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[MONDE] Crise financière...
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Ccil
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MessagePosté le: Jeu 25 Sep 2008 - 11:24    Sujet du message: [MONDE] Crise financière... Répondre en citant

Crise financière: l'Europe prend ses distances avec les Etats-Unis
-24 septembre 2008-


Joaquin Almunia (G) s'entretenant avec le Français Jean Pierre Jouyet le 24 septembre 2008 à Bruxelles

BRUXELLES (AFP) — Les responsables européens ont rejeté à nouveau mercredi toute idée d'un plan à l'américaine de sauvetage des banques, malgré les appels du pied en ce sens de Washington, préférant donner la priorité à une surveillance plus stricte des marchés financiers.

"La situation à laquelle nous sommes confrontés en Europe est moins grave et les Etats membres (de l'Union européenne) n'estiment pas à ce stade qu'un plan comme celui des Etats-Unis", visant à reprendre les actifs douteux des banques, "est nécessaire", a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques Joaquin Almunia devant le Parlement.

Le secrétaire d'Etat français aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, dont le pays préside l'UE, a lui aussi jugé que le plan préparé par Washington, qui va mobiliser 700 milliards de dollars dans la première économie mondiale, n'était pas d'actualité.

"Les Etats membres n'envisagent pas à ce stade d'initiative du même type que celle que viennent d'annoncer les autorités fédérales américaines concernant le rachat à grande échelle de produits +toxiques+ détenus par les acteurs financiers", a-t-il dit.

Les Européens avaient déjà exprimé de très fortes réticences en début de semaine, après que le secrétaire américain au Trésor henry Paulson eut invité les autres grands pays industrialisés à lui emboîter le pas.

L'UE préfère se concentrer sur l'amélioration de la surveillance et de la régulation financière, alors que les Etats-Unis ont pendant longtemps prôné le laisser-faire, persuadés que l'auto-gestion du marché était plus efficace.

"Nous devons réformer notre système financier", a dit M. Jouyet, soulignant la nécessité d'une "action législative et réglementaire rapide".

"Améliorer la régulation des marchés financiers" est "plus urgent que jamais", a indiqué M. Almunia, en prévenant que la crise financière "affecte l'économie réelle" et que les perspectives de croissance sont "incertaines", au moment où les mauvaises nouvelles conjoncturelles se multiplient.

Le moral industriel vient de chuter fortement en Allemagne et en France, les deux plus grandes économies de la zone euro, renforçant les craintes d'entrée en récession.

L'Europe travaille actuellement sur plusieurs pistes: encadrement de l'activité des agences de notation, censées vérifier la solvabilité des emprunteurs mais accusées de ne pas avoir fait leur travail, modification de certaines contraintes sur la solidité des établissements financiers (fonds propres) et meilleure coordination pan-européenne dans le contrôle des banques.

Mais sur certains de ces sujets, comme la supervision bancaire, les Etats membres peinent à se mettre d'accord. Tandis que d'autres initiatives promises n'ont toujours pas vu le jour.

"La Commission n'est pas à la hauteur de la capacité de proposition qui est la sienne", a critiqué l'eurodéputée française Pervenche Bérès, qui préside la commission des Affaires économiques du Parlement.

"Nous devons aller au-delà" des projets indispensables déjà à l'étude, a dit pour sa part M. Jouyet, citant en particulier "la question de la rémunération dans le système financier" et celle des puissants fonds spéculatifs qui pourraient être les prochaines victimes de la crise.

Un écho aux propos tenus mardi par le chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy à New York, où il a appelé à un sommet mondial des grandes puissances sur le sujet d'ici la fin de l'année.

M. Jouyet a souligné à cet égard l'importance pour l'Europe d'"agir dans le cadre d'une coopération internationale renforcée", au moment où certains experts plaident en faveur de la création d'un autorité mondiale de surveillance financière, pouvant émaner par exemple du Fonds monétaire international.

Source : AFP.com
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Dernière édition par Ccil le Ven 3 Oct 2008 - 10:57; édité 2 fois
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MessagePosté le: Ven 26 Sep 2008 - 11:54    Sujet du message: [MONDE] Crise financière... Répondre en citant

La crise financière donne des signes d'aggravation
-25 septembre 2008-


Le sauvetage du système bancaire américain restait à l'état de plan jeudi soir, malgré une réunion exceptionnelle des responsables du Congrès autour du président George W. Bush et des deux prétendants à sa succession, John McCain et Barack Obama

La crise financière donnait de nouveaux signes d'aggravation vendredi avec la fermeture dans la nuit de la banque américaine Washington Mutual tandis que l'inquiétude croissait sur les marchés faute de progrès sur le plan de sauvetage américain.

Autre signe de tension, plusieurs grandes banques centrales ont simultanément annoncé vendredi matin de nouvelles mesures visant à s'échanger entre elles plus facilement des liquidités afin d'alimenter leurs systèmes bancaires respectifs.

Washington Mutual, que l'on savait en difficulté, a été fermée jeudi soir par les autorités américaines qui ont décidé de faire racheter une partie de ses activités par JP Morgan Chase. "WaMu", basée à Seattle (Ouest), était la sixième banque américaine par les actifs. Elle a été particulièrement touchée par la crise du secteur du logement.

Les marchés financiers continuent par ailleurs de vivre au rythme des négociations sur le plan de sauvetage bancaire en discussion entre le gouvernement américain et la majorité démocrate du Congrès. Alors qu'un accord semblait proche jeudi dans la journée, le pessimisme était de mise dans la soirée à Washington. Conséquence, les Bourses, qui avaient fortement progressé la veille, repartaient à la baisse vendredi matin en Asie et en Europe.

Londres, qui avait fait un bond de 1,99% la veille, perdait 1,07% vendredi. De la même manière, le CAC-40 parisien chutait de 1% après une hausse spectaculaire de 2,73% jeudi. A Tokyo, le Nikkei a clôturé vendredi en baisse de 0,94%. Les marchés américains n'avaient pas eu le temps de réagir au blocage des négociations politiques à Washington. L'indice Dow Jones a terminé jeudi sur une forte hausse de 1,82%.

Le président de la commission bancaire du Sénat, le démocrate Christopher Dodd, avait pourtant annoncé jeudi que les deux partis du Congrès était arrivés à "un accord fondamental sur une série de principes". Mais rien de concret n'a été annoncé.

"Je pense que nous finirons par avoir un accord mais il reste du travail à faire", a déclaré le candidat démocrate à l'élection présidentielle Barack Obama. Il s'exprimait à l'issue d'une rencontre exceptionnelle à la Maison Blanche avec le président George W. Bush et le candidat républicain John McCain. Cette réunion n'a pas donné les résultats espérés.

Brandissant les risques d'une crise généralisée, les républicains font pression pour adopter en l'état le plan du secrétaire au Trésor Henry Paulson qui vise à soulager les banques de leurs créances les plus mauvaises avec l'aide de l'argent public. Les démocrates souhaitent l'accompagner de mesures d'aide aux ménages.

Vendredi matin, la Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne et leurs homologues britannique et suisse ont annoncé une extension de leurs accords exceptionnels, dits de "swap", mis en place pour faire face à la crise.

Plusieurs milliards de dollars supplémentaires pourront ainsi circuler pour soulager les banques qui ne trouvent pas les fonds nécessaires pour boucler leurs comptes chaque jour.

Sur le marché interbancaire, les taux ont en effet fortement augmenté depuis plusieurs jours, traduisant l'inquiétude généralisée et rendant plus cher l'argent pour les banques.

En Europe, l'attention se concentrait sur le grand groupe de banque et d'assurance belgo-néerlandais Fortis, objet de rumeurs depuis plusieurs jours et dont le cours a fortement chuté. Le groupe devait tenir une conférence de presse en fin de matinée.

Jeudi soir, le président français Nicolas Sarkozy a demandé de "remettre à plat tout le système financier et monétaire mondial, comme on le fit à Bretton-Woods après la Seconde Guerre Mondiale" et s'est prononcé en faveur d'une plus forte réglementation du secteur bancaire.

Source : lepoint.fr
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MessagePosté le: Mar 30 Sep 2008 - 11:48    Sujet du message: [MONDE] Crise financière... Répondre en citant

Sauvetage de la banque Dexia: 6,4 milliards d'euros
-30 septembre 2008-

Bruxelles, Paris et Luxembourg se sont porté au secours mardi de la banque franco-belge Dexia, se mettant d'accord sur un plan de sauvetage à 6,4 milliards d'euros.

Dexia est un établissement franco-belge spécialiste du financement des collectivités locales et qui a perdu des sommes considérables sur les marchés américains. Lundi, son cours a dégringolé de 30%, descendant à 7,20 euros. Les responsables gouvernementaux se sont donc réunis d'urgence.

Une augmentation de capital de six milliards d'euros a été décidée.

Les autorités et les actionnaires belges indiquent dans un communiqué qu'ils vont investir trois milliards d'euros dans la banque, tandis que le gouvernement français et la Caisse des dépôts et consignations (CDC) vont débourser trois autres milliards.

L'état luxembourgeois souscrira, lui, à l'émission d'obligations convertibles à hauteur de 376 millions d'euros.

Axel Miller et Pierre Richard, respectivement PDG et président de Dexia, ont présenté leur démission après avoir "tiré les conclusions de la crise financière actuelle et de son impact sur le groupe", annonce Dexia dans un communiqué. Les deux hommes resteront en poste jusqu'à ce que soient nommés leurs successeurs.

En Belgique, la répartition des efforts financiers se fera ainsi: un milliard viendra du budget fédéral, un autre milliard des budgets de trois régions et le dernier milliard proviendra des actionnaires (Gemeentelijke Holding NV, Arcofin CV et Ethias).

En France, l'Etat déboursera un milliard tandis que la Caisse des dépôts et consignations (CDC) injectera deux milliards. La CDC possède déjà 10% du capital de Dexia. A l'issue de cette opération, l'Etat français et la CDC détiendront à eux deux au moins 25% du capital de Dexia, ce qui constitue une minorité de blocage en droit belge.

Paris a décidé de participer à cette recapitalisation pour "garantir la continuité du financement des collectivités locales françaises, dont Dexia Crédit Local est le principal prêteur", justifie l'Elysée dans un communiqué publié mardi. Cette décision va aussi "contribuer à la sécurité et à la stabilité des systèmes financiers français et européen".

En contrepartie, "les parties s'engagent à présenter les mesures nécessaires pour améliorer en profondeur la gouvernance du groupe, en particulier ses organes de gestion", assure le communiqué.

Pour évoquer la situation de Dexia, le président français Nicolas Sarkozy avait réuni ce mardi à 5h du matin à l'Elysée le Premier ministre François Fillon, la ministre de l'Economie Christine Lagarde, le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer et le directeur général du Trésor Xavier Musca.

Dexia n'est pas la première banque européenne a être sauvée de la sorte. Dimanche, le Bénélux avait décidé d'injecter 11,2 milliards d'euros pour venir en aide à Fortis.

Source : nouvelobs.com


Les deux dirigeants de Dexia démissionnent
-30 septembre 2008-

Pierre Richard, le président du conseil d'administration de Dexia, et Axel Miller, administrateur délégué et président du comité de direction de Dexia, "tirent les conclusions de la crise financière actuelle et de son impact sur le groupe".


Axel Miller, patron de Dexia

Pierre Richard et Axel Miller, les deux dirigeants de la banque franco-belge en difficulté Dexia, ont présenté leur démission mardi 30 septembre, annonce le groupe dans un communiqué.
"Tirant les conclusions de la crise financière actuelle et de son impact sur le groupe Dexia, Pierre Richard, président du conseil d'administration de Dexia, et Axel Miller, administrateur délégué et président du comité de direction de Dexia, ont remis ce matin leur démission", précise le communiqué.

Plan de renflouage financier de 6,4 milliards

"Le conseil a accepté ces démissions et (leur) a demandé d'assurer la gestion des affaires courantes dans l'attente de la désignation de leurs successeurs", indique le texte.
Les gouvernements belge, français et luxembourgeois ont annoncé au cours de la nuit un plan de renflouage financier de 6,4 milliards d'euros (> lire) pour cet établissement qui joue un rôle clé dans le financement des collectivités locales. C'est la première fois que la France est directement touchée par la crise financière.

Source : nouvelobs.com
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MessagePosté le: Mar 30 Sep 2008 - 11:54    Sujet du message: [MONDE] Crise financière... Répondre en citant

Crise financière : les dirigeants des banques françaises se veulent rassurants
-30 septembre 2008-

12 h 40 : l'Elysée annonce de nouvelles dispositions sur les missions des banques
Le gouvernement français annoncera d'ici à la fin de la semaine de nouvelles "dispositions" concernant les missions des établissements bancaires en matière de financement de l'économie, annonce l'Elysée à l'issue d'une réunion de crise avec les banquiers et assureurs. Cette réunion a permis au président Nicolas Sarkozy "de rappeler aux établissements bancaires leur mission prioritaire de financement de l'économie. D'ici la fin de la semaine, le gouvernement annoncera à cet égard de nouvelles dispositions", indique la présidence dans un communiqué.

12 h 29 : l'UE appelle les Etats-Unis à prendre leurs responsabilités
La Commission européenne appelle les Etats-Unis à "prendre leurs responsabilités" face à la crise financière mondiale. "Nous escomptons que la décision [sur l'adoption du plan de sauvetage des banques] puisse être prise bientôt, les Etats-Unis doivent prendre leurs responsabilités dans cette situation", indique le porte-parole de la Commission, Johannes Laitenberger, lors d'un point de presse. De ce plan dépend non seulement le sort des entreprises américaines, mais aussi "le sort du reste du monde", estime-t-il.

12 h 18 : Le système bancaire francais est "fiable", assurent deux grands patrons du secteur
A l'issue de la réunion de crise à l'Elysée, Georges Pauget, du Crédit Agricole, et Henri de Castries, président d'AXA, assurent que l'ensemble du dispositif bancaire francais est "solide", "stable" et "fiable".

12 h 10 : les banques espagnoles ne craignent rien, assure le gouvernement
Le ministre de l'économie espagnol Pedro Solbes se déclare "convaincu" que les banques espagnoles ne courent "aucun danger", ajoutant qu'en cas de problème le gouvernement espagnol prendra ses responsabilités.

12 h 01 : Fin de la réunion de crise à l'Elysée
La réunion de crise des dirigeants des principales banques et compagnies d'assurances françaises, convoquée autour de Nicolas Sarkozy à l'Elysée en pleine tourmente du système bancaire européen, s'achève. Etaient présents le premier ministre, François Fillon, la ministre de l'économie, Christine Lagarde, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, et le directeur du Trésor, Xavier Musca. Selon l'Elysée, cette réunion avait pour objectif de passer en revue "la situation des institutions financières ainsi que la distribution des crédits aux ménages et aux entreprises", alors que la crise née aux Etats-Unis se propage en Europe.

11 h 43 : Christine Lagarde auditionnée à l'Assemblée
La ministre de l'économie sera auditionnée à huis clos à 14 h 30 par la commission des finances de l'Assemblée nationale sur le plan de sauvetage du bancassureur franco-belge Dexia, apprend-on de source parlementaire. Mme Lagarde sera également entendue à 16 heures, toujours à huis clos, par la commission des finances du Sénat "sur la situation économique et financière actuelle et ses conséquences pour le système financier français et européen".

11 h 28 : Paris rebondit légèrement
La Bourse de Paris repasse dans le vert, le CAC 40 gagnant 0,20 % et effaçant les pertes subies à l'ouverture, sur fond d'espoirs d'un revirement au Congrès américain concernant le plan de sauvetage des banques.

11 h 22 : Dexia prend plus de 10% à la reprise de sa cotation
Le titre Dexia, suspendu mardi à l'ouverture, s'envole de plus de 10 % à la reprise de sa cotation sur les Bourses de Paris et Bruxelles, après le renflouement du bancassureur par les pouvoirs publics belges, français et luxembourgeois.

