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[AFRIQUE] ...Elections présidentielles au Zimbabwe
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Ccil
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MessagePosté le: Dim 30 Mar 2008 - 17:18    Sujet du message: [AFRIQUE] ...Elections présidentielles au Zimbabwe Répondre en citant

L'opposition crie victoire au Zimbabwe, Robert Mugabe menace
-30 mars 2008-


Affiche des résultats des élections au Zimbabwe dans un bureau de vote à Mabvuku, à Harare.

HARARE (Reuters) - Au vu des premiers résultats, l'opposition zimbabwéenne estime avoir remporté les élections de samedi, mais le régime de Robert Mugabe l'a mise en garde contre une revendication prématurée de victoire qui reviendrait, selon lui, à une tentative de coup d'Etat.

"C'est un moment historique pour nous tous. Nous avons remporté cette élection, nous avons gagné cette élection", a déclaré dans la nuit Tendai Biti, secrétaire général du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), principale formation d'opposition, devant des journalistes, des diplomates et des observateurs du scrutin.

La Commission électorale a fait savoir que les premiers résultats officiels seraient annoncés dans la journée, mais les résultats définitifs des élections présidentielle, législatives et municipales ne sont pas attendus avant plusieurs jours.

Les forces de l'ordre, qui soutiennent fermement le chef de l'Etat sortant, ont averti avant même le début du scrutin qu'elles ne toléraient pas de cris de victoire avant la fin du dépouillement.

"Cela s'appelle un coup d'Etat et nous savons tous comment les coups d'Etat sont menés", déclare George Charamba, porte-parole du gouvernement, dans les colonnes du Sunday Mail, qui dépend des pouvoirs publics.

A Manicaland, bastion de l'opposition dans l'Est, la police antiémeute a dispersé 200 partisans du MDC qui manifestaient leur joie, rapportent des témoins. Aucun débordement n'a toutefois été signalé.

Au pouvoir depuis l'indépendance, acquise en 1980, Mugabe relève à 84 ans son plus grand défi électoral face à Morgan Tsvangirai, chef de file du MDC, et Simba Makoni, ancien ministre des Finances et transfuge de la Zanu-PF au pouvoir.

ÉLECTEURS FANTÔMES

Si les premières tendances semblent défavorables au chef de l'Etat, rares sont ceux qui doutent de sa réélection.

L'opposition l'accuse d'ores et déjà d'avoir truqué le scrutin pour se maintenir au pouvoir en dépit des énormes difficultés économiques dans lesquelles se débat le pays.

Les observateurs de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SACD) ont adressé un courrier à la commission électorale pour signaler la découverte de 8.000 électeurs fantômes.

Selon Biti, les premiers résultats collectés par les représentants du MDC dans les bureaux de vote créditent Tsvangirai de 66% des suffrages dans la capitale Harare, un bastion de l'opposition.

Tsvangirai aurait également pris des voix à Mugabe dans les zones rurales où le président sortant est bien implanté. Il serait ainsi arrivé en tête dans la province de Masvingo, dans le sud du pays, et dans la Province de Mashonaland-Centre, au nord de la capitale, où le MDC n'a remporté aucun siège de député depuis 2000.

Cette tendance favorable à l'opposition concernerait également la province de Mashonaland-Ouest, d'où Mugabe est originaire.

"Ce n'est qu'un échantillon de ce qui nous parvient de toutes les provinces. De notre point de vue, un (renversement) de tendance est impossible", a dit Biti.

Source : reuters.com
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Dernière édition par Ccil le Mer 23 Juil 2008 - 11:41; édité 1 fois
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MessagePosté le: Lun 31 Mar 2008 - 10:24    Sujet du message: [AFRIQUE] ...Elections présidentielles au Zimbabwe Répondre en citant

Le parti de Mugabe et l'opposition au coude à coude au Zimbabwe
-31 mars 2008-

Le parti au pouvoir du président zimbabwéen Robert Mugabe et le Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition) sont au coude à coude dans les premiers résultats communiqués par la Commission électorale du Zimbabwe.

La commission n'a commencé à annoncer les résultats du scrutin que lundi vers 7h00 (05h00 GMT), soit 36 heures après la fin des élections présidentielle, législatives et cantonales de samedi, ce qui a alimenté des rumeurs de manipulation des urnes.

Selon les premiers chiffres disponibles, la Zanu-PF du président sortant Robert Mugabe et le MDC de Morgan Tsvangirai remportent chacun douze circonscriptions. On votait au total dans 210 circonscriptions.

Le ministre de la Justice, Patrick Chinamasa, a perdu son fauteuil de député.

Aucun chiffre n'a été en revanche communiqué concernant l'élection présidentielle.

Le MDC, qui a revendiqué la victoire dès dimanche, a accusé le gouvernement d'avoir retardé la publication des résultats pour truquer le scrutin.

Le président de la Commission, George Chiweshe, a expliqué pour sa part que la publication des résultats avait été retardée par "la nécessité de les vérifier avec méticulosité". "Ce n'est pas un retard important. Ce sont des résultats qui arrivent très tôt (...) deux jours, c'est assurément un délai raisonnable pour des élections de cette ampleur", a ajouté Chiweshe lors d'une conférence de presse.

Ces élections, qu'aucune mission d'observation occidentale n'a pu superviser, étaient considérées comme les plus importantes depuis l'indépendance du pays, en 1980.

Une équipe d'observateurs régionaux a estimé dimanche qu'elles s'étaient déroulées de façon pacifique et crédible tout en exprimant certaines réserves. Mais deux membres de l'équipe ont refusé de signer le rapport préliminaire de la Communauté pour le développement de l'Afrique australe (SADC), notant que les retards affectant la publication des résultats justifiait "la crainte qu'un trucage électoral soit en cours".

"NOUS SAVONS TOUS COMMENT ON RÉPOND AUX COUPS D'ETAT"

L'opposition zimbabwéenne a estimé avoir remporté les élections de samedi, mais le régime du président Robert Mugabe l'a aussitôt mise en garde contre une revendication prématurée de la victoire qui reviendrait, selon lui, à un coup d'Etat.

Des unités de la police anti-émeute se sont déployées dans les rues de Harare, la capitale, dans la nuit de dimanche à lundi et le quotidien Herald, proche du pouvoir, accuse l'opposition d'"avoir préparé ses partisans à la violence en préemptant les résultats et revendiquant la victoire".

Mugabe, qui est âgé de 84 ans, gouverne depuis 28 ans. Le scrutin de samedi constituait pour lui un test sans précédent en raison de la crise économique profonde que traverse le Zimbabwe, marqué par une inflation supérieure à 100.000% et des pénuries récurrentes d'aliments et de carburants.

Il était aussi contesté par une opposition à deux têtes, menée d'une part par Morgan Tsvangirai, vétéran de la lutte politique, et de l'autre par un ancien ministre des Finances et ex-responsable de la Zanu-PF, Simba Makoni.

Tous deux accusent Mugabe d'avoir ruiné l'économie jadis prospère du pays et d'en avoir réduit sa population à la misère.

"Mugabe a perdu l'élection. Chacun sait que personne n'a voté pour Mugabe, mais ils essaient maintenant de mitonner un résultat qui lui serait favorable", accusait dimanche le secrétaire général du MDC, Tendai Biti.

Le porte-parole du gouvernement a mis en garde l'opposition contre toute revendication de victoire: "Cela s'appelle un coup d'Etat et nous savons tous comment on répond aux coups d'Etat", a prévenu George Charamba dans les colonnes du Sunday Mail.

Source : lepoint.fr
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MessagePosté le: Mar 1 Avr 2008 - 09:22    Sujet du message: [AFRIQUE] ...Elections présidentielles au Zimbabwe Répondre en citant

Zimbabwe : l'opposition serait en tête selon des résultats partiels
-1er avril 2008-

C'est ce qu'indiquent des résultats partiels, confirmant les premières estimations de la commission électorale. En revanche, aucun chiffre n'a été fourni concernant le scrutin présidentiel, organisé en même temps.


Résultats partiels des élections au Zimbabwe, dans la banlieue de Harare.

Selon de nouveaux résultats partiels, le principal parti d'opposition au Zimbabwe remportait, mardi matin 1er avril, les élections de samedi avec une avance de plus d'un quart des sièges de députés sur le parti du président Robert Mugabe.
Sachant que seulement 109 des 210 sièges de députés ont été attribués jusqu'à présent, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition) a remporté 56 sièges contre 53 pour l'Union nationale africaine du Zimbabwe - Front patriotique (Zanu-PF, au pouvoir), selon les informations communiquées par la commission nationale électorale.

Pas de chiffre sur la présidentielle

Reste à savoir quel est le résultat du scrutin présidentiel, organisé simultanément. Aucun chiffre n'a pour le moment été fourni concernant ce vote. Mais le MDC a dores et déjà revendiqué la victoire : il a annoncé que son candidat, Morgan Tsvangirai, l'avait emporté avec 60% des suffrages contre 30% au chef de l'Etat.
Des associations civiles ont également projeté la victoire de Tsvangirai. Mais elles ne lui ont attribué que 49,4% des voix contre 41,8% à Mugabe, ce qui impliquerait un second tour dans les trois semaines.

