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[ANTILLES] Grèves générales dans les DOM

 
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Ccil
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MessagePosté le: Sam 7 Fév 2009 - 16:09    Sujet du message: [ANTILLES] Grèves générales dans les DOM Répondre en citant

... ça fait tout de même presque 3 semaines qu'il y a des grèves générales en Guadeloupe, de la même mesure que celles en Guyane et bien sûr, cela ne fait que quelques jours qu'on en parle en métropole...
Enfin bref, je vous fais suivre les infos car nous avons de fortes chances que les grèves reprennent ici bientôt !

Poursuite des négociations en Guadeloupe et en Martinique
-7 février 2009-



Les négociations se poursuivent en Guadeloupe, mais un accord entre Etat, patronat et grévistes ne semble pas à l'ordre du jour. La Martinique s'est elle aussi mise en grève pour réclamer augmentations de salaires et baisses du prix des produits de base.

La grève générale qui paralyse la Guadeloupe depuis près de trois semaines s'est poursuivie vendredi 6 février, sur fond de reprise des négociations pour tenter de sortir de la crise. La Martinique, jusque là insensible au mouvement social, est désormais elle aussi touchée par une grève générale.
A la préfecture de Basse-Terre, en Guadeloupe, des négociations quadripartites, rassemblant des représentants de l'Etat, du patronat, du comité LKP (collectif de syndicats, partis et associations qui a lancé le mouvement de grève) et des collectivités locales, ont débuté jeudi. Elles portent notamment sur un relèvement des bas salaires. Interrompues vendredi soir, elles doivent reprendre samedi matin à la préfecture.
Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo a précisé sur RFO Guadeloupe que cinquante des 146 revendications du collectif contre la vie chère avaient été satisfaites.
"Trois sujets nécessitent que l'on rediscute", a-t-il précisé, citant notamment le prix de l'essence et les prix dans la grande distribution.
Sur ce dernier point, "le collectif souhaite que les cent produits qui baissent de 10% suite à un accord signé lundi soient vendus au prix de la métropole plus 10% pour les frais de transport", a-t-il expliqué.
Pour le prix de l'essence, "nous avons dit au ministre que la Société anonyme de la raffinerie des Antilles (SARA, seul fournisseur de carburants aux Antilles-Guyane, ndlr) abusait les Guadeloupéens" et demandé "de descendre le prix de l'essence de 20 centimes", a précisé Elie Domota, le porte-parole du collectif gréviste. Une baisse qui s'ajouterait à celle de 30 centimes intervenue en décembre à l'issue de trois jours de blocages et manifestations.

"Médiation" d'Yves Jégo insuffisante selon Lurel

Yves Jégo a déclaré avoir convoqué dans l'après-midi de vendredi le directeur général de la SARA, par ailleurs filiale de Total, "pour trouver une formule sans que les collectivités ou l'Etat n'aient à subventionner le prix de l'essence".
Il n'a donné aucune indication sur la teneur de ses discussions avec la SARA, affirmant seulement que "nous annoncerons un certain nombre de décisions, dès lundi". Il a précisé qu'il s'agirait d'"une réponse chiffrée" répondant à la revendication du LKP d'une baisse du prix des carburants, "pour que l'activité reprenne" a-t-il ajouté.
Le collectif continue également de faire pression pour une revalorisation des salaires.
Evoquant une "base de départ de 2%" d'augmentation salariale dans les négociations, le président PS du conseil régional de Guadeloupe, Victorin Lurel, a estimé de son côté qu'il faudrait plusieurs jours pour sortir de la crise. "Il faudra au moins attendre lundi à mardi, avant d'en sortir tout à fait", a-t-il affirmé sur France Info, demandant aux pouvoirs publics de "lâcher un peu de lest". "Ils ont peur d'une contagion à tout l'Outre-Mer. La Martinique est entrée en action", a-t-il observé.
Il a estimé que le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo, arrivé le week-end dernier en Guadeloupe, faisait "dans la médiation". "Il joue de son influence et ses pouvoirs en place, c'est bien son rôle, mais il n'y a pas d'argent frais, il recycle ce qui a été annoncé à Paris", a-t-il déploré, avant d'ajouter : "Sur le coeur même de la négociation, à savoir les 200 euros d'augmentation pour les bas salaires, et singulièrement le SMIC, on n'a pas abouti".

Les stations-services toujours fermées

Dans un entretien publié sur "Le Point.fr", Yves Jégo a affirmé que le gouvernement allait "proposer pour les 37.000 allocataires de l'allocation logement d'aligner cette allocation sur la métropole. Cela représentera, par famille, une baisse de 50 euros des charges sur le logement". "C'est une mesure de pouvoir d'achat très conséquente", a-t-il déclaré.
Selon RFO, les parties sont convenues d'un gel des loyers pour 2009, de la création d'un observatoire des loyers, et d'une mission pour observer les pratiques des bailleurs.
Le Conseil général a en outre proposé une baisse de 20% des tarifs des transports interurbains.
Concernant la Martinique, Yves Jégo a souligné qu'il était "en liaison heure par heure avec le préfet" qui a engagé des négociations avec les syndicats réclamant une amélioration des conditions de vie et de travail. "Nous allons apporter à la Martinique les mêmes réponses qu'à la Guadeloupe (...) Les réponses que le gouvernement apporte en Guadeloupe, il les apporte dans les autres départements d'outre-mer", a-t-il assuré.
Mercredi, Yves Jégo avait annoncé que les prix de 100 produits de consommation courante allaient baisser de 10%, dans soixante supermarchés et hypermarchés de Guadeloupe. Il avait également espéré la réouverture des stations-services dès mardi, suite à un accord conclu avec les gérants, mais les pompistes ont bloqué celles-ci à partir de jeudi, tandis que le dépôt de la SARA à Baie-Mahault (est de Basse-Terre), unique dépôt pétrolier de Guadeloupe, était bloqué dans la journée de vendredi par des manifestants.