10 h 59 : démission des deux dirigeants de la banque franco-belge Dexia
Les deux dirigeants de la banque franco-belge en difficulté Dexia, son PDG Axel Miller et le président de son conseil d'administration Pierre Richard, démissionnent de leurs fonctions, annonce le groupe dans un communiqué.

10 h 50 : les banques allemandes dans la tourmente
Les banques allemandes perdent encore du terrain à la Bourse de Francfort. Commerzbank, qui paye l'exposition de sa filiale Euro Hypo à la débâcle de Hypo Real Estate la veille, perd 3,65 %. Les autres banques suivent le mouvement : Deutsche Bank perd 3,48 %, le bancassureur Allianz cède 3,47 %. Hypo Real Estate, sauvée de la faillite la veille, se reprend en revanche par effet de balancier, gagnant 25 %. Le titre du spécialiste des financements immobiliers s'est effondré de 73,91 % lundi.

10 h 44 : l'Irlande au secours de ses banques
Le gouvernement irlandais annonce la mise en place d'une garantie de deux ans sur les dépôts de six grandes banques irlandaises. Cette garantie, qui concerne l'Allied Irish Bank, la Bank of Ireland, l'Anglo Irish Bank, l'Irish Life and Permanent, l'Irish Nationwide Building Society et l'Educational Building Society, porte sur l'épargne, les dépôts commerciaux et les obligations. Cette décision de garantir les prêts des banques signifie qu'il leur "sera beaucoup plus facile d'avoir accès aux fonds disponibles sur les marchés mondiaux", déclare sur la radio RTE le ministre des finances Brian Lenihan.

10 h 30 : Réunion de crise à l'Elysée
Nicolas Sarkozy convoque à l'Elysée les dirigeants des principales banques et assureurs français pour éviter la coupure des crédits bancaires.

10 h 29 : les Bourses d'Asie continuent de plonger.
Tokyo clôture en net recul de 4,12 %, alors que Hongkong, toujours en séance, perd 1,70 % et Singapour 2,37 %.

10 h 19 : Londres rebondit légèrement.
Le Footsie-100, l'indice vedette de la Bourse de Londres, repasse dans le vert, gagnant 0,60 % à 4 847,59 points, malgré la crise financière qui continue à peser sur les bancaires, et grâce notamment aux valeurs minières et aux valeurs liées au tourisme.

9 h 34 : Bruxelles décroche de 4,37 %.
La Bourse de Bruxelles s'enfonce de 4,37 % une demi-heure après l'ouverture, alors que les craintes dans le secteur bancaire s'amplifient avec l'annonce d'un renflouage dans la matinée de la franco-belge Dexia.

9 h 18 : la cotation de Dexia suspendue.
La cotation du titre de la banque Dexia est suspendue sur les Bourses de Paris et Bruxelles, "à la demande" des autorités de marché française et belge, annonce l'opérateur boursier NYSE Euronext. "On ne sait pas encore quand la cotation va reprendre."

9 h 08 : les banques suisses accusent le coup.
Les valeurs bancaires suisses ouvrent en baisse à la Bourse suisse. L'action UBS recule de 6,34 %, Crédit suisse perd 2,90 % et Julius Baer cède 6,84 %.

9 h 03 : les places européennes reculent.
La Bourse de Paris ouvre sur une nouvelle chute, le CAC 40 lâchant 1,99 % à 3 874,80 points, dans un marché pris à contrepied par le rejet du plan américain de sauvetage des banques. Francfort enregistre une baisse de 1,36 %, alors que Londres recule de 0,71 %.

8 h 56 : les Bourses de Moscou suspendues à l'ouverture.
Les deux Bourses de Moscou, le RTS et le Micex, suspendent les échanges dès l'ouverture, mardi, sur ordre du régulateur financier.

8 h 45 : Paris gardera une minorité de blocage dans Dexia.
La France confirme sa participation au "plan de recapitalisation de Dexia" au terme duquel l'Etat français et la Caisse des dépôts et consignations détiendront une "minorité de blocage" dans le capital du bancassureur franco-belge, annonce l'Elysée. "A l'issue de cette augmentation de capital, l'Etat français d'une part et le groupe Caisse des dépôts et consignations d'autre part détiendront au total une part du capital supérieure à 25 % qui représente en droit belge la minorité de blocage", indique la présidence dans un communiqué.

8 h 30 : le système financier français "est un des plus sûrs du monde".
"Les banques européennes et françaises ne sont pas surchargées d'actifs de mauvaise qualité comme l'étaient les banques américaines. Fondamentalement, elles sont solides, elles sont très bien capitalisées, assure Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, sur RTL. Il faut avoir une confiance totale dans la sécurité du système bancaire français."

8 h 04 : pour Lula, les Etats-Unis sont responsables.
Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, refuse que les pays émergents soient "les victimes du casino" financier mis en place par les Etats-Unis, exigeant que Washington agisse pour endiguer la crise.

7 h 47 : 6,4 milliards d'euros pour Dexia.
Le premier ministre belge, Yves Leterme, annonce qu'un accord est intervenu entre les gouvernements belge, français et luxembourgeois pour injecter 6,4 milliards d'euros dans le bancassureur franco-belge Dexia. Les actionnaires publics et privés belges apporteront trois milliards d'euros, l'Etat et la Caisse des dépôts injectant un montant similaire côté français. Cette injection de capital vise à rassurer les marchés, après le dévissage en Bourse lundi de l'action Dexia, qui a perdu près de 30 %. Un décrochage intervenu après la nationalisation partielle de Fortis par les trois Etats du Benelux, Belgique, Pays-Bas et Luxembourg, annoncée dimanche soir.

4 h 40 : les Bourses d'Asie en net recul.
A la mi-séance, la Bourse de Tokyo plonge de 4,64 % et celle de Sydney de 3,40 %. A l'ouverture, Hongkong dévisse de 5,59 % et Taïpeh de 6,16 %. Bombay est en retrait de 3,5 %.

3 h 38 : la Banque du Japon injecte 13 milliards d'euros dans le système bancaire.
La Banque du Japon (BoJ) annonce l'injection de 2 000 milliards de yens (13 milliards d'euros) dans le système bancaire du pays pour aider les institutions financières à faire face au manque de liquidités généré par la crise mondiale du crédit. Quelques heures plus tard, la BoJ injecte 6,5 milliards d'euros supplémentaires.

2 heures : Tokyo ouvre en baisse de 1,51 %.
L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo ouvre la séance de mardi sur une chute de 1,51 %, subissant les effets du rejet surprise par le Congrès américain du plan de sauvetage du secteur bancaire. En quelques dizaines de minutes, la baisse atteint 5 %.

23 h 23 : McCain veut "ramener tout le monde à la table des négociations".
Le candidat républicain à la présidentielle explique qu'il souhaite "jouer un rôle constructif et ramener tout le monde à la table des négociations". "J'appelle le Congrès à reprendre tout de suite, évidemment, ses travaux pour résoudre cette crise, dit M. McCain. Ce n'est pas le moment de s'occuper des coupables, c'est le moment de s'occuper des problèmes."

22 h 51 : un plan "aussi vite que possible".
Le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, dont le plan a été rejeté par la Chambre des représentants, assure que le pays a besoin de mettre en place un plan de sauvetage du système financier "aussi vite que possible". "Il faut que quelque chose soit fait. Je vais continuer mes consultations avec les dirigeants du Congrès afin de trouver un moyen d'avancer et que quelque chose soit fait aussi vite que possible."

22 heures : Wall Street clôture en baisse historique.
L'indice vedette de la Bourse de New York, le Dow Jones, chute de 6,98 %, soit une perte jamais vue de 777,68 points. L'indice Nasdaq, à dominante technologique, cède 9,14 %. Les places financières d'Amérique du Sud accusent, elles, des reculs de 5 à 10 %.

21 h 29 : la Belgique participera au renflouage de Dexia .
L'Etat fédéral et les trois régions de Belgique se sont mis d'accord pour participer à un renflouage financier du groupe bancaire franco-belge Dexia, malmené par la crise financière, indique lundi soir le gouvernement belge.

21 h 29 : la Belgique participera au renflouage de Dexia .
L'Etat fédéral et les trois régions de Belgique se sont mis d'accord pour participer à un renflouage financier du groupe bancaire franco-belge Dexia, malmené par la crise financière, indique lundi soir le gouvernement belge.

21 h 21 : pas de nouveau vote avant jeudi.
La Chambre des représentants américains, qui a rejeté le plan de sauvetage des banques préparé par l'administration Bush, ne revotera pas sur ce projet avant jeudi au plus tôt, déclare un parlementaire.

21 h 08 : EDFT rachète Eagle Energy Partners à Lehman Brothers.
EDF Trading (EDFT), filiale à 100 % d'EDF, a conclu un accord avec Lehman Brothers pour l'acquisition d'Eagle Energy Partners, spécialisée dans le stockage et l'acheminement d'énergie en Amérique du Nord, annonce le groupe. La transaction doit encore être approuvée par les autorités de régulation et permettrait à EDF de renforcer sa position sur le marché énergétique américain, en particulier sur celui du gaz naturel.

21 h 03 : le Trésor déterminé à agir.
Le Trésor américain est déterminé à utiliser "tous les moyens à sa disposition" pour protéger l'économie américaine, indique un de ses porte-parole, après le rejet du plan de sauvetage des banques par la Chambre des représentants.

20 h 56 : Bush "très déçu".
"Bien évidemment, nous sommes très déçus de ce qui s'est passé cet après-midi", déclare un porte-parole de la Maison Blanche, Tony Fratto. "Il ne fait aucun doute que le pays fait face à une crise difficile qui doit être affrontée."

20 h 47 : pour Obama, le plan de sauvetage n'est pas mort.
Barack Obama explique lors d'un rassemblement électoral à Westminster (Colorado) qu'il s'est entretenu par téléphone avec le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, avec la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, ainsi qu'avec d'autres membres éminents du Congrès. "Ils essaient toujours de travailler sur ce plan de sauvetage. J'ai confiance dans le fait que nous allons y arriver, mais cela va être un peu difficile", assure-t-il.

20 h 21 : la Bourse de New York s'effondre.
Quelques minutes après le vote à la Chambre des représentants, le Dow Jones perd 4,75 % (soit plus de 500 points), et le Nasdaq 6,90 %.

20 h 11 : rejet du plan Paulson.
Contre toute attente, le plan de sauvetage des banques prévoyant l'injection de 700 milliards de dollars dans le système bancaire ne passe pas l'obstacle de la Chambre des représentants. Par 228 voix contre et 205 pour, les représentants refusent à Henry Paulson les moyens qu'il demandait pour stabiliser le système financier américain. Près de deux républicains sur trois rejettent le plan.

Source : lemonde.fr
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MessagePosté le: Mar 30 Sep 2008 - 12:21    Sujet du message: [MONDE] Crise financière... Répondre en citant

Les autres banques européennes les plus exposées
-30 septembre 2008-

A qui le tour ?
Après les nationalisations de Fortis et Bradford & Bingley au cours du week-end, et la chute de Dexia en Bourse, c'est ce que les investisseurs semblaient se demander à propos des banques européennes.
Celles qui ont le plus souffert depuis le début de la crise ont été les plus attaquées. Commerzbank a chuté de 24 %, HBOS de 18 %, Natixis de 14 %, UBS de 13 %... Des petites banques non cotées sont également en difficulté partout en Europe : en Espagne, en Scandinavie comme en Russie.

L'Ecureuil et les Banques Populaires vont se renforcer au capital de Natixis

Natixis poursuit sa descente aux enfers. Emporté par la crise de confiance sur l'ensemble du secteur bancaire, le titre s'est encore effondré hier de 13,73 %, à 2,20 euros. Il est ainsi tombé pour la première fois sous le prix de souscription (2,25 euros) de son augmentation de capital de 3,7 milliards d'euros, bouclée la semaine passée dans la douleur compte tenu des conditions de marché extrêmement difficiles.
Le titre a perdu jusqu'à 31 % en cours de séance hier. Il est quelque peu remonté après que les deux grands actionnaires de Natixis, les Banques Populaires et les Caisses d'Epargne, ont envoyé un communiqué pour rappeler que leur filiale commune se situe « parmi les banques européennes les mieux capitalisées » et dire qu'ils envisageaient de se renforcer à son capital. « La Banque fédérale des Banques Populaires et la Caisse nationale des Caisses d'Epargne souhaitent réaffirmer leur pleine et entière confiance dans les perspectives de Natixis en procédant, le cas échéant, à des acquisitions conjointes de titres Natixis sur le marché », ont indiqué les deux banques mutualistes, qui détiennent de concert 69,8 % de son capital.
Leur marge de manoeuvre reste cependant étroite. En raison de la réglementation boursière, elles ne pourront pas accroître leur participation de plus de 2 % du capital et des droits de vote pour chacune d'elles.
Russie : la chute des cours pénalise les banques moyennes

Grâce à une exposition quasi nulle aux risques hypothécaires américains, les grandes banques russes ont relativement peu souffert de la crise des crédits « subprime ».
En revanche, l'effondrement des cours des deux places boursières, le Micex et le RTS qui ont perdu environ 40 % de leur capitalisation depuis juillet, a fortement affecté les banques moyennes dont 50 % du risque étaient adossés à des actions des vedettes de la cote. Ainsi, Kit Finance qui avait soutenu artificiellement un cours élevé de l'opérateur public Rostelekom n'a pu faire face aux appels de marges de ses créditeurs. La banque d'investissement est actuellement en négociation avec l'organisme de gestion des fonds de pension de Gazprom pour être rachetée. Dans une situation comparable, Sviaz Bank vient d'être repris par la VEB.
Enfin, Renaissance Capital a dû céder 50 % de ses actions, pour 500 millions de dollars, à Onexim Bank, la structure financière du milliardaire russe Mikhaïl Prokhorov. Même si la direction affirme qu'il ne s'agit pas d'un sauvetage, les experts rappellent qu'elle avait refusé en 2006 une offre quatre fois supérieure de la VTB.

Pour faire face à l'assèchement du crédit interbancaire, la banque centrale russe a déjà abaissé ses réserves obligatoires à un niveau historiquement bas, tandis que le gouvernement a injecté par le biais des enchères de refinancement du ministère des Finances et d'une réserve de crédit auprès des trois premières banques publiques près de 60 milliards de dollars de liquidités au cours de la semaine précédente.
Vladimir Poutine a annoncé hier que le gouvernement et la banque centrale russe allaient mettre en place de nouvelles mesures de soutien aux banques, pour faire face à la crise de liquidités qui les frappe actuellement. Il s'agira notamment d'autoriser les banques russes à requérir un crédit auprès de la banque publique VEB ou d'autoriser la banque centrale à compenser les pertes qu'elles ont subies sur le marché interbancaire.
Les caisses d'épargne espagnoles dans le viseur

Si elles n'ont pas eu le temps de s'intéresser aux produits structurés, nombre de caisses d'épargne espagnoles qui ont nourri la « bulle immobilière » par leurs largesses se trouvent aujourd'hui en difficulté.
Les suspensions de paiement se multiplient tant du côté des particuliers que des professionnels du secteur. Le taux d'impayés des caisses d'épargne devrait ainsi passer de 1,9 % aujourd'hui à plus de 5 % l'an prochain.
Moody's a notamment placé sous surveillance la Caixa Catalunya, la Caja de Ahorros del Mediterraneo (CAM) et la Caja de Valencia.
Les regards se tournent aussi vers Caja Espana dont le taux d'impayés est déjà de 4 % et Caja Castilla-La Mancha dont le bénéfice semestriel a chuté de 81 %.
Tout le monde s'attend à des fusions dans le secteur tout comme dans celui des banques moyennes avec comme protagonistes les plus souvent cités Banco Pastor et Banco Popular. L'exposition par rapport à la banque Lehman dont certains commercialisaient les produits structurés, à l'image de Bankinter, BBVA, Bancaja etc., est estimée à 300 millions d'euros par le gendarme de la Bourse et à plus de 2 milliards par certains professionnels.

