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[FRANCE] Procès Colonna

 
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Ccil
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MessagePosté le: Mar 17 Fév 2009 - 00:31    Sujet du message: [FRANCE] Procès Colonna Répondre en citant

Où va le procès Colonna ?
-16 février 2009-

Pour sa deuxième semaine, le procès en appel du berger de Cargèse s’ouvre sous tension et nombre d’incertitudes suite aux révélations d’un ex-collaborateur du préfet Érignac.

C’est un « coup de Trafalgar » qui s’est déroulé la semaine dernière au sein de la cour d’assises spéciale qui juge actuellement Yvan Colonna en appel. L’attaque est venue d’un adversaire que l’on n’attendait pas. Vendredi soir, Didier Vinolas se présente à la barre, comme lors du premier procès de 2007, pour parler du préfet Claude Érignac, cet ami abattu dans une rue d’Ajaccio le 6 février 1998, dont il était l’un des tout proches collaborateurs. Ancien secrétaire adjoint à la préfecture de Corse du Sud, ex-commissaire divisionnaire aujourd’hui administratif chargé du dossier « décentralisation » à la mairie du 18e à Paris, l’homme prend tout le monde de cours en expliquant qu’il veut soulager sa « conscience » : « Il y a peut-être deux hommes dans la nature qui ont participé à l’assassinat du préfet. Ça m’est insupportable. » La bombe est lâchée et l’auditoire terrassé. Et le témoin de poursuivre qu’en septembre 2002, un informateur baptisé « X » lui a donné « deux noms ». Selon cette source « tout à fait respectable », ces deux hommes ont appartenu au groupe des « anonymes » qui a revendiqué le meurtre du plus haut représentant de l’État sur l’Île de beauté.

Mais les aveux tardifs ne s’arrêtent pas là. Comme dans un second assaut, Didier Vinolas raconte avoir livré ses informations quelques jours plus tard au procureur Yves Bot, qui s’apprêtait alors à prendre la tête du parquet de Paris avant de devenir en 2005 procureur général, ainsi qu’à Christian Lambert, alors patron du RAID et actuel directeur de cabinet du préfet de police de Paris. Des révélations restées lettre morte, puisqu’elles ne donneront lieu à aucune investigation. Ces déclarations fracassantes ont clôturé la première semaine d’audience.

Depuis, en coulisses, l’agitation est grande. Dans les très hautes sphères policières on tente de décrédibiliser Didier Vinolas. Pour ce faire, deux axes de pilonnage. D’un côté, on évoque une personnalité « fragile », « n’ayant jamais trouvé sa place », un « fou ». De l’autre, on suggère l’idée d’un « complot socialiste » contre Nicolas Sarkozy, accusateur de la première heure du berger de Cargèse. Ainsi, sous Pierre Joxe, Didier Vinolas était place Beauvau le voisin de bureau de Jean-Hugues Colonna, père de l’accusé. On indique qu’il travaille actuellement dans la mairie dirigée par l’ex-ministre de l’Intérieur, Daniel Vaillant. Reste que, selon une source préfectorale qui a eu à le connaître en Corse, Didier Vinolas est quelqu’un de « sérieux », « fiable » et « cohérent ». Reste surtout qu’un nouveau coup de boutoir vient d’être porté à une enquête totalement discréditée, avec une preuve supplémentaire que toutes les pistes n’ont pas, sans doute à dessein, été exploitées.

Du côté judiciaire, on sort les pare-feu. Et pour cause. Avant le procès, Didier Vinolas avait écrit au parquet général et au président de la cour pour faire part de ces futures révélations. Problème : personne n’en a averti la défense. Dans le prétoire, le président Wacogne a assuré, sans franchement convaincre, qu’il n’avait pas ouvert le courriel. Quant au procureur général de Paris, Laurent Le Mesle, il a fait savoir dans un communiqué, ce week-end, qu’il estimait avoir agi comme il le fallait, en convoquant le témoin. Fermez le ban. Chez les défenseurs d’Yvan Colonna, on saisit l’aubaine. Samedi après-midi, les avocats ont annoncé leur intention de déposer plainte contre « X » pour entrave à la manifestation de la vérité. Une requête en suspicion légitime pourrait viser