Des ministres battus

Plusieurs têtes du gouvernement sont tombées : le ministre de la Justice, Patrick Chinamasa, a été battu dans la circonscription rurale de Makoni Central (est), le ministre Chen Chimutengwende a perdu son siège à Mazowe Central, autre circonscription rurale près d'Harare. A l'inverse, la vice-présidente Joyce Mujuru a été réélue.

Un premier scrutin unique

Ce n'est que lundi soir, qu'une légère avance du parti d'opposition a été annoncée par la commission électorale. L'opposition a accusé la commission de retarder l'annonce des résultats pour les manipuler au profit de Mugabe, qui s'accroche au pouvoir depuis 1980, date d'indépendance de l'ex-Rhodésie britannique.
5,9 millions d'électeurs zimbabwéens étaient appelés aux urnes, samedi, afin de désigner leurs président, députés, sénateurs et conseillers municipaux, pour la première fois lors d'un scrutin unique.
Mugabe, 84 ans, briguait un 6e mandat face notamment au leader du MDC, Morgan Tsvangirai, et à un ancien ministre des Finances, Simba Makoni.
Les premiers résultats ont commencé à être annoncés près de 36 heures après la clôture des bureaux de vote dans ce pays d'Afrique australe en pleine dépression économique, avec une hyperinflation record à plus de 100.000% par an.

"Scrutin crédible"

"Dans l'ensemble, les conditions essentielles pour un scrutin crédible, libre et équitable ont, pour l'instant, été respectées lors des élections harmonisées au Zimbabwe", a déclaré Marwick Khumalo, chef du groupe d'observation dépêché par le parlement panafricain.
La phase postélectorale et l'annonce des résultats, a-t-il toutefois ajouté, "reste un sujet d'inquiétude et doit faire l'objet d'une surveillance".
Les autorités américaines l'ont rejoint sur ce dernier point, se disant lundi inquiètes du retard pris par l'annonce des résultats.

La Maison blanche inquiète

"Nous avons constamment fait part de nos inquiétudes sur les irrégularités pré-électorales au Zimbabwe. Nous avons vu des résultats, mais sommes préoccupés par le fait que la Commission électorale du Zimbabwe retarde l'annonce des résultats électoraux", a déclaré Tony Fratto, porte-parole de la Maison blanche.
"Nous appelons la commission électorale à compter chaque bulletin de façon honnête et à diffuser rapidement les résultats, afin de refléter la volonté et les choix du peuple du Zimbabwe", a-t-il ajouté.

Source : nouvelobs.com
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MessagePosté le: Ven 4 Avr 2008 - 16:53    Sujet du message: [AFRIQUE] ...Elections présidentielles au Zimbabwe Répondre en citant

Zimbabwe : recours du MDC pour avoir les résultats
-4 avril 2008-



L'opposition zimbabwéenne réclame la publication des résultats officiels de l'élection présidentielle alors que Robert Mugabe est arrivé au siège de son parti pour une réunion cruciale de son parti.

L'opposition zimbabwéenne a introduit un recours en urgence devant un tribunal de Harare pour obliger la commission électorale à publier les résultats de l'élection présidentielle, a indiqué, vendredi 4 avril, un avocat du Mouvement pour le changement démocratique (MDC).
"Une requête a été introduite par le MDC. Ils demandent de connaître les résultats de source officielle", a indiqué l'avocat Andrew Makoni.
"Il y a eu des délais dans l'annonce des résultats", a-t-il poursuivi. L'opposition "s'attendait à ce que les résultats soient publiés au fur et à mesure de leur arrivée, comme lors des élections précédentes", a-t-il dit.
Six jours après le scrutin du 29 mars, la commission électorale n'a toujours pas donné d'indication sur les résultats de la présidentielle. Elle a juste publié le décompte des législatives, à l'issue desquelles le parti du président Robert Mugabe a perdu sa majorité, vieille de 28 ans, à la chambre des députés.

Réunion de crise de la Zanu-PF

Par ailleurs, le chef de l'Etat zimbabwéen, Robert Mugabe, est arrivé vendredi midi au siège de son parti à Harare, où il doit présider une réunion cruciale du bureau politique de la Zanu-PF à l'issue des élections générales du 29 mars.
Le président Mugabe, 84 ans, attendait l'arrivée des autres membres du bureau politique de l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF).
Un responsable de la Zanu-PF avait déclaré jeudi que le bureau politique du parti se réunirait vendredi "pour discuter de l'issue des élections et examiner ce qui n'a pas marché".
Vendredi matin, un des 49 membres du bureau politique de la Zanu-PF avait précisé, également sous couvert d'anonymat: "Nous avons sous-estimé la menace (de l'opposition), mais nous allons élaborer une stratégie précise pour le second tour et nous le remporterons, sans aucun doute".

Source : nouvelobs.com
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MessagePosté le: Dim 6 Avr 2008 - 13:17    Sujet du message: [AFRIQUE] ...Elections présidentielles au Zimbabwe Répondre en citant

Zimbabwe: le parti de Mugabe demande que les bulletins soient recomptés
-6 avril 2008-

Le parti de Robert Mugabe, la ZANU-PF, a demandé un nouveau décompte des résultats du scrutin présidentiel du 29 mars, selon le journal dominical d'Etat "Sunday Mail". L'opposition, qui revendique la victoire, rejette cette suggestion et souligne que la première version des résultats officiels n'a toujours pas été publiée.

"Comment peut-on recompter les bulletins alors que le résultat n'a pas été annoncé? C'est ridicule!", s'est exclamé Nelson Chamisa, porte-parole du Mouvement pour un changement démocratique (MDC), qui revendique la victoire pour son candidat Morgan Tsvangirai.

Il a accusé la ZANU-PF de manipuler le scrutin, ajoutant que selon les confidences de policiers à des chefs de l'opposition, le parti au pouvoir avait commencé à truquer le dépouillement au début de la semaine dernière.

Le "Sunday Mail" cite une lettre d'un avocat représentant la ZANU-PF, qui demande un recompte en raison de "fautes et d'erreurs de calcul dans la collecte des résultats du scrutin". Le parti demande en outre à la commission électorale de différer l'annonce des résultats de l'élection présidentielle en raison d'"anomalies".

Samedi, Morgan Tsvangirai a appelé Robert Mugabe, au pouvoir depuis 28 ans, à démissionner et l'a accusé de vouloir déclencher des violences afin de renforcer ses chances de se maintenir à la présidence à l'issue d'un second tour. Selon les calculs d'observateurs indépendants, M. Tsvangirai a mis M. Mugabe en ballottage défavorable.

"Nous n'accepterons pas de soi-disant second tour", a déclaré Nelson Chamisa, prédisant "un écrasement du Zimbabwe" et que "des gens seront tués". "Nous ne sommes pas des meneurs assez naïfs pour conduire notre peuple à la boucherie."

M. Tsvangirai n'a pas dit que le MDC boycotterait un second tour mais il s'est inquiété de ce que l'Etat pourrait mobiliser des forces armées et des brigades de jeunes et anciens combattants pour terroriser les électeurs et les faire voter Mugabe. Il a estimé que la ZANU-PF "préparait une guerre contre la population".

Source : nouvelobs.com
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MessagePosté le: Mar 8 Avr 2008 - 08:38    Sujet du message: [AFRIQUE] ...Elections présidentielles au Zimbabwe Répondre en citant

Présidentielle au Zimbabwe: la pression diplomatique s'accroît sur Mugabe
-7 avril 2008-


Le chef de l'opposition zimbabwéenne Morgan Tsvangirai était lundi en Afrique du Sud pour des "entretiens privés", alors que s'accroissait la pression internationale sur le président Robert Mugabe pour la publication des résultats à la présidentielle.

Le chef de l'opposition zimbabwéenne Morgan Tsvangirai était lundi en Afrique du Sud pour des "entretiens privés", alors que s'accroissait la pression internationale sur le président Robert Mugabe pour la publication des résultats à la présidentielle.

A Harare, le feuilleton judiciaire traînait en longueur. Le tribunal saisi la semaine dernière par l'opposition qui exige l'annonce immédiate de l'issue de la présidentielle du 29 mars, a de nouveau reporté sa décision au lendemain.

Il s'est toutefois déclaré compétent pour traiter le recours, ce que contestait le parti au pouvoir.

La visite à Johannesburg de Tsvangirai, qui s'est proclamé samedi vainqueur à la présidentielle, s'est déroulée dans la plus totale discrétion.

Le gouvernement sud-africain a affirmé ne pas avoir eu de contact avec lui, tandis que la représentation en Afrique du Sud de son parti, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC) parlait d'une "visite de routine" de deux jours.

Tsvangirai est reparti lundi pour le Zimbabwe, a indiqué le porte-parole du MDC en Afrique du Sud, Nqobizitha Mlilo.