La Guadeloupe blessée par l'"oubli" de Sarkozy

"Le ministre communique un peu vite" et "a sous-estimé la capacité de mobilisation", a observé Victorin Lurel, affirmant que les stations-service restaient bloquées par "des salariés affiliés à un syndicat de l'UGTG, l'Union générale des travailleurs de Guadeloupe".
Par ailleurs, le président de la région Guadeloupe a déploré le fait que Nicolas Sarkozy n'ait pas évoqué la situation en Guadeloupe lors de l'émission "Face à la crise" jeudi soir. "On était blessés, très blessés même", a-t-il commenté. "C'est grave, c'est plus qu'un oubli, ça frise le mépris, ou pour ne pas être discourtois, une indifférence".
"Le président délègue son ministre ici sans moyens", a-t-il poursuivi. "Pour éviter d'informer comme il convient l'opinion publique nationale, on en fait l'économie, on en fait l'impasse, ce n'est pas bien", a-t-il déclaré.
Pour Patrick Karam, délégué interministériel pour l'Égalité des chances des Français d'outre-mer, l'oubli viendrait avant tout des médias : "aucun journaliste n'a jugé bon d'interroger le président de la République sur ce dossier" jeudi soir, s'étonne-t-il dans un communiqué.
"Nicolas Sarkozy s'était pourtant soigneusement préparé à répondre aux questions légitimes sur la crise sociale en Guadeloupe", assure le délégué qui souligne "une illustration probante du désintérêt des médias vis-à-vis de cette actualité préoccupante".
"Comment une telle situation aurait-elle été traitée dans l'interview si ces événements avaient lieu dans les agglomérations de Bordeaux, de Lille ou encore de Nice, toutes approximativement équivalentes à la Guadeloupe en terme de population ?", demande-t-il.

Augmentation de 200 euros en Guadeloupe, 300 en Martinique?

Jean-Luc Lubin, secrétaire général de l'Union des entreprises MEDEF Guadeloupe, a estimé que ces négociations avançaient "timidement dans un contexte qui ne nous convient pas". "Les stations-services sont bloquées, l'économie est exsangue. On a perdu trois semaines de chiffre d'affaires", a-t-il expliqué par téléphone à l'Associated Press. "L'Etat ne fait pas son boulot", a-t-il ajouté, en reprochant aux pouvoirs publics de ne rien faire pour empêcher la paralysie de l'île.
"Le patronat ne veut pas lâcher un centime sur les salaires, mais on continue, on est mobilisé", a lui observé Elie Domota.
Le LKP ("Liyannaj kont pwofitasyon", Mouvement contre l'exploitation outrancière) réclame notamment "un relèvement immédiat et conséquent d'au moins 200 euros des bas salaires, des retraites et des minima sociaux afin de relancer le pouvoir d'achat, de soutenir la consommation des produits guadeloupéens et plus généralement la demande". Il réclame aussi "le relèvement immédiat du SMIC, des salaires du secteur privé, des traitements de la fonction publique, du minimum vieillesse, des minima sociaux".
Alors que la Guadeloupe est en grève depuis le 20 janvier, la Martinique n'est touchée que depuis le 5 février. Jeudi, de 15.000 à 20.000 personnes avaient manifesté dans les rues de Fort-de-France, selon l'intersyndicale d'une douzaine d'organisations à l'origine de la grève.
Vendredi, des "opérations escargot" menées vers la préfecture où devait se tenir une réunion entre Etat et syndicats, ont provoqué de gigantesques embouteillages à Fort-de-France où quelques magasins avaient rouvert. En Martinique, les grévistes revendiquent notamment une augmentation de 300 euros pour tous et une baisse de 15 à 20% des prix des produits de base.
Les transports étaient très perturbés et des écoles fermées.

Source : nouvelobs.com
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Dernière édition par Ccil le Ven 13 Mar 2009 - 00:19; édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 11 Fév 2009 - 22:38    Sujet du message: [ANTILLES] Grèves générales dans les DOM Répondre en citant

"Recadré" à Paris, Yves Jégo est de retour aux Antilles
-11 février 2009-

Il avait dit qu'il reviendrait "très, très vite". Yves Jégo a atterri à Pointe-à-Pitre dans un Falcon 900, mercredi 11 février à 0 h 30 (5 h 30, heure de Paris), après un aller et retour d'un peu plus de 48 heures entre la Guadeloupe et la métropole. Hâve, le secrétaire d'Etat à l'outre-mer a lu un texte devant un pupitre posé sur le tarmac mouillé, sur fond de croassements de grenouilles. Il avait plu. Des mots pesés à Paris, qui disaient tout haut combien il avait été recadré. "Le premier ministre, a lu M. Jégo, m'a demandé d'être son porte-parole pour vous exposer directement les décisions que nous sommes maintenant prêts à mettre en oeuvre."

Il a souligné qu'il restait "désormais une seule question non réglée", celle de l'augmentation de 200 euros des bas salaires réclamée par le Collectif contre l'exploitation (LKP). "Comme je vous l'ai toujours dit, (...) l'Etat ne saurait se substituer aux partenaires sociaux", a-t-il sagement observé.