le président Wacogne qui « ne peut plus siéger », selon

Me Antoine Sollacaro qui menace de déserter le prétoire. Selon un défenseur plus modéré, Me Patrick Maisonneuve, les robes noires pourraient demander un supplément d’information qui aboutirait au renvoi du procès. Seule certitude, la remise en liberté d’Yvan Colonna va être réclamée. Du côté des parties civiles, Me Benoît Chabert estime que les déclarations de l’ex-collaborateur du préfet Érignac « ne changeaient pas sa lecture du dossier » et n’avaient « aucune conséquence sur la culpabilité d’Yvan Colonna ». Reprise des débats ce matin. Sous très haute tension.

Source : lhumanite.fr
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MessagePosté le: Mer 25 Fév 2009 - 22:58    Sujet du message: [FRANCE] Procès Colonna Répondre en citant

Les témoins du procès Colonna touchés par un mal mystérieux
-25 février 2009-


Dessin de Didier Wacogne, président de la cour d'assise jugeant en appel Yvan Colonna, le 10 février 2008

JUSTICE - Ils sont déjà six à avoir fourni un certificat médical pour justifier leur absence à la barre...

Une étrange épidémie frappe les témoins au procès Colonna. Le président de la cour, Didier Wacogne, a annoncé ce mercredi que six d'entre eux lui avaient adressé des certificats médicaux pour justifier leur impossibilité de se présenter à la barre.

Il s'agit principalement des personnes présentes aux abords du lieu où le préfet de Corse Claude Erignac a été assassiné, le 6 février 1998 à Ajaccio. Un des responsables de l'enquête, le policier Georges Lebbos, s'est également fait porter pâle.

Un autre témoin a invoqué des raisons professionnelles, attestation de son employeur à l'appui, pour expliquer son absence. «C'est quand même très bizarre, la mauvaise série continue», a regretté l'avocat de la famille Erignac, Philippe Lemaire.

Déjà beaucoup de retard

Loin de se laisser abattre par ce nouveau contretemps, les parties civiles et le président Wacogne ont demandé des expertises médicales, pour s'assurer de la réalité des motifs avancés par les absents. Une visioconférence a même été envisagée pour un octogénaire se plaignant de difficultés à se déplacer.

Le procès, entamé le 9 février, a déjà pris beaucoup de retard à la suite du témoignage choc de Didier Vinolas. Après un premier supplément d'information réclamé par la défense, la cour a rejeté mardi une demande pour faire procéder à de nouvelles vérifications.

Source : 20minutes.fr
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Ouah vite ! appelons Sculder et Muldy !
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MessagePosté le: Jeu 12 Mar 2009 - 23:42    Sujet du message: [FRANCE] Procès Colonna Répondre en citant

Le procès d'Yvan Colonna se poursuit sans l'accusé et ses avocats
-12 mars 2009-


Les magistrats ont estimé qu'il n'y avait pas "d'élément nouveau" justifiant de revenir sur les lieux de l'assassinat du préfet, le 6 février 1998 à Ajaccio. Yvan Colonna a donc décidé de quitter son procès en appel

Yvan Colonna a refusé jeudi de comparaître à son procès en appel pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Érignac en 1998. L'accusé est resté dans la "souricière" du palais de justice de Paris. Ce refus de sortir de cette zone où les accusés détenus attendent leur comparution, conforme à ce qu'avait annoncé le "berger" mercredi , a dû être constaté par un huissier, occasionnant une demi-heure de suspension avant que ce dernier ne revienne en faire état à la cour d'assises spéciale. Le président Didier Wacogne a précisé qu'Yvan Colonna avait refusé de signer le procès-verbal attestant sa décision.