La Maison blanche et les Nations unies ont exhorté la commission électorale du Zimbabwe à publier les résultats sans plus attendre, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon appelant "tous les acteurs à (...) faire preuve de calme et de retenue".

L'Union européenne agit de son côté par l'intermédiaire des pays d'Afrique australe, notamment l'Afrique du Sud, le Botswana et la Tanzanie, qui préside l'Union africaine, a indiqué lundi à l'AFP une source de l'entourage du diplomate en chef de l'UE Javier Solana.

L'UE redoute des affrontements post-électoraux semblables à ceux qui ont fait 1.500 morts au Kenya en décembre si l'attente pour la publication des résultats se prolonge.

Dans une tribune publiée lundi par le quotidien britannique The Guardian, Tsvangirai a demandé au Fonds monétaire international (FMI) de retenir 2 milliards de dollars (1,3 milliard d'euros) sur l'aide au développement au Zimbabwe.

Ruiné, le pays dépend pour sa survie de l'aide internationale. L'inflation annuelle y dépasse l'entendement à plus de 100.000%, le chômage touche quatre adultes sur cinq et les magasins sont vides.

Depuis la confirmation officielle mercredi de la défaite historique du parti au pouvoir aux législatives, une intense activité diplomatique se déploie en coulisses pour éviter que le pays ne bascule dans la violence.

Lorsqu'il avait revendiqué la victoire samedi, Tsvangirai avait appelé Mugabe au "dialogue" et assuré aux forces de l'ordre, pilier du régime, qu'il n'y pas de représailles contre elles en cas de changement à la tête de l'Etat.

Selon des sources diplomatiques concordantes, les dirigeants du MDC ont entamé, dès le surlendemain des élections, des pourparlers au plus haut niveau avec l'armée et la police.

La réponse du plus âgé des présidents d'Afrique a été de brandir la menace usée d'une recolonisation des terres, dans l'espoir de remobiliser son électorat.

Son parti, l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF), s'est dite prête à engager la bataille pour un second tour, reconnaissant implicitement qu'aucun candidat n'avait obtenu une majorité absolue.

"La terre doit rester entre nos mains. Cette terre est la nôtre, elle ne doit pas revenir aux Blancs", a lancé Mugabe, 84 ans, cité lundi par le quotidien d'Etat The Herald.

En trois jours, ses fidèles vétérans de la guerre d'indépendance ont envahi une trentaine de fermes appartenant à des Blancs.

Mais d'autres anciens combattants des années 1970, regroupés dans le Forum des vétérans de la libération du Zimbabwe, ont exhorté le chef de l'Etat, au pouvoir depuis l'indépendance de la Rhodésie britannique en 1980, à faire preuve d'"honneur" en acceptant sa défaite.

Par ailleurs, quatre étrangers - un Américain, un Britannique et deux Sud-Africains détenus depuis plusieurs jours - ont été inculpés pour exercice de la profession de journaliste sans accréditation et remis en liberté sous caution par un tribunal de Harare.

L'un d'eux, le correspondant du New York Times Barry Bearak, a été admis dans une clinique pour des "blessures au dos après une mauvaise chute", a indiqué son avocat.

Source : lepoint.fr
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MessagePosté le: Mer 9 Avr 2008 - 15:38    Sujet du message: [AFRIQUE] ...Elections présidentielles au Zimbabwe Répondre en citant

Zimbabwe: la communauté internationale impuissante
-9 avril 2008-

Depuis les élections du 29 mars au Zimbabwe, la communauté internationale exhorte quasi-quotidiennement Harare à la publication des résultats de la présidentielle et à l'organisation d'un second tour équitable. Mais malgré les appels du pied de l'opposition zimbabwéenne, elle ne semble pas pouvoir -ou vouloir- agir beaucoup plus face à Robert Mugabe, qui fait la sourde oreille.

Plusieurs mesures ont déjà été prises contre le régime de Robert Mugabe -le président a été déclaré persona non grata dans plusieurs pays, les comptes bancaires à l'étranger de dignitaires ont été gelés...-, et le chef de l'opposition Morgan Tsvangirai a appelé la communauté internationale à faire pression pour qu'il se retire, après 28 années passées au pouvoir. Mais rien ne semble y faire.

"Nous avons travaillé en étroite collaboration avec beaucoup de représentants de la communauté internationale pour faire pression sur le gouvernement au Zimbabwe afin qu'il change ses manières de faire. Cela n'a pas eu beaucoup d'effet", résume le porte-parole du département américain Sean McCormack.

Si l'Union européenne, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne appellent régulièrement à la publication des résultats du scrutin du 29 mars, aucun d'entre eux n'a fait beaucoup plus. Les dirigeants internationaux semblent vouloir laisser cet épineux dossier au président sud-africain Thabo Mbeki dont la "diplomatie tranquille" à l'égard d'Harare a, pour certains, permis à Robert Mugabe de conforter son pouvoir.

M. Mbeki a, lui, appelé à la patience. "Je pense qu'on peut encore attendre. Attendons l'issue des résultats de l'élection", a-t-il déclaré dimanche, sans jamais appeler à leur publication.

L'Alliance démocratique, l'opposition sud-africaine, l'a exhorté à demander à l'Union africaine (UA) l'envoi d'observateurs ou de soldats de la paix au Zimbabwe. Mais la plupart des dirigeants africains -qui continuent d'applaudir M. Mugabe comme l'un des derniers héros de la libération du continent noir- ont gardé le silence et ne semblent pas prêts à envoyer des troupes au Zimbabwe.

"Nous sommes préoccupés par le silence assourdissant dans la région au sein de l'UA. Je dis à nos frères et soeurs du continent de ne pas attendre qu'il y ait des cadavres dans les rues d'Harare", souligne Tendai Biti, secrétaire général du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) de Morgan Tsvangirai.

Selon John Makumbe, politologue à l'université du Zimbabwe, Morgan Tsvangirai a envoyé la semaine dernière des délégations s'entretenir avec les présidents de Tanzanie Jakaya Kikwete, de Zambie Levi Mwanawasa et Thabo Mbeki. "Le même message revient à chaque fois: il n'y a rien, ou pas grand-chose, qu'ils puissent faire à part exhorter Mugabe à autoriser la publication des résultats et à agir ensuite en conformité avec la loi", explique-t-il.

Un diplomate du Conseil de sécurité des Nations unies souligne pour sa part qu'il sera difficile à l'ONU de passer outre les réticences de Thabo Mbeki, notamment parce que l'Afrique du Sud occupe actuellement la présidence tournante du Conseil. De plus, la Chine, qui est devenue le principal allié de Robert Mugabe depuis que l'Occident lui a tourné le dos, opposerait vraisemblablement son veto à toute sanction.

La seule personnalité africaine à avoir pris la parole est le Ghanéen Kofi Annan, ancien secrétaire général de l'ONU, qui a appelé publiquement à la publication des résultats.

John Makumbe estime que M. Annan et d'autres responsables africains devraient se rendre au Zimbabwe avant que la situation n'échappe à tout contrôle. Mais encore faut-il que les dirigeants africains puissent entrer en contact avec le président zimbabwéen. "Pour le moment, les dirigeants de l'UA n'ont pas pu avoir de contact avec Mugabe", déplore Javier Solana, chef de la diplomatie de l'Union européenne.

L'an dernier, l'Australie a refusé d'admettre dans ses établissements scolaires des enfants de dignitaires sanctionnés. Ces étudiants ont trouvé des places dans des écoles européennes, tandis que l'Université du Zimbabwe continue de péricliter. Quant à Robert Mugabe, dont l'élégance vestimentaire est renommée, faute de pouvoir continuer à acheter ses costumes dans les prestigieux magasins de Savile Row, à Londres, il porte les créations d'une boutique zimbabwéenne baptisée "Les Tailleurs de la liberté".

Source : nouvelobs.com
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MessagePosté le: Ven 11 Avr 2008 - 11:25    Sujet du message: [AFRIQUE] ...Elections présidentielles au Zimbabwe Répondre en citant

L'impasse politique au Zimbabwe inquiète ses voisins
-9 avril 2008-


Le chef de l'opposition et candidat à l'élection présidentielle, Morgan Tsvangirai, lors d'une conférence de presse, le 5 avril à Harare.

Au Zimbabwe, le juge saisi par l'opposition, qui réclame une publication immédiate des résultats de l'élection présidentielle du 29 mars, a annoncé, mercredi 9 avril, qu'il "devrait être prêt" à rendre son jugement, lundi 14 avril. Une déclaration qui intervient alors que la tension continue de monter entre le parti du président sortant, Robert Mugabe, et l'opposition menée par Morgan Tsvangirai. Un proche de M. Mugabe a ainsi accusé, mercredi, l'opposition de chercher à "déstabiliser le pays" en revendiquant la victoire aux élections avant la publication des résultats officiels.