Le premier ministre, a-t-il précisé, a demandé à deux médiateurs, MM. Jean Bessières et Serge Lopez, de se rendre sans délai en Guadeloupe. Ils sont ici avec moi." Côte à côte, chiffonnés par le décalage horaire, les deux inspecteurs du travail se tiennent cois, en retrait. Ils auront à travailler "en étroite liaison avec Martial Arcante, le directeur délégué du travail de Guadeloupe". Le secrétaire d'Etat à l'outre-mer est là pour les installer, avant d'aller en Martinique, puis de revenir à Paris pour rendre compte au premier ministre.

L'Etat, a précisé M. Jégo, mobilisera cette année près de 190 millions d'euros pour les mesures négociées. Il ne lui restait plus qu'à souhaiter que la Guadeloupe puisse "tourner rapidement la page de cette crise si douloureuse". Puis il s'est envolé pour Basse-Terre dans un petit hélicoptère rouge et jaune.

Rappelé en métropole comme on rappelle à l'ordre, flanqué de médiateurs, tels deux coadjuteurs et surtout, plombé par le refus du premier ministre de financer la hausse des bas salaires, M. Jégo n'a pas la tâche facile. On pourrait se sentir discrédité à moins. Pourtant, personne n'a envie, en Guadeloupe, que ce conflit qui dure depuis vingt-trois jours, ne dégénère. Elie Domota, le chef de file du LKP juge que les propos de François Fillon "s'adressent singulièrement aux patrons békés de la grande distribution qui refusent depuis toujours d'augmenter les salaires". La position du secrétaire général de l'UGTG est "simple" : "On veut signer le préaccord qui a été défini."

D'ores et déjà, M. Fillon a indiqué que plusieurs points de cette plate-forme de 132 revendications, avaient été validés ; le revenu de solidarité active (RSA) sera bien effectif dans l'île dès 2009 ; les titulaires de l'allocation logement bénéficieront d'un allégement pour le loyer restant ; les aides à la restauration scolaire seront revalorisées de 20 %. Mais, mystère de la grande distribution, les 25 000 enfants de la Guadeloupe continueront, dans les cantines, à manger des pommes et des poires produites ailleurs, ou des kiwis importés d'Australie - alors qu'il y a ici en abondance ananas, bananes, mangues ou pastèques.

Enfin, le carburant a théoriquement baissé de 6 centimes depuis lundi, bien que le fait ne soit pas aisé à vérifier dans des stations toujours fermées. Pour éviter d'attiser la tension, le préfet a réquisitionné dix stations dans l'île, cinq en Basse-Terre et cinq en Grande-Terre, de 8 heures à 14 heures, mardi. Pour le reste, la population n'est pas en situation de pénurie ; puisque les hypermarchés sont fermés, les "lolos" (petits commerces de proximité) prospèrent. Un vrai miracle, on y trouve de tout. Sans "pwofitasyon", bien sûr...

Mardi en fin de matinée, suivant le mot d'ordre lancé au palais de la Mutualité, plusieurs milliers de manifestants sont allés fermer les magasins à Jarry, la plus grande zone industrielle de la Guadeloupe. Au lieu d'interdire l'accès à la zone, la police est passée avec des haut-parleurs pour recommander de baisser les rideaux de fer. Plus de 3 000 personnes ont déboulé et enjoint dans un climat un peu tendu, aux commerçants de fermer.

C'est dans cette atmosphère que les négociations doivent reprendre. "Depuis le départ, les revendications du LKP sont des problèmes de société qui ne peuvent se régler en une semaine et surtout pas dans la rue", martèle Willy Angèle, le président du Medef local.

Il a le même âge qu'Elie Domota, à quatre mois près, 45 ans. C'est un métis, dont les arrière-arrière-grands-parents étaient esclaves d'un côté et colons blancs-pays de l'autre. "Nous sommes prêts à regarder tous les problèmes en face, dit-il, mais il faut arrêter de rechercher des coupables." Le chef d'entreprise assure vouloir "casser les rentes de situation". Mais il avertit : "Quand on fait fermer des entreprises de force, je dis, attention, ça peut partir très vite en vrille."

Source : lemonde.fr
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MessagePosté le: Dim 15 Fév 2009 - 20:35    Sujet du message: [ANTILLES] Grèves générales dans les DOM Répondre en citant

"Le mouvement se durcit en Guadeloupe"
-15 février 2009-


Elie Domota au milieu de ses gardes du corps et de ses partisans, samedi 14 février au Moule.

Le ton monte en Guadeloupe, où le leader du LKP, Elie Domota, a opposé une fin de non recevoir à la proposition d'élus de l'île d'une "prime salariale" temporaire de 100 euros mensuels. Il appelle l'Etat et le patronat à "tenir leurs engagements". Le témoignage de notre envoyé spécial, Pierre-Yves Lautrou.

Victorin Lurel, président (PS) du conseil régional, et Jacques Gillot, président (app-PS) du conseil général, ont demandé au "collectif contre l'exploitation" (LKP), qui a lancé le mouvement, un "assouplissement de la grève générale pour que le pays vive plus normalement". Ils proposent pendant quelques mois une "prime salariale" de 100 euros mensuels, payée par les collectivités locales, aux salariés touchant moins de 1,4 fois le Smic, afin de relancer les discussions. Comment cette proposition est-elle accueillie?

Pierre-Yves Lautrou: Ces 100 euros sont censés être complétés par 100 euros du patronat pour faire 200 euros pendant quelques mois, soit le montant qu'Yves Jégo aurait promis. Lurel et Gillot veulent donner du temps pour trouver une porte de sortie, pour que l'économie reprenne, pour pouvoir renvoyer les enfants dans les écoles...

Mais le LKP ne veut pas! Au Moule, petite ville de quelque 20 000 habitants, j'ai assisté samedi au rassemblement du LKP en souvenir de quatre ouvriers des plantations de canne à sucre tués par les forces de l'ordre en 1952.