Les petites banques scandinaves frappées de plein fouet

Si les grandes banques scandinaves semblent avoir les reins solides, les petits établissements de la région sont frappés de plein fouet par la crise financière internationale.
Roskilde Bank, la 8 e banque du Danemark, vient de se mettre en faillite. Elle a été démantelée hier par trois banques nordiques, Nordea et les danoises Arbejdernes Landsbank et Spar Nord Bank. Toujours au Danemark, Bonusbanken, une petite banque qui a vu fondre ses capitaux en raison de la crise, a été rachetée par une autre banque régionale, Vestjysk Bank qui elle-même a fusionné avec Ringkoebing Bank.
Les petits instituts financiers paient leur politique agressive de prêts à risques, comme dans le marché de l'immobilier danois, qui les rend « très exposés et fragiles dans la situation actuelle où il existe des pressions sur les liquidités », explique Carsten Valgreen, chef économiste à « Benderley Economics ».
En Islande, le gouvernement va racheter 75 % de Glitnir, la troisième banque du pays, pour 600 millions d'euros en raison de ses problèmes de liquidités. Il assure n'avoir pas l'intention de conserver ses actions « pour une longue période ». En Norvège, le Premier ministre, Jens Stoltenberg, a reconnu que la crise financière aurait une onde de choc qui serait aussi ressentie dans la région.

Un système bancaire allemand sous pression

L'aide d'urgence accordée à Hypo Real Estate a réveillé des inquiétudes déjà existantes sur la solidité du système bancaire allemand. Si le gouvernement a donné son accord à une garantie aussi élevé, c'est que le risque de contagion à l'ensemble du secteur était bien réel.
« Etant donné la façon dont la crise s'est aggravée en un week-end, il se peut que nous assistions encore à d'autres développements », a reconnu le porte-parole de la chancelière conservatrice Angela Merkel, Ulrich Wilhelm. Selon un analyste de Landsbanki Kepler, « d'autres banques pourraient être face à des risques similaires.
Il pourrait y avoir d'autres dégâts si la situation ne se normalise pas sur les marchés financiers ». Toutes les valeurs financières allemandes étaient sous pression hier, en particulier Commerzbank qui a perdu 24 %. Un porte-parole a tenté de rassurer, en affirmant que la banque a « déjà couvert son besoin de refinancement pour 2008 » et qu'elle se refinance « essentiellement » via des produits financiers stables. Selon l'agence Reuters, la Bafin aurait imaginé plus tôt cette année un scénario de sauvetage d'Hypo Real Estate, qui inclurait une reprise par Commerzbank.
« Nous ne voulons pas prendre le contrôle de Hypo Real Estate », a précisé la banque francfortoise, en train d'intégrer Dresdner Bank. Déjà quatre banque ont du bénéficier d'une aide publique d'urgence en Allemagne (SachsenLB, IKB, WestLB et BayernLB).

Source : lesechos.fr
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MessagePosté le: Mar 30 Sep 2008 - 12:24    Sujet du message: [MONDE] Crise financière... Répondre en citant

Les candidats se repositionnent après le rejet du plan Paulson
-30 septembre 2008-

John McCain et Barack Obama s'étaient personnellement impliqués dans la conception et l'adoption du plan de relance économique, censé être adopté par la Chambre des représentants lundi. Après que celui-ci a été rejeté, à la surprise générale, les deux candidats à la Maison Blanche ont dû se repositionner en toute hâte, appelant conjoitement à la confiance et incitant les parlementaires de leurs partis à adopter une nouvelle mouture du plan.

Depuis le Colorado, Barack Obama a lancé un appel au calme, estimant qu"il est important que les marchés restent calmes, car les choses ne se font jamais sans heurts au Congrès". "Pour l'instant, les dirigeants démocrates et républicains sont d'accord, mais les autres membres pas encore. Il va y avoir des tâtonnements et des hésitations, des hauts et des bas, avant que ce plan de sauvetage soit adopté", a-t-il pronostiqué, se disant confiant quant à une prochaine adoption.

Moins optimiste, John McCain n'en a pas moins demandé au Congrès de "reprendre tout de suite ses travaux pour résoudre cette crise". "Nous attendons de nos leaders qu'ils laissent de côté leur esprit partisan", a martelé le candidat républicain, qui avait suspendu sa campagne la semaine dernière pour consacrer son énergie à la crise économique. Si M. McCain a évité de s'en prendre trop frontalement à Obama, son conseiller économique, Douglas Holtz-Eakin, n'a pas pris de pincettes.

Si l'adoption du plan de relance a échoué, explique-t-il, c'est "à cause de Barack Obama et des démocrates, qui mettent la politique avant le pays". Il s'en est notamment pris au discours "partisan" de Nancy Pelosi avant le vote sur le projet de loi, dans lequel elle s'en est vivement pris au bilan politique de George W. Bush. M. Holtz-Eakin s'en est également pris à son propre camp, coupable de "s'être couché". "Plutôt que se battre, ils ont choisi d'abandonner le projet", a-t-il regretté. Sur les 433 élus de la Chambre basse, 228 ont voté contre, dont 133 républicains et 95 démocrates.

Source : lemonde.fr
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MessagePosté le: Ven 3 Oct 2008 - 10:58    Sujet du message: [MONDE] Crise financière... Répondre en citant

Le gouvernement nie la récession
-3 octobre 2008-

Le gouvernement a nié vendredi que la France était entrée en récession, malgré les prévisions de l'INSEE faisant état d'un recul de 0,1% du PIB au troisième et au quatrième trimestre 2008, après une première baisse de 0,3% au deuxième trimestre.

Avant même leur publication, les chiffres de l'INSEE ont été abondamment commentés jeudi soir en marge du dîner des journées parlementaires UMP, au Marineland d'Antibes. Pressés de questions, les ministres venus assister au spectacle des dauphins qui précédait le dîner ont minimisé une information de nature à alimenter les inquiétudes sur la crise financière. Pas question de prononcer le "gros mot" de "récession" qui plomberait encore plus le moral des Français.

"Il y a une définition technique et statistique de la récession, et puis il y a la réalité des choses", a tempéré Eric Woerth. "Par nature, la France n'est pas en récession", a affirmé le ministre du Budget. Il a maintenu la prévision du gouvernement d'une croissance autour de 1% sur l'ensemble de l'année, confortée par l'INSEE, qui l'estime à 0,9%. Selon M. Woerth, "1% de croissance, ce n'est pas une récession, c'est une très faible croissance".

"Il ne faut pas jouer sur les mots, je trouve ça totalement ridicule", a repris le ministre du Budget en arrivant vendredi matin à la séance de clôture des journées parlementaires. "Les commentaires ne sont pas intéressants. Ce qui compte, c'est ce qu'on fait", a-t-il poursuivi.

Plutôt que de disserter sur la récession, le gouvernement a préféré insister sur les mesures annoncées ces derniers jours pour soutenir l'activité, mercredi pour le logement et jeudi pour les PME, et sur les initiatives prises par Nicolas Sarkozy au niveau européen. "C'est tout cela qui est important, ce n'est pas le sexe des anges", a évacué Eric Woerth.

"Oui, nous traversons une période très difficile avec un ralentissement de l'économie", a convenu le porte-parole du gouvernement Luc Chatel. Pour autant, "l'année 2008 ne sera pas en récession pour l'économie française. Les prévisions qui ont été annoncées dans la loi de finances, c'est-à-dire aux alentours de 1% de croissance en 2008 seront respectées".

"La récession, c'était en 1993 quand il y a eu une année de croissance négative de l'ensemble de l'économie française", a fait valoir M. Chatel.

La récession? "Ce n'est pas ça qui est le plus important", a aussi éludé Christine Lagarde. Dans un communiqué publié vendredi matin, la ministre de l'Economie a reconnu que "le risque d'une croissance négative à l'automne pour le deuxième trimestre consécutif est désormais réel". Comme ses collègues, l'hôte de Bercy a préféré insister sur la "mobilisation du gouvernement".

Alors que le gouvernement se refusait à employer le mot, certains membres de la majorité n'ont pas hésité. "Cela ne sert à rien de se cacher derrière son petit doigt", a jugé le député UMP Pierre Lellouche.

L'opposition s'est engouffrée dans la brèche. "La récession est là: elle est installée depuis le début de l'année 2008, sans doute depuis mars", affirme le Premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande dans un entretien au "Parisien-Aujourd'hui en France". Le PS incrimine plus que jamais le paquet fiscal voté à l'été 2007. "Les choix notamment fiscaux qui ont été faits au lendemain de la présidentielle par Nicolas Sarkozy se sont révélés décalés, inefficaces et injustes. Ils ont amplifié la secousse venant de l'environnement international", estime le Premier secrétaire du PS.

Source : nouvelobs.com
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MessagePosté le: Ven 3 Oct 2008 - 10:59    Sujet du message: [MONDE] Crise financière... Répondre en citant

Les Vingt-Sept face aux parachutes dorés
-3 octobre 2008-


Axel Miller, président du directoire de la banque Dexia, qui vient d'être sauvée de la faillite, pourrait toucher une indemnité de départ de 3,7 millions d'euros.

La crise bancaire a subitement déclenché chez les dirigeants politiques une vague d'indignation contre certaines implications du mécanisme des parachutes dorés, ces primes perçues par des dirigeants d'entreprises lorsqu'ils quittent leurs fonctions, y compris après une déroute financière.

Dans la nuit de jeudi 2 à vendredi 3 octobre, Christine Lagarde, la ministre française de l'économie, a obtenu d'Axel Miller, président du directoire de Dexia, qu'il renonce à ses indemnités de départ contractuelles de 3,7 millions d'euros. Pierre Richard, président du conseil d'administration de la banque, dont la faillite n'a pu être évitée que grâce à une recapitalisation de 6,4 milliards d'euros décidée par les gouvernements belge, français et luxembourgeois, ne touchera rien non plus (M. Richard est membre du conseil de surveillance du "Monde"). Ce renoncement a été obtenu sans attendre la réunion du conseil de rémunération de la banque, fixé au lundi 6 octobre.

Le lendemain, mardi, les ministres des finances des Vingt-Sept, restés sourds à une recommandation de la Commission ces dernières années, seront saisis d'un projet de conclusion qui leur suggère de lier les parachutes dorés "à la contribution du dirigeant au succès de la compagnie" (Le Monde du 2 octobre).

De son côté, le gouvernement français a annoncé, mercredi 1er octobre, la préparation "dans les prochaines semaines" d'un projet de loi encadrant l'usage des parachutes dorés. En France, la polémique n'est pas nouvelle. Après les 8,4 millions d'euros accordés en 2006 à Noël Forgeard, ex-président exécutif d'EADS, l'indemnité de 6 millions d'euros que pourrait percevoir l'ancienne directrice générale d'Alcatel-Lucent, Patricia Russo, avait fait parler d'elle cet été.

Le gouvernement belge semble dans le même état d'esprit. Après avoir appris qu'Herman Verwilst, le directeur exécutif de la banque belgo-néerlandaise Fortis, qui vient d'être remercié dans le cadre du plan de sauvetage public de l'établissement, pourrait percevoir une prime de départ allant jusqu'à 5 millions d'euros, le premier ministre Yves Leterme s'est dit opposé aux parachutes dorés.

Les Néerlandais sont, en réalité, les seuls à pouvoir faire état d'une véritable réglementation sur la rémunération des patrons. Wouter Bos, le ministre travailliste des finances, propose d'aller plus loin que la loi déjà votée et le code dit "Frijns", qui invite toutes les entreprises à se montrer "réservées" dans leur politique salariale et, si elles ne le sont pas, à la justifier. Il plaide pour la fixation de limites aux rémunérations des dirigeants du secteur privé et il a annoncé de prochaines décisions. Les Néerlandais ont découvert qu'en un an les bonus accordés aux dirigeants d'une vingtaine d'entreprises cotées ont progressé de 21%.

En Allemagne, les deux partenaires chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates de la coalition affirment vouloir encadrer ces revenus. En avril, le SPD a présenté une série de propositions consistant à limiter les allégements fiscaux pour les primes et les salaires versés aux chefs d'entreprise, mais aussi pour les indemnités octroyées aux dirigeants licenciés. Les sociaux-démocrates veulent aussi confier aux membres du conseil de surveillance d'une entreprise cotée le soin de fixer le niveau des revenus des patrons. Cette dernière proposition trouve un écho au sein de la CDU. Un groupe de travail planche sur le dossier et doit dévoiler ses recommandations.

En Grande-Bretagne, plus que sur les parachutes dorés, le débat porte sur les bonus, accusés de pousser les agents des marchés financiers à prendre des risques spéculatifs excessifs. Le premier ministre, Gordon Brown, a fait part d'une certaine réserve sur ces rémunérations, mais il n'a rien annoncé de concret. La Financial Services Authority (FSA), le régulateur de la City, étudie plusieurs pistes qui pourraient rendre plus contraignantes les politiques des banques.

Aux Etats-Unis, un sénateur indépendant du Vermont, Bernie Sanders, a récapitulé, fin septembre, la progression rapide de quelques-unes des principales primes touchées ces dernières années par des dirigeants du secteur bancaire. Henry Paulson, le secrétaire au Trésor, auteur du plan de sauvetage du secteur bancaire actuellement soumis au Congrès, a figuré en bonne place au palmarès pour avoir touché un bonus de 38 millions de dollars en 2005 – un record, à l'époque –, lorsqu'il était directeur général de Goldman Sachs. Deux ans plus tard, Stanley O'Neal, ancien directeur général de Merrill Lynch (récemment racheté par Bank of America), recevait 161 millions de dollars. Récemment, Alan Fishman, le directeur général de Washington Mutual, banque dont la faillite vient d'être prononcée, pourrait toucher, selon l'agence Reuters, 13,65 millions de dollars pour les 18 jours qu'il a passés à la tête de la caisse d'épargne.

Source : lemonde.fr
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MessagePosté le: Sam 4 Oct 2008 - 13:37    Sujet du message: [MONDE] Crise financière... Répondre en citant

Malgré l'adoption du plan Paulson, le spectre de 1929 hante les Etats-Unis
-4 octobre 2008-


"En 1929, il y avait eu un krach boursier suite à une spéculation débridée", atteste Paul Jorion, professeur invité à l'université de Californie.

Le président américain George W. Bush a promulgué, vendredi 3 octobre, le plan de sauvetage historique de 700 milliards de dollars (508 milliards d'euros), censé endiguer l'effondrement du système financier. Après plus d'une semaine d'intenses débats au Congrès, ce texte avait été adopté un peu plus tôt dans la journée par la Chambre des représentants à 263 voix contre 171, deux jours après l'aval du Sénat.

Carnet de commandes en baisse, crise des liquidités, difficultés pour emprunter... : vous êtes chef d'entreprise, racontez-nous les difficultés auxquelles vous êtes confrontés à cause de la crise.

"Nous avons agi courageusement pour éviter que la crise à Wall Street [ne se propage à l'ensemble] du pays. Nous avons montré au monde entier que les Etats-Unis stabiliseront les marchés financiers et tiendront leur rôle de leader dans l'économie mondiale", a commenté M.Bush, prévenant que la mesure prendrait sans doute "du temps" avant de soulager l'économie. A ses côtés, Henry Paulson, le secrétaire au Trésor, a promis d'agir vite et dit se sentir "mieux". Ce dernier redoutait les conséquences désastreuses d'un nouvel échec. Lundi 29 septembre, son plan, jugé coûteux et inefficace par certains représentants, avait été rejeté, provoquant un plongeon historique de Wall Street.

Toutefois, l'adoption de ce projet exceptionnel, permettant au Trésor de racheter les actifs toxiques des banques à l'origine de la crise, n'a pas réussi à apaiser entièrement les craintes des marchés. Vendredi, le Dow Jones a cédé 1,5 %. Pour les investisseurs, la mesure pourrait ne pas suffire. Surtout, ils commencent à voir les effets de la paralysie du marché du crédit se diffuser dangereusement dans l'économie réelle.

Jeudi, Arnold Schwarzenegger, le gouverneur de l'Etat de Californie, à court de capitaux, a ainsi alerté qu'il pourrait réclamer une aide d'urgence de 7 milliards de dollars. Mercredi, un fonds pour les universités a été gelé, "obligeant 1 000 écoles et collèges à devoir se battre pour payer leurs professeurs", signalait le Wall Street Journal, vendredi.

