ côté à s’taper) puis on se cherche un petit resto sympa pour clôturer la journée.

Le lendemain, direction le Lac Titicaca : il ne nous était pas possible d’aller sur les îles du Lac puisque nous partions le lendemain matin, il nous aurait au moins fallu 1 nuit supplémentaire pour profiter pleinement alors nous optons pour les Uros, des îles « flottantes » construites par les populations locales pour qu’elles puissent, elles aussi, profiter du tourisme débordant dans la région.













Nous voilà sous un beau soleil naviguant sur le mystique lac Titicaca. Enfin après plusieurs tentatives du capitaine pour démarrer sa coquille, et vive les bouffées de gazoile ! On rencontre un couple de retraités en vadrouille dans tout l’Amérique du sud avec leur camping-car, 3 Niçois en route vers Lima pour 2 semaines de vacances et une famille de péruviens qui nous a littéralement cassé les couilles tout le long du trajet.. mais bref !
Après 40 minutes de bateau, on débarque sur une des îles gérées communautairement par les populations locales. Ces îles ont beaucoup de charme, tout est fabriqué en paille, ça nous expliqué par une des personnes qui nous fait la démonstration de la fabrication du sol des îles. Les touristes débarquant toutes les 30 minutes et la proximité des îles entre elles entachent quand même vachement le côté traditionnel qu’on aimerait continuer à voir.. mais bon, nous sommes des touristes !

















On revient sur la terre ferme pour déjeuner. Les Niçois nous annoncent vouloir partir avec nous pour la suite du voyage. Aucun soucis, venez même maintenant à notre hôtel, vous y serez mieux !
On retrouve par la même occasion Gaspart, Rosa et la petite famille qui revenaient des îles du Lac, apparemment pas déçus de la virée ! On se décide pour faire une bouffe entre nous à l’hôtel. La ptite famille continue vers la Bolivie et d’après ce que je vois sur FB, ils ne s’ennuient pas !

Notre bus part le matin, c’est avec peu de vaillance qu’on se tracte au terminal pour nos 6h de bus jusqu’à Arequipa. On avait une adresse donnée par Tony et Popo qui avaient séjourné chez l’habitant : RAUL ! Bel énergumène qui a transformé sa barraque en dortoirs pour backpackers.
Malheureusement nous n’avions que peu de détails sur le quartier et l’adresse et quand le taxi nous dit qu’il y a 3 avenues qui portent le même nom à Arequipa, on se dit que la tâche ne va pas être simple. Les copains ne nous répondent pas sur le téléphone, on tente tout de même le coup de visiter 2 extrémités de 2 « avenue de lima » et ne pas trouver cette maison peinte en verte.. ou bleue ? on doutait même de la couleur. On trouve tout de même un sympathique hôtel conseillé par notre hôte de Puno, un peu bruyant depuis la rue mais qui nous offre une magnifique vue depuis le toit.

Arequipa détonne totalement avec Cuzco, c’est la 2ème + grande après Lima (mais avec 10 fois moins de personnes), très empreinte du passage colonial espagnol. Le centre se visite à pied et les monuments et places sont splendides. On se balade donc en fin de journée afin de trouver une bonne polloria, un bon ¼ de pollo rôti et une montagne de frites grasses ! Sbleurp’s !

Après qu’on se soit renseignés pour le canyon de colca sur les différentes options, on se dit que partir demain aprem pour la dernière ville avant le canyon serait moins contraignant que de partir à 3h du mat’ pour tout enchainer sur 2 jours.

Le lendemain, nous sommes parés à acheter le pass d’entrée pour le canyon et gérer la garde de nos affaires. Surprise, un sms de Pédro avec l’adresse précise de Raul. On décide d’aller y faire un tour avant de partir, peut-être qu’il y reste encore des copains partis après le nouvel an ?

Ding dong… j’entends de la musique.. la porte s’ouvre.. sur un Bibi torse poil tout sourire ! Héhé, salut Juju et Yogui ! vous revenez du canyon ? comment c’était ? ah tiens, c’est l’apéro ?

On rencontre le fameux Raul et son cousin Mario, 2 cinquantenaires qui en ont 15 dans leurs têtes, toujours prêts et armés à faire la teuf, sacrés numéros ! et puis la belle Daniela, la fille de Mario qui nous a fait l’aimable et charmante compagnie durant notre séjour.

« Allez les copains, le canyon c’est dur ! CC et Yogui ont vidé le bar de l’oasis et n’ont dormi que 2h ! on a eu la flotte le matin, Yogui n’avait rien pour se protéger ! ici on fait bien la teuf, restez ! »

Avec notre volonté de sopalin, il ne nous en fallait pas + de compléter par l’excuse de mon nerf coincé et du genou fragile de Jeff pour faire péter notre 1ère teille de rhum de la journée.. ON RESTE !