Cela s'est terminé devant le cimetière, où Elie Domota a fait le point: le LKP refuse la proposition des élus de l'île et campe sur ses positions. Il veut que l'Etat tienne parole. Il répète qu'Yves Jégo a fait des promesses et que l'Etat doit les tenir. C'est récurrent ici: on accuse souvent l'Etat de ne pas tenir sa parole, et les gens en ont assez.

Les manifestants semblent-ils motivés?

Il y avait une vraie ambiance de fête, avec des chansons, beaucoup de familles... Dès qu'il y avait un silence, la foule reprenait le même refrain: "La Guadeloupe c'est à nous, la Guadeloupe, c'est pas à eux". Ce sont des gens qui vivent chichement, et qui n'ont plus grand chose maintenant après un mois de grève. Mais ils semblent déterminés.

Et ils ne font pas confiance aux élus locaux, complètement discrédités. Il faut voir, d'ailleurs, comment Lurel et Gillot courent derrière le mouvement. La force du LKP, c'est qu'il rassemble des syndicats mais aussi beaucoup d'associations locales.

Les déclarations de Jégo, qui continue d'affirmer qu'il n'a rien promis, et qui, en plus, parle de "faire respecter les lois de la République" contre les grévistes, suscitent beaucoup de colère. Mais le LKP n'a aucun intérêt à ce qu'il y ait du grabuge. Les rassemblements sont très encadrés.

Les manifestants regrettaient jusqu'à présent que la situation sur l'île soit peu médiatisée. Cela a changé?

Beaucoup de journalistes de métropole sont arrivés, les télés, les radios, les quotidiens, les news... Tous seront là lundi pour assister au raidissement du mouvement: Domota a appelé à renforcer le blocage devant le Palais de la Mutualité de Pointe-à-Pitre. Domota est charismatique, c'est lui l'homme fort du conflit, et il est évident que le mouvement dépasse les revendications salariales...

Source : lexpress.fr
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MessagePosté le: Mar 17 Fév 2009 - 00:27    Sujet du message: [ANTILLES] Grèves générales dans les DOM Répondre en citant

Jégo: 87,8 millions d'euros de mesures nouvelles pour la Guadeloupe en 2009
-16 février 2009-



PARIS (AFP) — Les "nouvelles mesures" approuvées par le gouvernement pour la Guadeloupe pour 2009 s'élèvent à 87,8 millions d'euros, auxquelles s'ajoutent 97,5 millions d'euros d'"autres mesures", selon un tableau présenté lundi par le secrétaire d'Etat, Yves Jégo.

L'"engagement de l'Etat" pour 2009 est au total de 185,3 millions d'euros, indique ce tableau fourni aux représentants de fédérations professionnelles et d'associations ultra-marines, dont l'AFP s'est procuré une copie.

Parmi les "mesures de soutien à l'économie", la principale ligne est "le soutien à l'investissement au titre de la relance" (25 millions d'euros).

M. Jégo compte aussi parmi ces mesures de soutien "une extension du soutien par la loi pour le développement économique de l'outre-mer à l'agro-nutrition" (1,5 million d'euros), qui va être examinée par le Parlement.

Pour 2010, "l'engagement de l'Etat" est de 216 millions d'euros, dont 118,5 millions de "nouvelles mesures".

La principale ligne est "la prime de solidarité active et le revenu de solidarité active", qui figure parmi les "mesures sociales", dont le versement a été avancé en 2009. Elle est dotée de 66 millions d'euros, contre 10 millions cette année.

Pour les deux années 2009 et 2010, 17 millions d'euros sont inscrits en faveur du logement social.

Pour ces deux mêmes années, l'Etat inscrit en "autres mesures" 33 millions d'euros pour "les dotations à la région en matière de formation professionnelle", 51 millions pour "le soutien à l'agriculture" et 13,5 millions pour la "continuité territoriale" (aide aux billets d'avion).

Source : AFP.com
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MessagePosté le: Mer 25 Fév 2009 - 22:42    Sujet du message: [ANTILLES] Grèves générales dans les DOM Répondre en citant

Reprise des négociations en Guadeloupe
-25 février 2009-


Le porte-parole du LKP Elie Domota (g) et un leader syndical, le 23 février 2009 à Pointe-à-Pitre avant des négociations

POINTE-A-PITRE (AFP) — Les négociations ont repris mercredi en Guadeloupe entre le préfet, les médiateurs du gouvernement, le patronat et le LKP, alors que l'exécutif a mis une nouvelle proposition sur la table pour tenter de mettre un terme à la grève générale, a constaté l'AFP.

Le préfet est arrivé par hélicoptère avant 15H00 (20H00 heure de Paris), heure prévue du début de la réunion.

Le leader du LKP Elie Domota est arrivé avec une heure de retard avec le reste de la délégation, encadré par l'habituel et imposant service d'ordre du collectif tenant à l'écart quelque centaines de personnes qui ont entonné : "la Guadeloupe c'est à nous, la Guadeloupe c'est pas à eux".

Juste avant le début de la réunion, Matignon annonçait sa proposition: un Revenu supplémentaire temporaire d'activité (RSTA) avec 80 euros mis par l'Etat jusqu'en 2011, un "bonus" des entreprises de 50 à 90 euros exonérées de toutes charges salariales et patronales et enfin une participation autour de 50 euros du conseil général et régional pour arriver "à peu près" aux 200 euros réclamés par le LKP depuis le début du conflit.

45.000 salariés gagnant jusqu'à 1,4 fois le Smic seraient concernés indépendamment de leur situation familiale.

Pour ceux qui ont un salaire supérieur à 1,4 Smic et qui auraient dû bénéficier du RSA, soit environ 1.000 à 2.000 salariés, l'Etat garde une "petite enveloppe".