Faute de crédit les Américains dépensent moins, le marché automobile s'écroule, les entreprises réduisent leurs coûts et le chômage progresse. En septembre, l'économie américaine a détruit 159 000 emplois, un niveau inédit depuis mars 2003. Le taux de chômage atteint 6,1 % dans le pays, 7,7 % en Californie et jusqu'à 8,9 % dans le Michigan.

"SYNDROME À LA JAPONAISE"

En dépit du plan Paulson, certains craignent une répétition de la Grande Dépression de 1929. Katrina Vanden Heuvel, éditrice de l'hebdomadaire engagé à gauche The Nation, et Eric Schlosser, auteur de "Fast Food Nation" (Harper Perennial, 2002), remarquent, dans une tribune publiée dans le Wall Street Journal, à quel point les déclarations de Roosevelt restent, quatre-vingts ans plus tard, d'actualité : "Nous avons des banques en mauvais état. Certains banquiers se sont montrés soit incompétents soit malhonnêtes (…), ont utilisé les fonds qui leur avaient été confiés pour spéculer et faire des prêts déraisonnables", indiquait le président américain de l'époque.

"En 1929, il y avait eu un krach boursier suite à une spéculation débridée", atteste Paul Jorion, professeur invité à l'université de Californie. Mais selon lui, "c'est en 1933, quatre ans après 1929, que la situation est devenue critique avec un taux chômage de plus 20 % et une population en détresse". "Le système social américain est trop peu protecteur pour éviter le pire. Lorsque vous perdez votre emploi aux Etats-Unis, vous ne gagnez que 10 % à 20 % de votre salaire pendant neuf mois et vous perdez automatiquement votre assurance-maladie", signale M. Jorion.

"La comparaison avec la crise de 1929 est pertinente pour ses effets sur le système financier", juge aussi Thomas Philippon, professeur à l'université de New York. Les faillites et fusions de banques ont déjà coûté des dizaines de milliers d'emplois. En outre, "le plan Paulson pourra rétablir la confiance mais n'évitera pas un gros crédit crunch ", soit une pénurie du crédit. La croissance américaine, soutenue artificiellement ces dernières années par le recours à l'emprunt, s'ajuste donc brutalement.

Toutefois, "les conséquences de la crise sur l'économie réelle n'auront rien à voir avec 1929", prédit l'économiste. La situation a changé. "A l'époque, Andrew Mellon [le secrétaire au Trésor] voulait purger le système financier, explique Pierre-André Chiappori, professeur à l'université de Columbia. Depuis, on a compris que les banques étaient vitales pour l'économie et Ben Bernanke [le président de la Réserve fédérale], spécialiste de la crise de 1929, est particulièrement vigilant." Selon lui, les Etats-Unis doivent néanmoins redouter "un syndrome à la japonaise", autrement dit un système bancaire en déconfiture pendant plus de dix ans. Les analystes de Merrill Lynch prédisent aussi plusieurs années difficiles, se référant à la mise en place du fonds de défaisance de 1989, comparable au plan Paulson. Destiné à résoudre la crise des caisses d'épargne, ce fonds a mis un an avant d'avoir des effets positifs sur la Bourse, deux sur l'économie et trois sur le marché immobilier.

Pour les experts, si le scénario de 1929 est évité, les Etats-Unis n'échapperont donc pas à une sévère récession. Et très vite, les autorités pourraient avoir à intervenir à nouveau. Ce plan "est un début", prédit Nancy Pelosi, la présidente la Chambre des représentants aux Etats-Unis.

Source : lemonde.fr
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MessagePosté le: Lun 6 Oct 2008 - 09:20    Sujet du message: [MONDE] Crise financière... Répondre en citant

BNP Paribas reprend les activités belges et luxembourgeoises de Fortis
-6 octobre 2008-

BNP Paribas sera bientôt la première banque de détail en Belgique. Le français a en effet conclu hier soir la reprise des activités belges, luxembourgeoises et internationales de Fortis, valorisées à 14,5 milliards d'euros. Elle va ainsi mettre la main sur un réseau de quelque 1.458 agences et plus de 3 millions de clients, devenant la première banque européenne par les dépôts.

Un nouveau chapitre s'est en effet ouvert ce week-end dans le feuilleton du sauvetage de la banque belgo-néerlandaise Fortis. Alors que les Etats belge, néerlandais et luxembourgeois avaient accepté en début de semaine dernière de prendre 49% du capital de la banque en échange d'une injection de 11,2 milliards d'euros, des solutions nationales se sont dessinées au cours des trois derniers jours. Contre toute attente, l'Etat néerlandais a ainsi annoncé vendredi offrir 16,8 milliards d'euros pour reprendre la totalité des activités de Fortis aux Pays-Bas, provoquant l'ouverture de discussions sur les deux autres entités.

Techniquement, Fortis sera d'abord nationalisé à 100%, puis revendu à BNP Paribas. Selon le montage conclu hier soir, le français va reprendre 100% des activités d'assurance mais une partie seulement des activités de banque de détail. Le groupe dirigé par Baudouin Prot va ainsi acquérir auprès de l'Etat belge 75% de Fortis Bank, et 16% de Fortis Bank Luxembourg auprès des autorités du Grand-Duché - portant à 67% sa part dans la société. Ils apporteraient leur garantie sur les actifs repris par BNP Paribas. Le français, qui met la main sur des actifs plus importants que ceux des Pays-Bas, financera l'acquisition en actions. Les Etats belge et luxembourgeois deviendront donc mécaniquement actionnaires du français à hauteur de, respectivement, 11,6% et 1,1%, et obtiendront deux administrateurs au conseil.

L'opération serait relutive "dès la première année" pour BNP Paribas, affirme un communiqué, et générerait même des fonds propres supplémentaires. "Le rapprochement devrait générer des synergies annuelles de coûts d'environ 500 millions d'euros, soit 8,5% de la base de coûts, totalement dégagées d'ici à 2011. Les coûts de restructuration sont estimés à 750 millions d'euros approximativement", précise encore le groupe. La finalisation de l'opération "est attendue pour la fin de l'année ou au premier trimestre 2009".
Des surprises possibles

BNP Paribas avait déjà tenté de mettre la main sur Fortis la semaine dernière avant que la solution de la nationalisation ne soit adoptée, notamment sous la pression des Pays-Bas. Sentant le vent tourner, le directeur général, Baudouin Prot, et le directeur général délégué, Jean-Laurent Bonnafé, s'étaient rendus à Bruxelles dès jeudi et la banque a tenu un conseil d'administration vendredi.

Parallèlement, les Pays-Bas ont donc racheté l'intégralité de l'entité néerlandaise de Fortis vendredi pour 16,8 milliards d'euros. Le ministre des Finances a expliqué que la banque avait connu de graves problèmes de liquidités ces derniers jours du fait notamment de retraits de dépôts par des particuliers et de l'impossibilité de se refinancer sur le marché interbancaire. Les activités de banque de détail et d'assurance sont donc nationalisées mais aussi, ironie de l'histoire, celles héritées d'ABN AMRO. Renaissant de ses cendres, cette entité fusionnée va devenir le premier groupe bancaire du royaume avec un effectif de 45.000 personnes et un réseau comptant 720 agences. Le gouvernement a payé un prix représentant dix fois le bénéfice 2008 et huit fois celui de 2007.

Néanmoins, la situation financière de Fortis Nederland pourrait réserver certaines surprises. "La Banque nationale de Belgique a dû accorder 45 milliards d'euros de facilités de crédit ces derniers jours pour maintenir les activités néerlandaise", a déclaré Yves Leterme en dévoilant l'accord avec les Pays-Bas. Les activités auront néanmoins vocation à être revendues au secteur privé quand les circonstances le permettront.

Parallèlement, l'assureur chinois Ping An a fait savoir hier qu'il passerait une dépréciation de 15,7 milliards de yuans (2,3 milliards de dollars) liée à son investissement dans Fortis.

Source : lesechos.fr




L'Allemagne tente d'éviter la panique des épargnants et du secteur bancaire
-6 octobre 2008-

BERLIN (AFP) — L'Allemagne espérait lundi éviter une ruée sur les banques après l'annonce par le gouvernement d'une garantie sur tous les dépôts des épargnants et l'adoption d'un plan de sauvetage pour la quatrième banque du pays.

Au terme d'un week-end riche en rebondissements, Berlin espère avoir stabilisé la banque de crédits immobiliers Hypo Real Estate, par un vaste plan de sauvetage du gouvernement et de ses consoeurs, ficelé tard dimanche soir, et rassuré les épargnants sur le sort de leurs économies.

En annonçant dimanche après-midi la couverture par l'Etat de toute l'épargne des ménages, c'est un total de 568 milliards d'euros que la chancelière Angela Merkel s'est engagée à garantir, soit "la plus grosse garantie de l'histoire mondiale", commentait lundi matin à la radio allemande Hans-Peter Burghof, professeur de finances à l'université de Hohenheim.

"Jamais personne nulle part dans le monde n'a garanti une somme aussi élevée en deux phrases lapidaires", a-t-il noté. L'idée sous-jacente est "bien sûr qu'on n'ait pas à utiliser la garantie, par le fait même qu'on la donne", a ajouté M. Burghof.

Selon le quotidien Sueddeutsche Zeitung de lundi, cette garantie dépasserait même 1.000 milliards d'euros.

Le quotidien populaire Bild, dont la Une modèle souvent l'opinion, rassure lundi ses 12 millions de lecteurs: "votre argent est en sécurité". Un écho aux propos de la chancelière la veille: "Nous disons aux épargnants que leurs placements sont sûrs. Le gouvernement s'en porte garant", a-t-elle déclaré lors d'un court point-presse.

Les Allemands sont notoirement peu dépensiers, préférant de loin thésauriser. L'an dernier, leur taux d'épargne -- part de leur revenu consacrée à l'épargne -- a atteint 10,5%.

Outre le geste envers les épargnants, Berlin a cherché à éviter un effet de contagion de la crise en sauvant la banque immobilière Hypo Real Estate.

Les besoins en liquidités de celle-ci, déjà miraculée la semaine dernière par la plus grosse opération de sauvetage de l'histoire allemande, avaient pris en une semaine des proportions faramineuses, et pourraient atteindre, selon certains, les 100 milliards d'ici l'an prochain...

Les banques et compagnies d'assurance du pays ont donc consenti dimanche à remettre 15 milliards d'euros au pot, le gouvernement se montrant intraitable sur une augmentation de sa propre contribution. Berlin a déjà apporté une garantie d'environ 27 milliards d'euros.

Ce sauvetage, destiné à éviter "un mouvement d'effondrement" de tout le système bancaire allemand, selon le ministre des Finances Peer Steinbrück, s'accompagne d'appels aux responsables et à tous les acteurs du secteur à prendre leurs responsabilités. Berlin a catégoriquement refusé de nationaliser la banque. M. Steinbrück a jugé "impensable de pouvoir continuer à travailler avec la direction actuelle" de la banque.

Hypo Real Estate s'est félicitée lundi matin de "la stabilisation du groupe". Mais les investisseurs à la Bourse de Francfort ne semblaient pas partager l'optimisme de l'institut de Munich (sud). Avant l'ouverture de la Bourse, l'action perdait près de 50% dans les échanges électroniques de pré-séance.

Les participants aux négociations au ministère des Finances dimanche se sont efforcés de faire vite pour arriver à une solution avant l'ouverture des marchés asiatiques. Une précaution qui n'a pas servi à grand chose: à Tokyo l'indice Nikkei a perdu plus de 4% sur la séance, Hong Kong et Shanghai ne faisaient guère mieux.

Source : AFP.com




Forte baisse attendue à Paris, craintes sur les banques
-6 octobre 2008-

Paris est attendue en forte baisse sur fond d'accentuation des craintes concernant le secteur financier européen après la nouvelle intervention de l'Allemagne pour tenter de sauver Hypo Real Estate et l'augmentation de capital annoncée par UniCredit. BNP Paribas a pour sa part signé un accord en vue d'un rachat partiel des activités de Fortis.

La Bourse de Paris s'oriente vers une forte baisse à l'ouverture sur fond d'accentuation des craintes concernant le secteur financier européen. Au cours du week-end, les autorités allemandes ont à nouveau volé au secours d'Hypo Real Estate en obtenant des banques 15 milliards d'euros de crédits supplémentaires en plus des 35 milliards déjà accordés. En Italie, UniCredit a annoncé vouloir lever 6,6 milliards d'euros. Enfin, BNP Paribas a racheté les activités de Fortis en Belgique et au Luxembourg. Vendredi, les marchés américains ont terminé en baisse de plus de 1%, les investisseurs estimant que le vote du plan Paulson ne permettra pas à lui seul de mettre fin à la crise du crédit. En Asie, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a terminé terminé au plus bas depuis février 2004. A 8h25, le contrat future octobre sur indice Cac 40 abandonne 227,5 points à 3.859.

La semaine s'annonce agitée sur le plan macro-économique avec pour principal rendez-vous le G7 des ministres des Finances et des banquiers centraux à Washington, vendredi. Les investisseurs surveilleront le même jour les prix à l'importation aux Etats-Unis, ainsi que le compte-rendu de la dernière réunion du comité de politique monétaire de la Fed mardi, et la décision de la Banque d'Angleterre en matière de taux d'intérêt jeudi. Une baisse d'un quart de point à 4,75% du taux Repo est attendue. Enfin, la saison des résultats du troisième trimestre aux Etats-Unis commence demain avec les comptes d'Alcoa, qui seront suivis vendredi par ceux de General Electric.

Du côté des matières premières, le baril de brut de qualité WTI recule de 2,35 dollars à 91,53, les investisseurs ne croyant pas que l'adoption du plan Paulson permettra d'empêcher une baisse de la demande en produits pétroliers. L'euro affiche un plus bas de treize mois à 1,3581 dollar sur fond d'inquiétudes concernant les banques du Vieux Continent alors que les quatre dirigeants européens du G8 ont écarté tout projet de plan coordonné de sauvetage du secteur.

Sur le plan macro-économique, aucun indicateur majeur ne figure à l'agenda de ce lundi, tant en Europe qu'aux Etats-Unis. Mais les marchés surveilleront l'Eurogroupe des ministres des Finances qui se tient à Luxembourg.

BNP Paribas a repris les activités de Fortis en Belgique et au Luxembourg, ainsi que ses activités bancaires internationales, pour 14,5 milliards d'euros en numéraire et en actions. Les Etats belge et luxembourgeois détiendront 10% de BNP Paribas. La banque française indique que le rapprochement devrait générer des synergies de coûts annuelles d'environ 500 millions d'euros, l'opération devant avoir un impact positif sur le bénéfice par action dès la première année. BNP Paribas émettra 132,6 millions d'actions nouvelles au prix de 68 euros pour financer l'acquisition. Une conférence de presse est prévue à 11h30.

Lafarge. Le groupe Bruxelles Lambert (GBL) a acquis sur le marché 1,3% du capital du cimentier au mois de septembre, rapporte l'Autorité des marchés financiers. GBL avait fait part à l'AMF le 18 septembre du franchissement à la hausse du seuil de 25% des droits de vote de Lafarge. Il avait alors indiqué détenir 20,45% du capital et 25,61% des doits de vote du groupe.

Dexia a déclaré dimanche, à l'issue de la réunion de son conseil d'administration, qu'elle était en mesure de faire face à la détérioration des conditions des marchés financiers. Paris, Bruxelles et le Grand-Duché du Luxembourg ont injecté la semaine dernière 6,4 milliard d'euros dans la banque dans le cadre d'une augmentation de capital réservée.

Source : lesechos.fr
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MessagePosté le: Mar 7 Oct 2008 - 10:24    Sujet du message: [MONDE] Crise financière... Répondre en citant

La crise bancaire provoque un effondrement général des Bourses mondiales
-6 octobre 2008-

WASHINGTON (AFP) — Les marchés boursiers se sont effondrés lundi, alors que la crise financière continuait de frapper durement les banques européennes et que les gouvernements tentaient, en ordre dispersé, de rassurer les épargnants dans l'attente d'une hypothétique réponse européenne commune.