L'opposition a répondu en accusant les partisans de M. Mugabe de mener une campagne de représailles contre les électeurs n'ayant pas soutenu le parti au pouvoir lors des élections. "Nous avons reçu des informations sur deux cents personnes qui ont été agressées, chassées de leurs maisons ou intimidées d'une façon ou d'une autre", a déclaré le porte-parole du MDC (Mouvement pour le changement démocratique), Nelson Chamisa.

INQUIÉTUDE DES ÉTATS D'AFRIQUE AUSTRALE

Le rival de Robert Mugabe a également commencé une tournée dans des pays voisins du Zimbabwe pour tenter de se rallier leur soutien. L'Afrique australe "n'a pas besoin d'un chaos politique ni d'un pays disloqué" à sa porte, a déclaré Morgan Tsvangirai sur les ondes de la radio sud-africaine SAFM. "Nous voulons insister sur le fait que le président Mugabe doit se conduire de manière honorable et accepter la défaite", a-t-il ajouté.

Les dirigeants de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) ont entendu son appel : ils doivent se retrouver, samedi, en Zambie en sommet extraordinaire pour "discuter des moyens d'aider le peuple zimbabwéen". L'opposition zimbabwéenne les a également appelés à demander au président Robert Mugabe de se retirer.

Bruxelles aussi s'inquiète de la situation. "Une chose doit être très claire pour le président Mugabe : le peuple veut le changement, la démocratie et la liberté", a déclaré le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. "Tout doit être fait pour éviter un débordement", a-t-il ajouté.

Source : lemonde.fr
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MessagePosté le: Lun 14 Avr 2008 - 09:03    Sujet du message: [AFRIQUE] ...Elections présidentielles au Zimbabwe Répondre en citant

Le Zimbabwe s'enlise dans une bataille de procédures sur l'issue du scrutin
-13 avril 2008-


Le leader de l'opposition au Zimbabwe Morgan Tsvangirai, le 12 avril 2008 à Lusaka

HARARE (AFP) — L'opposition et le pouvoir zimbabwéen se sont lancés dans une bataille de procédures autour des résultats des élections du 29 mars, dont la publication rapide a été demandée par les pays de la région lors d'un sommet extraordinaire qui s'est achevé dimanche matin à Lusaka.

L'impasse est totale au Zimbabwe, quinze jours après les élections générales: le pays ne connaît toujours pas le nom de son futur président, et le résultat des législatives, officiellement remportées par l'opposition, est désormais remis en cause.

La Commission électorale du Zimbabwe (ZEC) a annoncé dans la presse d'Etat dimanche qu'un recomptage des suffrages dans 23 des 210 circonscriptions serait organisé samedi prochain, en raison de soupçon d'erreurs dans le décompte.

Le nouveau décompte portera sur la présidentielle, les législatives et les sénatoriales, a précisé la ZEC.

Initialement proclamé vainqueur des législatives, le parti d'opposition MDC (Mouvement pour le changement démocratique) a immédiatement annoncé qu'il allait contester en justice ce recomptage partiel. "Nous pensons qu'il a pour objectif de revenir sur la volonté du peuple", a expliqué le porte-parole du MDC Nelson Chamisa, précisant que le tribunal de Harare examinerait le recours mardi.

Un recomptage pourrait renverser la majorité à la chambre des députés en faveur du parti au pouvoir, à qui il suffirait d'emporter neuf sièges supplémentaires.

D'après les résultats initiaux, la Zanu-PF a perdu la majorité qu'elle détenait depuis 28 ans à la chambre des députés, avec 97 sièges contre 109 à l'opposition et 1 à un indépendant.

La procédure du MDC contre le recomptage s'ajoute à celle déjà en cours pour obtenir la publication des résultats de la présidentielle, sur laquelle la justice doit se prononcer lundi après-midi.

La multiplication des procédures administratives et judiciaires autour des élections va à l'encontre de l'appel lancé dimanche matin par les dirigeants régionaux pour une vérification et une publication la plus rapide possible des résultats.

Réunis en sommet extraordinaire samedi à Lusaka, les représentants de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC, 14 pays) ont eu des discussions marathon de plus de 13 heures, reflétant leurs difficultés à adopter une position commune sur leur voisin.

A l'issue de la réunion, la SADC a appelé la commission électorale du Zimbabwe à "faire oeuvre de diligence dans la vérification et la publication des résultats", et les parties impliquées à accepter l'issue finale du scrutin.

Cet appel poli, qui évite toute critique du régime du président Robert Mugabe --dont le nom n'est pas cité une fois dans la déclaration--, n'a suscité jusqu'à présent aucune réaction des autorités de Harare.

Le porte-parole du MDC Nelson Chamisa a pour sa part estimé qu'il s'agissait d'un "bon point de départ", tout en souhaitant que "des actions concrètes" sortent de la résolution adoptée par le sommet.

L'activité diplomatique ne semblait cependant pas avoir convaincu dans les rues de Harare, où la lassitude le disputait à la désillusion dimanche matin.

"Tout ça ne nous mène nulle part", a résumé un jeune coiffeur, Admire Muroyiwa, tandis que Tsitsi Mpofu, une femme au foyer jugeait que la SADC n'avait été d'aucune aide et que les Zimbabwéens avaient "perdu leur temps" en allant voter.

De nombreux observateurs craignent depuis plusieurs jours que la situation ne dégénère au Zimbabwe, où les signes de tension se sont multipliés depuis le scrutin.

Mais dimanche, l'armée zimbabwéenne a assuré qu'elle n'interviendrait pas contre la population, affirmant que le climat restait "paisible" dans le pays.

Source : AFP.com
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MessagePosté le: Mar 15 Avr 2008 - 09:07    Sujet du message: [AFRIQUE] ...Elections présidentielles au Zimbabwe Répondre en citant

Zimbabwe: l'appel à la grève générale de l'opposition fait peu d'effet
-15 avril 2008-


La police anti-émeutes patrouille dans Harare le 14 avril 2008

HARARE (AFP) — La plupart des commerces étaient ouverts mardi matin dans la capitale zimbabwéenne, en dépit d'un appel de l'opposition à la grève générale pour obtenir la publication des résultats de l'élection présidentielle du 29 mars.

Certains commerçants avaient retardé l'ouverture de leurs magasins pour évaluer la situation, mais globalement à Harare elle était celle de tous les jours, avec de longues queues devant les banques et les supermarchés.

Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition) a appelé à une grève générale illimitée à partir de mardi et jusqu'à la publication des résultats du scrutin, toujours inconnus à ce jour.

"Je n'étais même pas au courant", a déclaré Mthandazo Ncube, croisé sur le chemin de son travail.

"Le MDC aurait dû faire passer le mot avant de s'embarquer dans cette grève", a-t-il ajouté.

L'opposition avait distribué vendredi dans les rues de la capitale des tracts appelant la population à rester chez elle. Elle a réitéré son appel à la grève lundi, après que la justice eut refusé d'ordonner la publication des résultats de la présidentielle, qui a opposé notamment le chef de l'Etat Robert Mugabe, au pouvoir depuis 28 ans, au leader du MDC, Morgan Tsvangirai.

Les autorités zimbabwéennes ont renforcé les effectifs des forces de l'ordre et prévenu que toute manifestation serait sévèrement réprimée.

Des policiers anti-émeute étaient déployés mardi dans le quartier des affaires et sur les principales routes de la capitale.

"Nous attendions la publication des résultats, mais puisque la justice a débouté l'opposition, il n'y a rien que nous puissions faire. Il semble que tout est contrôlé par le gouvernement", a déclaré un caissier de banque.

Le secrétaire général du MDC, Tendai Biti, avait réitéré mardi matin son appel à la population à "rester chez elle" et à éviter toute confrontation avec la police, dans une interview à la radio publique sud-africaine SAFM.

"Nous avons appelé la population à ne pas se rendre au travail. Donc restez chez vous", a déclaré le secrétaire général du Mouvement pour le changement démocratique (MDC).

L'appel à la grève générale "ne vise pas à engager une confrontation physique avec le dictateur", a-t-il souligné. "C'est un appel à ne pas aller au travail, ce qui implique le minimum de risques", a-t-il ajouté.

L'opposition, qui revendique la victoire au premier tour de l'élection présidentielle du 29 mars contre le président sortant Robert Mugabe, au pouvoir depuis 28 ans, a appelé à une grève générale à partir de mardi et jusqu'à ce que les résultats soient publiés.

Le Zimbabwe attend depuis 16 jours l'issue du scrutin qui a notamment opposé le président Robert Mugabe, au pouvoir depuis 28 ans, et le leader de l'opposition Morgan Tsvangirai.

Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), parti de Tsvangirai qui a revendiqué la victoire, a réitéré son appel à la grève après le rejet lundi de son recours en justice pour obtenir l'annonce des résultats.

Par ailleurs, le MDC a annoncé qu'un de ses membres avait été tué samedi par des partisans de Mugabe. La police a confirmé le meurtre, mais écarté l'hypothèse d'un acte politique.

L'opposition voit ses options se réduire.