C’est parti pour une petite visite des recoins de la ville, on a particulièrement apprécié le groupe de musique dans le marché, l’architecture raffinée et haute en couleurs, la dégaine de Juju en mode SDF errant avec sa bière, et puis la magnifique affiche de Scharzwy va à la salle de gym !





































Yogui se décide à rester avec nous un jour de + que Juju et Bibi qui vont partir prendre leur avion depuis Lima. On fait donc un saut à l’agence TACA Airlines pour réserver notre vol Arequipa-Lima du 9 janvier. De retour chez nous, des provisions pleins les mains, c’est aprem détente et liqueurs sur fond musical. Le repas du soir cuisiné par les mâles de la maison fut bien dégusté malgré les attaques acides des boissons.. Il fallait voir la descente des 2 loustics : des vraies gueules à fioul ! C’était les premiers à nous motiver pour une sortie nocturne en discoteca ! Après l’histoire de la veille racontée par Juju et Yogui (à eux de la raconter !), très peu pour nous ! On passe donc la nuit autour de la table à jouer au dés, voir des vidéos, écouter de la musique.. ô petit point du jour, es-ce toi ?

Un peu brumeuse cette journée du lendemain, les niçois sont repartis pour d’autres aventures à Cuzco et Juju et Bibi partent par le bus en fin d’aprem pour Lima. Ça nous laisse tout de même l’occasion d’aller manger dans un resto de poisson (à bas le pollo !) où Juju et Yogui ont partagé un succulent ceviche (poisson coupés en morceaux et marinés dans du citron qui « cuit » la chair) sauf le moment où les 2 ont partagés le bout d’un piment.. grosse suée en duo, la beauté du geste !

Pour les autres, nous avons également eu notre moment de gloire quand nous avons vu arriver notre soupe avec cette énorme moule qui prenait la moitié de l’assiette.. une bonne grosse moule.. et poilue !







On continue dans un casino (glauque à souhait) le temps de perdre 15 NS et puis un petit café français pour un bon expresso.. contents !
On fait nos courses, on rentre pour l’apéro, la vie est dure ! C’est l’heure de dire au revoir à Bibi et Juju, bon retour les copains !
De notre côté, on fait la connaissance de nouvelles personnes de l’hôtel dont Caro, une belge débutant son stage de 4 mois dans le région d’Arequipa. L’occaz’ de partager mon expérience avec elle dans le domaine. Faut pas s’laisser faire par certaines organisations qui, sous couvert de développement local et d’humanitaire, n’offre strictement rien à la personne qui apporte connaissances et expertise (même en débutant) à leurs services !

Bref, on se décide d’aller discuter de tout ça autour d’un bon plat de viande. Marre de bouffer la même chose alors on se paye le grand luxe ! le resto chicoss’ d’Arequipa : le zig-zag ! proposant à la carte la fameuse trilogie de viandes que tout le monde a pris accompagnée d’un vin rouge chilien non regretté.

Yogui s’est transformé en sanibroyeur, défonçant les petits pains maison, les 4 sauces de la viande et les accompagnements de tout le monde.. balèze copain !
Petite anecdote dans ce resto plutôt classe : la distribution d’énormes serviettes en papier façon bavoir pour avoir l’air encore + classe ! On croisera également une équipe technique du Dakar, arrivés la journée même à Arequipa.





On retourne à l’hôtel, poussé par le poids de notre ventre et on descend quelques digeos pour faire digérer le tout. Nous passons encore la nuit à discuter avec Daniela, ce petit bout de femme de 16 ans qui a la tête sur les épaules et pour autant des rêves pleins les yeux. Bonne rencontre qu’on va garder un moment !

Le lendemain, on part pour l’aéroport dans la matinée pour s’envoler pour Lima. La compagnie est bien et cette fois-ci on a un hublot ! on a même un whisky coca qui nous m’a pété la tronche pendant l’heure de vol.. muy buen !





On fuit l’aéroport de Lima et ses taxis oppressants pour trouver the pilote qui nous conduit à Miraflores. Temps record sans mort ni accident à déplorer.. étonnant ! l’hôtel conseillé par Raul est complet, on en trouve un autre pas loin qui est au calme avec une terrasse accueillante.


PUSH HIM UP !!


On fait connaissance avec nos amis de dortoir : un suisse venu trouver les spots de saut en parachute et un anglais qui n’arrivait pas à acheter son billet de retour (ni lacher sa pipe trouvée cachée dans la salle de bain..).