Les bancs de la défense étaient désertés également. Les cinq avocats du berger de Cargèse ont en effet, eux aussi, décidé ne plus assister à l'audience comme le leur a demandé leur client. "Je suis fier de partir", a lancé mercredi au point.fr Me Gilles Siméoni. Son collègue Me Patrick Maisonneuve nous avait affirmé que ce procès n'était que "la chronique d'une condamnation annoncée", ajoutant : "Quoi qu'il arrive nous continuons le combat." Les cinq hommes n'ont de cesse de dénoncer un "simulacre de procès", une "parodie de justice", qu'ils ne veulent pas "cautionner". De fait, quatre d'entre eux ont organisé jeudi après-midi à l'extérieur du palais de Justice une conférence de presse aux allures de meeting, avec des prises de parole rythmées par les applaudissements de militants nationalistes et proches d'Yvan Colonna. Ils ont annoncé plusieurs recours contre le verdict à venir, en cassation et surtout devant la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH). D'après Me Patrick Maisonneuve, la France s'y expose à une condamnation pour avoir maintenu un procès criminel sans accusé ni défenseurs. Les avocats envisagent aussi d'écrire un "livre blanc" pour raconter "la vérité d'un berger de Cargèse qui est innocent", a annoncé Me Pascal Garbarini. Mercredi après-midi, la soeur de l'accusé, Christine Colonna, a pour sa part estimé que son frère avait pris "la bonne décision" car "manifestement, on ne recherche pas la vérité dans cette affaire".


"Happening permanent" (avocat général)


Quoi qu'il en soit, à la reprise de l'audience jeudi à 13 heures, les avocats des parties civiles se sont prononcés pour la poursuite du procès, tout en regrettant de devoir faire face à un box vide. Le refus opposé à une nouvelle demande de reconstitution n'a été qu'un "prétexte" à cette "nouvelle fuite", selon Me Cathy Richard, avocate de l'un des deux militaires pris en otage lors d'un plasticage de gendarmerie en 1997, un crime dont est également accusé Colonna. "Le manque total de respect de l'institution judiciaire auquel nous avons assisté depuis le début a eu son apothéose hier (mercredi)", a affirmé Me Benoît Chabert, avocat de l'État qui voit dans la fuite de Colonna un "aveu de culpabilité". Colonna "doit être jugé, même s'il ne le veut pas, ce n'est pas lui la victime (...) il doit lui être signifié qu'on n'assassine pas un homme quel qu'il soit", a poursuivi Me Philippe Lemaire, avocat de la famille Érignac. La veuve du préfet assassiné, Dominique Érignac, s'est elle-même dite "choquée par le manque de courage" d'Yvan Colonna.

Selon le parquet général, les "moyens juridiques" existent de permettre aux débats de continuer, "le cas échéant sans avocat", a affirmé un de ses porte-parole. Le Code de procédure pénale donne en effet au président de la cour d'assises le droit d'ordonner la comparution, au besoin par la force, d'un accusé. Si celui-ci refuse et perturbe les débats, il est "gardé" à l'extérieur de l'audience "à la disposition de la cour". L'un des avocats généraux, Jean-Claude Kross, s'en est toutefois pris jeudi au "happening permanent" de l'accusé et de ses avocats, voyant en eux les seuls "décideurs" d'une "stratégie de prise en otage de l'institution". La Cour de cassation a admis en outre qu'un procès d'assises pouvait se poursuivre sans avocat si cette absence "ne (résultait) pas du fait de la cour, du président ou du ministère public". Une telle situation, qui s'est produite lors du procès à l'automne 2008 du braqueur Antonio Ferrara, risque cependant de poser des problèmes au moins politiques, sinon juridiques, comme l'a relevé Me Simeoni : si le procès continue, les juges "devront l'assumer devant l'opinion".

Jeudi, les débats se sont poursuivis avec l'audition de Martin Ottaviani, l'un des six membres du commando de tueurs déjà condamnés en 2003, qui, "en l'absence d'Yvan Colonna et de ses avocats", a immédiatement indiqué qu'il refuserait de s'exprimer...

Source : lepoint.fr
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MessagePosté le: Mar 24 Mar 2009 - 00:11    Sujet du message: [FRANCE] Procès Colonna Répondre en citant

Procès Colonna: derniers témoins, souvenirs lointains
-23 mars 2009-

PARIS (AFP) — Les derniers témoins aux souvenirs souvent diffus ont défilé lundi à la barre du procès en appel d'Yvan Colonna pour l'assassinat du préfet Erignac, toujours en l'absence de l'accusé qui sera fixé sur son sort vendredi.