Après avoir perdu plus de 7% en séance, le Dow Jones a reculé de 3,58% à New York en clôture, tombant à son plus bas niveau depuis quatre ans.

"C'est de la panique, par définition: tous les ingrédients sont réunis", a noté l'analyste Marc Pado, de la société Cantor Fitzgerald. "Il n'y a nulle part où aller, nulle part où se cacher. Même les valeurs de la consommation ou de la pharmacie, considérées comme des refuges, ont été massacrées".

En Europe les bourses ont terminé la séance sur de très fortes chutes, les actions des banques et des compagnies d'assurance affichant les plus fortes pertes.

Paris a dévissé de 9,04%, le plus fort recul en une séance depuis la création de l'indice CAC-40 en 1988, tandis que Londres a chuté de 7,85%, alors que le ministre britannique des Finances n'a pas confirmé un plan de recapitalisation des banques. Francfort a perdu 7,07%, Milan 8,24% et Amsterdam 9,14%.

Moscou a dévissé de 19,1%, une chute record.

Les marchés boursiers d'Asie-Pacifique, de la région du Golfe et d'Amérique latine ont également connu une journée noire.

Face au risque de panique chez les épargnants, plusieurs gouvernements européens ont annoncé des mesures de garantie des dépôts, à l'instar de l'Irlande, de l'Allemagne, de la France, du Portugal, de l'Espagne et de l'Islande --où le Premier ministre a annoncé que le gouvernement était prêt à prendre le contrôle de toutes les banques du pays pour faire face à la crise financière.

La mesure la plus spectaculaire est venue d'Allemagne, où la chancelière Angela Merkel a annoncé dimanche la couverture par l'Etat de toute l'épargne des ménages, soit plus de 1.600 milliards d'euros.

Londres, qui avait sévèrement critiqué l'annonce de Dublin, a demandé à Berlin de "clarifier" son projet.

Au-delà des initiatives nationales, les Européens continuent de débattre de la manière de répondre à la crise au niveau de l'Union après la réunion samedi à Paris d'un G4 (Allemagne, Grande-Bretagne, Italie et France) qui n'est pas allée au-delà des déclarations d'intention.

Le français Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'UE, a déclaré lundi que "les gouvernements des 27 pays de l'UE" sont "unis, solidaires et déterminés" face à la crise et que "chacun d'entre nous prendra toutes mesures nécessaires pour assurer la stabilité du système financier".

Les ministres des Finances des quinze pays de la zone euro se retrouvaient lundi à Luxembourg pour leur réunion mensuelle. La réunion s'élargira aux 27 ministres de l'UE mardi. Mais les divergences restent fortes, notamment autour de l'idée d'un fonds de garantie européen.

A Luxembourg, le ministre italien de l'Economie, Giulio Tremonti, comptait proposer à ses homologues la création "d'un fonds commun égal à 3% du PIB", a annoncé le Premier ministre Silvio Berlusconi.

M. Berlusconi, qui doit rencontrer Angela Merkel à Berlin dans la soirée, a assuré que la France ferait la même proposition. Mais les Allemands sont fermement opposés à cette idée et la France a dit qu'elle ne la soutenait pas.

La crise provoque par ailleurs une recomposition du secteur avec la reprise annoncée dans la nuit des activités en Belgique et au Luxembourg du bancassureur Fortis par la banque française BNP Paribas.

En France, les groupes Caisse d'Epargne et Banque Populaire ont annoncé envisager un rapprochement.

Le directeur général du Crédit Agricole Georges Pauget a affirmé que la situation des banques et des assureurs était "complexe" mais faisait "l'objet d'une coordination étroite entre les acteurs publics, les acteurs privés, les assureurs et les banquiers", à l'issue d'une réunion autour de Nicolas Sarkozy.

En Allemagne, le bouclage en urgence d'une deuxième opération de sauvetage de la banque immobilière Hypo Real Estate ne parvenait pas à rassurer les investisseurs: le titre a chuté de 37,42%.

A Paris, Dexia a dégringolé de 20,29%, alors que l'inquiétude grandissait sur la solidité de la banque franco-belge pourtant partiellement nationalisée la semaine dernière par les gouvernements belge, français et luxembourgeois.

Le Premier ministre belge Yves Leterme a annoncé que des "initiatives" allaient être prises "dans les jours qui viennent" pour "renforcer" le groupe bancaire.

Source de toutes les difficultés, le marché interbancaire continuait d'être totalement bloqué et les taux continuaient d'augmenter. L'Euribor à trois mois, atteignait de nouveau un niveau historique pour le septième jour consécutif à 5,345%.

La Banque centrale européenne (BCE) a continué ses opérations de soutien au marché en annonçant un nouvel appel d'offres de 50 milliards de dollars.

La Réserve fédérale américaine (Fed) a annoncé qu'elle allait augmenter la ligne de refinancement accordée aux banques à travers un système d'enchères, de 300 milliards de dollars au total en octobre et novembre.

L'euro passait sous 1,35 dollar vers 14H45 GMT, touchant 1,3481 dollar, son plus bas niveau depuis le 22 août 2007, tandis que les prix du pétrole ont chuté sous les 90 dollars à New York.

Source : AFP.com
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MessagePosté le: Mar 7 Oct 2008 - 10:28    Sujet du message: [MONDE] Crise financière... Répondre en citant

La crise financière secoue les marchés en Asie, l'Europe tente de réagir
-7 octobre 2008-

PARIS (AFP) — Les marchés d'Asie ont encore été secoués mardi, sur fond de krach et de dépréciation galopante du dollar face au yen, et les places européennes ont ouvert de façon mitigée, alors que les pays de l'UE tentent de réagir pour protéger l'épargne des particuliers et le système financier.

Se voulant rassurant, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a estimé mardi qu'il n'y avait aucune raison de penser que les Bourses mondiales allaient continuer de "s'écrouler".

Les pays de la zone euro sont déterminés à faire en sorte qu'aucun grand groupe financier ne dépose le bilan, avait déjà annoncé lundi soir le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.

Tous les dirigeants de l'Union Européenne s'engagent à prendre "toutes les mesures nécessaires pour assurer la stabilité du système financier, que ce soit par l'injection de liquidités en provenance des banques centrales, par des mesures ciblées sur certaines banques ou par des dispositifs renforcés de protection des dépôts", avait de son côté assuré le président français Sarkozy, qui préside l'UE.

Signe de cet interventionnisme accru: la Banque centrale européenne a encore injecté 50 milliards de dollars mardi, dans le cadre d'une devenue quasi quotidienne. Lundi soir, le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, avait promis qu'elle continuerait à injecter "aussi longtemps que nécessaire" des liquidités dans le système bancaire

Apparemment rassurées, les Bourses européennes avaient d'abord ouvert en hausse mardi, renversant la tendance de la veille où elles avaient fortement plongé. Mais elles sont ensuite repassées dans le rouge: vers 08H25 GMT, le Dax cédait 1,48% à Francfort, le Footsie 0,64% à Londres et le CAC 40 abandonnait 0,20% à Paris.

A la même heure, la Bourse suisse cédait 0,11% et Milan 1,10%. A Moscou, les cotations ont été suspendues sur les deux Bourses, le RTS et le Micex, et ce avant même l'ouverture de la séance.

Au lendemain d'une dégringolade généralisée des Bourses mondiales, les places financières d'Asie avaient elles démarré la journée sur un vent de panique, même si la modération est peu à peu revenue dans les salles de marché.

L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo a ainsi brièvement plongé sous la barre des 10.000 points pour la première fois en plus de cinq ans après une chute de 5,32% en matinée, avant de réduire les pertes à -3,03% en clôture.

De son côté la Bourse de Shanghai a clôturé en baisse de 0,73%.

"Le marché continue à paniquer", a commenté Satoru Ogasawara, stratège au Crédit Suisse. "A Tokyo, les cours chutent mais le volume des transactions est lourd. Cela veut dire que beaucoup de gens sont tout simplement en train de brader leurs actions à la hâte", a-t-il expliqué.

Selon les opérateurs, c'est principalement la chute du dollar face au yen qui inquiète les investisseurs, car ce phénomène pénalise fortement les exportateurs japonais déjà affectés par le recul de la demande aux Etats-Unis.

La séance s'est avérée plus chaotique ailleurs. Sydney, qui avait démarré largement dans le rouge, a rebondi subitement et a fermé en hausse de 1,68%, la banque centrale australienne ayant entretemps annoncé l'abaissement d'un point de son taux d'intérêt directeur à 6%.

Les déboires économiques aux Etats-Unis et en Europe ayant fait de la monnaie japonaise une valeur refuge, le billet vert se rapproche ces derniers jours de la barre psychologique des 100 yens.

La propagation de la crise financière en Europe amplifie en outre la chute de l'euro, qui a touché lundi un nouveau plus bas face au billet vert depuis plus de quatorze mois, à 1,3441 dollar.

Lundi, toutes les Bourses mondiales avaient connu une journée cauchemardesque. Après avoir perdu plus de 7% en séance, le Dow Jones a reculé de 3,58% à New York en clôture, tombant à son plus bas niveau depuis quatre ans.

Paris a dévissé de 9,04%, le plus fort recul en une séance depuis la création de l'indice CAC-40 en 1988. Londres a cédé 7,85%, Francfort 7,07%, Milan 8,24% et Amsterdam 9,14%. Moscou a dégringolé de 19,1%, une chute record.

Les ministres européens ont confirmé mardi qu'une action commune de l'UE était à l'étude face à la gravité de la crise financière pour relever la garantie bancaire minimum des particuliers, en cas de faillite, de 20.000 euros à 100.000 euros. "C'est une question qui est discutée", a déclaré le ministre irlandais des Finances Brian Lenihan.

Actuellement, la législation européenne oblige les pays de l'UE à garantir les dépôts pour un minimum de 20.000 euros par client. Mais de nombreux pays offrent déjà des montants plus importants, comme la France qui garantit jusqu'à concurrence de 70.000 euros.

Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, s'est voulu rassurant mardi, affirmant qu'aucune banque française ne risquait la faillite et que l'épargne serait "totalement préservée".

Plusieurs gouvernements européens, notamment l'Irlande, l'Allemagne, le Portugal, l'Espagne et l'Islande, ont par ailleurs annoncé des initiatives unilatérales ces derniers jours.

La mesure la plus spectaculaire est venue d'Allemagne, où la chancelière Angela Merkel a annoncé dimanche la couverture par l'Etat de toute l'épargne des ménages, soit plus de 1.600 milliards d'euros.

Au Royaume-Uni, trois des quatre plus grosses banques britanniques, la Barclays, la Lloyds et la RBS ont demandé lundi soir au ministre des Finances Alistair Darling de hâter sa décision sur un éventuel plan de soutien, qui devrait passer selon elles par des injections de capital de 15 milliards de livres (19,4 mds d'euros) chacune, rapporte mardi la BBC.

Quant aux autorités suisses, elles se sont déclaré prêtes mardi à "tout mettre en oeuvre" pour assurer la sécurité des dépôts des épargnants.

Source : AFP.com
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MessagePosté le: Mer 8 Oct 2008 - 11:37    Sujet du message: [MONDE] Crise financière... Répondre en citant

Le CAC 40 suspendu pendant un quart d'heure pour éviter un effondrement
-8 octobre 2008-


Dans le sillage des Bourses asiatiques qui ont connu des pertes records, les places européennes ont ouvert en forte baisse mercredi. © AFP

Le CAC 40 a été suspendu pendant un quart d'heure à 9 h 59 par Euronext qui a arrêté de calculer l'indice, conformément à sa réglementation, car 35 % de la capitalisation de l'indice boursier était réservée à la baisse, a appris lepoint.fr auprès de l'opérateur. Après la reprise de la cotation, quatre titres ont été suspendus car 35 % de leur valeur respective était toujours réservée à la baisse. Mais à 11 heures, toutes les transactions avaient repris. A midi, le CAC 40 s'effondre de 5,01 %, à 3.545,34 points. Plus tôt dans la matinée, il avait dégringolé de 8,18 %, retombant à son plus bas niveau depuis décembre 2003, dans un marché affolé par la poursuite de la crise financière et ses répercussions sur l'économie.

Londres perd 4,21 %, l'indice Footsie-100 tombant à 4.411,24 points malgré l'annonce du plan britannique . À Francfort, la tendance est identique et l'indice Dax descend de 5,91 % à 5.011,56 points. À Moscou, la chute était tellement forte que les deux Bourses de la capitale russe ont interrompu leurs cotations à 9 h 05.

Dégringolade à Wall Street

Les places asiatiques sont aussi au bord du gouffre. L'indice Nikkei de Tokyo a terminé sur une descente vertigineuse de 9,38 %, le pire krach enregistré par le marché tokyoïte depuis le "lundi noir" de 1987. L'indice Nikkei 225, moyenne non pondérée des 225 valeurs vedettes, lâchant 952,58 points à 9.203,32 points, se rattrapant très légèrement en fin de séance après avoir fondu de plus de 9,81 %. Le dollar est tombé mercredi sous le seuil des 100 yens pour la première fois en sept mois, en raison de la crise économique aux États-Unis qui fait de la devise japonaise une valeur-refuge. La Bourse de Séoul cède aussi au mauvais climat avec - 5,81 %. Hong Kong ne fait guère mieux, clôturant la séance en baisse de 8, 2 % tandis que l'or clôture en hausse à 909 USD l'once. La Bourse de Shanghai perd 3,04 % en fin de séance. L'indice composite, qui regroupe les valeurs A libellées en yuans et les valeurs B libellées en dollars, lâche 65,62 points à 2.092.22 points dans un volume d'échanges de 40,8 milliards de yuans, soit 6 milliards de dollars. La Bourse de Singapour perd 6,61 % en clôture.

Dans le Golfe aussi, l'affolement gagne les bourses des riches monarchies pétrolières après trois journées consécutives de repli: -7,5 % en Arabie saoudite, -8,3 % au Qatar, -9,6 % à Dubaï. Sydney achève la journée sur - 5 %.

Aux États-Unis, la situation n'a pas été meilleure mardi. Wall Street a poursuivi sa spirale infernale. New York s'est déprécié pour la cinquième séance consécutive, incapable de trouver du réconfort dans les initiatives de la Réserve fédérale américaine : le Dow Jones a lâché 5,01 % et le Nasdaq 5,58 %. La Bourse mexicaine a fermé sur - 3,97 %, à 20.884,74 points. La Bourse de Sao Paulo, première place financière d'Amérique latine, a accusé une perte de 4,66 % à 40.139 points, mardi à la clôture.

Source : lepoint.fr



Grande-Bretagne : le gouvernement nationalise partiellement les banques
-8 octobre 2008-

LONDRES (AFP) — Le gouvernement britannique a annoncé mercredi une nationalisation partielle des plus grandes banques du pays, d'une valeur de 50 milliards de livres (65 milliards d'euros), ce qui n'a pas empêché un nouvel effondrement de la Bourse de Londres.

Les autorités vont prendre une participation dans les huit plus importantes banques du pays, pour un montant pouvant aller au total jusqu'à 50 milliards de livres (65 milliards d'euros). Cette mesure, qui équivaut à une nationalisation partielle, sera accompagnée du déblocage d'une ligne de crédit de 200 milliards de livres (260 milliards d'euros), destinée à soulager le manque de liquidités.

Le plan, finalisé quelques heures seulement avant son annonce vers 07H30 (06H30 GMT), n'a pas réussi à relancer les marchés financiers. La Bourse de Londres est repartie nettement à la baisse à l'ouverture, à l'instar des autres places européennes et des Bourses asiatiques. Peu avant 09H00 (08H00 GMT), l'indice londonien Footsie perdait près de 4%.

Les banques britanniques faisaient cependant largement mieux que le marché, renouant avec la hausse après avoir dévissé lundi et mardi. HBOS rebondissait de près de 30%, RBS de plus de 10% et Lloyds TSB de plus de 8%.

