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14.11.08 - Urban Tribal Sound Part II @ CAES - 91

 
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Phoebe
Curry vert

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MessagePosté le: Mer 17 Déc 2008 - 18:57    Sujet du message: 14.11.08 - Urban Tribal Sound Part II @ CAES - 91 Répondre en citant

Un tit report, comme ça en passant...



De la zik plein la face, voilà comment je pourrais résumer cette seconde édition d'Urban Tribal Sounds, soirée regroupant une bonne petite brochette de dj's, pour la plupart des femmes, une soirée comme on aimerait en vivre et en voir plus souvent, une soirée où l'éclectisme musical était au rendez-vous, encore une fois, fallait y être pour y croire...

En première partie, petite session "Revival" avec Josy et moi-même, Maya ayant décommandé ; pour cause de travail acharné et improvisation oblige, Josy fait la selecta le temps de se remémorer, que Mickaël Jackson et Prince avaient marqué quelques générations tandis que The Cure et Depeche Mode pouvaient se targuer d'être les dignes ascendants de ce qui compose nos musiques électroniques du moment ! Du moins, en partie !

Ce temps là ne me semble pourtant pas si lointain, quand je me revois, sous mes aspects pseudo-gothiques juvéniles, me balançant nonchalemment au son de la New Wave, découvrant l'Indus, mais n'en comprenant pas forcément l'état d'esprit. Je suis alors très vite passée à la Techno, une grande et longue épopée (et qui n'est pas encore terminée !), un parcours comme tant d'autres, avec ses bons et ses mauvais côtés.
Techno dite "mainstream", j'ai également très vite cherché à écouter des choses peu ordinaires...

Le Message in the Bottle de Police a eu son petit effet nostalgique, merci Josy, qui possède des bijoux de rareté, tels que le premier album de Prince, une track Reggae signée les Stones et le must, le fameux Rock It d'Herbie Handcock.
Pendant que Sting hurlait à tue-tête "I send an SOS", je brûlais d'envie de reprendre la main, chose que je ferai un peu plus tard avec un morceau que j'aime beaucoup et que joue Miss Kittin sur un de ses mixes, Ibiza d'Amnesia, morceau très "dark", faisant certainement référence à cette fameuse île, où se trouve un des fiefs de la zik électro et une autre façon de faire la "teuf" !
Un truc que je voulais absolument poser, Rock to the Beat de One-o-One, derrière ce nom se cache un célèbre dj et producteur Kevin Saunderson. Un vieux d'la vieille comme on dit, un des pioniers de la Techno américaine, celle de Detroit plus précisément...
Celle-là, elle était pour tous ceux qui ont été témoin de cette énorme (r)évolution musicale, spéciale dédicace to Defflo & Josy et à tous ceux qui savent ce que signifie TB303, confère Acid Traxx.
Entre Felix Da Housecat et Modeselektor, mon coeur balance, quand soudain, une partie des Defcore arriveront à point nommé !



Defflo enchainera avec aisance sur le Hasir (track chère à mes yeux) des Modeselektor, liveurs allemands, officiant pour le label berlinois BpitchControl, Techno Minimale, à forte tendance Expérimentale, soupoudrée de pointes d'Acid à la sauce germanique.
Distordant et distordu, un set nickel comme il fallait pour débuter les festivités, ma chère Flo !

De mon côté, la tension commençait à monter d'un cran et pour cause... J'avais préparé mon set toute la semaine, l'ayant testé deux jours auparavant sur Radio Full Vibes, le trac commençait donc à se faire ressentir. Très vite relayé par la joie de pouvoir entendre une sacrée selecta, j'allais de surprise en surprise, au fur et à mesure que Defflo progressait dans son mix et je dois te remercier pour le dernier skeud que tu as joué, l'excellent This is sick de Solid Groove, un pur concentré de sensualité...





Toy Boy sera le suivant avec un petit set Minimal, un peu timide sur le début, le temps de s'faire la main sur le matos et très entrainant sur la fin. La qualité musicale était au rendez-vous, de cela, je peux en attester !

"This is the way we play Techno! Oh! Oh! Oh!