Après une petite balade, on a des nouvelles de Loïc et Angel, ils arrivent dans l’aprem ! On se retrouve au final dans la même chambre, le seul problème est qu’on ne peut rester qu’une nuit, tout est complet pour les prochains jours.
On se détend à l’apéro en se racontant nos anecdotes de voyage, on retente une aventure au Bembos, le fameux burger avec ses jeux pour enfants. Ce coup-ci, l’ambiance est moins énervée mais l’appel au micro de « señor Yogui » puis « señor Lucho » nous a bien fait marrer.
On se couche dans la chaleur moite de la nuit (Elmer Food Beat Style !), on a décidé de consacrer notre journée du lendemain à faire connaissance avec d’autres coins du quartier et aller faire nos derniers achats dans le marché artisanal de Miraflores.

Mais d’abord, première chose à faire, trouver un autre hôtel qui puisse nous accueillir 2 nuits successives avant notre départ. On nous conseille un hôtel à 2 pas : effectivement on peut y loger, mais Angel et moi seront dans le dortoir pour filles et c’est 3 NS supplémentaire ! On paie en + pour pouvoir se déshabiller entre meufs.. joli ! Mais l’endroit est sympa et on peut faire des grillades !

Alors c’est parti pour traverser de nouvelles avenues à taille américaine, écouter le chant des klaxons et voir décompter les secondes du feu de croisement pour piétons. On tombe sur une place où s’affichent successivement tous les fast food connus de la planète et des magasins prestigieux. Heureusement que la ville a laissé des coins de verdure, le fourmillement est incessant !









On arrive au fameux marché artisanal : une succession d’usines où il n’y a rien d’artisanal.. Aïe, moyen chaud pour cramer notre énergie. Loïc et Angel se jette à corps perdu dans cette épreuve, Yogui, Jeff et moi optons pour la préparation du barbecue de ce soir : tous au Wong Mercado, le carrouf à taille inhumaine que l’on peut trouver chez nous !

On trouve au final tout ce que l’on désirait, même la bouteille de vin argentin qu’on avait gouté à Arequipa ! De retour à l’hôtel, on s’attaque à l’apéro, on rencontre 2 nouveaux français : un œnologue parti pour 1 an pour l’Amérique du Sud et un mec qui collait pas trop dans l’décor.. Nous l’appellerons Benjamin, l’espion français venu prendre des infos sur ses compatriotes en vacances à l’étranger..



On rencontre un français qui nous laisse son attirail de feuilles de coca et de différents catalyseurs, ce qui va donner l'alchimie nécessaire à te foutre LA PATATEUH ! C'est vraiment, vraiment, vraiment dégueulasse à goûter mais effets garantis !



l’atout de cet hôtel, tel qui nous l’avait été décrit par son gérant, c’est le bar sur la terrasse ouvert certains soirs.. mais au final s’entendre dire de ne pas boire ses propres boissons car le bar est ouvert, c’est pas une putain de qualité ça ! A part l’échange un peu désagréable entre nous et les mecs du bar, ça ne nous a pas arrêté pour autant.. et en avant la fumée du barbecue ! Jeff a de suite sombré à la renverse après ce délicieux diner et a offert son corps au matelas de la terrasse.. de nouveau l’altitude nous joue des tours !

Le lendemain, nous décidons d’aller visiter le centre-ville de Lima et de retrouver Go et Pédro qui sont depuis la veille sur Lima. L’architecture est défraichie et coloniale, on passe par la rue des imprimeurs, devant des églises très lourdes de décoration, des places immenses et difficilement accessibles aux piétons mais la balade est agréable.




















Anecdote malheureuse de Loïc se faisant généreusement prendre par l'inca.. aïe



On rentre à l’hôtel pour retrouver nos 2 loustics qui ont trouvé un hôtel huppé de Miraflores, marre de tourner des heures avec les sacs ! A 21h, nous avions tous bien consommé l’apéritif et on part à la conquête du resto encore ouvert !

Go et Pédro sont chargés comme des sacs et sont décidés à trouver un bar salsa pour y passer la dernière nuit (wouh ! et on fait tourner les servietteuh !). Yogui Jeff et moi ne sommes pas chauds mais ils arrivent à enroler Loïc et Angel. De notre côté, la fin de soirée est tranquille à jouer aux dés sur la terrasse. Demain, on doit décoller vers 8h max de l’hôtel ; this is the end, my only friend.. the end..