Interrogé sur la chaîne d'information continue Skynews pour savoir si le plan annoncé mercredi matin serait suffisant pour stabiliser les marchés, M. Darling a répondu: "C'est un pas important en avant mais ce n'est pas le seul".

"Je n'exclus rien, nous ferons tout ce qu'il faut", a-t-il ajouté.

Les huit banques concernées sont Abbey qui appartient à l'espagnol Santander, Barclays, HBOS qui est en train d'être rachetée par Lloyds TSB, HSBC, Lloyds TSB, Nationwide Building Society, la plus grosse banque non cotée du pays, Royal Bank of Scotland et Standard Chartered. Toutes ont confirmé leur participation au plan de recapitalisation.

M. Darling a souligné que les nouvelles mesures gouvernementales avaient été prises dans des "temps extraordinaires". "Nous voulons faire en sorte que nous puissons faire fonctionner le système... C'est un processus qui va inévitablement prendre du temps. Il ne s'agit pas d'un changement immédiat mais d'une restructuration, d'une stabilisation du système et c'est très important", a-t-il ajouté sur Skynews.

"Je pense qu'il (le plan) ira loin", a-t-il déclaré.

Le chancelier a assuré que l'intérêt des contribuables avait été "protégé". "Soyons clairs: en retour de tout cela, le contribuable doit en voir un certain avantage", a-t-il dit, promettant que le gouvernement se verra notamment attribuer des "dividendes" pour les actions qu'il prend dans les banques.

M. Darling a par ailleurs assuré qu'il n'était "absolument pas vrai" que la direction de la Royal Bank of Scotland (RBS) avait été contrainte à la démission. "Ce n'est pas l'affaire du gouvernement ... C'est tout à fait l'affaire des banques", a-t-il dit.

RBS a également démenti "absolument" le départ de son président Tom McKillop et le directeur général Fred Goodwin, annoncés par le Daily Telegraph.

"Nous nous sommes uniquement préoccupés de travailler avec le gouvernement et les autres banques à amener de la stabilité au système. Les changements à la tête du groupe n'ont pas fait partie de ces discussions", a déclaré une porte-parole de RBS.

Le gouverneur de la banque d'Angleterre, Mervyn King, a lui estimé mercredi qu'une "recapitalisation des banques d'au moins 50 milliards de livres sterling est une condition nécessaire pour restaurer la confiance dans le système financier", approuvant le plan de sauvetage du gouvernement.

Source : AFP.com



Islande : Glitnir officiellement nationalisée
-8 octobre 2008-

Après Landsbanki, l'Etat islandais a pris officiellement le contrôle de la banque Glitnir, une des trois plus importantes du pays, au bord de la faillite en raison du manque de liquidités.

L'Etat islandais a pris officiellement le contrôle de la banque islandaise Glitnir, au bord de la faillite en raison du manque de liquidités, a annoncé, mercredi 8 octobre, l'Autorité financière (FME) du pays nordique.
Le gouvernement islandais avait annoncé le 29 septembre la nationalisation à 75% de la banque, la troisième plus importante du pays.
"L'autorité financière islandaise, conformément au pouvoir accordé par le parlement islandais, a pris le contrôle de Glitnir", a indiqué un communiqué de la FME.
Tous les dépôts bancaires en Islande sont "totalement garantis" et toutes les opérations dans les banques Glitnir fonctionneront normalement, a précisé le communiqué.
Le rachat de Glitnir pour 600 millions d'euros avait été l'une des premières décisions annoncés par le gouvernement islandais pour éviter que le pays, particulièrement touché par la crise financière, ne sombre dans la faillite.

"Sécurité des dépôts"

Cette prise de contrôle de la banque Glitnir "est la première étape nécessaire pour mettre en oeuvre les objectifs du gouvernement et du parlement afin de garantir dans le calme les opérations bancaires et la sécurité des dépôts" dans le pays, a précisé l'autorité.
Fin 2007, Glitnir, qui opère dans 10 pays notamment aux Etats-Unis, en Suède, au Royaume-Uni, au Canada, en Chine et en Russie, employait 1.976 personnes. En 2007, le groupe a dégagé un bénéfice net de 27,7 milliards de couronnes (197 M EUR) et son retour sur fonds propres s'élevait à 19,3%.
Lundi, l'Islande a pris un train de mesures supplémentaires pour défendre son secteur financier, se réservant notamment la possibilité de prendre le contrôle des banques en difficultés.
Dès le lendemain, l'autorité de surveillance financière islandaise a procédé à la prise de contrôle de Landsbanki, la deuxième plus grande banque du pays derrière Kaupthing Bank qui elle a obtenu un prêt de 500 millions d'euros de la part de la Banque centrale pour faciliter ses opérations.

La cotation du titre Kaupthing interrompue

Très engagées à l'étranger, les banques islandaises ont annoncé un repli et Glitnir a ainsi annoncé qu'elle allait vendre ses opérations en Finlande.
Par ailleurs, la banque centrale suédoise a annoncé mercredi qu'elle allait octroyer jusqu'à 5 milliards de couronnes (514 millions d'euros) de liquidités à la filiale suédoise de Kaupthing.
"Depuis quelques temps, le système financier islandais subit de fortes pressions. Pour assurer la stabilité financière suédoise, Riksbanken (la banque centrale suédoise) a décidé d'octroyer une aide en liquidités à Kaupthing Bank Suède", a indiqué l'institut financier dans un communiqué.
La cotation du titre Kaupthing a été interrompue à la Bourse de Stockholm.

Source : nouvelobs.com
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MessagePosté le: Ven 10 Oct 2008 - 09:26    Sujet du message: [MONDE] Crise financière... Répondre en citant

Les marchés s'enfoncent dans la crise malgré les appels au calme
-10 octobre 2008-

Les marchés financiers se sont à nouveau enfoncés dans le rouge jeudi, à commencer par Wall Street, la première place mondiale qui s'est retrouvée à son plus bas niveau depuis cinq ans malgré les appels au calme des autorités monétaires.

A la veille d'une réunion de crise des grands argentiers mondiaux à Washington, le Dow Jones a cédé 7,33% à 8.579,19 points, au terme de sa septième séance consécutive de baisse. L'indice vedette n'avait pas clôturé sous les 9.000 points depuis juin 2003.

Ce nouveau plongeon intervient précisément un an après le dernier record atteint par le Dow Jones à 14,164,53 points. Il a perdu près de 40% de sa valeur depuis.

"C'est la panique totale, il n'y a pas d'autre mot", a commenté Gregori Volokhine, de Meeschaert New York.

"C'est une catastrophe. Les titres des assureurs et des banques mutualistes dévissent aux Etats-Unis, ce qui entraîne toute la cote ici. Il n'y a même plus besoin d'avoir des annonces pour voir les cours plonger", a commenté un vendeur d'actions parisien.

Les ministres des Finances et banquiers centraux des pays du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) devaient tenter vendredi de trouver des remèdes à la crise financière qui continue à ébranler la planète, sans qu'une issue ne se profile à l'horizon.

Fébriles, les marchés boursiers européens se sont enfoncés jeudi dans le rouge après un rebond initial, malmenés par les inquiétudes persistantes sur l'avenir du secteur bancaire.

L'électrochoc des baisses de taux concertées de six grandes banques centrales occidentales annoncées mercredi n'aura finalement pas réussi à endiguer la spirale baissière.

Londres a terminé en recul de 1,21%, Francfort de 2,53%, Paris de 1,55%. En Asie, les Bourses ont connu une accalmie. Après un plongeon historique mercredi, Tokyo a clôturé en petite baisse (0,50%), Hong Kong a gagné 3,31% et Singapour 3,40%.

Les marchés restaient nerveux malgré l'exhortation lancée mercredi soir par le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet : "Reprenez vos esprits!", avait-il martelé, voyant dans la baisse concertée des taux d'intérêt "un signal de confiance au marché".

Mais le problème de fond persiste: le marché interbancaire reste paralysé, car les banques ne se prêtent plus entre elles, paniquées à l'idée de possibles faillites. Les taux demandés sur ces marchés restent à des niveaux record.

La BCE est toujours à la manoeuvre pour tenter de ramener la confiance et a mis sur le marché 100 milliards de dollars, doublant la somme habituelle.

En ordre dispersé, les gouvernements continuent de tenter de colmater les brèches du système bancaire afin d'éviter les faillites et de rouvrir le robinet du crédit.

Mais malgré les promesses, les épargnants commencent à ressentir les effets de la crise: en Allemagne, 30.800 clients allemands de Kaupthing, la plus grande banque d'Islande désormais nationalisée, ont vu leurs comptes gelés.

La maison mère "n'est plus en mesure" de "fournir suffisamment de liquidités", a fait valoir l'autorité allemande de surveillance du secteur financier (BaFin), à l'origine de cette décision.

Le gouvernement islandais s'est attiré les foudres du Premier ministre britannique Gordon Brown, qui lui reproche d'avoir gelé les comptes de 300.000 clients britanniques de la banque en ligne Icesave, filiale de l'islandaise Landsbanki, nationalisée.

Dans le même temps, les Etats continuent à multiplier les mesures susceptibles de rassurer les épargnants.

Ainsi l'Irlande a étendu sa garantie totale sur les dépôts bancaires à cinq banques étrangères fortement implantées dans le pays.

Et les Etats belge, français et luxembourgeois ont à nouveau volé au secours du bancassureur franco-belge Dexia, partiellement nationalisé la semaine dernière, en lui apportant leur garantie pour lui permettre d'emprunter sur les marchés.

"Certaines institutions financières vont faire faillite" aux Etats-Unis en dépit des récentes mesures, a averti le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson.

Selon le New York Times, Washington envisage désormais de prendre des parts dans le capital de "beaucoup de banques américaines pour essayer de ramener la confiance dans le système financier".

La chancelière allemande Angela Merkel, interrogée sur d'éventuelles nationalisations bancaires, a déclaré qu'elle ne "pouvait rien exclure définitivement".

La crise commence à se propager à d'autres secteurs de l'économie en Europe, comme l'immobilier et le BTP en France: le PDG du promoteur immobilier Nexity, Alain Dinin, a prévenu que 180.000 salariés du bâtiment pourraient se retrouver au chômage.

L'entrée en Bourse de la compagnie allemande de chemins de fer Deutsche Bahn, prévue fin octobre, a été repoussée "jusqu'à ce que la situation sur les marchés financiers soit meilleure".

Dans ce contexte tendu, le communiqué final des responsables du G7 réunis vendredi à Washington est très attendu par les marchés.

Après avoir pendant des années donné des leçons de libéralisme et de bonne gouvernance, les Etats-Unis apparaissent en position d'accusé dans la crise mondiale.

Le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn a appelé les pays européens à se serrer les coudes. Pour lui, "il n'y pas de solution nationale dans une crise comme celle-ci".

Source : lepoint.fr
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MessagePosté le: Ven 10 Oct 2008 - 09:37    Sujet du message: [MONDE] Crise financière... Répondre en citant

L'Islande nationalise une autre banque et ferme sa Bourse
-9 octobre 2008-

L'Islande a nationalisé sa première banque, Kaupthing, afin de consolider son système bancaire, et a annoncé la fermeture pure et simple jusqu'à lundi de son marché boursier.

Après Landsbanki et Glitnir, la prise de contrôle de Kaupthing porte à trois le nombre d'établissements bancaires islandais passés dans le giron de l'Etat.

La suspension des cotations de l'ensemble des actions de la Bourse de Reykjavik - filiale du groupe américain Nasdaq - a été justifiée par des "conditions inhabituelles".

Les difficultés rencontrées par l'Islande sont telles que le Premier ministre Geir Haarde n'a pas hésité à agiter le spectre d'une faillite de l'Etat.

Il a appelé jeudi les épargnants à ne pas retirer de fortes sommes de leurs comptes en banque, ce qui selon lui ne ferait qu'aggraver la crise.

"Je veux insister sur la nécessité de garder le calme et de comprendre que le système de transactions fonctionne normalement, et que les dépôts sont en sécurité", a-t-il assuré.

Haarde a indiqué avoir parlé avec le ministre britannique des Finances Alistair Darling, qui lui a affirmé que les transactions entre leurs deux pays reprendraient bientôt leur cours normal.

Les investisseurs britanniques se tournaient volontiers vers les banques islandaises avant la crise, et les Islandais ont été choqués de voir Londres utiliser une loi anti-terroriste pour geler les actifs de Landsbanki.

CONTAGION FULGURANTE

Avec 300.000 habitants, l'île de l'extrême-nord de l'Europe incarne à elle seule l'éclatement de la crise du crédit. Ses banques se sont développées de manière spectaculaire à l'étranger, tandis que les investisseurs prenaient de larges positions sur la couronne islandaise, une monnaie à haut rendement, provoquant une pluie de devises sur le pays.

La Banque centrale a vainement tenté de soutenir sa monnaie avant de demander un prêt d'urgence à la Russie.

Kaupthing a annoncé la démission de son conseil d'administration et expliqué qu'elle avait demandé à passer sous le contrôle de l'Etat. Signe de la rapidité de la contagion de la crise à l'Islande, la direction de Kaupthing assurait le 26 septembre encore que l'établissement "allait bien" et que ses résultats au troisième trimestre seraient bons.

Le coup de grâce est intervenu lorsque la Grande-Bretagne a transféré à ING Direct le contrôle des activités de Kaupthing Edge, sa filiale de banque en ligne, et placé les activités britanniques de Kaupthing sous contrôle étatique.

L'autorité islandaise de surveillance des marchés (FME) a indiqué que les dépôts nationaux placés chez Kaupthing étaient intégralement garantis, que toutes les agences nationales, centre d'appels poursuivraient leurs activités, et que les opérations sur distributeurs automatiques et internet seraient maintenues.

"La décision prise par le FME est une première étape nécessaire afin de d'atteindre les objectifs fixés par le gouvernement islandais et par le Parlement afin d'assurer les bon fonctionnement des opérations bancaires nationales et la sécurité des dépôts nationaux", a indiqué le FME.

ANXIÉTÉ

Peu à peu, les Islandais s'accoutument au fait que leur économie, jadis éclatante, s'était écroulée en quelques jours.

"Partout, on entend des gens dire 'nous devons changer notre mode de vie'", rapporte Birgir Asgeirsson, pasteur à l'église Hallgrimur de Reykjavik.

"Maintenant, ils vont devoir retourner dans la cuisine de leur mère et apprendre comment cuisiner le poisson. Je sens beaucoup d'anxiété chez les gens auxquels je parle. Ils ne savent pas ce qui les attend."

L'Islande a confié de larges pouvoirs à l'Etat afin que ce dernier soit en mesure de dicter leur conduite aux banques et de lui permettre de favoriser les fusions, voire de contraindre un établissement bancaire à se déclarer en état de faillite.

Le gouvernement y a recours afin de démettre le conseil d'administration de Landsbanki et de placer la banque sous administration judiciaire. Glitinir, puis Kaupthing sont ensuite passés sous contrôle de l'Etat.

Le Premier ministre a déclaré que l'Islande payait sans doute sa volonté de boxer dans une catégorie qui n'était pas la sienne.

"Ce que nous avons appris (...) est qu'il n'est pas sage pour un petit pays d'essayer de jouer un rôle de leader dans le domaine de la banque internationale", a-t-il dit lors d'un entretien accordé à plusieurs agences de presse.

Il a également indiqué qu'il n'avait pas requis l'aide du Fonds monétaire international, qui a envoyé une délégation à Reykjavik, tout en reconnaissant que cela restait une option.

Source : lepoint.fr



Plongeon à la Bourse de Paris
-10 octobre 2008-



Le marché parisien chute de plus de 6%, dans le sillage des plongeons de Wall Street et de Tokyo. Les inquiétudes sur le secteur bancaire persistent.