Au cours de cette soirée, je n'aurais fait qu'une seule et unique photo, la tension était à son comble, je ne pouvais me résoudre à prendre quelques clichés, tant mon esprit était occupé à me souvenir des différentes phases de mon set. L'adrénaline était présente, quelque part dans mon cerveau, mais mes synapses bloquaient la neurotransmission. Aaaah, l'adrénaline, substance, parmi les substances, illicitement naturelle (sarcasme), produit te permettant de te mettre en alerte, de sorte que tu puisses, à tout moment, réagir face à n'importe quelle situation (ou danger), réaction en chaîne, mais surtout réaction chimique, une petite dose de dopamine injectée "deep inside" et... Bam ! T'es perché !

Un sentiment d'impatience positive commança à se faire sentir, non pas que je m'ennuyais mais j'avais cette hargne de vouloir tout lâcher, juste une question de temps, et emportée par les sonorités fines et aigues du set de ToyBoy, l'exercice de concentration s'avéra être bien difficile.
Les vibrations du plancher se faisant de plus en plus ressentir, je prendrai le relais sur les coups des 1h30 du mat', avec pour débuter le Gazebo de Fairmont, léger et volatile, parfait pour mettre en appétit. Ce fût une belle histoire que j'avais envie de vous conter, introduite par un style que j'affectionne grandement et dont je fais une de mes principales références. Une minimale d'origine allemande, avec une préférence pour celle de Berlin (j'aime aussi celle de Cologne, confère Kompakt), il fallait que le ton monte progressivement.
On démarre donc légèrement et doucement, le dancefloor est plus ou moins "chaud", passons maintenant à la vitesse supérieure !

Le Naturalistic de Plastikman a eu son petit effet, très linéraire et bourdonnant, avec des vagues de sons étouffés qui viennent te narguer de temps à autre la face, petite accélération au pitch pour lui donner un peu plus d'énergie, afin de pouvoir enchainer le Destroy! d'Housemeister, une vraie tuerie.
Dans ce morceau, ce ne sont pas tant les BPM (Battements Par Minutes) qui t'emportent, mais plutôt les basses, que les enceintes s'appliquent à te jeter au visage, t'étourdissant à chaque "boum" qui retentit, le tout agrémenté d'aigus, rappelant vaguement une mélodie enfantine...
Contrepoint musical, absolument trippant, frissons garantis, à écouter sur un bon gros mur de 10 kilos !!!

Pour rebooster le tout, le Lory D venait bousculer l'ensemble. Je voulais à tout prix réussir l'enchainement de l'intro, qui me tenait à coeur, tellement j'avais eu du mal à l'inclure dans mon bac. Idem pour le skeud suivant, offert par Jo (aka Machin) que j'ai eu plaisir à mixer. Deux nouveautés qui viennent agrémenter ma collection Electro, issus respectivement des labels Wireblock et Things To Come. C'est comme cela que j'alimente mon bac et mes mixes, en m'inspirant de ce que les autres ont à me proposer et à me transmettre, si je kiffe, c'est dans la poche ! Et comme le souligne si bien l'Immonde Rodriguez à sa manière et à juste titre, la zik, c'est comme la gastro, faut la refiler sinon c'est moins rigolo ! (dixit ta signature).

Ce qui m'anème à parler un peu de l'EBM (Electro Body Music). Ce style d'Electro allemande, à forte consonnance Rock, teintée de New Wave (et parfois de Pop Music), a aussi marqué son époque, surtout dans les années 90. On se souviendra au passage du Emerge de Fischerspooner (avec un excellent remix de Dave Clarke), sans oublier l'incontournable La Rock 01 de Vitalic, joué à toutes les sauces, même Hardtek.
Pour ma part, j'ai plutôt levé les bras sur le Poney Part 1, mais mon choix s'est finalement porté sur le You Prefer Cocaïne.
En tout cas, pas prête d'oublier le label Gigolo Record, qui a eu également son heure de gloire, tout comme le label français (plus exactement Grenoblois), Goodlife, dont Blackstrobe, The Horrorist, The Hacker, Miss Kittin, Oxia, Len Faki et bien d'autres sont venus agrémenter les productions.

Après tout ça, petite mise en bouche oblige, quelques pulsations élevées, genre Techno, plutôt dancefloor, assaisonnée de kicks brefs et cinglants, radoucis par des nappes Electro, on est à 140 BPM et c'est le trip total ! Ce n'est peut-être pas rapide pour certains officiant dans d'autres styles tels que la Hardtek, le Hardcore et le Speedcore, mais quand on prend ça depuis le début, quel que soit le nombre de BPM, si c'est bon et si les galettes sont bien agencées, avec une bonne dynamique, il est aisé de dire que ça fout le smile au dancefloor, généralement composé de personnes ayant un goût prononcé pour ce genre de sonorités.