Dans la nuit, j’entends Angel scier énergiquement du bois et au petit matin, je vois Loïc qui a passé sa nuit sur le canap’ de la terrasse.. apparemment ça s’est envoyé des godets dans la tronche hier ! et d’après eux, Go et Pédro n’étaient pas décidés à rentrer se coucher.. Suspense...



45 min plus tard, nous voilà revenus au point de départ, la file d’attente pour enregistrer les bagages est immense, le temps d’essayer d’appeler les loulous qui ne se sont toujours pas pointés à l’aéroport. Au bout de plusieurs tentatives, on réveille Pédro, on comprend que ça va être chaud pour leur gueule !

Au final ça a été également chaud pour nos fesses puisqu’après avoir passé le dernier rempart de la douane, une nana de la compagnie nous cherchait pour qu’on embarque au + vite.. effectivement il ne restait plus que 10 min avant le décollage.. fucking Mc Donald !

Et c’est reparti pour 10h d’attente encastré dans un fauteuil inconfortable, au milieu de la rangée qui est bloquée quand tu as envie de pisser, bouffer leurs bouffes blindées de conservateurs et regarder leurs films en anglais ou espagnol.. mais bon ce coup-ci nous sommes éloignés des enfants en bas âge !

Difficile de dormir alors que nous sommes en pleine journée. On arrive finalement vers 5h du mat’ à Madrid : la sortie de l’avion accompagnée de sa rafale de froid à 4°C a ravi Yogui resté en short ! On a 1h30 à attendre dans le même sas d’attente qu’au départ : une bière pour les filles, un coca pour les gars ! on se rend compte qu’il faut aussi arrêter de jacasser sur les gens parce qu’on a + de chances qu’ils comprennent nos paroles !

Enfin on embarque pour Paris, petite pensée à nos 2 copains restés sur le sol péruvien, on s’endort illico sans attendre la distribution de viennoiseries de l’hôtesse et nous sommes réveillés par la secousse de l’atterrissage : Paris, risque d’averses, 2°C, sortez de l’avion maintenant ! il est pour nous 3h du matin et on a qu’une seule envie : aller dormir ! on récupère nos bagages où Yogui se jette sur son sac afin de récupérer un jean et après une dernière cigarette, chacun repart comme il était venu : Jeff et moi avec mon père et les autres en minibus pour Saran.



Voilà les copains, bravo à ceux qui ont lu nos aventures jusqu’au bout, j’espère vous avoir fait un peu voyager depuis votre canapé, on a vécu un mois de dingue dans un pays magnifique, on a joué nos touristes jusqu’au bout, ce qui nous a valu des surprises sur le compte en banque en revenant et la difficulté à rencontrer trop de locaux durant le parcours mais les choses que l’on a vu nous ont permis de mieux se connaitre entre nous et surtout d’apprendre un peu + sur un pays avec son Histoire, sa Culture,.. ça donne envie de repartir encore et encore !

Et pour la petite histoire pour ceux qui ont envie de connaitre le dénouement de Go et Pedro loupent leur avion, ils sont revenus 2 jours plus tard après avoir lâché un gros billet pour reprendre un vol. Mais comme a dit Go la veille : « Tournée de Pisco Puro pour tout le monde ! m’en fous j’ai encore pleins de billets à craquer ! » Bisous les copains, vous nous avez fait rire pour ce jour triste de départ !

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MessagePosté le: Ven 1 Fév 2013 - 21:21    Sujet du message: 2012-2013 - Apocalypse en Péruvie ! Répondre en citant

Okay Trop bon! J'avais l'impression d'être avec vous... je te décerne la palme du report. Merci... La biz!
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MessagePosté le: Sam 2 Fév 2013 - 17:21    Sujet du message: 2012-2013 - Apocalypse en Péruvie ! Répondre en citant

Excellent, ça me rappelle trop de bons souvenirs !! A peu de chose près, on aura fait le même parcours... à l'envers ;-)

La biz les gros, take care :-)
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MessagePosté le: Mar 5 Fév 2013 - 16:36    Sujet du message: 2012-2013 - Apocalypse en Péruvie ! Répondre en citant

Classe, ça donne envie ! Mr. Green
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MessagePosté le: Mer 6 Fév 2013 - 08:04    Sujet du message: 2012-2013 - Apocalypse en Péruvie ! Répondre en citant

Merci les copains !
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MessagePosté le: Jeu 14 Fév 2013 - 21:43    Sujet du message: 2012-2013 - Apocalypse en Péruvie ! Répondre en citant

De bien belles photos et un compte-rendu sympa !
Dingue de voir autant de traces d'une civilisation antique, et les paysages font bien baver !
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