Source : AFP.com



Martinique : des propositions jugées "insuffisantes"
-25 février 2009-


Manifestation à Fort-de-France, en Martinique, le 16 février dernier

Le collectif du 5 février rejette la nouvelle proposition du patronat : une hausse de salaire allant de 10 à 60 euros et qui pourrait aller jusqu'à 100 euros sous certaines conditions. Les négociations ont été suspendues.

Les négociations à la Martinique entre le "collectif du 5 février", les organisations patronales, les élus et le préfet ont été suspendues mercredi vers 3h (8h à Paris), le collectif ayant jugé les propositions du patronat "toujours insuffisantes". Les discussions devraient reprendre jeudi à la préfecture de Fort-de-France.
Lors d'un point de presse, le porte-parole du collectif, Michel Monrose, a exliqué que le patronat avait proposé une nouvelle hausse de salaire, sur "une fourchette allant de 10 à 60 euros" et qui pourrait aller jusqu'à "100 euros" sous certaines conditions. "Nous demandons que l'effort soit un peu plus conséquent pour que nous puissions trouver un accord avec eux", a-t-il ajouté.
"Ce que nous souhaitons c'est que le patronat puisse nous faire une proposition qui soit plus proche de la moyenne de ce que nous avons demandé", a-t-il encore précisé.
Le collectif réclame une hausse des salaires de 354 euros net.
Le porte-parole du collectif a formulé l'espoir que le patronat revienne jeudi à la table des négociations avec une nouvelle proposition.

Suspensions à répétition

Plusieurs suspensions de séance avaient déjà ponctué les discussions mardi jusque dans la soirée, sans que l'on perçoive de véritables avancées.
Lors d'une des interruptions de séance, le "collectif contre la vie chère et pour l'emploi" avait indiqué qu'une "proposition de hausse des salaires de 30 puis de 40 euros" avait été finalement avancée par la partie patronale.
Michel Monrose avait alors estimé qu'on était "loin du compte" et que "les patrons devaient revoir leur copie" d'autant que quatre des organisations patronales sur les six présentes n'étaient pas d'accord.

"Durcissement des actions"

Selon Michel Monrose, la somme que le collectif demande, de 354 euros nets, "est le résultat d'un calcul du rattrapage du différentiel du coup de la vie avec celui de la métropole et qui s'appuie sur une étude de l'INSEE".
Par ailleurs, Michel Monrose avait regretté mardi que les travaux de la commission chargée du suivi de l'accord sur la baisse de 20% sur les 100 familles de produits marquaient le pas. Selon lui, cette commission était toujours en attente d'une liste de référence des produits qui n'a toujours pas été remise par la grande distribution.
C'est dans ce contexte que le porte-parole avait annoncé le "durcissement des actions" du collectif et en particulier le blocage des opérations de chargement de la banane dès la fin de cette semaine.
Ghislaine Joachim-Arnaud, membre du "collectif" avait, de son côté, qualifié de "nettement insuffisantes" les propositions du préfet sur la revalorisation des minima sociaux. Selon elle, la proposition du préfet s'établissait pour les allocations familiales, l'allocation adulte handicapé et le minimum vieillesse entre 3 et 6,9%.

"Négocier ! Négocier !"

Mardi vers 21h (mercredi 2h à Paris), après une nouvelle interruption de séance, les parlementaires et les autres élus présents avaient rencontré séparément les membres du collectif puis les représentants patronaux pour tenter de rapprocher les positions.
Autour de la préfecture, une certaine tension était perceptible. Des manifestants agrippés aux grilles avaient fait cédé, au cours de la soirée, un portail nécessitant l'intervention de forces de l'ordre sans incident notable.
En outre, certains négociateurs avaient été empêchés de sortir de l'enceinte de la préfecture par des manifestants qui scandaient "Négocier ! Négocier !".
D'autres incidents ont émaillé la nuit de mardi à mercredi à Fort-de-France. Au moins trois véhicules ont été incendiés et plusieurs magasins pillés.

Source : nouvelobs.com
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MessagePosté le: Lun 9 Mar 2009 - 23:19    Sujet du message: [ANTILLES] Grèves générales dans les DOM Répondre en citant

Reprise difficile des négociations à la Réunion
-9 mars 2009-

SAINT-DENIS-DE-LA-REUNION (Reuters) - Les négociations sur les prix et les salaires ont repris lundi matin sur l'île française de la Réunion, dans l'océan Indien, après un week-end marqué par des actions syndicales visant la grande distribution.

Le Collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de la Réunion (Cospar), qui anime le mouvement contre la vie chère, étudie actuellement des propositions patronales en réponse à sa demande d'une hausse mensuelle de 200 euros des bas salaires.

Dimanche après-midi, le Cospar a jugé "floues" les propositions de l'Etat, qui n'ont pas été rendues publiques, face à ses 62 revendications.

De même, le Cospar étudie une proposition de baisse des prix sur 127 produits, présentée dimanche soir par les représentants de la grande distribution. Le Collectif demande une baisse de 20% sur les prix de 500 produits.

Après les rassemblements du 5 mars, qui avaient mobilisé de 15.000 à 30.000 personnes selon les sources, une nouvelle manifestation est annoncée pour mardi et le Cospar brandit la menace d'une grève reconductible.

Selon le Collectif, Pierre-Henry Maccioni, préfet de la Réunion, doit annoncer lundi après-midi une baisse du prix des carburants et de la bouteille de gaz.