Le CAC 40 dégringole de 7,16%, à 3196 points, après avoir même perdu de plus de 10% en séance. Les chutes enregistrées à Wall Street hier (-7,33% sur le Dow Jones et -5,47% sur le Nasdaq Composite) et en Asie ce matin (chutes entre 6 et 10% à Tokyo, Hong Kong, Sydney, Bombay, Taiwan) affectent fortement les marchés. Le Dow Jones a perdu près de 20% en cinq séances et les futures américains, en repli de 3%, augurent d'une nouvelle séance dans le rouge à Wall Street ce vendredi. Le vent de panique qui a gagné New York hier, s'est propagé en Asie, et touche l'Europe aujourd'hui. L'Eurostoxx 50 s'effondre de 7,75%, à 2425,17 points. A Londres, le FT100 plonge de 8,18%, à 3961 points. A Francfort, le Dax 30 dégringole de 8,13%, à 4489,76 points.

Les appels au calme des autorités n'ont aucun effet et les yeux seront rivés du côté de Washington où se réunissent aujourd'hui les ministres des Finances et les banquiers centraux du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) afin d'essayer de trouver des solutions pour faire face à la crise financière. Puis le lendemain, la capitale accueillera le G20. Le Premier ministre japonais Taro Aso a indiqué que le Japon, qui préside cette année le G8, est prêt à convoquer un sommet extraordinaire si aucune solution n'émerge de la réunion du G7.

C'est ce que semblent attendre les investisseurs: une solution concertée et non pas isolée des grands pays afin de juguler cette crise. Le directeur général du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, aimerait notamment que les pays européens travaillent ensemble, car «il n'y a pas de solution locale à une crise comme celle-là». Jusqu'ici, les différentes mesures prises par les gouvernements et les banques centrales (injection de liquidité, baisses de taux concertées, nationalisations partielles, garantie des dépôts) n'ont pas rassuré les opérateurs à terme. La crise financière semble se propager comme une trainée de poudre et les analystes craignent ses répercussions sur l'économie réelle. Une crise bancaire qui dure risque en effet de paralyser la levée de fonds des sociétés. Pour éviter la paralysie du marché monétaire, la Banque centrale européenne a lancé aujourd'hui une nouvelle offre de liquidités de 100 milliards de dollars.

Sur le plan macroéconomique, les Etats-Unis publieront à 14h30, les chiffres du commerce extérieur d'août et les prix à l'importation de septembre.

GDF Suez (-16,19%) est la lanterne rouge du CAC 40. Oddo relève de «accumuler» à «achat» sa recommandation sur GDF Suez. Récemment, le ministre de l'Energie belge, a annoncé un projet de plafonnement des prix de l'électricité, ce qui devrait peser sur les résultats de sa filiale Electrabel.

ArcelorMittal (-13,93%) et Vinci (-10,28%) sont dans son sillage.

Le secteur des services aux collectivités s'affiche en fort recul. Accor plonge de 8,18%. Suez Environnement trébuche de 6,41%. Veolia Environnement glisse de 9,26%.

Dexia dévisse de 5,97%. Fitch Ratings a placé sous surveillance avec implication négative la note de solidité financière AAA de Financial Security Assurance (FSA), la filiale américaine de rehaussement de crédit de Dexia.

LVMH (-5,24%) a dégagé un chiffre d'affaires sur les neuf premiers mois de l'exercice 2008 de 11,959 milliards d'euros, contre 11,446 milliards un an plus tôt (+4,5%).

Citigroup passe à «conserver» contre «acheter» auparavant sur Renault (-9,24%), selon des rumeurs de marchés. Par ailleurs, les représentants des syndicats de l'usine Renault de Sandouville (Seine-Maritime) ont rencontré jeudi à Paris le secrétaire à l'Emploi Laurent Wauquiez.

Valeurs moyennes

April Group s'effondre de 22,32%. Silic baisse de 16,27%. Trigano recule de 12,31%. Standard & Poor's Ratings Service a abaissé la note long terme de Wendel (-8,85%) de BBB- à BB+, la ramenant en catégorie «spéculative» (junk), et l'a placée sous surveillance avec implication négative.

La crise financière aura des effets «limités» sur Areva (-10%) indique le groupe.

Technip (-10,46%) remporte un contrat auprès de E.ON Ruhrgas UK North Sea pour un montant de 32 millions d'euros. Il installera un système de conduites sous-marines pour exporter le gaz par 25 mètres de profondeur d'eau.

Iliad (-5,19%), propriétaire de Free, estime que les principes d'un déploiement équilibré et concurrentiel de la FTTH, la fibre optique jusqu'au domicile des particuliers sont établis.

Société générale a baissé son objectif de cours sur Nexity (-6%) de 22,8 à 12,4 euros. Elle reste à «achat» sur la valeur en raison de la faible valorisation du titre.

Source : lefigaro.fr*



L'idée d'une nationalisation partielle des banques progresse à Washington
-10 octobre 2008-


Le secrétaire d'Etat au Trésor américain, Henry Paulson

A en croire le New York Times du 9 octobre, le gouvernement américain songerait désormais à prendre des parts dans le capital de "beaucoup de banques américaines pour essayer de ramener la confiance dans le système financier". En pleine crise des marchés, la solution trouvée par Londres pour sauver son système financier nourrit le débat au pays du laisser-faire. Et le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, a livré mercredi quelques réflexions montrant qu'il n'excluait pas une issue qui a déjà fait des émules chez des analystes et au sein du Congrès.

Le plan de stabilisation du système financier, récemment promulgué à l'initiative de M. Paulson, donne au gouvernement la latitude d'une telle initiative. Doté d'une force de frappe de 700 milliards de dollars, sa priorité semblait pourtant, jusqu'ici, d'acheter aux banques une partie des actifs douteux accumulés pendant la dernière "bulle" immobilière. Quand on l'interroge directement sur la possibilité d'une recapitalisation publique des banques américaines, M. Paulson se refuse à "spéculer".

Mais selon le New York Times, la prudence affichée par M. Paulson masquerait des discussions déjà avancées, "le plan américain de recapitalisation est devenu l'une des options préférées en cours de discussion à Washington et à Wall Street", peut-on ainsi lire. Selon le quotidien, citant des responsables gouvernementaux, le Trésor envisage de prendre des parts dans "beaucoup de banques américaines pour essayer de ramener la confiance dans le système financier".

"De nombreux experts sont d'accord qu'une recapitalisation directe des banques américaines serait une façon efficace et moins coûteuse de [remédier au problème] du gel des marchés du crédit", a ainsi déclaré l'influent sénateur américain Charles Schumer. "Aux termes de ce plan, le gouvernement recevrait des parts en échange de l'apport de capitaux ou de liquidités, cela permettrait aux contribuables de bénéficier d'une amélioration potentielle des banques de notre pays", ajoute le numéro trois de la majorité démocrate au Sénat.

Mais déjà des voix s'élèvent contre un tel jugement. Ainsi, celle de l'économiste Peter Morici, enseignant à l'université du Maryland, pour qui une nationalisation de cet ordre servirait surtout à donner de l'argent supplémentaire à des banques qui désormais ont "tout ce qu'il leur faut". Et M. Morici d'affirmer : "On pourrait libérer du financement hypothécaire très vite si on pouvait amener les banques à consolider et distribuer des prêts comme elles le faisaient autrefois", sans recourir à des "produits dérivés complexes".

Source : lemonde.fr
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MessagePosté le: Lun 13 Oct 2008 - 11:51    Sujet du message: [MONDE] Crise financière... Répondre en citant

Sursaut des places européennes, le CAC 40 grimpe de plus de 6 %
-13 octobre 2008-


Les Bourses européennes semblent être rassurées par le plan d'action européen décidé par l'Eurogroupe dimanche

Après une semaine noire à la Bourse de Paris, pendant laquelle le CAC 40 a lâché plus de 22 % de sa valeur, la chute hebdomadaire la plus importante de son histoire, l'indice de la place parisienne est en forme lundi matin. Vers 12 heures, le CAC 40 s'offre un sursaut de 6,36 %. À Londres, le Footsie gagne déjà 4,55 % et à Francfort le Dax 5,62 %. Même tendance à Amsterdam qui décolle de 5,17 % et Madrid qui remonte de 6,52 %. À Milan,le MIB 30 reprend 7,23 %.

Des bonnes nouvelles alors que les cours des marchés boursiers vont donner la mesure de la confiance accordée aux mesures prises durant le week-end par les dirigeants politiques et les banques centrales. Du côté des Bourses asiatiques, Tokyo est fermée pour cause de jour férié après cinq séances calamiteuses (le Nikkei s'est écroulé de 24,33 % sur la semaine et de 9,62 % vendredi). Les autres places rebondissent. Hong Kong termine sur un bond de 10,24 %, Sydney et Séoul finissent aussi sur des gains de 5,55 % et 3,79 %. L'indice composite de la Bourse de Shanghai, qui couvre des valeurs libellées en yuans et d'autres en dollars, a terminé la journée sur une hausse de 3,65 %. Seul Taïpei, qui dégringole de 2,85 %, enregistre une baisse.

Jakarta, où les cotations avaient été suspendues depuis mercredi dernier (l'indice s'était effondré de 21 % en début de semaine), reprend ses activités lundi sur une dépréciation de 3,4 %. Dans le Golfe, la Bourse saoudienne, la plus importante du monde arabe, a ouvert lundi sur une nette hausse de 5,4 %, repassant au-dessus du seuil symbolique des 6.000 points, après avoir touché samedi le plus bas niveau depuis quatre ans.

Source : lepoint.fr



Crise financière : à Paris, Conseil des ministres extraordinaire à 14 heures
-13 octobre 2008-


Le conseil des ministres extraordinaire voulu par Nicolas Sarkozy devrait permettre de faire le point sur la situation budgétaire

Un Conseil des ministres extraordinaire est convoqué lundi après-midi à l'Élysée en raison de la crise financière et sera suivi d'une déclaration solennelle du président Nicolas Sarkozy. Il aura lieu lundi à 14 heures, au lendemain du sommet de l'Eurogroupe qui s'est tenu dimanche après-midi à l'Elysée, et le chef de l'État s'exprimera à son issue, vers 15 heures. Nicolas Sarkozy sera pour l'occasion entouré de François Fillon, des ministres de Bercy, Christine Lagarde (Économie) et Éric Woerth (Budget), et les secrétaires d'État Luc Chatel (Industrie, porte-parole du gouvernement), Laurent Wauquiez (Emploi) et Hervé Novelli (PME).

Le Premier ministre devrait ensuite recevoir dans l'après-midi les présidents des différents groupes parlementaires. Nicolas Sarkozy a annoncé que le plan trouverait sa "traduction législative" avant la fin de la semaine. Christine Lagarde donnera de son côté une conférence de presse pour détailler les mesures du plan à Bercy à 16 h 30. Le locataire de Matignon a par ailleurs reçu lundi matin les ministres de l'Économie Christine Lagarde et du Budget Éric Woerth afin de préparer au mieux ce fameux plan.

Projet de loi de finances rectificative

Selon une source gouvernementale, qui a confirmé une information du Parisien/Aujourd'hui en France, le Conseil des minstres extraordinaires doit permettre de faire le point sur la situation budgétaire, alors que le débat sur le projet de budget 2009 doit commencer à l'Assemblée nationale le 19 octobre. Selon Le Parisien de dimanche, le gouvernement va présenter à l'occasion de ce Conseil des ministres extraordinaire un collectif budgétaire "d'un montant de 30 à 35 milliards d'euros" pour intégrer dans le budget 2008 les dépenses déjà annoncées (dont les 22 milliards d'aides déjà annoncés pour les petites et moyennes entreprises et le milliard d'euro pour renflouer Dexia) pour faire face à la crise et des "mesures nouvelles". Ces "mesures nouvelles" devraient être dévoilées "dans la foulée de l'Eurogroupe", selon le quotidien. En outre, le quotidien Le Monde affirme, dans son édition datée de mardi , que la garantie publique apportée par le gouvernement français aux banques, devrait être plafonnée à 300 milliards d'euros.

Le gouvernement examinera un projet de loi créant une caisse garantie par l'État pour refinancer des banques françaises, assure le rapporteur UMP de la commission des Finances du Sénat, Philippe Marini. Ce texte, qui se présentera comme une loi de finances rectificative (collectif budgétaire), devrait être présenté mardi à l'Assemblée et mercredi au Sénat pour une adoption définitive d'ici à la fin de la semaine. Toujours selon Philippe Marini, le projet de loi vise à décliner les décisions qui devaient être prises ce dimanche par les pays de l'Eurogroupe réunis à Paris.

Mesures cohérentes avec les décisions de l'Eurogroupe

"Ces mesures sont cohérentes avec celles qui seront mises en oeuvre dans les autres pays de la zone euro et sont prises en coordination avec la Banque centrale européenne", assure le sénateur de l'Oise, en soulignant que les modalités du projet de loi n'étaient pas encore totalement bouclées et pourraient encore évoluer jusqu'à lundi matin. Ce texte vise à permettre à un nouvel organisme ad hoc, "une caisse de refinancement", d'émettre, avec la garantie de l'État, "des titres de dette pour refinancer des banques en difficulté". Cette nouvelle structure pourra être, a-t-il dit, un établissement public ou une société anonyme, "par exemple une société commerciale détenue à 100 % par l'État".

Le projet de loi va également graver dans le marbre les engagements pris la semaine dernière vis-à-vis du bancassureur franco-belge Dexia et mettre en place "un dispositif permettant à l'État d'investir en fonds propres dans des groupes bancaires, si cela apparaît nécessaire", a poursuivi M. Marini. Mercredi, le gouvernement avait annoncé, sans plus de précision, la création d'une "structure juridique" détenue et garantie par l'État, pour prendre si nécessaire des participations dans des établissements financiers en difficulté. Un peu plus tôt, l'homologue de Philippe Marini à l'Assemblée nationale, Gilles Carrez (UMP), avait lui aussi évoqué un projet de loi "pour mettre en place une garantie de l'État à un organisme qui sera chargé de lever des fonds pour aider les banques à faire face à leurs besoins de refinancement".

Source : lepoint.fr
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MessagePosté le: Mar 14 Oct 2008 - 08:51    Sujet du message: [MONDE] Crise financière... Répondre en citant

La Bourse de Tokyo s'envole dans la foulée de l'Europe et de Wall Street
-14 octobre 2008-


Ah qu'ils sont heureux....

PARIS (AFP) — La Bourse de Tokyo, fermée lundi, a réagi dans l'euphorie mardi aux plans de soutien aux banques concoctés par les principales puissances économiques mondiales ce week-end, dépassant même les rebonds enregistrés en ce début de semaine à Wall Street et en Europe.

A la clôture mardi, le Nikkei a enregistré la plus forte hausse de son histoire (+14,15%), reprenant une partie du terrain perdu lors du krach de la semaine dernière (-24,33%).

L'indice tokyoïte fait ainsi mieux que Wall Street, qui a fini lundi soir sur un feu d'artifice de 11,08%, une hausse jamais vue de plus de 900 points en une séance. Dépassés également les hausses autour des 10% enregistrées en Europe pour la première séance de la semaine.

Les autres places financières asiatiques et océaniennes évoluaient également dans le vert mardi, même si leur rebond était moindre qu'à Tokyo.

A 06h15 GMT, le Hang Seng gagnait 4,39% à Hong Kong, le Straits Times progressait de 6,80% à Singapour, Bombay 4,67%, Bangkok 6,85%, Kuala Lumpur 1,78% et Jakarta 6,79%.

Seul la bourse chinoise de Shanghai affichait à la même heure un très léger repli de 0,01%.

En clôture, Manille a pris 7,32%, Sydney 3,7%, Wellington 5,99%, Taipeh 5,40% et Seoul 6,14%.

"Les marchés disaient qu'il était nécessaire d'injecter des fonds dans les institutions financières en difficulté et les gouvernements vont dans ce sens depuis le G7" des grands argentiers de la planète vendredi, a expliqué Kazuhiro Takahashi, chef du services des actions à Daiwa Securities SMBC.

Les investisseurs japonais ont également salué les mesures destinées à stabiliser le marché boursier annoncées dans la matinée par le ministère des Finances, dont un allègement des restrictions sur les sociétés souhaitant racheter leurs actions.