D'ici mercredi, où s'exprimeront les parties civiles, la cour d'assises spéciale de Paris achève les auditions des enquêteurs ou témoins oculaires qui n'ont pu être entendus jusqu'à présent.

La technique a été sollicitée pour permettre le recueil par visio-conférence de certains témoignages. Souvent brefs et imprécis, à l'image d'un ancien policier de la Division nationale antiterroriste (DNAT) interrogé depuis Montpellier et dont le seul souvenir de l'enquête est d'avoir "interpellé beaucoup de personnes".

Questionnée depuis Ajaccio, Noëllie Contart, 56 ans, a raconté avoir "vu deux personnes au moment où (elle) passait en voiture" à proximité du théâtre Kallisté, le soir du 6 février 1998 à Ajaccio peu avant 21H00, quand le préfet de Corse Claude Erignac a été tué de deux balles dans la tête.

La conductrice dit avoir été témoin "de l'assassinat" mais sur le moment, elle a cru qu'un des deux individus aperçus "jetait des pétards".

"Je pensais que c'était un jeune qui s'amusait", a raconté le témoin, qui s'est dite fatiguée par cette histoire.

Présente dans la voiture au côté de sa mère ce soir-là, Marie-Ange Contart avait été entendue le 26 février et s'était montrée formelle devant la cour. Elle avait "longuement regardé le visage et les traits" du tueur croisé quelques secondes. "Je suis sûre et certaine que ce n'est pas M. Colonna que j'ai vu ce soir-là", avait-elle affirmé.

Joseph Arrighi, 83 ans, est policier retraité des Renseignements généraux. Le soir du 6 février 1998, il marchait sur le trottoir lorsqu'il a entendu "plusieurs détonations que (j'ai) pris pour des pétards".

"Quelques secondes après, j'ai été dépassé par deux hommes que j'ai mal distingués", a-t-il relaté. "Ils trottinaient. Je me suis dit +ils sont pressés d'aller dîner+. Au bout d'un moment, ils ont été rejoints par un troisième homme" duquel "un objet métallique est tombé sur le trottoir". Ce qui s'apparente aujourd'hui à l'arme du crime a été "ramassé tout de suite".

Deux des six membres du commando condamnés en 2003, Alain Ferrandi et Pierre Alessandri, ont reconnu leur présence sur les lieux de l'assassinat. Le témoin Arrighi est le seul à mentionner trois hommes, ce qui conforte la thèse de l'accusation selon laquelle Yvan Colonna était là lui aussi.

La défense rappelle au contraire qu'aucun autre témoin ne parle de trois hommes, ce qui exclut l'accusé, qui clame son innocence et a quitté le 11 mars son procès en même temps que ses avocats pour protester contre un refus de reconstitution.

Le réquisitoire est attendu jeudi et le verdict vendredi. En première instance fin 2007, Yvan Colonna a été condamné à perpétuité.

Source : AFP.com
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MessagePosté le: Ven 27 Mar 2009 - 20:55    Sujet du message: [FRANCE] Procès Colonna Répondre en citant

Attention Chéwie, ça risque de péter en Corse...

Peine maximale pour Yvan Colonna
-27 mars 2009-

Yvan Colonna a été condamné en appel à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté incompressible de 22 ans pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac en 1998.

Après sept semaines de procès et près de huit heures de délibération, les neuf magistrats de la cour d'assises spéciale de Paris ont prononcé la peine maximale prévue par la loi.

Ils ont suivi les réquisitions de l'accusation et aggravé le verdict de première instance en 2007. Avait alors été prononcée la réclusion à perpétuité sans période de sûreté, ce qui limitait à 18 ans la période de détention incompressible.

La défense n'a pas plaidé car elle a quitté le procès le 11 mars, de même que l'accusé. Le berger de Cargèse, âgé de 48 ans, se dit innocent, victime de la vindicte de Nicolas Sarkozy et de "la raison d'Etat".

Avant le verdict, il a refusé une dernière fois vendredi de sortir de la prison de Fresnes (Val-de-Marne) et la cour lui a donc envoyé un huissier pour lui notifier l'entrée en délibéré, procédure répétée pour la sentence.