Les appels à la grève de ces dernières années ont été peu suivis, les rares Zimbabwéens ayant encore un travail ne voulant pas renoncer à leur salaire dans un pays ruiné, où l'hyperinflation dépasse désormais les 100.000%.

Le MDC a appelé lundi la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) à envoyer des observateurs pour "évaluer la situation", bien que sa tentative de mobilisation des dirigeants de la région n'ait guère abouti.

Réunis en sommet extraordinaire samedi à Lusaka, ils ont écouté Tsvangirai, mais se sont limités à appeler à une publication "diligente" des résultats.

En outre, la décision du MDC de boycotter un éventuel second tour, réclamé par le régime, conduirait à la réélection automatique de Mugabe.

La situation s'est encore enlisée ce week-end avec l'annonce d'un nouveau décompte des suffrages, dans 23 des 210 circonscriptions, de tous les scrutins du 29 mars, y compris les législatives, officiellement remportées par l'opposition.

Pour bloquer ce recomptage prévu samedi, le MDC a intenté un autre recours en justice. Son examen doit commencer mardi.

L'opposition conteste également 60 sièges de députés remportés par le parti au pouvoir.

Source : AFP.com
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MessagePosté le: Jeu 17 Avr 2008 - 10:01    Sujet du message: [AFRIQUE] ...Elections présidentielles au Zimbabwe Répondre en citant

Zimbabwe: l'ONU appelle l'Afrique à agir au Zimbabwe, théâtre de violences
-16 avril 2008-


Le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a appelé mercredi l'Afrique australe à "une action décisive" au Zimbabwe, en proie à des violences politiques qui auraient fait au moins deux morts et 157 blessés depuis les élections générales du 29 mars.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a appelé mercredi l'Afrique australe à "une action décisive" au Zimbabwe, en proie à des violences politiques qui auraient fait au moins deux morts et 157 blessés depuis les élections générales du 29 mars.

Depuis le scrutin, "les membres de l'Association zimbabwéenne des médecins pour les droits de l'homme (ZADHR) ont soigné 157 cas de blessures résultant de violences organisées ou de tortures", selon un communiqué de cette association indépendante.

La ZADHR a recensé de nombreux cas de contusions résultant de "coups prolongés assénés par un objet contondant", dont a notamment été victime une adolescente de 15 ans, des bras et des mains brisés, des blessures "pouvant déboucher sur un handicap permanent".

Cinquante-six personnes, soupçonnées de violences et de dégradations publiques, ont par ailleurs été arrêtées depuis le début d'une grève générale lancée mardi à l'appel de l'opposition, a indiqué la police.

Selon le Mouvement pour le changement démocratique (MDC, opposition), deux membres de l'opposition ont été tués par des partisans du pouvoir au cours du week-end. La police a confirmé l'un des meurtres mais a écarté tout motif politique.

Le MDC a également annoncé mercredi qu'une cinquantaine de ses militants avaient été arrêtés par la police, dont un député élu aux législatives du 29 mars.

La grève vise à exiger la publication des résultats de la présidentielle, toujours inconnus 18 jours après le scrutin.

Mais, par peur des représailles et par manque d'information, ou ne pouvant se permettre de perdre une journée de travail dans une économie effondrée, les Zimbabwéens n'ont guère suivi le mot d'ordre.

Le taux annuel d'inflation au Zimbabwe s'est envolé à 165.000% en février, contre un précédent record mondial de plus de 100.000% en janvier.

Le Zimbabwe est plongé dans un climat délétère depuis les élections générales, où se sont affrontés les camps du chef de l'Etat Robert Mugabe, au pouvoir depuis 1980, et de son rival Morgan Tsvangirai, leader du MDC.

Tsvangirai revendique la victoire au premier tour de la présidentielle. Son parti a été proclamé officiellement vainqueur aux législatives, organisées simultanément, mais le comptage des voix est remis en cause dans certaines circonscriptions.

Selon un diplomate occidental, "le pouvoir lâche ses troupes sur les villages autrefois acquis à Mugabe, qui ont voté pour la première fois MDC".

"Des exactions ont lieu dans tout le pays, pour punir les mauvais électeurs (...) Il y a des gens tabassés, des maisons incendiées, des hôpitaux attaqués par des gens armés".

L'ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, Zalmay Khalilzad, a exprimé mercredi son inquiétude devant "l'escalade de la violence politique" au Zimbabwe, appelant à une action conjointe de l'ONU et de l'Union africaine (UA).

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avait ouvert la réunion du Conseil de sécurité, en principe consacrée à un partenariat avec l'UA, en critiquant l'attitude de la région.

"Les autorités zimbabwéennes et les pays de la région affirment que la crise doit être résolue au niveau régional mais la communauté internationale continue d'observer et d'attendre une action décisive", a-t-il déclaré.

A Johannesburg, le chef du parti au pouvoir en Afrique du Sud, Jacob Zuma, s'est quant à lui inquiété d'une "éruption de violence" et a souhaité le succès d'une médiation confiée par la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) au président Thabo Mbeki.

Ce dernier, souvent critiqué pour sa "diplomatie discrète" à l'égard de Mugabe, présidait la réunion du Conseil de sécurité où le sujet du Zimbabwe a été imposé contre sa volonté.

Un entretien bilatéral en marge de la réunion avec le Premier ministre britannique Gordon Brown a été annulé pour des raisons "de calendrier".

Pendant ce temps, la cargaison d'un navire chinois qui transportait des armes à destination du Zimbabwe recevait le feu vert des douanes sud-africaines, après avoir été bloquée pendant deux jours au large du port de Durban.

Le Zimbabwe est soumis à un embargo sur les armes des pays occidentaux, qui ont pris des sanctions après la réélection controversée de Mugabe en 2002, mais la Chine continue de soutenir le régime.

Source : lepoint.fr
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MessagePosté le: Lun 21 Avr 2008 - 08:43    Sujet du message: [AFRIQUE] ...Elections présidentielles au Zimbabwe Répondre en citant

Zimbabwe: dix morts depuis les élections, "une guerre en cours" selon l'opposition
-20 avril 2008-

JOHANNESBURG (AFP) - L'opposition zimbabwéenne a accusé le régime du président Robert Mugabe d'être parti en "guerre" contre la population depuis les élections du 29 mars, évoquant dix morts, plus de 500 hospitalisés et quelque 400 de ses militants arrêtés.

"Une guerre est en cours au Zimbabwe, menée par le régime de Mugabe contre la population. Le régime a laissé la violence se déchaîner contre son peuple", a déclaré le secrétaire général du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), Tendai Biti, lors d'une conférence de presse à Johannesburg.

"Dix personnes ont été tuées depuis le 29 mars. 3.000 familles ont été déplacées. Quelque 400 militants de l'opposition ont été arrêtés. Au moins 500 personnes ont été hospitalisées", a-t-il énuméré.

"La situation est désespérée", a-t-il ajouté, évoquant également "des centaines de maisons incendiées, de nombreux habitants en fuite et une volonté délibérée d'affamer la population".

Les dix personnes tuées étaient des membres du MDC, a précisé à Harare le porte-parole du MDC Nelson Chamisa, fournissant les noms de quatre d'entre eux.

"Le MDC a été victime des attaques de la Zanu-PF (le parti au pouvoir du président Mugabe, ndlr), mais la police (...) et n'a pris aucune mesure contre les auteurs de ces actions violentes", a ajouté M. Chamisa.

Trois semaines après le scrutin, le Zimbabwe attend dans un climat de tension extrême l'issue de la présidentielle entre, notamment, le président Mugabe, 84 ans et au pouvoir depuis 1980, et le chef du MDC, Morgan Tsvangirai, 56 ans.

L'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF) a reconnu implicitement la défaite du président Mugabe, indiquant qu'aucun candidat n'avait obtenu la majorité absolue. Mais elle s'est rangée en ordre de bataille derrière son chef en vue d'un second tour.

Le MDC, qui est convaincu d'avoir gagné la présidentielle au premier tour, accuse depuis plusieurs jours le régime de s'être lancé dans une campagne d'intimidation visant à forcer les électeurs à voter Mugabe au second tour.

Jusqu'à présent, le MDC n'avait fait état que de deux militants tués et des dizaines arrêtés. Un des meurtres a été reconnu par la police, qui a toutefois nié son caractère politique.

Les accusations du MDC ont été étayées la semaine dernière par une association de médecins zimbabwéens, qui a évoqué "157 victimes de violences politiques et de tortures" depuis le 29 mars.

L'ambassadeur des Etats-Unis au Zimbabwe, James McGee, a également dit avoir reçu "des informations confirmées de menaces, coups, enlèvements, maisons incendiées et même de meurtre".

Samedi, l'association internationale de défense des droits de l'Homme, Human Rights Watch, a pour sa part dénoncé "des camps de torture" mis en place par le régime.

Dimanche matin, à Harare, l'avocat du MDC, Me Alec Muchadehama, a assuré qu'au moins 75 militants du parti, arrêtés dans le cadre du mouvement de grève visant à obtenir les résultats de la présidentielle, restaient en détention.