Source : nouvelobs.com



Jégo: "dérapage verbal inadmissible" d'Elie Domota
-9 mars 2009-

Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer Yves Jégo qualifie de "dérapage verbal inadmissible" les propos tenus par le porte-parole du LKP Elie Domota contre les patrons blancs qui refusent d'appliquer l'accord sur l'augmentation des bas salaires, lundi dans un entretien publié par "Le Parisien/Aujourd'hui en France".

Jeudi dernier sur Télé-Guadeloupe, le leader de Liyannaj kont pwofitasyon (Ensemble contre la surexploitation) avait déclaré en créole: "Soit vous appliquez cet accord-là, soit vous quittez la Guadeloupe", selon la traduction de France-2. "Nous ne laisserons pas les békés rétablir l'esclavage".

"Il y a eu un dérapage verbal inadmissible", juge M. Jégo. Quelle que soit l'intensité d'un conflit social, dire à une catégorie de la population 'faites ça ou partez' n'est évidemment pas acceptable. Il faut que chacun revienne à l'esprit républicain", ajoute-t-il.

"Il y a eu des excès de part et d'autre, ce qu'il faut maintenant c'est qu'on essaye de reconstruire sur des bases républicaines", a déclaré par ailleurs M. Jégo sur RTL lundi matin. "Au-delà des postures, au-delà des agressions, au-delà des propos inadmissibles des uns et des autres, il y a quand même une société guadeloupéenne qui est prête à faire ce pari d'aller de l'avant ensemble et c'est sur ce pari-là qu'on doit travailler".

Interrogé sur l'enquête judiciaire pour provocation à la haine raciale ouverte vendredi par le parquet de Pointe-à-Pitre, "la justice doit faire son travail. Les lois de la République sont les mêmes pour tout le monde", a-t-il réagi.

"Il n'est pas question qu'on laisse ce monsieur se comporter comme si la République française n'existait pas, comme s'il pouvait ne pas respecter les règles de droit, comme s'il pouvait annoncer publiquement de son propre fait, comme s'il était le roi de la Guadeloupe, que tel ou tel sera chassé de la Guadeloupe. Ce sont des comportements inacceptables", a renchéri le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre, qui n'avait pas hésité durant le week-end à comparer les militants du LKP à des "tontons macoutes".

Lors de son point presse hebdomadaire, le porte-parole de l'UMP opposé le comportement du porte-parole du LKP à celui du président PS du conseil régional de Guadeloupe Victorin Lurel, "un interlocuteur avec lequel on peut au contraire travailler". Il a reproché à Elie Domota "des agissements non républicains, avec des revendications ou des arrière-pensées qui ne sont pas celles de la défense des intérêts des salariés de la Guadeloupe".

Par ailleurs, M. Jégo précise dans "Le Parisien" qu'il comptait retourner aux Antilles "sans doute dans la dernière quinzaine de mars (...) dès que l'examen du projet de loi pour le développement de l'outre-mer sera terminé". "Le seul point d'interrogation concerne la Martinique. Je ne m'y rendrai que si le blocage est levé", ajoute-t-il.

Source : nouvelobs.com



Guadeloupe: l'accord ne satisfait pas tout le monde
-9 mars 2009-


Willy Angele, the head of the regional MEDEF employer's body, attends negotiations with government representatives and Elie Domota, leader of the LKP and also leader of the island's mass protest movement, 'Liyannaj Kont Pwofitasyon' or 'Stand Up Against Exploitation', in Pointe-a-Pitre, February 25, 2009. Strikes over pay have crippled the French Caribbean island of Guadeloupe as protesters demand a 200 euro increase in the lowest monthly wages in a dispute that many fear could spread to mainland Franc(...)

Le 4 mars dernier, le LKP levait la grève générale après la signature d'un protocole d'accord reprenant ses revendications. Le conflit social n'est pourtant pas totalement clos. Explications.

La grève générale suspendue, un accord sur une hausse salariale signé. La Guadeloupe serait sortie du conflit qui la paralysait depuis le 20 janvier. La situation est en fait plus complexe. Le 4 mars, le LKP a bel et bien signé un protocole d'accord avec des organisations patronales, les élus locaux et l'Etat. Dans la foulée, le collectif annonçait donc la fin de la grève générale.

Ce texte, d'une vingtaine de pages, a effectivement de quoi satisfaire les syndicats. On y retrouve l'intégralité des revendications que porte le LKP depuis un mois et demi: prix des produits alimentaires de base, des billets d'avion, embauche d'enseignants supplémentaires,...165 articles, dont celui concernant la hausse de 200 euros des bas salaires.

Ce dernier point fait l'objet d'une annexe, appelée "Jacques Bino". Sur cinq pages s'étalent les modalités de cette hausse. En clair, l'Etat versera 100 euros tous les mois au titre d'un RSA aménagé, les collectivités 50 euros (mais pas pour les entreprises de plus de 100 salariés) et le patronat de 50 à 100 euros.

C'est cet accord "Jacques Bino" qui pose aujourd'hui problème. Dans le préambule s'est glissée une phrase que rejettent en bloc Laurence Parisot et Yves Jégo: "la situation économique et sociale actuelle existant en Guadeloupe résulte de la pérennisation du modèle de l'économie de plantation". Dans un entretien accordé au Parisien ce lundi matin, la patronne des patrons explique ainsi que le Medef Guadeloupe ne pouvait pas signer un texte comprenant une phrase laissant penser que les patrons sont des esclavagistes. Sur RTL, Yves Jégo a confirmé que ce préambule "n'est pas acceptable".

Sans extension, l'accord ne satisfera pas le LKP

Si l'Etat rejette ce texte, est-ce à dire que l'accord est caduc ? Non, parce que l'accord "Jacques Bino" n'est qu'une partie du protocole, et que, surtout, l'Etat n'a pas à signer ce document. Seuls les partenaires sociaux doivent s'entendre.