Ses cinq avocats et les membres de sa famille, qui sont aussi absents de l'audience depuis le 11 mars, devaient donner une conférence de presse à Paris dans la soirée. Ils ont déjà annoncé leur intention de saisir la Cour de cassation, et éventuellement ensuite la Cour européenne des droits de l'Homme.

La cour d'assises a aussi retenu la culpabilité de l'accusé dans l'attaque de la gendarmerie de Pietrosella, en septembre 1997, où fut volée l'arme qui a servi pour le crime.

CRAINTES EN CORSE

L'accusation avait rejeté jeudi dans son réquisitoire la théorie d'un complot policier contre l'accusé, et avait critiqué son départ du procès, décrit comme une stratégie.

"Yvan Colonna est le tireur, l'exécuteur, le bourreau. Son action s'inscrit dans une spirale folle, (...) un jusqu'auboutisme intégriste. Yvan Colonna et les membres du commando ont perdu leur part d'humanité", avait dit l'avocat général Jean-Claude Kross.

Il avait appelé la cour à "ne pas tomber dans le piège du box vide, la plus sournoise des pressions sur la justice".

Il s'agissait du quatrième procès dans cette affaire. Six autres hommes, membre d'un groupe nationaliste dissident, ont déjà été condamnés en 2003 à des peines allant de 15 ans à la perpétuité.

Le préfet a été abattu de trois balles dans la tête le 6 février 1998 à Ajaccio alors qu'il se rendait au théâtre. Les mises en cause d'Yvan Colonna par la plupart des hommes condamnés et leurs épouses ou compagnes, réitérées pendant près de deux ans, puis retirées dans des conditions jugées peu crédibles, constituent toujours le socle de l'accusation.

La défense a soutenu que ces hommes et ces femmes avaient menti, soit en raison de pressions policières, soit pour protéger d'hypothétiques autres coupables jamais arrêtés.

Elle s'appuyait sur les témoins oculaires du crime, qui ont dit à l'audience ne pas reconnaître l'accusé et sur un témoin-surprise, le policier Didier Vinolas, laissant un temps entrevoir l'existence possible d'autres coupables.

A l'audience, les condamnés et leurs épouses ont tenté de blanchir Yvan Colonna, mais toujours de manière ambiguë.

Les autorités espèrent que le verdict mettra un point final à ce dossier, le plus grave crime politique commis en trente ans de violences en Corse, qui a donné lieu à une enquête chaotique, sujette à des controverses politiques.

Un regain de violence sur l'île est redouté après la condamnation. En 2007, après le premier verdict, un attentat avait frappé la villa d'un ami de la famille Erignac.

Source : yahoonews.fr
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MessagePosté le: Lun 30 Mar 2009 - 22:13    Sujet du message: [FRANCE] Procès Colonna Répondre en citant

La Corse mobilisée contre la justice antiterroriste
-30 mars 2009-

Ni la pluie battante qui s'est déversée sur Ajaccio ni les forces de l'ordre déployées en nombre dans toute la ville n'ont découragé les manifestants. Dans un climat de malaise, plus de 6 000 personnes ont défilé, samedi 28 mars, au lendemain de la condamnation d'Yvan Colonna à la réclusion perpétuelle assortie d'une peine de sûreté de vingt-deux ans pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac le 6 février 1998.

Les proches du condamné ont mobilisé, au-delà de leurs espérances, militants et responsables politiques du mouvement nationaliste, à l'image de Jean-Guy Talamoni, ou Jean-Christophe Angelini, chef de file des autonomistes "modérés". Mais aussi, fait rare pour une telle manifestation, des centaines d'anonymes et, plus discrets, des élus "traditionnels".

Parmi ces derniers, Jean-Claude Guazzelli, conseiller territorial (sans étiquette), et Jean-Luc Chiappini, président du parc naturel régional de la Corse, ont fait valoir leur écoeurement face à la condamnation d'Yvan Colonna. "C'est une injustice et il faut la combattre (...) Nous devons le faire sortir !", s'est emporté M. Chiappini.