Le Nikkei a également profité de l'injection supplémentaire de 2.000 milliards de yens (15 milliards d'euros) dans le système bancaire mardi par la Banque du Japon (BoJ), qui intervenait ainsi pour le 19e jour ouvrable consécutif. Vendredi la BoJ avait injecté 4.500 milliards de yens (34 milliards d'euros) d'argent frais, un record absolu pour une seule journée.

Raisonnablement optimiste, l'ex-président du Fonds monétaire international (FMI) Michel Camdessus a déclaré mardi au quotidien français Le Figaro que "nous sommes probablement à un tournant de la crise, même si la confiance ne va pas revenir d'un claquement de doigts".

Signe cependant de l'influence de la crise financière sur l'économie réelle, la compagnie aérienne hong-kongaise Cathay Pacific a annoncé mardi une baisse du nombre de ses passagers en septembre, de 0,7% en glissement annuel. Il s'agit de la première baisse depuis 2003 lorsque la compagnie hong-kongaise avait pâti de des conséquences de l'épidémie de la pneumonie atypique (Sras).

Plus optimiste, le ministre du Tourisme indonésien voyait mardi dans l'influx de "stress" lié à la crise financière un atout pour le secteur touristique. Selon lui, le besoin de "décompresser" va encourager les gens à venir se reposer sur les plages.

Imitant l'Europe, le Premier ministre australien Kevin Rudd a annoncé de son côté mardi un plan de soutien à l'économie de 10,4 milliards de dollars australiens (7,25 milliards de dollars US).

Autre signe d'un regain de confiance des marchés mardi: les cours du brut poursuivaient leur mouvement à la hausse dans les échanges électroniques en Asie. Le baril de "light sweet crude" gagnait ainsi 2,02 dollars à 83,21 USD le baril et le baril de Brent progressait de 1,51 dollar à 78,97 dollars. Vendredi, en pleine tourmente financière, les cours de l'or noir étaient passés sous les 80 dollars, que ce soit pour le Brut ou le Brent.

La publication prochaine de mauvais indicateurs économiques pour les pays occidentaux pourrait cependant vite doucher l'enthousiasme boursier, selon des analystes.

Mardi, les analystes attendent les chiffres de la production industrielle pour la zone euro en août, et l'Allemagne publiera l'indice ZEW pour octobre, un indicateur mesurant la confiance des investisseurs.

Il n'en reste pas moins qu'en Europe la coopération des gouvernements qui ont promis près de 1.700 milliards d'euros pour dégripper la machine bancaire a, dans l'immédiat, fait oublier la panique de la semaine dernière.

Berlin a mis 480 milliards d'euros sur la table, Paris 360 milliards, La Haye 200 milliards, Madrid et Vienne 100 milliards chacun, Lisbonne 20 milliards. L'Italie a annoncé qu'elle dépenserait autant qu'il le faudrait.

Ces mesures de la zone euro s'ajoutent au plan britannique qui avait montré la voie la semaine dernière avec 380 milliards d'euros.

Ces actions concertées, réclamées de longue date, ont redonné espoir aux investisseurs auparavant restés de marbre face au plan de 700 milliards de dollars du secrétaire au Trésor américain Henri Paulson et à la baisse des taux directeurs des banques centrales.

La quasi-totalité des Bourses européennes ont fini lundi sur des hausses historiques: Paris a pris 11,18%, Francfort 11,40%, Londres 8,26%, Madrid 10,65%, Milan 11,49%.

Garanties aux crédits interbancaires jusqu'au 31 décembre 2009, recapitalisation des banques menacées de faillite: déclinable dans chaque pays, le plan européen vise à réamorcer la pompe du crédit, qui est pratiquement tombée à l'arrêt, menaçant de paralyser l'économie.

"Les banques qu'on assistera devront payer", a souligné le président de l'Eurogroupe et Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker.


Source : AFP.com
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MessagePosté le: Mar 14 Oct 2008 - 08:54    Sujet du message: [MONDE] Crise financière... Répondre en citant

alors il est ou le pb...!? Bannir
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MessagePosté le: Mer 15 Oct 2008 - 09:28    Sujet du message: [MONDE] Crise financière... Répondre en citant

Les nouvelles dispositions du plan Paulson
-15 octobre 2008-

La nouvelle mouture du plan américain de sauvegarde des banques a été présentée, mardi 14 octobre, par le président George Bush et son secrétaire au Trésor, Henry Paulson.

250 milliards de dollars pour l'entrée de l'Etat au capital de banques

"C'est avec regret que nous prenons de telles mesures, a indiqué, mardi, M. Paulson en commentant cette mesure phare. Nous aurions souhaité ne jamais avoir à agir de la sorte, mais nous y sommes contraints afin de restaurer la confiance en notre système financier."

Cette enveloppe est prélevée sur la somme de 700 milliards de dollars votée par le Congrès le 3 octobre pour le rachat d'actifs dits "toxiques" des banques.

Une prise de participation limitée

L'Etat pourra entrer au capital des banques, dans la limite de 25 milliards de dollars.

Cette opération se fera par le biais d'actions préférentielles : celles-ci, dépourvues de droit de vote, donneront accès à un taux d'intérêt de 5 % par an lors des cinq premières années, porté à 9 % au-delà. Des taux élevés, qui doivent inciter les entreprises à racheter ou faire racheter, à terme, les parts de l'Etat.

En contrepartie, les banques s'engagent à respecter certaines restrictions dans la rémunération de leurs cadres dirigeants : fin des "parachutes dorés", interdiction de primes "encourageant des prises de risques excessives"…

Neuf banques déjà candidates

Neuf grandes institutions, parmi les plus prestigieuses de Wall Street, ont déjà donné leur accord et vont se partager la moitié de la somme dégagée, soit 125 milliards de dollars : Citigroup, Wells Fargo, JP Morgan Chase et Bank of America (et par extension Merrill Lynch, que cette dernière va racheter); Goldman Sachs ainsi que Morgan Stanley, les deux dernières banques d'affaires américaines indépendantes; et enfin deux établissements d'une taille un peu plus modeste, Bank of New York et State Street.

Garantie des prêtes interbancaires

L'agence fédérale de garantie des dépôts, la FDIC, va apporter sa garantie pour trois ans aux nouvelles dettes émises par les institutions financières, notamment les prêts interbancaires.
Cette disposition s'inspire des mesures adoptées en Europe. Un moyen d'enrayer la crise de liquidités, les banques, méfiantes, rechignant aujourd'hui à se prêter de l'argent entre-elles.

Source : lemonde.fr



La Bourse de Paris accentue sa baisse, la fébrilité reste de mise
-15 octobre 2008-


Le Palais Brongniart, place de la Bourse à Paris

PARIS (AFP) — La Bourse de Paris accentuait sa baisse mercredi matin, le CAC 40 cédant 1,05% après deux séances de très net rebond, dans un marché à nouveau saisi par l'inquiétude sur les conséquences de la crise financière.

A 09h40 (07h40 GMT), l'indice vedette perdait 37,95 points à 3.590,57 points. Il avait enchaîné deux fortes hausses lundi et mardi, regagnant 14,23% au total après avoir subi, la semaine dernière, la plus lourde chute hebdomadaire de son histoire (-22,16%).

Londres abandonnait 2,14%, Francfort 1,97% et l'Eurostoxx 50 1,79%.

Les multiples plans de soutien aux banques, détaillés ces derniers jours en Europe comme aux Etats-Unis, n'ont pas pleinement dissipé la nervosité des investisseurs concernant la santé du secteur financier et ses répercussions sur l'économie.

Une responsable de la Réserve fédérale américaine, Janet Yellen, a affirmé mardi soir que les Etats-Unis semblaient être entrés en récession. Elle est le premier membre de la banque centrale à reprendre à son compte ce diagnostic, que nombre d'économistes avaient déjà avancé.

Avant même cette déclaration, la Bourse de New York avait terminé en baisse (-0,82% pour le Dow Jones), essuyant des prises de bénéfices après son spectaculaire rebond de la veille et subissant des craintes sur le ralentissement conjoncturel.

Les marchés actions, loin d'avoir touché le fond, "devraient atteindre de nouveaux points bas en novembre-décembre, avant de remonter fortement en janvier 2009", juge Charles Robertson, économiste de la banque néerlandaise ING.

L'agence de notation monétaire Moody's a estimé, de son côté, que d'autres faillites d'entreprises et défauts de paiements étaient à prévoir cette année, voire au-delà. Les secteurs les plus exposés sont ceux de la construction et du bâtiment, les compagnies aériennes et la restauration.

Bouygues (-0,18% à 33,19 euros), Eiffage (-2,54% à 34,11 euros), Klépierre (-1,26% à 22,75 euros), Lafarge (-4,73% à 62,34 euros) et Vinci (-1,60% à 31,09 euros) souffraient d'ailleurs à Paris, de même que toutes les valeurs qui avaient fortement rebondi en début de semaine.

Très volatiles depuis plusieurs semaines, les titres liés aux matières premières étaient les plus attaqués: ArcelorMittal plongeait de 4,91% à 24,25 euros, CGG Veritas de 5,68% à 15,45 euros, Maurel et Prom de 3,10% à 10,33 euros et Vallourec de 2,88% à 115,50 euros.

A contre-courant, Dexia gagnait 3,77% à 5,50 euros et prenait la tête des valeurs vedettes, au lendemain d'une chute de 15,20%, après le démenti apporté par l'Etat belge aux rumeurs de nationalisation du groupe de bancassurance.

Source : AFP.com
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MessagePosté le: Jeu 16 Oct 2008 - 09:42    Sujet du message: [MONDE] Crise financière... Répondre en citant

La dégringolade continue sur les Bourses européennes
-16 octobre 2008-

PARIS (Reuters) - La Bourse de Paris et les autres places européennes poursuivent leur dégringolade jeudi matin, les marchés d'actions n'ayant pas encore intégré l'impact négatif d'une récession sur les profits des entreprises.

Le président de la Fed Ben Bernanke a clairement indiqué mercredi que la crise du crédit qui sévit depuis plus d'un an est une "menace importante" pour l'économie américaine.

Vers 9h27, l'indice CAC 40, qui a rechuté mercredi de 6,82%, perd 4,5% à 3.228,82 points après une baisse de 2,19% à l'ouverture.

Londres perd 3,47%, Francfort 4,16%. Les indices paneuropéens, EuroStoxx 50 et EuroFirst 300, abandonnent respectivement 4,03% et 3,56%.

La Bourse de Tokyo a plongé de 11,41% au lendemain d'une chute des grands indices de Wall Street : -7,87% pour le Dow Jones, -9,03% pour le S&P 500 et -8,47% pour le Nasdaq.

L'aversion au risque, qui avait reflué en début de semaine après l'annonce de plans de grande ampleur de soutien aux systèmes bancaires occidentaux, resurgit et les investisseurs se ruent de nouveau sur la dette de l'Etat américain avec pour conséquence une baisse des taux et un forte progression du dollar contre toutes les monnaies.

L'euro est ainsi tombé sous la barre de 1,34 dollar et s'échange autour 1,3388.

Les statistiques macroéconomiques témoignent quasi quotidiennement d'un ralentissement économique bien plus fort que prévu et nourrissent les anticipations d'une forte baisse de la demande de pétrole dont les cours retrouvent leurs plus bas de plus d'un an.

Le brut léger américain se traite en baisse de 2,62 dollars à 71,92. En juillet, il avait dépassé les 147 dollars.

Les investisseurs regarderont cet après-midi l'évolution des prix à la consommation en septembre aux Etats-Unis, la production industrielle et, après la clôture européenne, l'indice d'activité de la Fed de Philadelphie.

Les financières pèsent une nouvelle fois sur la cote de même que Total (-6,92%) et ArcelorMittal (-8,24%) sur fond de baisse des cours du pétrole et des métaux.

Au croisement de l'industrie pétrolière et de la sidérurgie, Vallourec chute de 6,51%.

Crédit agricole perd 7,55%, BNP Paribas 4,37%, Société générale 6,42% et Axa 4,58%.

Thomson chute de plus de 11% après avoir annoncé un chiffre d'affaires pour le 3e trimestre inférieur à ses objectifs.

Source : lemonde.fr


Les Bourses asiatiques dévissent par crainte de la récession
-16 octobre 2008-


Tableau des cotations à Séoul. Les Bourses asiatiques ont chuté jeudi, à l'image de Tokyo qui a plongé de 11,41%, sous le coup de craintes d'une récession mondiale qui avait fait reculer Wall Street de près de 8% la veille.

Les Bourses asiatiques ont chuté jeudi, à l'image de celle de Tokyo qui a plongé de 11,41%, sous le coup de craintes d'une récession mondiale qui avait fait reculer Wall Street de près de 8% la veille.

Les principales Bourses européennes, qui avaient déjà reculé de 6% la veille, suivent le mouvement de baisse généralisée avec des pertes comprises entre 3% et 4% dans les premiers échanges.

Après l'euphorie qui a gagné les places financières mondiales lundi et mardi dans la foulée de plans de soutien au secteur bancaire représentant des centaines de milliards de dollars des deux côtés de l'Atlantique, la panique semble de nouveau avoir saisi les investisseurs, qui redoutent l'impact de la crise financière sur les résultats des entreprises.

L'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo, qui avait enregistré la plus forte hausse de son histoire (+14,15%), a subi jeudi, comme d'ailleurs le Dow Jones, sa plus forte baisse en pourcentage depuis le krach d'octobre 1987.

La Bourse de Séoul a subi la troisième plus forte baisse en pourcentage de son histoire, avec un plongeon de 9,67%, ce qui constitue également la plus mauvaise performance depuis septembre 2001. De son côté, le won sud-coréen chute de près de 10%, sa plus forte baisse depuis plus de 10 ans.

L'indice Hang Seng de la Bourse de Hong Kong reculait de plus de 5% vers 7h45 GMT et la bourse indienne de plus de 4%. La Bourse de Shanghai a terminé en baisse de 4,3% et la place financière australienne a reculé de 6,7%.

CHUTE DES VALEURS LIEES AUX MATIERES PREMIERES

A Hong Kong et en Australie, la baisse des valeurs liées aux matières premières est particulièrement marquée, les intervenants craignant que le secteur soit le premier touché par une récession mondiale.

En Austalie, Rio Tinto a cédé de 15,9% et BHP Billiton a reculé de 13%. A Hong Kong, le premier producteur de charbon chinois, Shenhua, reculait de 14,7%.

Les valeur liées au fret maritime sont également durement touchées, l'indice Baltique, qui mesure le prix du fret maritime sur les principales routes de transport de matières comme le charbon, le minerai de fer, le ciment ou encore les céréales, a chuté de plus de 10% pour tomber à un plus bas depuis février 2003.

La semaine dernière, cet indice avait subi les plus violentes baisses journalières en 23 ans d'existence. Depuis un pic de 11.793 points atteint en mai, il a perdu plus des quatre cinquièmes de sa valeur.

A Tokyo, la firme spécialisée dans le fret maritime Mitsui OSK Lines a ainsi perdu 14,83% en une séance.

"Les secteurs qui reflètent le plus les craintes sur l'économie mondiale sont ceux du fret maritime et du négoce (...) au moment où les inquiétudes concernant l'état du secteur financier commencent à se calmer après les mesures prises par les gouvernements, on se dit qu'il en faudra également pour l'économie réelle", a souligné Yoshinori Nagano, stratège chez Daiwa Asset Management.

La Bourse de Tokyo n'a guère été aidée par le Premier ministre japonais Taro Aso qui a dit que la baisse des Bourses constituait la preuve que le plan de soutien américain au secteur bancaire pourrait être insuffisant pour juguler la crise financière.

Encore plus que le dollar, le yen, monnaie à faible rendement, est très recherché dans un contexte d'incertitudes, la devise japonaise étant proche de 100 yens pour un dollar.

Cette appréciation du yen, face au billet vert et à l'euro, affecte les valeurs tournées vers l'exportation. Canon chute de 12,2%, Sony de 13%, Honda de plus de 10% et Toyota, premier constructeur automobile mondial, de 9,3%.

Source : lepoint.fr
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