Sur ce point, tous n'ont d'ailleurs pas apposé leur signature. Comme l'a expliqué Laurence Parisot, le Medef Guadeloupe n'a pas approuvé le document. Est-il pour autant valable? Oui, en Guadeloupe en tout cas. Sur l'île, l'organisation est minoritaire et "ne représente rien", comme l'explique un proche du dossier.

En fait, le Medef a proposé son propre accord le jour de la signature des 165 mesures de sortie de crise, comme l'avait révélé LEXPRESS.fr Le 4 mars, il avait transmis un texte proposant des augmentations de salaires pouvant aller jusqu'à 250 euros par mois. Soit plus que ce qui est prévu dans l'accord Bino. Le LKP n'a même pas étudié cette offre, arguant qu'il avait déjà signé un document concernant les bas salaires.

En l'état actuel, le protocole d'accord ne concerne que 15 000 à 30 000 salariés (soit ceux qui travaillent dans des sociétés représentées par des organisations patronales signataires du texte), quand celui du Medef devait en toucher 45 000 et que le LKP continue de demander qu'il serve à 55 000 Guadeloupéens. Pour espérer arriver à ce chiffre, il va falloir obtenir l'extension de l'accord à tous les salariés de l'île.

Ce lundi, Brice Hortefeux, ministre du Travail, a indiqué qu'il ne prendrait qu'après le 20 mars sa décision sur cette éventuelle extension. La demande des syndicats "doit passer devant une commission, commission de conciliation en quelque sorte. Cette commission va se réunir le 20 mars et à l'issue des travaux de cette commission, comme ministre du Travail, j'indiquerai s'il y a possibilité d'extension ou pas. (...) A ce stade, j'entends les observations. Laissons la procédure se dérouler. Il y aura une décision qui sera annoncée dans la foulée du 20 mars", a-t-il insisté. Il va donc falloir encore attendre avant de dire avec certitude que la Guadeloupe est sortie de la crise.

Source : lexpress.fr
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MessagePosté le: Ven 13 Mar 2009 - 00:20    Sujet du message: [ANTILLES] Grèves générales dans les DOM Répondre en citant

La Réunion: les négociations reportées à vendredi, 15 voitures incendiées
-12 mars 2009-

SAINT-DENIS-DE-LA-REUNION (AFP) — Prévues jeudi, les négociations sur les salaires ont été reportées à vendredi à La Réunion où quinze voitures ont été incendiées dans la nuit, mais sans nouvel affrontement avec les forces de l'ordre, a-t-on appris auprès de la préfecture.

Au lendemain d'une nuit de violences au cours de laquelle 20 policiers et gendarmes ont été blessés, le préfet Pierre-Henry Maccioni avait ordonné le déploiement d'une forte présence policière afin d'"éviter les pillages et de protéger la population". Néanmoins, quinze voitures ont été incendiées dans la nuit.

Six personnes interpellées lors des échauffourées de la veille ont été condamnées jeudi en comparution immédiate à des peines allant de 1 à 3 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Saint-Denis.

La vie a repris normalement sur l'île, y compris dans le quartier populaire du Chaudron, à Saint-Denis, où une grande surface vandalisée mardi soir a ouvert de nouveau ses portes jeudi matin.

Les négociations sur l'augmentation des bas salaires, qui devaient reprendre jeudi entre le Collectif des organisations syndicales, politiques et associatives de La Réunion (Cospar) et le patronat ont été reportées à vendredi à 15H00. Le préfet a souhaité que les discussions débouchent "dès vendredi soir" sur un accord permettant d'engager les négociations salariales entre les partenaires sociaux.

Le Medef a confirmé mercredi sa participation de 50 euros, sous forme de prime pendant trois ans, à une hausse des bas salaires. La CGPME a pour sa part proposé des augmentations pouvant aller jusqu'à 70 euros sous forme de contrat d'intéressement. Les collectivités locales se sont retirées des négociations.

Concernant la baisse des prix, les négociations entre le Cospar et le patronat doivent reprendre vendredi à 11H00. Le Collectif réclame une baisse de 20% du prix de 500 produits de consommation courante.

Source : AFP.com
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MessagePosté le: Mar 17 Mar 2009 - 00:59    Sujet du message: [ANTILLES] Grèves générales dans les DOM Répondre en citant

En Martinique, signature d'un accord de sortie de crise au 38e jour de grève
-16 mars 2009-


Le leader du "Collectif du 5 février", Michel Monrose (au second plan), signe, le 14 mars à Fort-de-France, le protocole d'accord de sortie de crise.

Ce devait être la signature du protocole de "fin de conflit". Samedi 14 mars à la préfecture de la Martinique, c'est devenu un texte d'accord de "sortie de crise". Nuance. Au 38e jour de grève générale, après les accords au forceps qui prévoient 200 euros d'augmentation des bas salaires et une diminution des prix de 400 articles par enseigne dans la grande distribution, le Collectif du 5 février a décrété la "suspension" du mouvement.

Des négociations sont programmées jusqu'au 27 mars pour régler les 87 points encore soumis à "examen complémentaire". Dans la liste des revendications du Collectif, 236 points ont déjà fait l'objet d'accords. La vigilance restera forte pour s'assurer de la réalité des engagements pris. Chacun est prévenu.

Les participants n'en ont pas moins exprimé leur sentiment de vivre des moments historiques. Parmi les optimistes, Ange Mancini, le préfet de région, confie au Monde qu'il a vécu "une période très intéressante" : "La Martinique s'est parlé autrement. Tout le monde y a trouvé une vision plus apaisée, plus confiante."