Davantage que le verdict rendu, c'est la manière dont les débats ont été menés, de faux pas en bourdes, par la cour d'assises spéciale chargée des affaires de terrorisme, qui suscite doutes et colère au-delà de la famille nationaliste. Dans le cortège, Alain Napoleoni, ancien conseiller technique du président de l'Assemblée de Corse, s'indigne : "J'ai voulu descendre dans la rue parce que je suis juriste et que je n'ai jamais vu un procès comme ça... On organise des reconstitutions pour le moindre crime et, cette fois, le président de la cour d'assises le refuse alors que l'audience a connu plusieurs révélations, c'est lamentable !"

En privé, nombre d'élus font part d'un "véritable malaise" et d'un "embarras certain" après un procès jugé "expéditif dans sa conduite". Mais la prise de parole n'est pas encore à l'ordre du jour. Sur dix édiles de toutes tendances politiques contactés par Le Monde, aucun n'a souhaité s'exprimer. Les quatre députés que compte la Corse ont été démarchés par le comité de soutien à Yvan Colonna ou des proches, mais aucun n'a donné suite ou n'a accepté de s'exprimer.

Le comité de soutien a décidé d'élargir les termes d'un débat qui "doit interpeller tout le monde en démocratie". "La problématique de la justice antiterroriste, et tout ce qu'elle représente comme arbitraire, est une question qui intéresse tous les citoyens. On le voit en Corse mais on le voit aussi dans la triste affaire de Tarnac", renchérit André Pacou, président de la section corse de la Ligue des droits de l'homme. Samedi, en fin de cortège, environ deux cents jeunes gens insensibles aux appels au calme n'ont pas attendu le prochain colloque sur la justice antiterroriste et s'en sont pris aux forces de l'ordre au cours de deux heures d'affrontements.

Source : lemonde.fr



Colonna: dépôt du pourvoi en cassation
-30 mars 2009-

Les avocats d'Yvan Colonna ont déposé lundi un pourvoi en cassation contre la condamnation vendredi par la cour d'assises d'appel de Paris du berger de Cargèse à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d'une mesure de sûreté de 22 ans, pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac le 6 février 1998, a-t-on appris auprès de Me Pascal Garbarini.

Ce pourvoi, déposé en milieu d'après-midi, vise notamment le manque de partialité et l'absence de loyauté du président de la cour d'assises d'appel, Didier Wacogne, a précisé Me Garbarini.

Vendredi soir, après la condamnation d'Yvan Colonna par la cour d'assises d'appel de Paris, spécialement composée de magistrats en matière de terrorisme, ses avocats avaient dénoncé une décision "injuste". L'accusé et ses avocats avaient quitté le procès le 11 mars pour protester contre l'attitude de la cour d'assises et de son présidant, estimant que la décision était connue d'avance. Le verdict avait donc été prononcé sans l'accusé et ses défenseurs.

"Cette condamnation intervient dans des conditions scandaleuses, qui bafouent les règles du procès équitable", avait déclaré Me Antoine Sollacaro lors de la conférence de presse après le procès.

Au terme de huit heures de délibéré, la cour d'assises d'appel a condamné Yvan Colonna plus lourdement qu'en première instance en assortissant une mesure de sûreté de 22 ans à la réclusion criminelle à perpétuité. Une mesure qui laisse entendre que les magistrats professionnels ont considéré l'accusé comme l'homme qui a abattu le préfet le soir du 6 février 1998.

C'est dans ce rôle que les membres du commando, condamnés par la cour d'assises de Paris en juillet 2003, avaient désigné dans leurs aveux Yvan Colonna en mai 1999. Aveux depuis rétractés. Il est "le tireur, l'exécuteur, le bourreau du préfet", avaient martelé jeudi les deux avocats généraux en requérant la peine maximale.

En juillet 2003, une première cour d'assises avait condamné Alain Ferrandi et Pierre Alessandri à la réclusion à perpétuité, considérant que les deux hommes, sur place le soir du crime, étaient les co-auteurs de l'assassinat. Les quatre autres membres du commando avaient écopé de 15 ans à 25 ans de réclusion criminelle.

Samedi à Ajaccio, près de 10.000 personnes, selon les organisateurs, entre 3.000 et 4.000, selon la police, ont manifesté leur soutien à Yvan Colonna.

Source : nouvelobs.com
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