Ils ont été inculpés de "tentative de meurtre, de comportement perturbateur ou d'avoir causé des dommages à des propriétés", a-t-il dit.

Par ailleurs, le Zimbabwe était embourbé dans le nouveau comptage des suffrages du 29 mars, entamé la veille dans 23 des 210 circonscriptions du pays.

"Initialement, nous avions dit qu'il nous faudrait trois jours pour mener à bien cette opération, mais à cause de retards, nous pourrions aller au-delà", a indiqué dimanche à l'AFP Utoile Silaigwana, adjointe au directeur de la commission électorale.

Le nouveau comptage, réclamé par le régime qui a invoqué des irrégularités, pourrait permettre à la Zanu-PF de récupérer sa majorité à la chambre des députés où elle n'a remporté que 97 sièges contre 109 au MDC.

"On est en plein cirque ! Nous n'allons pas accepter l'issue de ce processus frauduleux et criminel", a commenté Nelson Chamisa.

Source : AFP.com
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MessagePosté le: Mer 23 Avr 2008 - 08:35    Sujet du message: [AFRIQUE] ...Elections présidentielles au Zimbabwe Répondre en citant

Washington demande à Pékin de renoncer à livrer des armes au Zimbabwe
-23 avril 2008-

Les Etats-Unis ont demandé hier à la Chine de rappeler un bateau chargé d'armes destinées au Zimbabwe et de renoncer à de futures livraisons d'armes à ce pays, a annoncé le département d'Etat. Le bateau, l'An Yue Jiang, transportant armes et munitions destinées au Zimbabwe, serait en route pour l'Angola après être resté bloqué pendant plusieurs jours dans le port sud-africain de Durban (sud-est).
Le régime zimbabwéen est frappé d'embargo sur les armes par les Occidentaux. Auparavant, la Chine avait botté en touche. « C'est un commerce normal de produits militaires entre deux pays », a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Jiang Yu. « Quant à savoir si le Zimbabwe pourra recevoir le navire comme prévu, «China Ocean-going Shipping Corp» a dû renoncer à se rendre au port de Durban (Afrique du Sud) et est en train d'envisager le retour du bateau », a-t-elle toutefois ajouté.
Hier, les appels à une intervention internationale pour désamorcer la crise postélectorale au Zimbabwe se sont multipliés, des responsables religieux allant jusqu'à affirmer que les violences risquaient d'atteindre des proportions génocidaires. Plus de trois semaines après les élections générales, les résultats du scrutin présidentiel n'ont toujours pas été annoncés.

Source : lesechos.fr
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MessagePosté le: Ven 25 Avr 2008 - 10:08    Sujet du message: [AFRIQUE] ...Elections présidentielles au Zimbabwe Répondre en citant

Livraisons d’armes : sous la pression, Pékin lâche Mugabe
-25 avril 2008-

C’est à la fois un coup dur pour le dictateur zimbabwéen, Robert Mugabe, et une première concernant l’attitude de la Chine en Afrique. Cédant à la pression internationale, Pékin a renoncé à une livraison d’armes au régime zimbabwéen en pleine tourmente électorale.

Tollé. Alors que les résultats de la présidentielle du 29 mars, que l’opposition dit avoir emportée, n’ont toujours pas été publiés (lire ci-contre), l’armée zimbabwéenne devait prendre livraison d’une cargaison d’armes, dont 3 millions de cartouches pour fusils-mitrailleurs Kalachnikov, 1 500 lance-roquettes et 3 000 mortiers. La commande remonte à plusieurs mois, mais l’annonce de sa livraison imminente avait causé un tollé international, alors que l’opposition zimbabwéenne craint de plus en plus une violente et massive campagne de répression.

Le Zimbabwe n’ayant pas de côtes, les armes ont été débarquées au port de Durban, en Afrique du Sud. Les autorités sud-africaines ont autorisé le transit dans un premier temps, avant qu’un juge n’interdise la traversée du territoire par voie terrestre. Le navire, l’An Yue Jiang, est donc reparti vers l’Angola.

Nouveau revers pour Harare et Pékin, la Zambie, qui préside en ce moment la Communauté pour le développement de l’Afrique australe (SADC), l’instance sous-régionale, a annoncé son refus de laisser transiter les armes par son territoire. Washington s’est fortement engagé sur le sujet, faisant pression sur les pays d’Afrique australe et demandant à Pékin de renoncer à vendre des armes à Harare. Londres, dont Mugabe est la bête noire, a proposé l’adoption d’un embargo international sur toute vente d’armes au Zimbabwe, en plus de ceux en vigueur au niveau de l’Union européenne et des Etats-Unis. Tout en faisant remarquer que la vente n’avait rien d’illégal, Pékin a préféré reculer, à quelques mois des Jeux olympiques.

Steven Spielberg, chargé d’organiser la cérémonie d’ouverture, s’était désisté à cause du manque de pressions chinoises sur son allié soudanais pour mettre fin aux exactions au Darfour. Selon Amnesty International et des experts onusiens, Pékin a livré au Soudan des armes ayant servi à la répression dans la province rebelle, en violation d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU du printemps 2005. Au début de la semaine, le Parlement européen a adopté un rapport très critique du rôle de Pékin dans les ventes d’armes à l’Afrique.

Répression. Le soutien chinois est crucial pour le régime de Mugabe, en proie à une inflation de plus de 100 000 % par an et à la famine. Pékin est désormais le seul partenaire en matière de sécurité. Selon la Chinafrique, Pékin à la conquête du continent noir, un ouvrage des journalistes Michel Beuret et Serge Michel à paraître chez Grasset, Pékin a prêté ou donné quelque 400 millions d’euros au Zimbabwe, en échange de terres parfois exploitées par des travailleurs chinois. En 2004, la Chine a livré pour 240 millions de dollars (153 millions d’euros) d’armement, dont 12 avions chasseurs, mais aussi des canons à eau et du matériel d’écoute téléphonique servant directement à la répression intérieure. Le renoncement de Pékin est donc le premier lâchage en direct d’un «partenaire» africain.

Source : liberation.fr
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MessagePosté le: Sam 26 Avr 2008 - 15:12    Sujet du message: [AFRIQUE] ...Elections présidentielles au Zimbabwe Répondre en citant

Le parti de Robert Mugabe perd la majorité au Zimbabwe
-26 avril 2008-


Lors d'un nouveau décompte des voix, à Domboshawa, dans les environs de la capitale Harare. Ce nouveau décompte des suffrages dans plusieurs circonscriptions électorales du Zimbabwe a confirmé que le Zapu-Pf du président Robert Mugabe avait bien perdu sa majorité au parlement, pour la première fois en 28 ans.

La Zanu-PF du président Robert Mugabe a perdu la majorité au sein du Parlement du Zimbabwe détenue depuis 28 ans, montrent les résultats officiels du recomptage des voix à l'issue des élections législatives du 29 mars.
Ceux du scrutin présidentiel contesté, organisé ce même jour, n'ont toujours pas été publiés mais le chef de l'Etat, 84 ans dont 28 passés à la tête de l'ancienne Rhodésie blanche, tente d'organiser un second tour - une éventualité rejetée à priori par le chef de l'opposition MDC, Morgan Tsvangirai, qui affirme avoir battu "Comrade Bob".

Pour la première fois depuis l'indépendance en 1980, le Mouvement pour le changement démocratique a ravi au parti présidentiel la majorité au Parlement, provoquant un nouveau décompte des suffrages dans 23 des 210 circonscriptions.

Selon la commission électorale samedi, les résultats initiaux sont confirmés dans 14 des 23 circonscriptions où le décompte est terminé.

Ce recomptage avait été exigé par la Zanu-PF, qui avait accusé des responsables électoraux d'avoir été "payés" pour sous-estimer les voix en faveur du parti présidentiel.

Pour conserver la majorité à l'assemblée, il aurait fallu que la Zanu-PF gagne neuf sièges de plus qu'au terme du premier décompte des suffrages. Or, il n'en reste que neuf à départager et pour le moment, la formation de Mugabe en a déjà perdu trois.

Les retards survenus dans les décomptes des voix et la publication des résultats de la présidentielle ont amené la communauté internationale à accentuer ses pressions sur le vieux héros de l'indépendance, qui a fait du Zimbabwe, jadis "grenier à céréales" de l'Afrique australe, un pays qui a sombré dans un marasme économique complet.

Samedi, le MDC a contesté les opérations de décompte des voix, quels qu'en soient les résultats.

"MASCARADE"

"Ce recomptage constitue à la fois une mascarade et un procédé imparfait. Il s'agissait d'inverser la volonté populaire et nous avons rejeté d'emblée cette initiative. Mais je peux confirmer que selon les informations en notre possession, notre majorité précédente a été reconfirmée", a déclaré à Reuters Nelson Chamisa, porte-parole du MDC.

Vendredi, le régime de Mugabe avait eu recours à la manière forte pour contenir l'opposition.