Sur un autre registre, Ghislaine Joachim-Arnaud, secrétaire générale de la CGTM, estime que c'est "une étape" : "Nous restons mobilisés. Les personnes exploitées, opprimées ont pris conscience de leur force et sauront s'en servir demain pour bouleverser bien des choses dans ce pays." Alfred Almont, député UMP, cite Victor Hugo : "Le progrès est la révolution faite à l'amiable." Serge Letchimy, le maire de Fort-de-France (autonomiste), trouve sa référence chez Edgar Morin en appelant à un "re-commencement".

"SÉ POU LA VIKTWA"

D'autres s'en tiennent à un constat. Ainsi, Michel Monrose, président du Collectif : "Ce conflit a été nécessaire", la population ayant exprimé sa "souffrance". De même, Louis-Joseph Mascour, député et maire socialiste de La Trinité : "Au-delà des revendications initiales, on a perçu une crise profonde : trop d'injustices, trop d'inégalités."

Mais il y a aussi des inquiets. Raymond Occolier, président de l'Association des maires, craint que "ça recommence à barder dans pas longtemps". Benoît Le Cesne, président du groupement de professionnels du tourisme Ziléa, sombre dans le pessimisme : "Nous avons été les entreprises ouvertes pendant l'ensemble du conflit, nous serons les premières à fermer lors du redémarrage."

Enfin, Patrick Lecurieux-Durival, président du Medef, évoque "un vaste gâchis" : "Au départ, j'ai cru à un mouvement généreux, et puis j'ai vu une volonté de prise de pouvoir." Quand son interlocuteur du Collectif a terminé son intervention, les militants ont entonné des slogans et se sont levés, entraînant toute la salle archicomble, chefs d'entreprise compris. Lui seul, visage fermé, est resté assis.

A l'extérieur, des milliers de Martiniquais exprimaient leur satisfaction, sillonnant bruyamment les rues de Fort-de-France au cri de "Sé pou la viktwa nou ka alé" (C'est vers la victoire que nous marchons), la phrase imprimée sur le tee-shirt écarlate que le représentant de l'Etat a enfilé le temps de poser à côté de M. Monrose, le leader d'un mouvement qui a paralysé l'île pendant plus d'un mois.

Source : lemonde.fr
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MessagePosté le: Lun 6 Avr 2009 - 22:02    Sujet du message: [ANTILLES] Grèves générales dans les DOM Répondre en citant

Le LKP de Guadeloupe boycottera les assises de l'outre-mer
-6 avril 2009-


Elie Domota, le leader du LKP ("Liyannaj Kont Pwofitasyon"). Le "collectif contre l'exploitation" à l'origine de la grève générale en Guadeloupe ne participera pas aux assises de l'outre-mer que le gouvernement français entend organiser à partir de la mi-avril.

PARIS - Le LKP, "collectif contre l'exploitation" à l'origine de la grève générale en Guadeloupe, et son chef de file Elie Domota ne participeront pas aux assises de l'outre-mer que le gouvernement français entend organiser à partir de la mi-avril.

Brocardant des "discussions de salon", le LKP déclare sur le site internet http://ugtg.org qu'il refuse "d'être la caution sociale, économique, politique et culturelle de Monsieur Sarkozy et de ses relais en Guadeloupe". "Tout est déjà décidé", dit-il.

Cette organisation a conduit la grève générale de 44 jours qui a abouti le 26 février à la signature d'un accord avec des organisations patronales minoritaires prévoyant une augmentation de 200 euros des bas salaires à la charge des entreprises (50 euros), des collectivités locales (50 euros) et de l'Etat (100 euros) dans un premier temps.

Cet accord refusé par le Medef local n'a pas été étendu pour l'heure à l'ensemble des entreprises de l'île et il ne concerne donc qu'une petite partie des salariés.

"LKP entend concevoir avec le peuple en mouvement de nouveaux rapports économiques et sociaux, pour passer d'une économie de plantation d'import-distribution à une économie de production tournée prioritairement vers la satisfaction des besoins du Peuple Guadeloupéen", dit le collectif.

Son annonce intervient alors que la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a présenté lundi aux députés le projet de loi pour "le développement économique des territoires d'outre-mer" adopté en première lecture par le Sénat le 12 mars.

Environ 150 millions d'euros supplémentaires ont été injectés dans le projet de loi comme Nicolas Sarkozy s'y était engagé devant les élus d'outre-mer au plus fort de la crise en Guadeloupe.

VOTE EN FIN DE SEMAINE

"Une nouvelle approche de l'outre-mer doit être construite en commun", a déclaré la ministre, précisant que son texte reposait sur trois priorités : corriger les dispositifs existants afin de les rendre plus efficaces, notamment en matière d'exonérations de charges, soutenir l'investissement et relancer le logement social.

Elle estime que le texte est une première étape avant les "états généraux de l'outre-mer", qui doivent aboutir à une synthèse nationale avant la fin du mois de juin. Un conseil interministériel sur l'outre-mer se réunira en juillet.

L'opposition critique ce projet de loi. Les députés radicaux de gauche, dont cinq élus d'outre-mer, estiment que le texte "est en décalage complet avec la situation actuelle".

Le texte prévoit notamment la création de zones franches d'activité (ZFA), pour une durée de dix ans, dans les quatre départements d'outre-mer (DOM) - Guadeloupe, Martinique, Guyane et La Réunion - à destination des PME.

Le texte propose également de réorienter les systèmes de défiscalisation vers le logement social, institue un plafond unique d'exonérations des charges sociales et prévoit la création d'un Fonds de continuité territoriale dans le but de faciliter les déplacements avec la métropole.

L'Assemblée devrait adopter ce texte en fin de semaine.

Source : lexpress.fr
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