J'ai continué à jouer Techno, pour radoucir certains passages, avec deux tracks, tellement connues... vous savez, ces disques que l'on joue et qui réveillent en nous certains "très bons souvenirs", qui en général nous affichent d'un rictus labial, nous donnant l'air d'un bienheureux comblé d'ondes positives. Tandis que Miss Kittin explose son kick tranchant, telle une lame de rasoir, effleurant l'épiderme d'une façon ferme et directe (The Puzzle, Indigo Inc), le One Finger In Your Ass rapplique avec ses basses en sourdine et ses aigus plus que linéaires, hypnotique et envoûtant, fallait bien un "Oh Shit!", "What you want?", un "Break it down" et un bon gros "Bitch!" pour niquer le tout ! Tant qu'à faire ! :p

Smack my bitch up, version limite Hardhouse, teintée de caisses claires, t'invitant à remuer le bassin, en cadence, s'il vous plaît, histoires que toutes les petites particules sonores envahissent tout votre corps. Petit break en decrescendo, on calme un peu le jeu, histoire de ne pas trop emballer le myocarde, battant déjà la chamade, une montée bien comme il faut, ni plus ni moins et ça repart de plus belle.
Suivront quelques tracks issues du label Djax-Up-Beats (entre autres DJ Rush), qui viendront pimenter l'histoire pour ensuite terminer sur le noyau "dur" du mouvement, Combat Skill et Black Belt Fight Music, qui ne sont pas les principales références de ce style si particulier, à l'ambiance si particulière, mais ces labels restent mes propres références en Hardcore, restreintes certes mais ce sont les miennes et c'est avant tout ce qui compte...



La pression étant à son comble, ce n'est qu'après avoir terminé mon set que je me suis rendue compte que j'avais la tête dans les étoiles. Il m'aura bien fallu un bon quart d'heure pour redescendre et m'apercevoir que Peckette avait repris les plateaux. Josy n'avait malheureusement pas pu jouer, plus de peur que de mal, rien de grave, heureusement, mais dommage tout de même car sa selecta semblait présager que du bon. Elle m'avait effectivement surprise en me balançant la fameuse compile du Fuse, club Techno très en vogue à Bruxelles, Dave Clarke presents : une foule de tueries rassemblées sur trois skeuds, dont une qui me fait vibrer à chaque fois que je l'écoute, Lanicor de Umek. Penser à un nom de cach'ton pendant que tu te dandines au rythme des basses et des nappes speedantes à souhait, ironiquement parlant, ça fait sourire !
Comprenne qui pourra... :))

Ce soir là, je m'en suis mis plein les oreilles ! Peckette a assuré comme un chef, remarquant au passage le Washing Up de Tomas Andersson, petite djette qui joue assez péchu, ça reste happy et frais.
Il est environ 4 heures du mat' et Yo enchainera avec une Techno bien trippante mais je ne saurais en dire plus, mon attention ayant considérablement déclinée tout au long de la soirée. On ne manquera pas de souhaiter un bon anniversaire à Gonzo ainsi qu'à Meusha...

Je suis tout de même restée scotchée sur le mix de Libanais, qui pour l'occasion, s'était laissé tenter par la deuxième partie du bac de Defflo. Étonnante selecta ma chère Flo, sincèrement, hallucinante, je n'ai pas d'autres mots. Ceci étant dit, ça vaudrait bien le coup d'y jeter un oeil...
Quant à Libanais, bah t'as assuré grave malgré l'heure tardive !

Le dancefloor se vidant au fur et à mesure que les heures défilaient, je terminai ce récit avec quelques skeuds aux sonorités allemandes, beaucoup plus expérimentales, indiquant la fin, de ce qui m'est apparu être un très bon moment.
Comme on dit, les bonnes choses ont une fin (les mauvaises aussi) !



Ce fût tout de même une sacrée soirée, non pas que je veuille faire état d'une quelconque autosatisfaction, mais la preuve en est certainement donnée par le nombre de sourires et de remerciements que nous avons tous reçus et de toutes parts !
Ceci expliquant cela et à la lecture de ce report, je vous laisse être seuls juges !


Musicalement, Phoebe...Wink


Report + Photos : Phoebe
Photos : Alma


On Defcore Website : http://www.defcore.net/index.php?file=Reports&op=article&artid=178


EDIT MODO : je me suis permis de corriger les liens vers les images, il manquait un bout de l'adresse Wink

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