L'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch a évoqué un pas supplémentaire dans "une campagne organisée de terreur et de torture visant des opposants et des Zimbabwéens ordinaires".

Des policiers anti-émeutes armés sont intervenus à Harare au siège du MDC, où ils ont arrêté des dizaines de personnes, ont fait savoir des responsables.

La police a annoncé de son côté l'arrestation de 215 personnes, dont aucune n'a pour le moment été inculpée.

L'Association des médecins pour les droits de l'homme (ZADHR) a fait savoir que 62 blessés avaient été soignés ces dernières 72 heures, dont plusieurs cas de personnes ayant des membres brisés.

L'absence de résultats de la présidentielle et les vérifications en cours pour certains résultats des législatives ont alimenté les craintes d'une spirale de violences au Zimbabwe, où des opposants auraient cherché à se venger.

Le Conseil de sécurité des Nations unies tiendra la semaine prochaine - probablement mardi-, à la demande de la Grande-Bretagne, ancienne puissance coloniale, sa première réunion consacrée à la crise.

Dans un communiqué, le Premier ministre britannique, Gordon Brown, a fait savoir que Londres allait accentuer sa campagne diplomatique avant le débat à l'Onu.

"Nous allons demander qu'une mission des Nations unies enquête sur les violences et les atteintes aux droits de l'homme. L'ensemble de la communauté internationale doit se dresser contre le climat de peur qui prévaut au Zimbabwe", a ajouté le successeur de Tony Blair.

Source : lexpress.fr
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MessagePosté le: Mar 29 Avr 2008 - 09:22    Sujet du message: [AFRIQUE] ...Elections présidentielles au Zimbabwe Répondre en citant

Zimbabwe: Tsvangirai, majoritaire au parlement, appelle Mugabe à partir
-28 avril 2008-


Le chef de l'opposition zimbabwéenne Morgan Tsvangirai a de nouveau appelé lundi le président Robert Mugabe à se retirer en s'appuyant sur sa victoire confirmée aux législatives et le ralliement d'une faction minoritaire de son parti.

Le chef de l'opposition zimbabwéenne Morgan Tsvangirai a de nouveau appelé lundi le président Robert Mugabe à se retirer en s'appuyant sur sa victoire confirmée aux législatives et le ralliement d'une faction minoritaire de son parti.

Un mois après le scrutin, la commission électorale faisait encore durer le suspens sur les résultats de l'élection présidentielle, mais Tsvangirai a estimé qu'il était grand temps pour le plus vieux chef d'Etat du continent de quitter le pouvoir qu'il exerce depuis 1980.

"Le vieil homme doit partir et trouver une sortie honorable", a lancé le président du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) lors d'une conférence de presse à Johannesburg.

Au côté d'Arthur Mutambara, leader depuis 2005 d'une faction dissidente du MDC, il a annoncé que les deux branches du parti allaient "travailler ensemble au Parlement".

Selon les résultats des législatives confirmées samedi, le MDC-Tsvangirai dispose de 99 sièges à la chambre des députés et le MDC-Mutamabara de 10 sièges, ce qui leur donne une majorité claire avec 109 députés sur 210.

"Robert Mugabe et l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF) sont désormais dans l'opposition au Parlement", a asséné Mutambara.

Mugabe "devrait reconnaître qu'il ne peut être président sans contrôler le Parlement", a martelé Tsvangirai, qui revendique également une victoire dès le premier tour à la présidentielle.

L'incertitude sur l'issue du scrutin a alimenté les tensions sur le terrain et le MDC accuse le régime d'avoir lancé une campagne de violences, ayant fait 15 tués, pour intimider les électeurs en vue d'un éventuel second tour.

Lundi, le chef de l'opposition, qui devait se rendre en Tanzanie lundi soir, a de nouveau accusé le gouvernement de "militariser" le pays et a demandé à l'ONU la nomination d'un "envoyé spécial" pour enquêter sur ces violences.

Le secrétaire général du MDC, Tendai Biti est arrivé à New York à la veille d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU qui, à l'initiative du Royaume-Uni, doit évoquer la crise au Zimbabwe.

Louise Arbour, Haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, s'est dite "particulièrement inquiète" de "l'émergence croissante d'une violence politique dirigée principalement, mais pas seulement, contre les partisans du parti d'opposition MDC dans les campagnes".

Pour autant, la capitale n'est pas épargnée. Vendredi la police anti-émeutes a effectué un raid sur le siège du MDC à Harare et arrêté toutes les personnes qui s'y trouvaient, officiellement à la recherche d'auteurs d'incendies volontaires.

Plus de 200 partisans du MDC restaient en détention lundi soir sans avoir été formellement inculpés. Un tribunal avait pourtant ordonné à la police de les inculper avant 16H00 (14H00 GMT) ou de les remettre en liberté.

"Nous n'avons toujours pas eu accès aux prisonniers. Nous avons communiqué la décision aux différents commissariats, mais ils sont toujours détenus au mépris de la justice", a expliqué leur avocat Me Alec Muchadehama.

Dans ce climat très tendu, la Commission électorale continuait, avec une lenteur remarquable, à rassembler les résultats.

"Même si le comptage est achevé, les résultats ne sont pas encore parvenus au centre de commande", a déclaré à l'AFP Utloile Silaigwana, porte-parole de la commission.

"Ces statistiques seront ensuite rentrées dans le système informatique, puis le responsable des programmes invitera les candidats à la présidentielle, ce qui débouchera sur l'annonce des résultats", a-t-il poursuivi.

"Mais je ne peux pas donner de calendrier."

Source : lepoint.fr
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MessagePosté le: Jeu 1 Mai 2008 - 20:19    Sujet du message: [AFRIQUE] ...Elections présidentielles au Zimbabwe Répondre en citant

Zimbabwe: désaccord entre opposition et Commission sur l'issue de la présidentielle
-1er mai 2008-


La Commission électorale du Zimbabwe (ZEC) et l'opposition ont constaté jeudi leur désaccord sur le résultat de l'élection présidentielle, que cette dernière affirme avoir remportée dès le premier tour, ont indiqué des sources présentes à une réunion des parties.

La Commission électorale du Zimbabwe (ZEC) et l'opposition ont constaté jeudi leur désaccord sur le résultat de l'élection présidentielle, que cette dernière affirme avoir remportée dès le premier tour, ont indiqué des sources présentes à une réunion des parties.

"Le problème vient du fait que le MDC (Mouvement pour le changement démocratique, opposition) a présenté des chiffres qui sont différents de ceux des autres", a expliqué une source, en sortant d'une réunion entre la ZEC et les candidats à la présidentielle du 29 mars ou leurs représentants.

"Le MDC a avancé un chiffre de 50,3% (...) Les chiffres de tous les autres se situent entre 47 et 48%" pour le MDC, selon une autre personne ayant assisté à la rencontre.

Interrogé sur le fait de savoir si l'une des parties, à part le MDC, avait attribué plus de 50% des suffrages, et donc la victoire au premier tour au chef du MDC Morgan Tsvangirai, cette source a répondu: "Non".

Les parties s'étaient retrouvés en début d'après-midi dans un grand hôtel de Harare pour une réunion à huis-clos présidée par le directeur de la ZEC, Lovemore Sekeramayi, à laquelle assistait des observateurs indépendants et des diplomates.

La ZEC devait présenter ses résultats et inviter les candidats à donner leur propre comptage dans l'espoir de parvenir à un résultat consensuel.

La rencontre s'est terminée après plus de quatre heures de discussions, peu après 18H00 (16H00 GMT), et devait reprendre vendredi à 09H00 (07H00 GMT).

Le porte-parole de la ZEC a nié l'existence d'un désaccord majeur à ce stade. "Nous n'avons pas fini nos comparaisons, parce que certains participants ont dit qu'il n'avaient pas tous les chiffres et qu'ils les apporteraient demain" (vendredi), a-t-il affirmé.

Un désaccord ferme pourrait encore reporter l'annonce des résultats officiels du scrutin, que les Zimbabwéens attendent depuis plus d'un mois dans un climat toujours plus tendu.

La ZEC a en revanche confirmé il y a une semaine la défaite du parti du président Robert Mugabe aux législatives, qui a perdu la majorité qu'il détenait à la Chambre des députés depuis l'indépendance du pays en 1980.

Source : lepoint.fr
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MessagePosté le: Mar 13 Mai 2008 - 10:32    Sujet du message: [AFRIQUE] ...Elections présidentielles au Zimbabwe Répondre en citant

Zimbabwe: le régime durcit le ton face à l'opposition
-13 mai 2008-

Le régime du président zimbabwéen, Robert Mugabe, a rejeté hier les conditions posées par le leader de l'opposition, Morgan Tsvangirai, qui entend rentrer au pays pour participer au second tour de l'élection présidentielle en dépit des craintes pour sa sécurité.
Le ministre de la Justice, Patrick Chinamasa, a indiqué que les observateurs des pays occidentaux, réclamés par Morgan Tsvangirai, mais à l'origine des sanctions contre le régime, n'étaient a priori pas les bienvenus. Autre signe inquiétant, un nouveau député du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), principal parti d'opposition au Zimbabwe, a été arrêté hier en relation avec des violences commises dans sa circonscription, a annoncé un de ses confrères. C'est la première fois que se déroule une telle arrestation depuis les élections générales du 29 mars.

Source : lesechos.fr
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MessagePosté le: Jeu 15 Mai 2008 - 14:43    Sujet du message: [AFRIQUE] ...Elections présidentielles au Zimbabwe Répondre en citant

Zimbabwe: report de la présidentielle, l'opposition en colère
-15 mai 2008-


Montage de protraits datant de mars 2008 du président Robert mugabe (g) et de l'opposant Morgan Tsvangirai.

HARARE (AFP) — Le délai supplémentaire de 10 semaines pour le second tour de la présidentielle au Zimbabwe, imposé par les autorités plus d'un mois et demi après le scrutin du 29 mars, provoque l'ire de l'opposition qui attend le retour de l'étranger de son leader Morgan Tsvangirai.

Le gouvernement a confirmé jeudi que le second tour de la présidentielle, dont le premier a été remporté par Tsvangirai, n'aurait pas lieu la semaine prochaine.

Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC-opposition) a exprimé sa crainte que ce report ne serve à intensifier une campagne de violence et d'intimidation menée, selon lui, par le parti du président Robert Mugabe, qui a également connu une défaite historique aux législatives lors des élections générales du 29 mars.

Selon la loi électorale, le second tour entre Tsvangirai, 56 ans, et Mugabe, 84 ans dont 28 au pouvoir, aurait du être organisé dans les 21 jours suivant l'annonce officielle le 2 mai des résultats du premier, soit d'ici le 23 mai.

Mais, selon un document officiel auquel l'AFP a eu accès mercredi, la Commission électorale (ZEC) a étendu ce délai à 90 jours, soit au plus tard le 31 juillet.

Le secrétaire adjoint pour les affaires légales du MDC, Jessie Majome, a affirmé que ce délai n'était qu'un stratagème pour perpétuer le règne de Mugabe.

"C'est un truquage et c'est de façon flagrante, illégal", a-t-il déclaré à l'AFP.

"Tout cela, ce sont des tours de passe-passe utilisés par l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-FP) pour se maintenir au pouvoir et continuer ses petites affaires", a-t-il ajouté.

La Zanu-FP "va mettre à profit ces 90 jours pour mutiler et tuer, et ce délai est une prolongation des souffrances du peuple zimbabwéen", a-t-il lancé.

Le MDC affirme que 32 de ses militants ont été tués par des partisans de Mugabe depuis le 29 mars.

Alors que les élections se sont déroulées dans le calme, le pays a été depuis le théâtre d'une forte montée de la violence, au point que l'ONU a averti cette semaine que celle-ci approchait du "niveau critique".

Des centaines de personnes ont été arrêtées et des associations font état de milliers de blessés et de déplacés.

Les Etats-Unis ont demandé que des observateurs internationaux soient présents au second tour et appelé à accentuer la pression sur Mugabe.

"Si le second tour doit se produire, la communauté internationale doit absolument faire pression sur le gouvernement zimbabwéen afin de s'assurer que les conditions sont réunies pour un scrutin libre et équitable", avait déclaré mercredi un porte-parole du département d'Etat, Tom Casey.

La plupart des actes de violence sont intervenus dans les zones rurales, traditionnellement acquises à Mugabe avant le scrutin, et le MDC craint que, si l'attente se prolonge, les électeurs ne soient trop effrayés pour aller voter.

Afin de calmer les inquiétudes, le gouvernement a affirmé vouloir proposer à l'opposition de former des équipes mixtes chargées d'enquêter sur les violences.

Tsvangirai avait déjà estimé samedi qu'un scrutin après le 23 mai serait "illégal". A l'inverse, un des principaux lieutenants de Mugabe a assuré que la ZEC était dans son droit.

"C'est parfaitement légal, la ZEC a autorité pour prolonger tout délai dans l'organisation d'élections dans le cadre de la loi, contrairement à ce que dit le MDC", a assuré le ministre de la Justice, Patrick Chinamasa, cité jeudi par le quotidien d'Etat The Herald.

Considéré comme une réussite post-coloniale jusqu'au début des années 2000, le Zimbabwe a vu depuis son économie chuter dramatiquement. Le chômage dépasse les 80% et l'inflation est la plus forte du monde, à près de 165.000%.

L'étendue du marasme a été mis en relief jeudi par l'émission d'un billet d'un demi-milliard de dollars zimbabwéens, une dizaine de jours après une coupure de 250 millions.

Source : AFP.com
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MessagePosté le: Lun 19 Mai 2008 - 09:02    Sujet du message: [AFRIQUE] ...Elections présidentielles au Zimbabwe Répondre en citant

Zimbabwe: l'opposition en campagne sans son leader, qui craint pour sa vie
-18 mai 2008-


La campagne électorale de l'opposition pour le second tour de la présidentielle de juin au Zimbabwe commençait dimanche sans son leader, Morgan Tsvangirai, qui, par crainte d'être assassiné, a reporté son retour dans le pays dirigé depuis vingt-huit ans par Robert Mugabe.

La campagne électorale de l'opposition pour le second tour de la présidentielle de juin au Zimbabwe commençait dimanche sans son leader, Morgan Tsvangirai, qui, par crainte d'être assassiné, a reporté son retour dans le pays dirigé depuis vingt-huit ans par Robert Mugabe.

Le Mouvement pour le changement démocratique (MDC-opposition) préparait son premier meeting d'une campagne présidentielle qu'il espère voir emportée par M. Tsvangirai, vainqueur du premier tour. Mais le chef du MDC, qui devait y prendre la parole, est resté en Afrique du Sud par crainte d'atteinte à sa vie, a indiqué un porte-parole de son parti.

L'ancien responsable syndical, 56 ans, qui affrontera Robert Mugabe, 84 ans, au second tour de la présidentielle le 27 juin, avait quitté le pays début avril, peu après les élections générales du 29 mars. Après plusieurs reports, il était attendu samedi au Zimbabwe mais il a remis son retour au dernier moment après que le MDC eut annoncé avoir été informé par une source crédible d'un projet d'assassinat contre lui.

"Il n'est pas prévu qu'il quitte aujourd'hui" l'Afrique du Sud, où il est arrivé samedi en provenance d'Irlande du Nord, a déclaré le porte-parole du MDC à Johannesburg.

Interrogé sur la date du retour de M. Tsvangirai au Zimbabwe, le porte-parole a répondu: "Cela n'a pas changé depuis hier. Il faut toujours évaluer les différentes options et s'assurer que, sur le terrain, tout est prêt pour son retour en terme de sécurité".

Le gouvernement a vivement réagi aux allégations de M. Tsvangirai sur la "tentative d'assassinat" et le ministre de la Justice Patrick Chinamasa l'a accusé de "se conduire comme un enfant gâté en tenant des propos aussi stupides".

"Il doit arrêter de programmer son propre assassinat. Il profère des mensonges", a-t-il ajouté dans une interview au journal indépendant The Standard publiée dimanche.

Dans The Sunday Mail, un porte-parole du gouvernement a déclaré: "Cette affirmation est absolument sans fondement et fantaisiste".

Malgré l'absence de son leader, le MDC s'est dit décidé à lancer sa campagne et des responsables ont indiqué que le premier meeting électoral se déroulerait dimanche à Bulawayo (sud), deuxième ville du Zimbabwe, considérée comme une place forte de l'opposition.

Un porte-parole du MDC, Nelson Chamisa, a indiqué que le vice-président du parti, Thokozani Khupe, prendrait la parole à la place de M. Tsvangirai. "Le thème du rassemblement est que nous avons gagné le 29 mars et tué la Zanu-PF. Il ne reste maintenant qu'à l'enterrer" le 27 juin, a-t-il dit.

"Nous devons enterrer le régime une fois pour toutes, nous devons enterrer la corruption, la répression et la dictature", a poursuivi M. Chamisa.

Lors des élections générales du 29 mars, le MDC avait aussi remporté la majorité législative et battu le parti au pouvoir, l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF), une première depuis l'accession du pays à l'indépendance en 1980.

Si les élections se sont déroulées pacifiquement, le Zimbabwe a été depuis le théâtre d'une forte montée de la violence. Des centaines de personnes ont été arrêtées et des associations font état de milliers de blessés et de déplacés, en attribuant la responsabilité majeure aux partisans du président.

Le MDC affirme que 40 de ses partisans ont été tués par des sympathisants du plus âgé des présidents africains et accuse le régime d'orchestrer une campagne de violence pour l'emporter au second tour. M. Mugabe fait pour sa part porter au MDC la responsabilité des actes de violences.

M. Mugabe, qui avait reconnu vendredi que son résultat au premier tour avait été "désastreux", a lancé dès samedi sa campagne avec des publicités dans la presse d'Etat.

Source : lepoint.fr
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